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Re: Jésus peut-Il vouloir que je divorce par amour?

Publié : sam. 19 déc. 2009, 17:28
par philémon.siclone
papillon a écrit : Cesserez-vous d'utiliser votre voiture parce qu'il se produit des accidents?
Mmh... oui. Autant aller à pied ou en métro ! :-D
Je décrivais plutôt l'emprise pathologique d'un individu sur un autre.
Le mal et le déséquilibre psychologique n'ont pas de sexe. Il y a des femmes narcissiques, manipulatrices et dominatrices qui exercent un pouvoir dévastateur sur toute leur famille.

Certes. Mais les épouse-t-on vraiment par accident ? Il me semble que lorsqu'on épouse quelqu'un, on sait très bien ce qu'on fait, si l'on prend vraiment le temps de connaître la personne.

Vous parlez sûrement de l'intelligence du coeur, car celle de l'esprit n'est pas garante du bonheur.
L'intelligence du coeur, elle se cultive comme une orchidée. On doit en prendre grand soin, la protéger, l'aimer et la nourrir, comme aussi un enfant.


Oui, vous avez raison, comme toujours.

Re: Jésus peut-Il vouloir que je divorce par amour?

Publié : dim. 20 déc. 2009, 10:36
par Un gentil athée
Bonjour,
Raistlin a écrit :Le Christ a dit clairement que ce que Dieu uni, que l'homme ne le sépare pas. (Marc 10, 2-16)
Dieu ne reconnaît pas le divorce et les divorcés qui se remettent en couple pratiquent l'adultère.
N'y a-t-il pas une exception à ce principe via la notion de privilège paulinien ?

Bien cordialement.

Re: Jésus peut-Il vouloir que je divorce par amour?

Publié : dim. 20 déc. 2009, 13:48
par Aldous
Raistlin a écrit :Le Christ a dit clairement que ce que Dieu uni, que l'homme ne le sépare pas. (Marc 10, 2-16)
Dieu ne reconnaît pas le divorce et les divorcés qui se remettent en couple pratiquent l'adultère.
Si Dieu est amour, c'est l'amour qui a uni un homme et une femme. Lorsqu'il n'y a plus d'amour entre eux, n'est-ce pas l'équivalent qu'il n'y a plus Dieu entre eux, donc que Dieu les a désunis?

Re: Jésus peut-Il vouloir que je divorce par amour?

Publié : dim. 20 déc. 2009, 16:30
par Laurent L.
N'y a-t-il pas une exception à ce principe via la notion de privilège paulinien ?
Tout à fait, c'est la définition même du privilège : un droit, avantage particulier accordé par une autorité, à une personne ou à un groupe, en dehors des règles communes.

Le Privilège paulin (Privilegium Paulinium) est un concept chrétien autorisant une exception au principe de l'indissolubilité du mariage, basé sur les instructions de saint Paul dans sa Première épître aux Corinthiens :
« Quant aux personnes mariées, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari ; si elle en est séparée, qu’elle reste sans se remarier ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; pareillement, que le mari ne répudie point sa femme. Aux autres, je dis, moi, non le Seigneur : Si quelque frère a une femme qui n’a pas la foi, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la renvoie point ; et si une femme a un mari qui n’a pas la foi, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne renvoie point son mari. Car le mari infidèle est sanctifié par la femme, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. Si l’incrédule se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans ces conditions. Dieu nous a appelés dans la paix.
(1 Co 7:10-15 Traduction du Chanoine Crampon, 1923) »
La première section de ce passage, où l'Apôtre utilise la forme « non pas moi, mais le Seigneur », rappelle la doctrine chrétienne sur le mariage, exposée par le Christ lors du Sermon sur la montagne, qui fait du mariage un sacrement indissoluble.

La seconde section du passage autorise une entorse à ce principe général dans le cas où un infidèle marié à un autre infidèle demanderait le baptême. Ce privilège se distingue du mariage civil en ce qu'il permet au nouveau baptisé de se remarier, mais aussi de la déclaration de nullité, puisque la validité originelle du premier mariage n'est pas contestée au regard de la loi naturelle. D'après le droit canon, ce privilège ne s'applique qu'aux couples dont aucun des conjoints n'était baptisé au moment du mariage.

Un mariage valide et consommé entre deux personnes non baptisées peut donc être dissous en vertu du privilège paulin (Code, canon 1120) L'Église peut faire l'annulation du mariage d'un (ou d'une) converti pour qu'il épouse une personne catholique, si le conjoint non baptisé refuse de se convertir ou de vivre en paix avec la personne qui s'est fait baptisée. On appelle cette exception à l'indissolubilité du mariage "privilège paulin" par ce qu'il est fondé sur l'enseignement de Saint Paul (1 cor 7/ 15) .

J'imagine que l'Eglise a rarement l'occasion d'appliquer ce privilège (chez nous en tout cas) puisque souvent, les convertis sont en fait des "recommençants" ou bien l'époux(se) du converti s'accommode de cette conversion (époux(se) athée ou indifférent(e)). Mais il est vrai que les juifs et les musulmans supportent souvent mal la conversion au christianisme de leurs proches, il doit bien y avoir des cas de privilège paulin dans ces situations.

Cordialement

Re: Jésus peut-Il vouloir que je divorce par amour?

Publié : dim. 20 déc. 2009, 18:34
par Cgs
Un gentil athée a écrit :Bonjour,
Raistlin a écrit :Le Christ a dit clairement que ce que Dieu uni, que l'homme ne le sépare pas. (Marc 10, 2-16)
Dieu ne reconnaît pas le divorce et les divorcés qui se remettent en couple pratiquent l'adultère.
N'y a-t-il pas une exception à ce principe via la notion de privilège paulinien ?

Bien cordialement.
Bonjour,

Non, pas d'exception à ce principe. Le privilège paulinien s'applique dans un cadre où le mariage catholique n'a pas de sens.

Bien à vous,