Fée Violine, je tombe sur un méssage d'erreur en cliquant sur le lien...
Dommage, j'aurais bien aimé lire...
Ceci dit, concernant la décroissance. Si elle n'est pas "idéologique", elle peut tout à fait s'inscrire dans une démarche chrétienne. Pour un décroissant, il faut limiter et faire décroître l'attachement aux biens matériels pour les remplacer par des biens humains et spirituels. Ma foi, c'est ce qui me semble être fait dans de nombreuses congrégations religieuses. C'est aussi le sens du jeûne, de la privation. Notre âme meurt asphyxiée par l'opulence, ou l'opulente médiocrité (trop de bouffe, de mal-bouffe, trop de bruit, trop de vêtements, trop de jouets, trop de temps mal employé au travail, trop de temps à satisfaire ce qui n'est aps essentiel).
Le décroissant pense que le temps qui n'est pas passé à fabriquer des bien de consommation, ou à travailler pour les acquérir, est du temps disponible pour le cerveau, pour le coeur, pour l'entourage. Etre décroissant, ce n'est pas préconiser la misère, mais la sobriété : avoir le nécessaire, voire un peu de superflu, mais qui ne nuise ni à nos relations familiales, ni à la planète. Je ne vois pas en quoi ce serait contraire à l'Evangile. Avoir le temps, c'est aussi travailler mieux. Peut-être moins, mais mieux. Que le personnel soignant ait du temps pour chaque malade, les enseignants du temps pour chaque élève, et ainsi dans tous les domaines. Une personne va plus vite qu'une autre car elle a plus de capacité ? Qu'importe : le principal reste le travail bien fait, la parole donnée. Etre décroissant, c'est prendre le temps d'être à ce que l'on fait : quand on salue une personne, qu'on prenne le temps de la voir et de l'entendre, quand on fait le ménage, qu'on le fasse tranquillement et sans empressement, quand on fait la cuisine, qu'on le fases sobrement et avec amour.
Ainsi, il est vrai que chez nous, nous essayons petit à petit de nous désencombrer : et la vie spirituelle et humaine s'en porte mille fois mieux. Et pour ceux qui ne sont pas "spirituels", au moins respectent-ils la création, et l'humain en général.
Fraternellement.
Cécile