Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions de théologie dogmatique
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions de théologie dogmatique
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Donc Alan Turing, dont la contribution a été décisive dans la victoire des alliés pendant la seconde guerre mondiale, et qui est mort homosexuel, est en enfer ?
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Nul n'est habilité à dire si quelqu'un est en Enfer. Dieu seul est juge. Au demeurant, il est bon de rappeler que les actes seuls ne sauvent pas. L'Église est très claire sur ce point : c'est la foi active dans la charité qui sauve. Il est donc vain de dresser la liste des bonnes actions d'un homme pour arguer de son Salut, ce n'est pas ainsi que ça fonctionne.3emeType a écrit :Donc Alan Turing, dont la contribution a été décisive dans la victoire des alliés pendant la seconde guerre mondiale, et qui est mort homosexuel, est en enfer ?
Tout ce que nous pouvons faire concernant cet Alan Turing, c'est prier pour son âme.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Dans ce cas, n'est-ce pas cruel de la part de certaines personnes de ce forum de condamner Malt ? J'imagine la souffrance dans laquelle il doit être en lisant certains messages...Raistlin a écrit :Nul n'est habilité à dire si quelqu'un est en Enfer. Dieu seul est juge.
Mais est-ce qu'on peut dire que les actes seuls condamnent ? (les actes homosexuels par ex.)Raistlin a écrit :les actes seuls ne sauvent pas.
Même si on est homosexuel ? C'est là justement la question de Malt.Raistlin a écrit :c'est la foi active dans la charité qui sauve.
Par contre, si je vous suis bien, il n'est pas vain de dresser la liste des mauvaises actions d'un homme pour arguer de son Salut.Raistlin a écrit :Il est donc vain de dresser la liste des bonnes actions d'un homme pour arguer de son Salut
Vous voulez dire que notre prière peut encore faire quelque chose pour son âme, même 50 ans après sa mort ? La décision de Dieu n'est pas irrévocable ?Raistlin a écrit :Tout ce que nous pouvons faire concernant cet Alan Turing, c'est prier pour son âme.
Désolé de poser des questions peut-être très basiques...
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Condamner ? Qui a condamné Malt ?3èmeType a écrit :Dans ce cas, n'est-ce pas cruel de la part de certaines personnes de ce forum de condamner Malt ? J'imagine la souffrance dans laquelle il doit être en lisant certains messages...
Comme je l'ai répété, Dieu seul est juge. Par contre, il est de notre devoir, par charité chrétienne, de rappeler à Malt que l'homosexualité est effectivement un péché grave.
Si vous voulez m'entendre dire qu'on peut pécher gravement délibérément mais quand même être sauvé en ayant la foi et en faisant des bonnes actions, je réponds un non catégorique. Il faut aussi mettre fin à nos actions mauvaises, ou du moins le vouloir sincèrement.3èmeType a écrit :Même si on est homosexuel ? C'est là justement la question de Malt.
Avoir la foi, c'est faire confiance à Dieu et s'en remettre à lui. Et c'est l'écouter quand il nous dit que telle chose est mauvaise. Prétendre avoir la foi en se fichant comme d'une guigne de la volonté de Dieu ne rime à rien.
Cependant, nuançons un peu : nous péchons parfois par faiblesse, un peu contre notre volonté. Et je crois en effet qu'on peut être un pécheur qui ne parvient pas à se libérer de son péché, et s'en remettre à la miséricorde de Dieu pour ce fardeau qu'on aimerait bien poser mais qu'on ne peut pas. Cependant, c'est une chose d'être esclave du péché, de ne pas avoir la force de se libérer, et de faire pénitence, c'en est une autre de considérer que le péché n'est finalement pas si grave que ça.
Un péché mortel est un péché qui possède deux caractéristiques :3èmeType a écrit :Mais est-ce qu'on peut dire que les actes seuls condamnent ? (les actes homosexuels par ex.)
1- Matière grave. Exemple : actes homosexuels.
2- Commis en pleine conscience et librement. Exemple : je suis profondément croyant, j'ai des tendances homosexuelles, je pourrais m'en passer MAIS je ne le fais pas parce que je préfère mon péché à Dieu.
Ainsi, les actes seuls ne condamnent pas. Il faut encore une pleine adhésion de la volonté.
De fait, l'Église ne s'est jamais amusée à ce genre d'exercice. Car même le pire des pécheurs peut être sauvé s'il fait pénitence, ne serait-ce qu'un instant avant de mourir.3èmeType a écrit :Par contre, si je vous suis bien, il n'est pas vain de dresser la liste des mauvaises actions d'un homme pour arguer de son Salut.
Je crois, et ça n'engage que moi, que oui nos prières peuvent avoir de l'effet après. Et pour la simple raison que voici : Dieu étant hors du temps et étant omniscient, il peut anticiper en quelque sorte notre prière - qu'il sait qu'on fera - et les exaucer par anticipation.3èmeType a écrit :Vous voulez dire que notre prière peut encore faire quelque chose pour son âme, même 50 ans après sa mort ? La décision de Dieu n'est pas irrévocable ?
Le meilleur exemple de cela, à mon sens, c'est la sainte Vierge : elle fut préservée du péché originel par les mérites de son fils, bien avant sa Passion et sa Résurrection, donc par anticipation.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
-
antioche
- Barbarus

Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Bonjour,Raistlin a écrit : je pourrais m'en passer MAIS je ne le fais pas parce que je préfère mon péché à Dieu.
Ainsi, les actes seuls ne condamnent pas. Il faut encore une pleine adhésion de la volonté.
Loin de moi l'idée s'envenimer le débat mais voici ma question :
Une personne homosexuelle qui a pratiqué sa sexualité longtemps (et qui, peut-être, ne connait que celle-là), si elle se convertie, peut-elle abandonner comme çà, d'un seul coup, sans chute, même longtemps après, cette pratique ?
Surement pas !
Ses besoins physiologiques, comment peuvent-ils être satisfaits ? Nul doute que le combat doit être particulièrement difficile, à la différence de la personne qui a des tendances homosexuelles et qui ne les a jamais assouvies !
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Sûrement pas ? En êtes-vous si sûr ?antioche a écrit :Bonjour,
Loin de moi l'idée s'envenimer le débat mais voici ma question :
Une personne homosexuelle qui a pratiqué sa sexualité longtemps (et qui, peut-être, ne connait que celle-là), si elle se convertie, peut-elle abandonner comme çà, d'un seul coup, sans chute, même longtemps après, cette pratique ?
Surement pas !
Les cas sont différents, les personnes sont différentes, les grâces de Dieu ne sont pas les mêmes pour tous. Je ne me permettrai donc pas de juger mais de témoigner. Dans mon propre cas, avant ma conversion, je vécus pendant 5 ans une homosexualité active. La rupture fut d'une simplicité enfantine, sans vrai combat ni obstacle. Bien sûr, je suis convaincu que c'est la grâce de Dieu qui a agi, mais il faut dire aussi que j'ai supplié le Seigneur de me donner de faire sa volonté. Peut-être que notre responsabilité se trouve là.
Donc désolé mais je récuse ce fatalisme qui consiste à dire qu'on ne peut s'abstenir sous prétexte qu'on a pris l'habitude de quelque chose.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
- Etrigan
- Senator

- Messages : 799
- Inscription : jeu. 09 févr. 2006, 13:21
- Localisation : Pas loin de Paris, dans une ville protégée par une Sainte et des bois.
- Contact :
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Au lieu de donner notre opinion personnelle, demandons au Saint Siège
CATECHISME DE L'EGLISE CATHOLIQUE :
Chasteté et homosexualité
2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.
2359 Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.
Rien ne dit qu'il s'agit d'un pêché mortel.
Ensuite, concernant l'Enfer :
IV. L’enfer
1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".
1034 Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir , et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il " enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).
1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.
1036 Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14) :
Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG 48).
1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :
Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).
Il n'y a aucune mention de l'homosexualité.
"1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire." : qu'est-ce qu'un pêché mortel ?
Réponse :
1854 Il convient d’apprécier les péchés selon leur gravité. Déjà perceptible dans l’Écriture (cf. 1 Jn 5,16-17), la distinction entre péché mortel et péché véniel s’est imposée dans la tradition de l’Église. L’expérience des hommes la corrobore.
1855 Le péché mortel détruit la charité dans le cœur de l’homme par une infraction grave à la loi de Dieu ; il détourne l’homme de Dieu, qui est sa fin ultime et sa béatitude en Lui préférant un bien inférieur.
Le péché véniel laisse subsister la charité, même s’il l’offense et la blesse.
1856 Le péché mortel, attaquant en nous le principe vital qu’est la charité, nécessite une nouvelle initiative de la miséricorde de Dieu et une conversion du cœur qui s’accomplit normalement dans le cadre du sacrement de la Réconciliation :
Lorsque la volonté se porte à une chose de soi contraire à la charité par laquelle on est ordonné à la fin ultime, le péché par son objet même a de quoi être mortel... qu'il soit contre l'amour de Dieu, comme le blasphème, le parjure, etc. ou contre l'amour du prochain, comme l'homicide, l'adultère, etc ... En revanche, lorsque la volonté du pécheur se porte quelquefois à une chose qui contient en soi un désordre mais n'est cependant pas contraire à l'amour de Dieu et du prochain, tel que parole oiseuse, rire superflu, etc., de tels péchés sont véniels (S. Thomas d'A., s. th. 1-2, 88, 2).
1857 Pour qu’un péché soit mortel trois conditions sont ensemble requises : " Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré " (RP 17).
1858 La matière grave est précisée par les Dix commandements selon la réponse de Jésus au jeune homme riche : " Ne tue pas, ne commets pas d’adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fais pas de tort, honore ton père et ta mère " (Mc 10,18). La gravité des péchés est plus ou moins grande : un meurtre est plus grave qu’un vol. La qualité des personnes lésées entre aussi en ligne de compte : la violence exercée contre les parents est de soi plus grave qu’envers un étranger.
1859 Le péché mortel requiert pleine connaissance et entier consentement. Il présuppose la connaissance du caractère peccamineux de l’acte, de son opposition à la Loi de Dieu. Il implique aussi un consentement suffisamment délibéré pour être un choix personnel. L’ignorance affectée et l’endurcissement du cœur (cf. Mc 3,5-6 ; Lc 16,19-31) ne diminuent pas, mais augmentent le caractère volontaire du péché.
1860 L’ignorance involontaire peut diminuer sinon excuser l’imputabilité d’une faute grave. Mais nul n’est censé ignorer les principes de la loi morale qui sont inscrits dans la conscience de tout homme. Les impulsions de la sensibilité, les passions peuvent également réduire le caractère volontaire et libre de la faute, de même que des pressions extérieures ou des troubles pathologiques. Le péché par malice, par choix délibéré du mal, est le plus grave.
1861 Le péché mortel est une possibilité radicale de la liberté humaine comme l’amour lui-même. Il entraîne la perte de la charité et la privation de la grâce sanctifiante, c’est-à-dire de l’état de grâce. S’il n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour. Cependant si nous pouvons juger qu’un acte est en soi une faute grave, nous devons confier le jugement sur les personnes à la justice et à la miséricorde de Dieu.
1862 On commet un péché véniel quand on n’observe pas dans une matière légère la mesure prescrite par la loi morale, ou bien quand on désobéit à la loi morale en matière grave, mais sans pleine connaissance ou sans entier consentement.
1863 Le péché véniel affaiblit la charité ; il traduit une affection désordonnée pour des biens créés ; il empêche les progrès de l’âme dans l’exercice des vertus et la pratique du bien moral ; il mérite des peines temporelles. Le péché véniel délibéré et resté sans repentance nous dispose peu à peu à commettre le péché mortel. Cependant le péché véniel ne rompt pas l’Alliance avec Dieu. Il est humainement réparable avec la grâce de Dieu. " Il ne prive pas de la grâce sanctifiante ou déifiante et de la charité, ni par suite, de la béatitude éternelle " (RP 17) :
L'homme ne peut, tant qu'il est dans la chair, éviter tout péché, du moins les péchés légers. Mais ces péchés que nous disons légers, ne les tiens pas pour anodins : si tu les tiens pour anodins quand tu les pèses, tremble quand tu les comptes. Nombre d'objets légers font une grande masse ; nombre de gouttes emplissent un fleuve ; nombre de grains font un monceau. Quelle est alors notre espérance ? Avant tout, la confession ... (S. Augustin, ep. Jo. 1, 6).
1864 " Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis " (Mt 12,31 ; cf. Mc 3,29 ; Lc 12,10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint (cf. DeV 46). Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle.
Y mettre l'homosexualité semble discutable.
Si quelqu'un trouve des textes canoniques le prouvant, je suis intéresse, merci !
CATECHISME DE L'EGLISE CATHOLIQUE :
Chasteté et homosexualité
2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.
2359 Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.
Rien ne dit qu'il s'agit d'un pêché mortel.
Ensuite, concernant l'Enfer :
IV. L’enfer
1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nous-mêmes : " Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui " (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot " enfer ".
1034 Jésus parle souvent de la " géhenne " du " feu qui ne s’éteint pas " (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir , et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il " enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (...), et les jetteront dans la fournaise ardente " (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt 25, 41).
1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.
1036 Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion : " Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent " (Mt 7, 13-14) :
Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents (LG 48).
1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3, 9) :
Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus (MR, Canon Romain 88).
Il n'y a aucune mention de l'homosexualité.
"1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire." : qu'est-ce qu'un pêché mortel ?
Réponse :
1854 Il convient d’apprécier les péchés selon leur gravité. Déjà perceptible dans l’Écriture (cf. 1 Jn 5,16-17), la distinction entre péché mortel et péché véniel s’est imposée dans la tradition de l’Église. L’expérience des hommes la corrobore.
1855 Le péché mortel détruit la charité dans le cœur de l’homme par une infraction grave à la loi de Dieu ; il détourne l’homme de Dieu, qui est sa fin ultime et sa béatitude en Lui préférant un bien inférieur.
Le péché véniel laisse subsister la charité, même s’il l’offense et la blesse.
1856 Le péché mortel, attaquant en nous le principe vital qu’est la charité, nécessite une nouvelle initiative de la miséricorde de Dieu et une conversion du cœur qui s’accomplit normalement dans le cadre du sacrement de la Réconciliation :
Lorsque la volonté se porte à une chose de soi contraire à la charité par laquelle on est ordonné à la fin ultime, le péché par son objet même a de quoi être mortel... qu'il soit contre l'amour de Dieu, comme le blasphème, le parjure, etc. ou contre l'amour du prochain, comme l'homicide, l'adultère, etc ... En revanche, lorsque la volonté du pécheur se porte quelquefois à une chose qui contient en soi un désordre mais n'est cependant pas contraire à l'amour de Dieu et du prochain, tel que parole oiseuse, rire superflu, etc., de tels péchés sont véniels (S. Thomas d'A., s. th. 1-2, 88, 2).
1857 Pour qu’un péché soit mortel trois conditions sont ensemble requises : " Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré " (RP 17).
1858 La matière grave est précisée par les Dix commandements selon la réponse de Jésus au jeune homme riche : " Ne tue pas, ne commets pas d’adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fais pas de tort, honore ton père et ta mère " (Mc 10,18). La gravité des péchés est plus ou moins grande : un meurtre est plus grave qu’un vol. La qualité des personnes lésées entre aussi en ligne de compte : la violence exercée contre les parents est de soi plus grave qu’envers un étranger.
1859 Le péché mortel requiert pleine connaissance et entier consentement. Il présuppose la connaissance du caractère peccamineux de l’acte, de son opposition à la Loi de Dieu. Il implique aussi un consentement suffisamment délibéré pour être un choix personnel. L’ignorance affectée et l’endurcissement du cœur (cf. Mc 3,5-6 ; Lc 16,19-31) ne diminuent pas, mais augmentent le caractère volontaire du péché.
1860 L’ignorance involontaire peut diminuer sinon excuser l’imputabilité d’une faute grave. Mais nul n’est censé ignorer les principes de la loi morale qui sont inscrits dans la conscience de tout homme. Les impulsions de la sensibilité, les passions peuvent également réduire le caractère volontaire et libre de la faute, de même que des pressions extérieures ou des troubles pathologiques. Le péché par malice, par choix délibéré du mal, est le plus grave.
1861 Le péché mortel est une possibilité radicale de la liberté humaine comme l’amour lui-même. Il entraîne la perte de la charité et la privation de la grâce sanctifiante, c’est-à-dire de l’état de grâce. S’il n’est pas racheté par le repentir et le pardon de Dieu, il cause l’exclusion du Royaume du Christ et la mort éternelle de l’enfer, notre liberté ayant le pouvoir de faire des choix pour toujours, sans retour. Cependant si nous pouvons juger qu’un acte est en soi une faute grave, nous devons confier le jugement sur les personnes à la justice et à la miséricorde de Dieu.
1862 On commet un péché véniel quand on n’observe pas dans une matière légère la mesure prescrite par la loi morale, ou bien quand on désobéit à la loi morale en matière grave, mais sans pleine connaissance ou sans entier consentement.
1863 Le péché véniel affaiblit la charité ; il traduit une affection désordonnée pour des biens créés ; il empêche les progrès de l’âme dans l’exercice des vertus et la pratique du bien moral ; il mérite des peines temporelles. Le péché véniel délibéré et resté sans repentance nous dispose peu à peu à commettre le péché mortel. Cependant le péché véniel ne rompt pas l’Alliance avec Dieu. Il est humainement réparable avec la grâce de Dieu. " Il ne prive pas de la grâce sanctifiante ou déifiante et de la charité, ni par suite, de la béatitude éternelle " (RP 17) :
L'homme ne peut, tant qu'il est dans la chair, éviter tout péché, du moins les péchés légers. Mais ces péchés que nous disons légers, ne les tiens pas pour anodins : si tu les tiens pour anodins quand tu les pèses, tremble quand tu les comptes. Nombre d'objets légers font une grande masse ; nombre de gouttes emplissent un fleuve ; nombre de grains font un monceau. Quelle est alors notre espérance ? Avant tout, la confession ... (S. Augustin, ep. Jo. 1, 6).
1864 " Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis " (Mt 12,31 ; cf. Mc 3,29 ; Lc 12,10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint (cf. DeV 46). Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle.
Y mettre l'homosexualité semble discutable.
Si quelqu'un trouve des textes canoniques le prouvant, je suis intéresse, merci !
« Le Verbe s’est incarné pour la Rédemption du Péché. Faudra-t-il que le Saint-Esprit s’incarne pour la rédemption de la sottise ? » Léon Bloy
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Non, il s'agit d'une faute grave. Le péché mortel nécessite d'autres conditions.Etrigan a écrit :Rien ne dit qu'il s'agit d'un pêché mortel.
Outre le fait que l'Ecriture condamne les relations homosexuelles comme une abomination, elles sont de fait des relations hors mariage et sont donc du même ordre que la fornication ou l'adultère.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
- Etrigan
- Senator

- Messages : 799
- Inscription : jeu. 09 févr. 2006, 13:21
- Localisation : Pas loin de Paris, dans une ville protégée par une Sainte et des bois.
- Contact :
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Donc, l'homosexualité ne conduit pas en Enfer...
« Le Verbe s’est incarné pour la Rédemption du Péché. Faudra-t-il que le Saint-Esprit s’incarne pour la rédemption de la sottise ? » Léon Bloy
- coeurderoy
- Pater civitatis

- Messages : 5771
- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Une remarque : notre temps n'est pas celui de Dieu : nous ne sommes que des "porte-voix", pas des juges. Or nous jugeons très facilement et condamnons un peu vite sur leur vie présente des personnes qui, demain, auront peut-être fait d'énormes progrès dans la sainteté (la leur, celle qui leur est demandée, pas la nôtre !). Jésus n'éteint jamais la "mèche qui fume encore" ni ne rompt le roseau brisé : patience, patience.
Nous aimerions un monde sans ombres : Lumière éclatante ou ténèbres absolues, or ici-bas ce sont les demies-teintes, les nuances et nos vies ont besoin de certaines ombres pour que la lumière semble encore plus douce et réconfortante...
Je sais, je m'éloigne du "Catéchisme" mais l'expérience m'a prouvé que la patience, l'espérance en ce qu'autrui peut donner de meilleur (avec la grâce de Dieu) sont les meilleures vertus à pratiquer pour aider notre prochain que, trop souvent, nous jugeons sur la partie émergée de l'iceberg...
In Christo !
Nous aimerions un monde sans ombres : Lumière éclatante ou ténèbres absolues, or ici-bas ce sont les demies-teintes, les nuances et nos vies ont besoin de certaines ombres pour que la lumière semble encore plus douce et réconfortante...
Je sais, je m'éloigne du "Catéchisme" mais l'expérience m'a prouvé que la patience, l'espérance en ce qu'autrui peut donner de meilleur (avec la grâce de Dieu) sont les meilleures vertus à pratiquer pour aider notre prochain que, trop souvent, nous jugeons sur la partie émergée de l'iceberg...
In Christo !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
-
papillon
- Barbarus

Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
J'appuie totalement ce qu'écrit Coeurderoy.
Voilà une belle profession de foi, d'espérance, d'amour et d'humilité.
Voilà une belle profession de foi, d'espérance, d'amour et d'humilité.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Vous allez vite en besogne, ce me semble. N'avez-vous pas entendu la Parole qui dit: "Les pécheurs et les prostiutées entreront avant vous dans le royaume des Cieux !" Et Il s'adressait à des Pharisiens qui prétendaient être des justes, mais faisaient seulement semblant d'obéir à Dieu.André a écrit :Désolez de vous le dire mais le Seigneur est heureux de nous voir faire le bien autour de nous que quand on aime ca , quand on le fait avec sont cœur , sans rien demander en retour et non quand on ce sont coupable d'avoir fait un pécher grave ou quand on espère une récompense du Seigneur .
Alors, André, c'est que vous aimez vos ennemis avec un grand bonheur, c'est que vous acceptez les tâches qui répugnent avec joie, et que vous souriez en tendant la joue gauche... pour moi, si j'arrive à faire l'une de ces choses, j'en dis merci ensuite à Dieu, mais sur le moment, je vous assure que le coeur n'y est pas - ce serait si facile !André a écrit :Désolez de vous le dire mais le Seigneur est heureux de nous voir faire le bien autour de nous que quand on aime ca , quand on le fait avec sont cœur , sans rien demander en retour.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- La Chartreuse
- Rector provinciæ

- Messages : 594
- Inscription : mar. 17 nov. 2009, 16:53
- Localisation : Canada
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Catéchisme de Saint Pie XEtrigan a écrit :Donc, l'homosexualité ne conduit pas en Enfer...
Quels sont les péchés dont on dit qu’ils crient vengeance devant la face de Dieu ?
Il y a quatre péchés dont on dit qu’ils crient vengeance devant la face de Dieu :
1 l’homicide volontaire ;
2 le péché impur contre l’ordre de la nature ;
3 l’oppression des pauvres ;
4 le refus du salaire aux ouvriers.
Pourquoi dit-on que ces péchés crient vengeance devant la face de Dieu ?
On dit que ces péchés crient vengeance devant la face de Dieu, parce que l’Esprit Saint le dit, et parce que leur iniquité est si grave et si manifeste qu’elle provoque Dieu à les punir des plus sévères châtiments.
Amicalement
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
- philémon.siclone
- Tribunus plebis

- Messages : 1808
- Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
- Localisation : Ciel-sur-Mer
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Ce n'est pas le catéchisme de La Chartreuse, mais le catéchisme de l'Eglise Catholique.etienne lorant a écrit :JE RAPPELLE A NOS LECTEURS QUE LE CATÉCHISME DE LA CHARTREUSE COMMENCE A PRENDRE BEAUCOUP DE POUSSIÈRE.
Ce n'est pas le catéchisme de l'Eglise Catholique qui prend la poussière, mais l'homme qui s'éloigne de Dieu.
Car tu es poussière, etc...
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
- La Chartreuse
- Rector provinciæ

- Messages : 594
- Inscription : mar. 17 nov. 2009, 16:53
- Localisation : Canada
Re: Je pèche mais fais le bien d'autrui, enfer ?
Bonjour,
Merci pour votre intervention, j'allais justement dire la même chose!
Elles sont rares les âmes qui sont objectives et cela est tout à votre honneur !
Saint Pie X priez pour nous!
Bon Dimanche
Merci pour votre intervention, j'allais justement dire la même chose!
Elles sont rares les âmes qui sont objectives et cela est tout à votre honneur !
Saint Pie X priez pour nous!
Bon Dimanche
Dernière modification par La Chartreuse le dim. 27 déc. 2009, 17:17, modifié 1 fois.
Amicalement
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
La Chartreuse
Je suis soldat du Christ, si la Vérité est attaquée je parlerai, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités

