Bonjour,Sofijka a écrit :Merci à tous pour vos réponses, ah je me sens moins seule.![]()
Je précise bien que je n'ai pas lancé le fameux débat sur mon lieu de travail. Tout a commencé par une nécessité de me rendre régulièrement à l'école tradi FSSPX de Saint-Malo où mon fils allait, du fait que je l'y ai mis sous les vives encouragements du directeur du prieuré de Mantes-la-jolie que nous fréquentions, et ceux de la prof de cathéchisme, qui disait que c'était une école parfaite pour lui.
De Bruz (sud de Rennes) où j'habite maintenant, ça faisait une trotte (une heure) et comme bientôt je vais encore m'éloigner davantage au sud, la distance posait un problème : pouir la voiture, mais aussi pour le boulot.
Donc mes collègues et ma chèfe me disaient qu'ils ne comprenaient pas pourquoi je le mettais là. Alors j'ai expliqué, et c'est là que ma collègue pratiquante a commencé à essayer de me convaincre que j'avais eu tort.
A chaque fois, elle me relançait, en espérant "me sauver". Elle a été jusqu'à parler de pédophiles. Donc ne rien dire et sourire, moi je veux bien, mais j'ai de la peine pour les prêtres et même pour Jésus lui-même qui ne doit pas bien le prendre. Donc c'est dur de ne rien dire.
Alors, ce que j'ai fait, c'est un mail où je lui ai expliqué que nous sommes toujours traités d'intégristes par les autres. Qu'elle me dit que mon fils doit voir "autre chose", "pour se faire une meilleure opinion" mais qu'elle-même ne mettrait pas ses filles à la FSSPX.
Et que jusqu'à présent, les pédophiles qu'on a arrêtés, à ma connaissance ne viennent même pas de l'église traditionnaliste.
Elle m'a répondu que n'étant pas intégriste, elle est capable de s'intéresser aux tradi, et s'est excusée.
Bon, enfin.. bref.
Ca s'est arrêté comme ça.
Mais le plus souvent, c'est l'autre situation qui arrive. On n'a pas le temps de parler, et en même temps on est triste d'entendre "les catho sont monstrueux, ils s'opposent au merveilleux choix de l'avortement" etc. Et je me demandais s'il fallait aussi défendre l'église, tout simplement. Ou les handicapés, condamnés à mort in utero. Ne rien dire, n'est-ce pas les conforter dans leur opinion, et donc les induire en erreur ?
Ou alors il faut prévenir dès le début : je suis ici pouir travailler, et je ne veux pas entendre de débats sur la politique, la religion et l'avortement.
Non ?
Ah ce n'est pas facile de témoigner de sa foi de façon sincère ! Sur la question de l'avortement, vous pouvez simplement répondre : "Etes-vous sûr que l'avortement est une bonne chose ? Pourquoi, et pour qui ?", sans entrer davantage dans le débat. Evidemment, comme votre interlocuteur vous met dans une case, vous n'arriverez à rien par une argumentation, si brillante fût-elle. Mais poser des questions peut déclencher des choses chez certaines personnes, surtout sur des sujets où la "bienpensance" dominante anihile la faculté de penser.
Autre possibilité pour ne pas se retrouver en position défensive : dire simplement "c'est votre opinion". Parfois rajouter, "mais ce n'est pas la vérité", sans rien dire d'autre. Soit la personne veut vraiment entamer la discussion, et elle posera des questions, soit c'est un dialogue de sourds, et la discussion s'arrêtera d'elle-même.
Bon courage !








