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Re: La playlist de Benoît XVI
Publié : ven. 19 févr. 2010, 10:19
par coeurderoy
Ah le merveilleux concerto pour Flûte et Harpe : Printemps éternel ! fraicheur de la jeunesse...
Et pourtant il est des oeuvres mozartiennes qui me tapent aussi sur les nerfs (oeuvres théâtrales où le goût rococo se plie aux caprices vocaux des cantatrices de l'époque...)
C'est pourquoi j'aime le génial Mozart mais ne le mets pas au Panthéon de mes musiciens préférés....

Re: La playlist de Benoît XVI
Publié : ven. 19 févr. 2010, 10:47
par Théophane
coeurderoy a écrit :Ah le merveilleux concerto pour Flûte et Harpe : Printemps éternel ! fraicheur de la jeunesse...
Quelles expressions bien trouvées ! Ce concerto est une pure merveille. Je ne peux pas dire que je préfère l'un des trois mouvements, parce que chacun est particulier et possède un charme exceptionnel.
Et pourtant il est des oeuvres mozartiennes qui me tapent aussi sur les nerfs (oeuvres théâtrales où le goût rococo se plie aux caprices vocaux des cantatrices de l'époque...)
Des exemples ? Chez Mozart la virtuosité n'est jamais gratuite mais sert autant à émouvoir qu'à impressionner.
Re: La playlist de Benoît XVI
Publié : ven. 19 févr. 2010, 10:56
par Théophane
Re: La playlist de Benoît XVI
Publié : ven. 19 févr. 2010, 11:11
par Etrigan
Ach ! je me suis fait avoir comme un débutant
Bon, pas grave, ça nous aura amusés au moins.
J'ai personnellement beaucoup de mal avec Mozart qui dégage énormément de naïveté. Mais je ne suis pas un fin connaisseur et mon avis ne vaut donc pas grand chose. Je préfère Wagner ou des artistes plus "récents" comme Debussy, Ravel ou Satie.
Re: La playlist de Benoît XVI
Publié : sam. 20 févr. 2010, 10:39
par coeurderoy
Cher Théophane, je n'ai pas précisément à l'esprit telle ou telle oeuvre (malgré les merveilles musicales de ses opéras certains m'apparaissent comme "endimanchés" par l'époque, celle des dentelles, des soies chamarrées, des parfums capiteux). Disons que je n'aime pas trop les machineries à grand spectacle...
J'ai étudié (et chanté) le Requiem, voici vingt ans : je me gargarisais littéralement du Kyrie (merveille presque affolante, haletante qui me faisait songer au Jugement Dernier de la Sixtine...). Quelle différence avec le Requiem de Fauré ou les oeuvres grégoriennes, limpides et apaisées...
Oui Mozart me touche beaucoup par son "incarnation", sa vie de péché, sa fragilité, sa puissance créatrice, sa foi chrétienne incontestable...et sa vie si brève. 1791, année du Requiem et celle de sa propre mort, symbolise aussi pour moi l'agonie de l'Ancien Régime (c'est l'année de la Fuite à Varennes), la fin d'un monde, le sien...Comme Mozart la reine Marie Antoinette, qu'il avait rencontrée enfant à Vienne et qui avait un an d'écart avec lui, vit ses derniers mois d'angoisse sur cette terre...c'est pourquoi ce Requiem où les notes semblent "se bousculer dans la terreur" (pardon pour ma nullité de non-musicologue !) alors que des plages de sérénité et d'espérance annoncent la Paix céleste, ne me laisse vraiment pas indifférent...
Quant à la notation musicale des partitions, elles relèvent pour moi du prodige : que ces petits signes noirs se rapportant aux diverses voix et instruments soient "l'encre figée" d'autant de Vie, de pulsations, d'émotions, me font croire au miracle concernant Wolfgang Amadeus !!!