@Anonymous
. Non, ce n'est pas du trollage. Point. Vous pouvez l'avoir perçu comme tel, mais telle n'était pas mon intention.
D'ailleurs, si je reprends la définition de "trollage", il me semble que c'est plutôt ce qui s'évertuent à partir sur un tout autre sujet annexe qui sont coupables de trollage.
. Ce n'est pas très difficile d'être un "philosophe majeur" du XVIIe étant donné que ça me semble une époque (XVIIe et XVIIIe) assez pauvre en vrais philosophes dans la mesure où les "philosophes majeurs" de cette époque (XVIIe/XVIIIe) se cassent les dents sur des questions déjà bien mieux traitées plusieurs siècles avant eux...

M'enfin là c'est effectivement un autre sujet.
. Pour en revenir au vrai sujet :
> il ne suffit pas de dire qu'il ne vous "semble pas impossible que les animaux soient capables de compassion" : il faut dire pourquoi et préciser ce que vous entendez par "compassion".
Or, comme je le disais, la différence entre empathie et compassion est que l'un est du domaine du ressenti, l'autre découle de la volonté libre. Cela n'est pas une simple nuance, c'est une différence fondamentale (un peu comme la différence entre un mammifère et un champignon).
Donc, dire que des animaux seraient capables de compassion reviendrait à affirmer que des animaux seraient capables de volonté libre, ce qui n'est pas sans conséquence.
> je ne dis pas qu'il n'est pas impossible que des animaux soient doués d'empathie, je dis au contraire que je m'étonne qu'on puisse avoir l'air de découvrir cela, alors que cela me semble une évidence... sauf pour ceux qui en étaient encore restés au "manger ou être mangé" du XIXe siècle.
je m réjouis, donc, qu'on le reconnaisse... mais je trouve que c'est une erreur et une malhonnêteté de prétendre en faire un énième soit-disant "fin du règne de l'Homme" ou "diminution de la différence entre l'Homme et l'animal", à partir du moment où il n'y a que celui qui s'étonne qui, jusque là, croyait l'empathie le propre de l'Homme et fondait là-dessus la distinction entre l'Homme et l'animal.
> Par contre, c'est une erreur très intéressante en cela qu'elle introduit à la réflexion sur, justement, la différence entre les animaux et l'Homme.
(de même, les humains ont eu tendance à ne voir que dans leurs réalisations techniques la marque propre de l'humanité, avec les dérives inévitables et les désillusions cruelles que l'on connaît...)
> Reconnaître que les animaux ne disposent pas d'une volonté libre, ça n'est pas "poser une frontière magique" ni arbitraire. Cela n'est pas magique, puisque c'est de raison qu'ils 'agit, et cela n'est pas arbitraire, puisque cela se fonde sur l'observation et la réflexion.
> Dire que des animaux seraient capables de compassion, cela revient donc à dire que des animaux seraient doués de volonté libre.
Dire que des animaux seraient doués de volonté libre, cela revient à dire que des animaux sont responsables de leurs actes.
Dire que des animaux seraient responsables de leurs actes, cela revient à dire que ces animaux, outre de compassion, sont également capables d'égoïsme (quand ils ne font pas preuve de compassion), de cruauté, de mensonge...
Dire que des animaux sont responsables de leurs actes et sont ou bien capables de compassion, ou bien capables d'égoïsme ou de cruauté, cela revient à dire qu'ils sont capables de commettre le Bien ou le Mal.
Dire que des animaux sont capables de commettre le bien ou le mal, cela revient à en faire des êtres humains.
(par ailleurs, il faudrait également, du coup, les considérer comme responsables et coupables lorsqu'ils ne feraient PAS preuve de compassion)