Tout d’abord, bonjour à vous tous,
Ensuite merci Christophe de rappeler les autres débats en ligne, je les ais parcourus rapidement, mais ils mordent sur de nombreuse problématiques parallèles, et pour tout, dire ils sont un peu long pour que j’y revienne en détail, d’autant que bien souvent il y a toujours une personne qui souligne et dénonce ce que personnellement j’aurais dénoncé aussi. D’ailleurs ça fait plaisir.
Je crois que lorsqu'une poignée de fanatiques gays agressent le curé de ND de Paris, c'est autant un accumulateur de haine que lorsque des fanatiques musulmans attaquent une Eglise.
Je suis évidement d’accord avec vous, et de quelque bord qu’ils soient je n’accepte pas ce genre d’actes fanatiques. Cela dit, il me semble qu’ils ne sont pas légions…Celui-ci est particulièrement imbécile et inacceptable, et j’enrage qu’on puisse commettre de tels actes.
Ce n'est pas une définition. "Caractère de ce qui est sexué"... ne définit pas la sexualité. "Ensemble des comportements relatifs à l'instinct sexuel et à sa satisfaction"... non plus. Si l'on prétend définir la "sexualité" par "l'instinct sexuel", on ne dit strictement rien de la sexualité, on ne fait que se répéter.
Définitions produites sur le même modèle : "Nutrition : ensemble des comportements relatifs à l'instinct nutritif et à sa satisfaction", "Rire : ensemble des comportements relatifs à l'envie de rire et à sa satisfaction"....
…oui, Charles, mais nous n’allons pas entrer dans ce débat qui consiste à se demander de quelle manière fabriquer les définitions, et constater que bien peu sont opérationnelles…Bon mettons que j’aille chercher conseil auprès d’un maître à penser, zou : Alain Rey avec son dictionnaire historique :
« SEXE n.m est une réfection (v.1265), d’après le latin, de ses (fin XIIe s.) forme évoluée, les deux étant empruntées au latin sexus, aussi employé en parlant des plantes. Ce mot d’origine discutée a été rapproché de secare « couper diviser » ( scier, section), le sexus étant le partage d’une espèce en mâles et en femelles. […] Sexe qui semble rare avant le XVIe siècle, désigne abstraitement (v.1180) l’ensemble des caractères qui distinguent l’homme et la femme. […] Le sens moderne de « parties sexuelles » n’est usuel que depuis la fin du XIXe siècle […] Tous les dérivés et composés du sexe n’apparaissent qu’au XIX e siècle. L’utilisation du mot hétérosexuel s’est répandue dès l’apparition du terme homosexuel. »
Nous y sommes donc, et vous aviez raison. Je note à contrario, que l’homosexualité existait déjà dans la civilisation latine évidemment. Comment était-elle nommée ? Il semble que sa pratique allait tellement de soi que peut être il n’était pas vital de lui accoler un terme spécifique ? A moins que l’on ne considère que la relation disciple – maître comportait cela comme allant de soi ? Sans doute face à une montée de violence et d'incompréhension faut il en faire appelle à la langue comme d'un rempart pour nommer la chose, et la violence qu'on cherche à dénoncer!
Sexualité signifie qu'il y a des sexes opposés. L'étymologie est la même que celle de section, sécante, sécateur et dont le sens est couper. Etre sexué, c'est être séparé, différent, marqué d'une altérité.
hé bien est-ce que je cesse d’être marquée par l’altérité si je ne m’accouple pas au sexe opposé ? Je reste une femme que je sache ?
Cette différence est génitale, contrairement à ce que vous dites. La sexualité est un mode de reproduction, de génération d'être vivants.
Oui. Merci. Vous savez une lesbienne n’est pas stérile. Et je dirais, même si une fois de plus je ne suis certainement pas représentative non plus de ce point de vue que personnellement, je n’accorde à personne le droit de nier mon droit biologique à la procréation, que par conséquent je risque fort de procréer par les voies naturelles. C’est mon amour et mon désir qui en revanche qui vont vers une personne du même sexe. Je suis navrée je n’y peux rien.
cette union se fait chez l'homme par insémination, les organes sexuels mâle et femelle étant relatifs l'un à l'autre (c'est sidérant d'avoir à rappeler ce genre de choses). Les pratiques rattachables à la sexualité se rapportent toutes à la génitalité, c'est-à-dire à la différence et l'union des sexes dans la finalité de reproduction.
Oui, sidérant vous dites ? Vous vous sidérez tout seul, par contre vous me sidérez également. Question : pratiquez vous le sexe uniquement lorsque votre moitié est en période d’ovulation ? Non, parce que ce doit être relativement contraignant, un sacerdoce en fait. Les personnes stériles doivent elle être catégoriquement abstinentes ? Reniez-vous le droit de l’être humain à accéder au plaisir ? Il me semblait qu’il était un peu dépassé d’aller racheter l’attirance pour un bout de chocolat par la pratique du silice…
Un(e) homosexuel(le), un(e) onaniste, un(e) zoophile, un(e) pédophile sont dans un état de violence faite à leur sexuation, par l'exclusion où il sont de la sexualité.
Encore ce charmant rapprochement ? Vous faites violence à ce type de sexualité en parlant ainsi. Le pédophile est violent puisqu’il s’inscrit dans le cadre du viol. Le zoophile aussi. En revanche, l’onaniste et l’homosexuel se portent bien. Dieu nous a offert notre corps. Il est le seul bien que nous possédions. Pourquoi faudrait-il renoncer à lui apporter ce dont il a besoin pour vivre ?
Je veux dire que la violence de l'appétit sexuel, qui conduit à des accouplements opportunistes avec ce qui peut remplacer l'autre sexe, n'est pas appaisée par le simple plaisir. On le voit avec la revendication du "mariage homosexuel" et de l'homoparentalité qui est comme un symptôme, comme un aveu que derrière le mythe de l'homosexualité choisie et épanouissante, l'appétit sexuel et le désir restent profondément inassouvis et se cherchent une voie vers le seul assouvissement définitif qui corresponde à la vie sexuelle, à la procréation.
Vous mélangez les problèmes. Vous savez les couples stériles aussi veulent adopter. Ils sont hétérosexuels, ils devraient donc être entièrement satisfaits. Je ne suis pas certaine que l’on puisse lier une pratique sexuelle épanouie et le désir moral d’avoir un enfant. D’une part, combien de femmes et d’hommes assouvis donc, puisque hétérosexuels renoncent à procréer, se débarrassent de leur procréation…etc, l’avortement existe, il est légal, mais c’est un autre débat. Pourtant ils ont une sexualité à laquelle sans doute ils ne renonceraient pour rien au monde. Biologiquement, tout être sexué est tout de même programmé pour se servir de son sexe. Sinon dieu n’aurait pas créé les hormones. Ensuite si Dieu décide tout et que le but de l'être humain c'est de procréer pourquoi il empêche les personnes stériles de le faire? Et pourquoi n’empêcherait-ils pas plutôt tous les homosexuels de procréer ?
Je serais très curieux de voir l'évolution du discours militant homosexuel une fois le mariage homo et l'homoparentalité acceptés et légalisés. Quand leur vie sera complètement similaire à celle des familles normales... et qu'il se rendront compte que la seule chose qui reste avant d'être comme tout le monde, et pour laquelle la loi ne peut rien, c'est finalement d'avoir un conjoint de l'autre sexe. Peut-être militeront-ils pour que la loi garantisse à chacun un conjoint tel conjoint....
ha, la bien sur, si on croit en les vertus des expérimentations de la seconde guerre visant à rétablir les homosexuels dans le droit chemin….là je ne peux plus lutter. Nous arrivons à quelque chose d’absurde.
C'est vous qui vous définissez ainsi. Ma question serait : pourquoi nous en faire part ? Pour être sûre que nous sommes au clair ? Pour justifier qu'on peut être à la foi catholique et lesbienne ? Ou pour vous affirmer dans le débat ? Cela ne change rien que vous vous présentez comme lesbienne dès le départ sauf de démontrer une certaine insécurité, alors on est tout de suite, d'un côté comme de l'autre, sur la défensive avec nos préjugés réciproques. Que vous vous définissiez comme lesbienne dès le départ démontre que vous voulez justifier quelque chose qui vous échappe.
Si j’étais restée sur mes préjugés madame, je ne serais pas venue poster chez vous. Je n’en ai pas plus besoin pour m’affirmer dans le débat comme vous voyez, je suis une grande fille, et j’ai des idées personnelles. Ne trouvez-vous pas cela réducteur de me réduire à cela ? Pour parer à la réplique que je vois pointer, non madame, je ne le fais pas moi-même, et cela est loin d’être la caractéristique majeure de mon existence. Je ne cherche pas à justifier quoi que ce soit, je ne suis pas sur la défensive, je parle. Mais il semble que ce soit un mode de communication qui vous échappe, puisque de vôtre côté visiblement, vous êtes sur la défensive avec vos préjugés personnels. le dire permet à chacun de poser des questions et de se renseigner. c'est tout.
Bien sûr, la méthode de culpabilisation fonctionne toujours bien ! C'est toujours la faute des proches si la personne homosexuelle se suicide ! C'est la faute des homophobes...ce n'est certainement pas le sentiment de dichotomie intérieure qui est en cause...ce sont les autres qui ne me comprennent pas.
Non, je n’ai pas dit cela, mais cela y participe. Pour n’importe qui sur la planète être rejeté par ses proches et perdre ses racines est un facteur déstructurant. D’ailleurs, combien de personnes hétérosexuelles avec des parents racistes voient se jouer exactement la même scène avec exactement les mêmes débouchés ?
Il ne faut pas se leurrer...les lobbies existent et ils mettent beaucoup de pression sur les instances gouvernementales, juridiques, culturelles, etc. Juste à voir ce qui se passe à Hollywood : le film Brokeback Mountain (j'ignore s'il a rafflé tous les prix hier soir lors de la cérémonie des Oscar, je ne l'ai pas regardé) vient "normaliser" l'homosexualité dans la vie de monsieur et madame tout le monde...en y mettant en scène deux cowboys dont "l'amour interdit" dans une Amérique profonde donne au spectateur de se laisser charmer par leur désir brûlant et fait d'eux des héros incompris. On justifie en donnant le ton insidieusement et en montrant une caricature de la norme comme étant homophobe, fachiste voire nazie...
Je serais tentée de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu…ha ? la norme ? nazie ? fasciste ? Je n’ai pas vu ce film. Je ne suis donc pas en mesure de poursuivre ce débat. Cependant si présenter un homosexuel dans un film c’est vouloir l’instituer en norme, alors donc présenter un hétérosexuel fasciste c’est aussi montrer la norme. Votre raisonnement ne tient pas. Et puis s’il est si tragique de voir se monter des lobby (mettons que j’admette leur existence…) gays, à contrario il existe des lobby catholiques tout aussi puissant sur les même plans, alors bon. Même vous savez…, il doit y avoir des catholiques chez les gays et des gays chez les catholiques.
Par ailleurs, devons-nous dire que la gourmandise n'est plus un péché ? Que le vol n'est plus un péché ? Que l'adultère n'est plus un péché ? C'est de se mentir que de se justifier en disant que ce n'est plus péché, tout comme l'est l'infidélité, la débauche, le mensonge ou je ne sais quoi. Ce n'est pas le fait d'être homosexuel qui est un péché. Cela n'a aucun poids moral tout comme la tentation n'est pas péché et n'a pas de poids moral. Là où on tombe dans le péché, c'est lorsque l'on consent et que l'on passe à l'acte.
Je n’en sais rien. Du moins, je préfère un homme homosexuel droit qu’un hétérosexuel empli de tous les autres vices. Il ne faudrait pas non plus oublier que les textes religieux ont été écrit en un temps où ce qu’ils disent se justifiait, de façon économique, géographique, historique, morale, culturelle...etc. Si la gourmandise est certainement un excès en un lieu et un temps où il n’y à rien à manger, et ou elle met en péril la vie du voisin, elle l’est peut-être moins lorsque tout est à profusion. Combien d’épisodes bibliques où en cas de force majeure un commandement est trahi ? Il faut savoir être sage et être sage c’est être mesuré en toute chose. Pas respecter aveuglément le commandement qui dit qu’on doit lapider les femmes….
Les personnes homosexuelles ne sont pas coupables d'être comme elles sont. Ce qui les rend coupables est le refus de reconnaître qu'il y a une déconstruction de la Création en consentant à vivre une relation homosexuelle. C'est de centrer leur vie sur le seul aspect sexuel de leur être qui les rend coupables.
C’est vous qui faites ça. Moi je ne déconstruit rien, je ne suis pas stérile, je vais en profiter, et comme dit plus haut, à part dans un débat tel que celui-ci ma sexualité n’influence en rien mon quotidien. (sauf lorsqu’il s’agit bien sûr d’éviter de se faire insulter)
ha? les deux parents. Pauvres parents. Je pense qu'il est de notoriété à peu près commune qu'il est extrêmement difficile pour un homosexuel d'en parler à ses parents, qu'un homosexuel met des années à oser passer le pas, qu'il a extrêmemnt peur dans la plupart des cas de la réaction de ses parents et que par conséquent, il vit dans le secret le plus absolu souvent durant des années. S'il est une chose dont il est difficile de parler c'est bien de sa sexualité car elle relève de notre être intime et que donc, il ne va pas de soi de la partager. Par conséquent je pense que plus que les autres un homosexuel est d'une pudeur à toute épreuve à cet égard.
Ce n'est pas par pudeur, c'est par peur de perdre leur amitié. Si cela prend autant de temps et culpabilise, c'est peut-être que c'est leur Surmoi culpabilisateur qui crie au fond d'eux que quelque chose ne va pas...
Vous savez, pour certains parents dès que leur enfant s’affirme en tant qu’être sexué quelque chose ne va pas. Pour entrer dans la bonne catégorie, j’aurais dû ramener à mon père un homme, français, blond, grand, sportif, du même âge voire légèrement plus vieux, et surtout ingénieur. Ca réduit tout de même drôlement la marge de manœuvre. Tout autre cas de figure eut dû faire hurler mon surmoi culpabilisateur. Je pense que beaucoup de gens ont beaucoup de surmoi vraiment en crise à ce moment là.
Je dis catastrophe parce que c'est non seulement une catastrophe spirituelle mais aussi, c'est une longue catastrophe naturelle...comme une agonie du genre humain.
hoo, alors on a de la chance, l’humanité agonise depuis la nuit des temps, il y a fort à parier que ça durera encore un petit peu ! Tout va bien !
Non, ça allait de soi. Je n'ai rien choisi. Je n'ai pas toujours été un ange, j'ai vécu, comme on dit, "dans le péché", mais, après avoir fait la rencontre de la Miséricorde, j'ai cru bon de me renseigner sur la morale sexuelle de l'Église et j'ai remis, avec la grâce de Dieu, "les choses" en place et depuis
J’aime vous l’entendre dire. Ce n’est pas un choix, c’est un fait. Heureusement que vous êtes tombée sur la bonne église. Imaginez que vous soyez née en un autre lieu, peut-être pratiqueriez-vous une autre religion et seriez-vous épanouie dans un autre type de pensée. Tout n’est qu’une question de territoire, quelques kilomètres, quelques années, une frontière…ou même tenez, un autre prêcheur ?