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Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mar. 09 nov. 2010, 23:53
par Théophane
Fée Violine, à propos de la phrase qui vous a un peu choquée, j'ai trouvée une citation qui pourrait l'expliquer.
Il peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la vérité et la disponibilité à l'amour. Des personnes en qui tout est devenu mensonge; des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l'amour. C'est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent entrevoir de façon effroyable des profils de ce genre. Dans de semblables individus, il n'y aurait plus rien de remédiable et la destruction du bien serait irrévocable: c'est cela qu'on indique par le mot « enfer ».
Encyclique Spe salvi, n° 45
Je crois que c'est dans ce sens qu'il faut comprendre la citation de saint Josémaría.
Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mer. 10 nov. 2010, 0:46
par Fée Violine
"Beaucoup" choquée, pas "un peu".
Entre l'enfer et une personne homosexuelle, il me semble qu'il y a une vaste marge, non??? Ça n'a même aucun rapport.
Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mer. 10 nov. 2010, 9:56
par Théophane
Fée Violine a écrit :"Beaucoup" choquée, pas "un peu".
Entre l'enfer et une personne homosexuelle, il me semble qu'il y a une vaste marge, non??? Ça n'a même aucun rapport.
Mais non, puisque vont en enfer les personnes qui ont librement choisi de ne pas suivre le Christ et de ne pas obéir aux lois de Dieu et de l'Eglise. Cela peut choquer, bien sûr, mais c'est la doctrine catholique qui l'enseigne :
Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot "enfer". (...) L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel (Catéchisme de l'Eglise catholique, § 1033 et 1035).
Naturellement, cela n'exclut pas la miséricorde, car Dieu est toujours prêt à accueillir le pécheur qui se convertit. Mais cessons d'accorder notre langage avec l'esprit du temps. Le Christ a choqué les personnes qui l'écoutaient, nous aussi dans un monde blessé par le péché.
Ce que je voulais vous dire, c'est simplement que si de telles paroles peuvent déconcerter, elles n'en sont pas moins vraies. Il y a vraiment des personnes qui ont tout détruit en elles et qui se sont détournées de Dieu. Dans notre société les exemples sont nombreux : l'alcool, la drogue, le sexe illicite, l'homosexualité... La vie, est-ce "faire une bonne bouffe, une bonne soirée, claquer du fric..." ? Non, la vraie vie, c'est travailler sérieusement, soigner la relation avec le Seigneur, faire de l'apostolat. Celui qui le fera sera accueilli par Dieu, les autres non...
Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mer. 10 nov. 2010, 16:42
par Théophile
Théophane a écrit : je ne crois pas que ce soit un manque de charité d'appeler les personnes par les noms qui désignent ce qu'elles font : les homosexuels sont des homosexuels, les adultères sont des adultères, les assassins sont des assassins...
Saint François de Sales s'interdisait de parler de la sorte, car il estimait que traiter par exemple quelqu'un d'alcoolique allait à l'encontre de la charité et de la vérité. Il préférait dénoncer les actes - telle personne a bu tel jour telle quantité - plutôt que mettre des étiquettes qui étouffent.
Théophane a écrit : Non, la vraie vie, c'est travailler sérieusement, soigner la relation avec le Seigneur, faire de l'apostolat. Celui qui le fera sera accueilli par Dieu, les autres non...
Et le bon larron, alors, il ne fait pas partie de votre liste, et pourtant il a été droit au ciel !

Ce n'est pas qu'une question de faire. Dieu juge du for intérieur.
Cordialement,
Théophile
Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mer. 10 nov. 2010, 22:33
par Théophane
Saint François de Sales s'interdisait de parler de la sorte, car il estimait que traiter par exemple quelqu'un d'alcoolique allait à l'encontre de la charité et de la vérité. Il préférait dénoncer les actes - telle personne a bu tel jour telle quantité - plutôt que mettre des étiquettes qui étouffent.
Pourtant, saint Paul emploie de tels termes dans ses épîtres.
Théophane a écrit : Non, la vraie vie, c'est travailler sérieusement, soigner la relation avec le Seigneur, faire de l'apostolat. Celui qui le fera sera accueilli par Dieu, les autres non...
Et le bon larron, alors, il ne fait pas partie de votre liste, et pourtant il a été droit au ciel !

Ce n'est pas qu'une question de faire. Dieu juge du for intérieur.
Le bon larron s'est repenti à la dernière heure. La miséricorde infinie de Dieu nous laisse jusqu'au dernier instant de notre vie afin de changer nos cœurs. Selon le Catéchisme, ce sont les personnes qui meurent sans s'être converties qui seront à jamais séparées de Dieu. Nous sommes tous capables de pécher et de nous damner, c'est pourquoi nous avons besoin de prier et de nous convertir sans cesse.
Il faut ajouter que l'exemple du bon larron n'est absolument pas une invitation à mener une vie désordonnée. Lui-même a reconnu qu'il méritait son châtiment et a regretté ses fautes.
Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mer. 10 nov. 2010, 22:58
par Sofia
Fée Violine a écrit :On peut désapprouver des actes, mais on n'a pas le droit de traiter des personnes de "dégénérées" ou de "coeurs pourris"...
Vous ne pouvez pas savoir combien j'ai été heureuse (et soulagée...) de lire ça.

Re: Benoît XVI : Défenseur de la famille
Publié : mer. 10 nov. 2010, 23:54
par papillon
Puis-je ajouter une autre fleur?
