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Re: Pour en finir avec l'AELF
Publié : lun. 29 août 2011, 10:56
par Virgile
archi a écrit :Mais bon, la traduction de l'AELF est bien canonique, et c'est la seule traduction canonique en français hors communautés religieuses.
In Xto,
archi.
Très juste, archi,
et tout de même, quel titre pour ce fil: "Pour en finir avec l'AELF"!!!
La meilleurs solution, pour ceux qui sont "allergiques" au PTP, aux traductions hâtives et aux adaptations douteuses, c'est encore d'utiliser l'édition originale en latin avec lequel "concordat" le livre liturgique que l'on utilise.
Je remarque - mais ce n'est qu'une opinion très personnelle - qu'il aurait été du plus grand intérêt pour les tenants du vernaculaire à tout prix, partout et toujours en liturgie de fournir aux fidèles des traductions de la plus haute qualité et des adaptations irréprochables sur le plan doctrinal.
Nul ne peut s'étonner que le PTP et la LDH tombent aussi des mains de Virgile!
Qu'il préfère passer son temps à fréquenter le latin des antiphonaires et psautiers monastiques d'antan ou d'aujourd'hui, etc., ne surprendra personne non plus.
Amicalement.
Virgile.
Re: Au sujet des traductions de l'AELF
Publié : ven. 02 sept. 2011, 9:48
par Desiderius
J'ai changé le titre.
Je parle bien d'un usage privé, comme l'explique l'introduction du
PTP Pour les Nuls.
Je demande svp un commentaire sur ce texte :
http://www.societaslaudis.org/index.php ... id=116#119
"
Le problème de l'AELF c'est que ce n'est pas une conférence ou un organe d'une conférence épiscopale mais un regroupement pour plusieurs conférences épiscopales : France, Belgique, Afrique, Québec, ...
Or les cultures sont très différentes d'une zone à l'autre, le sens des mots, bien que français, également. Un calice n'est pas très bien vu au Québec par exemple.
D'autre part, la traduction liturgique du psautier par l'AELF est une traduction "œcuménique" basée sur la TOB (cf. introduction au lectionnaire en français qui remplace la présentation générale du lectionnaire romain dans sa version AELF, cf. également le Psautier Litugique édition du Cerf, c'est même en couverture).
D'autre part, si la traduction AELF était si bonne, pourquoi faut-il actuellement environs 10 ans pour obtenir une traduction d'un livre liturgique qui en latin n'a guère été modifié et dont on dispose de la version francophone de 1970 ?
Le Missel de 2002 n'est toujours pas traduit, la PGMR de 2001-2002 vient d'être publiée en 2010, soit 8 ans plus tard !
Dernière remarque : dans les Heures Grégoriennes, travail de la Communauté Saint Martin, nous trouvons les éléments suivants :
- reconnaissance romaine "iuxta typicam", donc identique à la version officielle romaine
- oraisons marquées d'une étoile pour signaler celles qui n'ont jamais été traduites entre 1970 et 2008, vous rendez-vous compte ? JAMAIS TRADUITES ! (comme l'oraison des complies du Mercredi par exemple)
- première traduction francophone des "preces" des Laudes et Vêpres : idem, en 40 ans ces preces n'ont JAMAIS été TRADUITES par l'AELF !
Vous aurez sans doute noté que des mêmes versets de psaumes sont traduits différemment par l'AELF selon qu'ils sont dans un psaume ou bien utilisés comme un verset/répons entre le célébrant et l'assemblée. Ex : les versets d'introduction ps70.2 et ps50.17 ou encore le répons bref des complies ps 30.6, sans compter tous les versets bibliques utilisés dans la Liturgie au sens large.
Ces multiples traductions des mêmes versets empêchent les fidèles de se rendre compte qu'il s'agit 1) des mêmes versets, 2) de la Parole de Dieu elle-même utilisée comme prière.
Autre exemple : le verbe "accipite" qui dans la formule de consécration devient "prenez" alors que dans l'Evangile est traduit par "recevez" (Jn 20, 22). Nous savons tous le problème qu'engendre cette traduction souvent mal comprise de la consécration.
___
Re: Au sujet des traductions de l'AELF
Publié : ven. 02 sept. 2011, 11:57
par steph
On a déjà traité ce sujet sur ce forum.
J'avais noté que la liturgie latine elle-même utilisait différentes traductions selon qu'elles se trouvent à tel ou tel jour de l'année, au Graduel ou au Psautier (même Gallican)... Cela est dû évidemment à l'histoire de l'Eglise et de la liturgie qui n'est jamais quelque chose de figé ou d'uniforme (même s'il y a toujours un souci d'uniformité pour favoriser l'unité)... Le problème, s'il y a réellement problème, c'est qu'ici les différences seraient faites sans histoire, sans être la marque de rien du tout sinon de l'inconstance de traduction ou de l'usage très libre de la faculté d'adaptation.
Je défendrai seulement la différence entre le verset d'introduction de tout l'office (celui de l'invitatoire, donc): Il est aussi la marque de l'histoire de la liturgie en français, du moins je le crois. Car le Psautier de Jérusalem existait avant les tentatives de PTP, ou de l'AELF que nous connaissons: il a, je crois, été utilisé dans la liturgie de communautés et a sans doute eu l'occasion de marquer les esprits (au point que maintenant encore, des communautés continuent de l'utiliser!). Or, le psautier de Jérusalem traduit "Et ma bouche publiera ta louange"... On a gardé le verset d'introduction et on a changé la traduction du psaume... Cela me semble cohérent, mais on ne peut pas donner la même explication pour le "Dieu, viens à mon aide" (69, 2 et non 70)... Peut-être cependant ce verset était-il aussi employé au tout début de l'office en français et l'a-t-on conservé...
Pour ce qui est des Preces, d'accord, on ne les a pas traduites (enfin, si! on les a traduites (enfin une partie au moins) mais pas de la même manière que St Martin), le problème se pose surtout quand la structure des Preces n'est pas respectée en français, de même que pour les hymnes: le premier problème est un problème de structure: que l'on adapte, c'est très bien, je crois, mais alors selon le plan habituel...
On peut donc contester et regretter les choix qui sont faits ou ont été faits, mais tout n'est pas à jeter...