Re: Une bonne raison d'accepter le catholicisme ?
Publié : dim. 13 nov. 2011, 17:10
Petit Mathieu,
Je reprenais votre raisonnement. C'est vous qui avez dit d'abord que : soit Dieu se révèle, soit Dieu ne se révèle pas. Mais si un Dieu parfait ne peut que se révéler, alors votre alternative est erronée.
Pour le reste, je n'étais pas - pour une fois
- en train de discuter le problème du Mal. Je partais d'une hypothèse jugée vraie (Dieu est parfait) et d'un constat : le monde est médiocre dans bien des aspects. J'en concluais donc qu'un Dieu parfait peut créer un monde médiocre.
C'est votre droit de nier que le monde soit médiocre dans bien des aspects, mais alors, s'il n'est pas médiocre, pourquoi chercher à l'améliorer ?
Dire que c'est l'homme qui a perverti le monde ne change pas grand chose au problème : dans un monde meilleur, chaque personne ne subirait les conséquences néfastes que de ses propres actions. Amha.
Vous pouvez bien entendu également nier ce point, mais alors il va devenir difficile de se mettre d'accord sur un critère pertinent de la perfection et de l'imperfection, relativement au monde. Comment serait le monde s'il était imparfait ? Ça va être difficile d'y répondre, car toute imperfection éventuelle que l'on pourrait imaginer pourrait être interprétée comme la face visible d'une perfection cachée.
Dès lors, pour la révélation, on se trouve confronté au même problème : selon quel critère affirmer que telle est plus "belle" que telle autre ? Une révélation "moche" a nos yeux pourrait en fait être "belle" dans l'absolu.
Je reprenais votre raisonnement. C'est vous qui avez dit d'abord que : soit Dieu se révèle, soit Dieu ne se révèle pas. Mais si un Dieu parfait ne peut que se révéler, alors votre alternative est erronée.
Pour le reste, je n'étais pas - pour une fois
C'est votre droit de nier que le monde soit médiocre dans bien des aspects, mais alors, s'il n'est pas médiocre, pourquoi chercher à l'améliorer ?
Dire que c'est l'homme qui a perverti le monde ne change pas grand chose au problème : dans un monde meilleur, chaque personne ne subirait les conséquences néfastes que de ses propres actions. Amha.
Vous pouvez bien entendu également nier ce point, mais alors il va devenir difficile de se mettre d'accord sur un critère pertinent de la perfection et de l'imperfection, relativement au monde. Comment serait le monde s'il était imparfait ? Ça va être difficile d'y répondre, car toute imperfection éventuelle que l'on pourrait imaginer pourrait être interprétée comme la face visible d'une perfection cachée.
Dès lors, pour la révélation, on se trouve confronté au même problème : selon quel critère affirmer que telle est plus "belle" que telle autre ? Une révélation "moche" a nos yeux pourrait en fait être "belle" dans l'absolu.