Re: Christianisme et père Noël : le miracle de la raison
Publié : sam. 24 déc. 2011, 2:22
Bonsoir,
Il y a des degrés dans ce qu'on appelle l'athéisme (et donc aussi dans ce qu'on appelle le théisme). Je pense qu'il faut distinguer l'athéisme, comme simple opposition à la définition théiste de l'Absolu (c'est la définition classique de l'athéisme, qui fait de Spinoza un athée, par exemple) ; l'athéisme, comme négation de tout Absolu transcendant (ce qu'on appelle le naturalisme) ; et l'athéisme comme négation de tout Absolu (c'est-à-dire le relativisme). Ainsi, il me semble qu'on peut fort bien défendre la validité de l'argument par le Mal car nier l'existence de Dieu (au sens du théisme chrétien) n'implique pas nécessairement de nier l'existence de valeurs transcendantes et absolues du Bien et du Mal, du Juste et de l'Injuste, etc.
Bien cordialement,
Mikaël
Il y a des degrés dans ce qu'on appelle l'athéisme (et donc aussi dans ce qu'on appelle le théisme). Je pense qu'il faut distinguer l'athéisme, comme simple opposition à la définition théiste de l'Absolu (c'est la définition classique de l'athéisme, qui fait de Spinoza un athée, par exemple) ; l'athéisme, comme négation de tout Absolu transcendant (ce qu'on appelle le naturalisme) ; et l'athéisme comme négation de tout Absolu (c'est-à-dire le relativisme). Ainsi, il me semble qu'on peut fort bien défendre la validité de l'argument par le Mal car nier l'existence de Dieu (au sens du théisme chrétien) n'implique pas nécessairement de nier l'existence de valeurs transcendantes et absolues du Bien et du Mal, du Juste et de l'Injuste, etc.
Vous êtes donc adepte d'une éthique téléologique dans laquelle seul le résultat final compte, peu importe les moyens mis en œuvre pour l'atteindre, ce qu'on résume par la fameuse formule : "la fin justifie les moyens". Quant à moi, je considère que même un bonheur certain et durable dans le futur n'autorise pas de laisser quelques-uns maintenant sombrer dans un malheur sans fond...roussort a écrit :Notre connaissance du monde étant imparfaite, il ne nous appartient pas d'en juger. Qui sait si un mal n'évitera pas plusieurs maux, ou s'il ne permet pas la multiplication des biens dans un an, dans un millénaire ?
L'argument consistant à dire : "moi, si j'étais Dieu, j'aurais pas fait comme ça : là par exemple, tu vois, j'aurais fait un miracle pour sauver la gamine," est franchement incohérent puisque justement nous ne sommes pas Dieu, que nous sommes des créatures imparfaites physiquement et mentalement.
Bien cordialement,
Mikaël