S'il ne s'agit que de "niaiseries", tout irait relativement bienLe plus difficile c'est d'entendre les "niaiseries" des cathos eux-mêmes contre leur Église qui est l'Église de Dieu fondé par Dieu Lui-Même au prix de son sang!
Plus sérieusement, j'ai assisté à une conférence sur Vatican II récemment. Les intervenants et le public était à 90% des personnes qui ont vécus les événements. Dans l'absolu c'est une bonne chose, c'est l'expression des témoins directs.
Dans les faits je me suis sentis mal pendant toute la soirée, conférences et discussions à table et après la conférence comprises.
J'ai eu le droit à tout : vive la fin du latin ; les jeunes prêtres avec un col romain sont inquiétants, c'est le retour au passé tyrannique de l'Église ; le sida et l'Église ; Benoit XVI qui était un progressiste "avant" ; ces évêques qui ont des idées "bizarres" (dixit le conférencier) et qui sont appelés à des charges cardinalices par notre Pape ; on ne comprenait rien à la messe avant (et les missels bilingues c'était pour les chiens ?) ; "grâce à la liberté religieuse j'ai le droit de n'accepter de la religion que ce que ma raison accepte" (oui ! on m'a dit cela ! On mélange raison, liberté religieuse et conscience et on se permet d'être juge du Magistère !) ; le Pape est une honte en se présentant avec des habits somptueux, il ne témoignage pas de l'Évangile (dixit une dame habillée d'une belle veste rouge aux boutons d'or...) etc. etc.
J'étais profondément mal, et profondément triste. Je voyais une assemblée de vieillards joyeux de revivre "leur" Concile, très satisfait d'eux-mêmes, persuadés d'être les chantres de l'ouverture, exultant sur les belles phrases de Jean XXIII concernant l'optimisme ... et sombrant dans la crainte et le mépris dès qu'ils portaient les yeux sur l'Église d'aujourd'hui, celle qui agréé aux jeunes d'aujourd'hui.
C'était triste, vraiment triste.
Désolé pour ce qui est sans doute un hors-sujet, mais je crois qu'il fallait que j'en parle !

