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jean_droit
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Prière d'un ami algérien
JESUS-CHRIST!
Pour l'Algérie,nous te prions.
Seigneur,nous te confions notre chère patrie l'Algérie.
IL est grand temps que tu interviennes Seigneur et que tu changes les coeurs.
Transforme nos pensées! Donne nous un coeur de chair!
Nous te supplions!
Que la joie et la paix puissent régner dans cette Algérie qui nous est si chère.
Seigneur, envoie tes ouvriers car la moisson grandit de jour en jour.
Dispose nos coeurs et ceux de tous nos frères et soeurs pour te servir.
Rend nous disponibles comme Siméon de Cyrène afin de porter ta croix et te suivre là tu désires nous guider.
Seigneur, fais que nous portions du fruit.
Nous voulons être tes témoins de Lumière!
Que ce peuple soit éclairé et délivré de ce qui l'enchaîne depuis des millénaires.
Amen
Algérie, tu nous es chère, notre coeur est blessé pour toi.
Tu es riche mais tu mendies ton pain.
J'ai les larmes au yeux pour toi.
Reconnais ton Seigneur, le roi des rois!
Heureuse tu seras, car il pansera tes plais.
Assez,assez de sang! Ton sol est rassasié et crie de répit.
Il en a assez à en vomir ses entrailles.
Le sang de Felecité et Perpétue crie comme celui d'Abel.
les paroles d'Augustin retentissent à nos oreilles.
Debout, debout , Algérie pays de merveilles.
Lève -toi et marche , te dit Jésus-Christ ton Seigneur.
Amen
Pour l'Algérie,nous te prions.
Seigneur,nous te confions notre chère patrie l'Algérie.
IL est grand temps que tu interviennes Seigneur et que tu changes les coeurs.
Transforme nos pensées! Donne nous un coeur de chair!
Nous te supplions!
Que la joie et la paix puissent régner dans cette Algérie qui nous est si chère.
Seigneur, envoie tes ouvriers car la moisson grandit de jour en jour.
Dispose nos coeurs et ceux de tous nos frères et soeurs pour te servir.
Rend nous disponibles comme Siméon de Cyrène afin de porter ta croix et te suivre là tu désires nous guider.
Seigneur, fais que nous portions du fruit.
Nous voulons être tes témoins de Lumière!
Que ce peuple soit éclairé et délivré de ce qui l'enchaîne depuis des millénaires.
Amen
Algérie, tu nous es chère, notre coeur est blessé pour toi.
Tu es riche mais tu mendies ton pain.
J'ai les larmes au yeux pour toi.
Reconnais ton Seigneur, le roi des rois!
Heureuse tu seras, car il pansera tes plais.
Assez,assez de sang! Ton sol est rassasié et crie de répit.
Il en a assez à en vomir ses entrailles.
Le sang de Felecité et Perpétue crie comme celui d'Abel.
les paroles d'Augustin retentissent à nos oreilles.
Debout, debout , Algérie pays de merveilles.
Lève -toi et marche , te dit Jésus-Christ ton Seigneur.
Amen
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jean_droit
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Les chrétiens persécutés
Bonjour à tous !
Que Dieu, qui est Père, Fils et Saint Esprit, nous bénisse !
Voilà un thème si récurrent ....
Les Eglises persécutés ...
..............
Arabie Saoudite : Encore quatre chrétiens arrêtés par la police religieuse
Le sort des travailleurs immigrés, chrétiens
ROME, Lundi 19 juin 2006 (ZENIT.org) – Encore quatre chrétiens ont été arrêtés par la police religieuse, la terrible « Muttawa », en Arabie Saoudite, le 9 juin, dénonce l’agence « Compass Direct », reprise par les media catholiques italiens, inquiets pour le sort des travailleurs immigrés, chrétiens, dans le royaume saoudite.
Les quatre chrétiens, d’origine africaine, ont été surpris lors d’une célébration religieuse chez eux, à Jeddah, dans la région de Al-Rowaise, par 10 policiers armés de matraque : deux Ethiopiens et deux Erythréens, qui seraient encore détenus dans la prison pour immigrés à Jeddah.
Au moment de la descente de police, plus de cent fidèles participaient à la célébration, dont certains d’origine philippine.
Les chrétiens ont invité les policiers à s’asseoir et ils ont assisté aux trois heures de la célébration avant d’arrêter les responsables du groupe.
Un chrétien qui a pu parler au téléphone avec les détenus a déclaré qu’ils étaient « bien physiquement et moralement ».
Mais aucune explication n’a été fournie sur la raison de cette descente de police et de cette arrestation, ni sur la façon dont les prisonniers sont traités ou s’ils ont subi des interrogatoires.
Le gouvernement d’Arabie Saoudite interdit la pratique et les manifestations publiques d’une religion autre que l’Islam.
Ces dernières années, à la suite de pressions internationales, la couronne saoudite a permis la pratique d’autres religions, mais uniquement en privé.
Pourtant, la police religieuse continue d’arrêter, d’emprisonner et de torturer ou de discréditer les personnes qui pratiquent d’autres fois religieuses, même de façon strictement privée.
Dans le Royaume d’Arabie, dont la population autochtone est musulmane, il reste interdit de construire des lieux de cultes comme des églises ou des chapelles.
On ne connaît pas exactement le nombre des chrétiens, qui sont presque tous des travailleurs immigrés.
ZF06061902
Que Dieu, qui est Père, Fils et Saint Esprit, nous bénisse !
Voilà un thème si récurrent ....
Les Eglises persécutés ...
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Arabie Saoudite : Encore quatre chrétiens arrêtés par la police religieuse
Le sort des travailleurs immigrés, chrétiens
ROME, Lundi 19 juin 2006 (ZENIT.org) – Encore quatre chrétiens ont été arrêtés par la police religieuse, la terrible « Muttawa », en Arabie Saoudite, le 9 juin, dénonce l’agence « Compass Direct », reprise par les media catholiques italiens, inquiets pour le sort des travailleurs immigrés, chrétiens, dans le royaume saoudite.
Les quatre chrétiens, d’origine africaine, ont été surpris lors d’une célébration religieuse chez eux, à Jeddah, dans la région de Al-Rowaise, par 10 policiers armés de matraque : deux Ethiopiens et deux Erythréens, qui seraient encore détenus dans la prison pour immigrés à Jeddah.
Au moment de la descente de police, plus de cent fidèles participaient à la célébration, dont certains d’origine philippine.
Les chrétiens ont invité les policiers à s’asseoir et ils ont assisté aux trois heures de la célébration avant d’arrêter les responsables du groupe.
Un chrétien qui a pu parler au téléphone avec les détenus a déclaré qu’ils étaient « bien physiquement et moralement ».
Mais aucune explication n’a été fournie sur la raison de cette descente de police et de cette arrestation, ni sur la façon dont les prisonniers sont traités ou s’ils ont subi des interrogatoires.
Le gouvernement d’Arabie Saoudite interdit la pratique et les manifestations publiques d’une religion autre que l’Islam.
Ces dernières années, à la suite de pressions internationales, la couronne saoudite a permis la pratique d’autres religions, mais uniquement en privé.
Pourtant, la police religieuse continue d’arrêter, d’emprisonner et de torturer ou de discréditer les personnes qui pratiquent d’autres fois religieuses, même de façon strictement privée.
Dans le Royaume d’Arabie, dont la population autochtone est musulmane, il reste interdit de construire des lieux de cultes comme des églises ou des chapelles.
On ne connaît pas exactement le nombre des chrétiens, qui sont presque tous des travailleurs immigrés.
ZF06061902
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Pour ne pas les oublier
De Zenit :
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Inde : Agression contre quatre Sœurs de mère Teresa
ROME, Lundi 3 juillet 2006 (ZENIT.org) – Quatre Missionnaires de la Charité, dites de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, ont été agressées en Inde alors qu’elles visitaient des malades dans un hôpital, rapporte AsiaNews. Des visites autorisées par le gouvernement.
Des Hindous fondamentalistes ont en effet agressé, jeudi dernier, dans l’hôpital public de Ruia, dans la cité-sanctuaire de Tirupati, dans l’Etat méridional de l’Andra Pradesh, les quatre religieuses et les ont fait arrêter par la police locale prétendant qu’elles voulaient « convertir les moribonds ».
Environ 50 hommes du Groupe pour la défense de la religion Hindoue, le « Dharma Parirakshana Samithi », ont pénétré de force dans l’hôpital où ils ont bloqué les religieuses et rassemblé une foule nombreuse.
Les agents de la police locale ont alors conduit les religieuses au commissariat.
Selon le président de la conférence épiscopale indienne, Mgr Oswald Gracias, cette attaque est « un fait tragique qui bouleverse la communauté indienne et doit être condamné avec force ».
« C’est encore plus grave, ajoute-t-il, si l’on pense que ces religieuses sont connues dans le monde entier pour leur altruisme et leur dévouement au service des pauvres ».
Mgr Marampudi Joji, archevêque d’Hyderabad, rappelle pour sa part que « les religieuses ont le permis du gouvernement pour ces visites qu’elles accomplissent le dimanche depuis 20 ans ».
Il précise aussi que les sœurs ont été « libérées le soir même », et que « le jour suivant elles ont été accompagnées par leur supérieure au commissariat, pour montrer les documents qui autorisent les visites ».
ZF06070305
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Inde : Agression contre quatre Sœurs de mère Teresa
ROME, Lundi 3 juillet 2006 (ZENIT.org) – Quatre Missionnaires de la Charité, dites de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, ont été agressées en Inde alors qu’elles visitaient des malades dans un hôpital, rapporte AsiaNews. Des visites autorisées par le gouvernement.
Des Hindous fondamentalistes ont en effet agressé, jeudi dernier, dans l’hôpital public de Ruia, dans la cité-sanctuaire de Tirupati, dans l’Etat méridional de l’Andra Pradesh, les quatre religieuses et les ont fait arrêter par la police locale prétendant qu’elles voulaient « convertir les moribonds ».
Environ 50 hommes du Groupe pour la défense de la religion Hindoue, le « Dharma Parirakshana Samithi », ont pénétré de force dans l’hôpital où ils ont bloqué les religieuses et rassemblé une foule nombreuse.
Les agents de la police locale ont alors conduit les religieuses au commissariat.
Selon le président de la conférence épiscopale indienne, Mgr Oswald Gracias, cette attaque est « un fait tragique qui bouleverse la communauté indienne et doit être condamné avec force ».
« C’est encore plus grave, ajoute-t-il, si l’on pense que ces religieuses sont connues dans le monde entier pour leur altruisme et leur dévouement au service des pauvres ».
Mgr Marampudi Joji, archevêque d’Hyderabad, rappelle pour sa part que « les religieuses ont le permis du gouvernement pour ces visites qu’elles accomplissent le dimanche depuis 20 ans ».
Il précise aussi que les sœurs ont été « libérées le soir même », et que « le jour suivant elles ont été accompagnées par leur supérieure au commissariat, pour montrer les documents qui autorisent les visites ».
ZF06070305
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Les Eglises en Turquie
De Zenit :
Mes commentaires :
Dans Le Figaro de ce matin il y a un article sur la situation des églises en Turquie.
Elle n'a jamais été brillante. Le "laïcisme" n'a toujours été qu'une facade en relation avec les églises chrétiennes.
Cela doit faire 50 ans que l'état refuse l'ouverture de séminaires.
Le partriarchat de Constantinople devient une semi ruine .. parait-il.
La montée de l'Islam et de son corrolaire, l'islamisme, est nette.
Comme est nette l'augmentation du sentiment anti chrétien ...
Ne pas oublier ces communautés persécutées d'une façon ou d'una autre.
...............
Un prêtre français agressé en Turquie
Il avait rouvert l’église de don Andrea Santoro assassiné le 5 février
ROME, Dimanche 2 juillet 2006 (ZENIT.org) – Un prêtre français, le père Pierre Brunissen, a été agressé ce dimanche en Turquie par un inconnu immédiatement arrêté par la police, informe l’agence AsiaNews.
Le père Brunissen venait de rouvrir l’église de don Andrea Santoro, prêtre italien assassiné le 5 février dernier alors qu’il priait dans son église de Trabzon.
Selon un fonctionnaire de la police locale, le prêtre français aurait été poignardé dans une rue de Samsun, petite ville balnéaire située à environ 350 kilomètres de Trabzon, toujours selon AsiaNews.
Blessé au côté, le père Brunissen a été hospitalisé mais n’est pas en danger de mort. L’agression s’est produite à environ un kilomètre de l’église dans laquelle le prêtre français exerce son ministère.
L’identité et les conditions de santé du père Brunissen ont été confirmées par le nonce apostolique en Turquie, Mgr Antonio Lucibello, précise AsiaNews.
Le 5 mars dernier, le père Brunissen avait rouvert, par une célébration eucharistique, l’église de S. Marie à Trébisonde, dans laquelle don Andrea Santoro exerçait son ministère.
Le 21 février, le père Brunissen avait été menacé par un groupe de jeunes entrés dans l’église de Samsun – que la police locale avait qualifiés de drogués.
ZF06070206
Mes commentaires :
Dans Le Figaro de ce matin il y a un article sur la situation des églises en Turquie.
Elle n'a jamais été brillante. Le "laïcisme" n'a toujours été qu'une facade en relation avec les églises chrétiennes.
Cela doit faire 50 ans que l'état refuse l'ouverture de séminaires.
Le partriarchat de Constantinople devient une semi ruine .. parait-il.
La montée de l'Islam et de son corrolaire, l'islamisme, est nette.
Comme est nette l'augmentation du sentiment anti chrétien ...
Ne pas oublier ces communautés persécutées d'une façon ou d'una autre.
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Un prêtre français agressé en Turquie
Il avait rouvert l’église de don Andrea Santoro assassiné le 5 février
ROME, Dimanche 2 juillet 2006 (ZENIT.org) – Un prêtre français, le père Pierre Brunissen, a été agressé ce dimanche en Turquie par un inconnu immédiatement arrêté par la police, informe l’agence AsiaNews.
Le père Brunissen venait de rouvrir l’église de don Andrea Santoro, prêtre italien assassiné le 5 février dernier alors qu’il priait dans son église de Trabzon.
Selon un fonctionnaire de la police locale, le prêtre français aurait été poignardé dans une rue de Samsun, petite ville balnéaire située à environ 350 kilomètres de Trabzon, toujours selon AsiaNews.
Blessé au côté, le père Brunissen a été hospitalisé mais n’est pas en danger de mort. L’agression s’est produite à environ un kilomètre de l’église dans laquelle le prêtre français exerce son ministère.
L’identité et les conditions de santé du père Brunissen ont été confirmées par le nonce apostolique en Turquie, Mgr Antonio Lucibello, précise AsiaNews.
Le 5 mars dernier, le père Brunissen avait rouvert, par une célébration eucharistique, l’église de S. Marie à Trébisonde, dans laquelle don Andrea Santoro exerçait son ministère.
Le 21 février, le père Brunissen avait été menacé par un groupe de jeunes entrés dans l’église de Samsun – que la police locale avait qualifiés de drogués.
ZF06070206
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Persécutions en Algérie
Origine : Portes Ouvertes
Remarque : Entre temps les étudiants africains chrétiens ont retrouvé leurs passeports !
..................
Algérie : Etudiants chrétiens bientôt expulsés
mercredi 21 juin 2006
Une trentaine d’étudiants africains ont 10 à 15 jours pour quitter le territoire algérien. Certains se sont déjà vus confisquer leur carte de séjour. Si la raison de l’expulsion n’a pas été précisée, ces jeunes Africains qui effectuent leurs études en Algérie ont tous en commun le fait d’avoir participé à un séminaire chrétien organisé dans un lieu de culte en Kabylie. Lors de ces rencontres, la police était présente.
En février dernier, une loi dite anti-prosélytisme a été adoptée. Depuis, les chrétiens qui ne font pas partie des églises officielles sont particulièrement surveillés par le régime. Cette loi (n° 06/03) a été publiée dans le Journal officiel le 1er mars 2006 et a pour but d’organiser et de réglementer les pratiques religieuses autres que musulmanes. Les églises chrétiennes non officielles ont jusqu’au 1er septembre pour se mettre en règle avec cette nouvelle législation qui prévoit un contrôle très poussé de l’Etat sur tous les rassemblements religieux autre que musulmans.
Voici ce que dit un chrétien algérien : "Si ces étudiants étrangers dont la foi est connue de tous et dont leurs ancêtres ont épousé la chrétienté depuis des générations sont sanctionnés de cette manière que dirions-nous de nos étudiants et même de nos églises à partir du mois de septembre ! Nous qui sommes chrétiens d’arrière plan musulman quel sera notre sort ? Seul Dieu le sait et l’avenir nous le dira. Autre question : dans quelle république vivons-nous ? Il reste encore du chemin.
Priez pour que Dieu touche nos autorités, qu’elles se rendent compte de toutes les carrières qui seront brisées pour tous ces jeunes suite à cette brutale décision ! Priez pour ces étudiants, ils ne savent quoi faire. Vos prières leur seront d’un grand secours."
Portes Ouvertes
Remarque : Entre temps les étudiants africains chrétiens ont retrouvé leurs passeports !
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Algérie : Etudiants chrétiens bientôt expulsés
mercredi 21 juin 2006
Une trentaine d’étudiants africains ont 10 à 15 jours pour quitter le territoire algérien. Certains se sont déjà vus confisquer leur carte de séjour. Si la raison de l’expulsion n’a pas été précisée, ces jeunes Africains qui effectuent leurs études en Algérie ont tous en commun le fait d’avoir participé à un séminaire chrétien organisé dans un lieu de culte en Kabylie. Lors de ces rencontres, la police était présente.
En février dernier, une loi dite anti-prosélytisme a été adoptée. Depuis, les chrétiens qui ne font pas partie des églises officielles sont particulièrement surveillés par le régime. Cette loi (n° 06/03) a été publiée dans le Journal officiel le 1er mars 2006 et a pour but d’organiser et de réglementer les pratiques religieuses autres que musulmanes. Les églises chrétiennes non officielles ont jusqu’au 1er septembre pour se mettre en règle avec cette nouvelle législation qui prévoit un contrôle très poussé de l’Etat sur tous les rassemblements religieux autre que musulmans.
Voici ce que dit un chrétien algérien : "Si ces étudiants étrangers dont la foi est connue de tous et dont leurs ancêtres ont épousé la chrétienté depuis des générations sont sanctionnés de cette manière que dirions-nous de nos étudiants et même de nos églises à partir du mois de septembre ! Nous qui sommes chrétiens d’arrière plan musulman quel sera notre sort ? Seul Dieu le sait et l’avenir nous le dira. Autre question : dans quelle république vivons-nous ? Il reste encore du chemin.
Priez pour que Dieu touche nos autorités, qu’elles se rendent compte de toutes les carrières qui seront brisées pour tous ces jeunes suite à cette brutale décision ! Priez pour ces étudiants, ils ne savent quoi faire. Vos prières leur seront d’un grand secours."
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De Zenit
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En Turquie, pas de vrai Etat laïc qui garantisse la liberté religieuse (card. Kasper)
Une liberté caractéristique de l’Europe
ROME, Mardi 4 juillet 2006 (ZENIT.org) – En Turquie il manque un « vrai Etat laïc qui garantisse la liberté religieuse » fondamentale et typique de l’Europe, estime le cardinal Kasper pour qui la Turquie n’est donc pas « mûre » pour l’entrée dans l’Union européenne.
Le cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, réagit, dans les colonnes du « Corriere della Sera » (http://www.corriere.it) de ce mardi, à l’agression d’un prêtre catholique français.
La Turquie a entamé le 12 juin la phase concrète des négociations en vue de l’adhésion à l'Union européenne.
Or, un prêtre français, le P. Pierre Brunissen, a été frappé dimanche dernier à l’arme blanche dans une rue de Samsun.
En février, un prêtre italien, don Andrea Santoro, a été abattu alors qu’il priait dans son église, à Trabzon sur la mer Noire.
Cinq jours après, un prêtre catholique slovène en poste à Izmir, dans l’Ouest du pays, a rapporté avoir été agressé par un groupe de jeunes en l'église Sainte-Hélène.
« Je pense que ces actes ne sont possibles que dans un contexte de soupçon, de xénophobie. Ce n'est pas seulement le problème de celui qui commet l'acte. A Istanbul aussi grandit le fondamentalisme islamique, (appelé) le « patriotisme » : un climat hostile aux étrangers est en train de se créer », affirme le cardinal Kasper.
Aussi le cardinal Kasper estime-t-il prématuré d’envisager l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne : « A dire vrai, je ne crois pas qu’une intégration de la Turquie à l’Union européenne soit possible pour le moment. Ce qui manque encore c’est un vrai Etat laïc, qui garantisse la liberté religieuse. Et du reste il faut du temps : un climat aussi hostile requiert un long processus de purification de la mémoire ».
Et d’expliquer : « Chaque peuple peut avoir une mémoire particulière de ce que les autres lui ont fait. Ainsi la question de l’éducation est centrale : pour regarder le présent avec des yeux neufs. C’est difficile mais pas impossible. C’est une responsabilité de la politique, des écoles, des familles. Dans les universités il y tant de jeunes qui s’intéressent à la recherche de Dieu : on peut s’occuper d’eux non pas avec l’intention de les faire devenir catholiques, mais de les rendre respectueux de l’autre, et même meilleurs comme musulmans ».
A propos de la liberté religieuse, le cardinal précise : « L’Europe est une unité culturelle, et nous parlons de quelque chose d’essentiel d’un fondement de la culture européenne : sans liberté de religion, il y aura toujours des affrontement et des agressions ».
Il ajoute à propos du sommet des religions auquel il participe à Moscou à l’invitation du patriarche Alexis II : « Nous sommes ici pour dire que la violence au nom de Dieu est une insulte à Dieu et à toute religion véritable ».
Le cardinal allemand rappelle par exemple qu’en Turquie « l’Eglise n’a pas même le droit d’avoir des propriétés. Il y a une certaine tolérance, mais pas de liberté authentique. L’Etat administre la religion, et cela ne va pas. La Turquie doit changer beaucoup de choses et ce n’est pas seulement une question de lois mais de mentalité, et la mentalité ne change pas d’un jour à l’autre. Ce sont de longs processus, ce n’est pas comme appuyer sur un bouton ».
« Je crois, ajoute-t-il que le gouvernement et les militaires ont intérêt à maintenir un Etat plus ou moins sécularisé. On peut avoir avec la Turquie une relation spéciale, certainement. Mais la situation ne me paraît pas encore mûre. Le pays doit se préparer à la culture européenne ».
Benoît XVI devrait se rendre en Turquie, fin novembre, dans le cadre de la fête de Saint-André, frère de saint Pierre, et saint patron de l’Eglise de Constantinople, à l’invitation des autorités turques, du patriarcat œcuménique, et de la communauté catholique du pays.
Le cardinal Kasper précise à ce sujet : « Au Vatican, nous sommes en train de préparer une analyse de la situation, pour voir ce que l’on peut faire, concrètement ».
ZF06070403
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En Turquie, pas de vrai Etat laïc qui garantisse la liberté religieuse (card. Kasper)
Une liberté caractéristique de l’Europe
ROME, Mardi 4 juillet 2006 (ZENIT.org) – En Turquie il manque un « vrai Etat laïc qui garantisse la liberté religieuse » fondamentale et typique de l’Europe, estime le cardinal Kasper pour qui la Turquie n’est donc pas « mûre » pour l’entrée dans l’Union européenne.
Le cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, réagit, dans les colonnes du « Corriere della Sera » (http://www.corriere.it) de ce mardi, à l’agression d’un prêtre catholique français.
La Turquie a entamé le 12 juin la phase concrète des négociations en vue de l’adhésion à l'Union européenne.
Or, un prêtre français, le P. Pierre Brunissen, a été frappé dimanche dernier à l’arme blanche dans une rue de Samsun.
En février, un prêtre italien, don Andrea Santoro, a été abattu alors qu’il priait dans son église, à Trabzon sur la mer Noire.
Cinq jours après, un prêtre catholique slovène en poste à Izmir, dans l’Ouest du pays, a rapporté avoir été agressé par un groupe de jeunes en l'église Sainte-Hélène.
« Je pense que ces actes ne sont possibles que dans un contexte de soupçon, de xénophobie. Ce n'est pas seulement le problème de celui qui commet l'acte. A Istanbul aussi grandit le fondamentalisme islamique, (appelé) le « patriotisme » : un climat hostile aux étrangers est en train de se créer », affirme le cardinal Kasper.
Aussi le cardinal Kasper estime-t-il prématuré d’envisager l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne : « A dire vrai, je ne crois pas qu’une intégration de la Turquie à l’Union européenne soit possible pour le moment. Ce qui manque encore c’est un vrai Etat laïc, qui garantisse la liberté religieuse. Et du reste il faut du temps : un climat aussi hostile requiert un long processus de purification de la mémoire ».
Et d’expliquer : « Chaque peuple peut avoir une mémoire particulière de ce que les autres lui ont fait. Ainsi la question de l’éducation est centrale : pour regarder le présent avec des yeux neufs. C’est difficile mais pas impossible. C’est une responsabilité de la politique, des écoles, des familles. Dans les universités il y tant de jeunes qui s’intéressent à la recherche de Dieu : on peut s’occuper d’eux non pas avec l’intention de les faire devenir catholiques, mais de les rendre respectueux de l’autre, et même meilleurs comme musulmans ».
A propos de la liberté religieuse, le cardinal précise : « L’Europe est une unité culturelle, et nous parlons de quelque chose d’essentiel d’un fondement de la culture européenne : sans liberté de religion, il y aura toujours des affrontement et des agressions ».
Il ajoute à propos du sommet des religions auquel il participe à Moscou à l’invitation du patriarche Alexis II : « Nous sommes ici pour dire que la violence au nom de Dieu est une insulte à Dieu et à toute religion véritable ».
Le cardinal allemand rappelle par exemple qu’en Turquie « l’Eglise n’a pas même le droit d’avoir des propriétés. Il y a une certaine tolérance, mais pas de liberté authentique. L’Etat administre la religion, et cela ne va pas. La Turquie doit changer beaucoup de choses et ce n’est pas seulement une question de lois mais de mentalité, et la mentalité ne change pas d’un jour à l’autre. Ce sont de longs processus, ce n’est pas comme appuyer sur un bouton ».
« Je crois, ajoute-t-il que le gouvernement et les militaires ont intérêt à maintenir un Etat plus ou moins sécularisé. On peut avoir avec la Turquie une relation spéciale, certainement. Mais la situation ne me paraît pas encore mûre. Le pays doit se préparer à la culture européenne ».
Benoît XVI devrait se rendre en Turquie, fin novembre, dans le cadre de la fête de Saint-André, frère de saint Pierre, et saint patron de l’Eglise de Constantinople, à l’invitation des autorités turques, du patriarcat œcuménique, et de la communauté catholique du pays.
Le cardinal Kasper précise à ce sujet : « Au Vatican, nous sommes en train de préparer une analyse de la situation, pour voir ce que l’on peut faire, concrètement ».
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Indonésie: la tension monte avant l'exécution de trois catholiques
Par Arvin FIKRIANSYAH
PALU (AFP) - L'Indonésie s'apprête à exécuter trois catholiques à la culpabilité très douteuse, sur fond de tensions opposant les communautés musulmane et chrétienne dans différentes régions de l'archipel.
Ces trois condamnés à la peine capitale croupissent depuis des années dans un pénitencier du centre de l'île de Célèbes, où les affrontements entre chrétiens et musulmans ont coûté la vie à un millier de personnes en 2000 et en 2001.
Malgré un accord de paix, la tension n'est jamais complètement retombée dans cette région. Les autorités redoutent de nouvelles violences lorsque seront exécutés Fabianus Tibo, Dominggus da Silva et Marinus Riwu, pour qui Benoît XVI a demandé en vain "un geste de clémence".
Environ 4.000 policiers seront déployés jeudi pour l'exécution controversée des trois catholiques accusés d'être impliqués dans des tueries de musulmans en 2000. "Tous les fonctionnaires de la police sont en alerte et s'il se produit des actes non souhaités ou des actes tendant à l'anarchie, la police n'hésitera pas à prendre des mesures répressives", a mis en garde le commissaire Badroddin Haiti, chef de la police de la province de Sulawesi (Célèbes) Centre. "L'exécution aura lieu jeudi", a confirmé mardi Paulus Purwoko, porte-parole de la police nationale, sans en préciser le lieu ni l'heure.
Un gardien de la prison de Petobo, où sont détenus les trois hommes, a indiqué sous couvert de l'anonymat qu'ils avaient été placés en cellule d'isolement après la visite lundi du procureur général de la province.
Tibo, da Silva et Riwu, trois paysans pauvres, nient catégoriquement avoir dirigé une milice près de la ville de Poso. Des experts et ONG indépendants doutent que les condamnés aient été les cerveaux de massacres, allant jusqu'à parler de boucs-émissaires. Certains affirment même qu'ils sont innocents. Amnesty International a dit "craindre que ces trois hommes n'aient pas bénéficié d'un procès équitable" en 2001.
Le fils de Fabianus Tibo, accompagné d'un prêtre et de Roy Rening, l'avocat des trois hommes, a effectué mardi une visite à la prison. "Tibo et ses amis continuent de s'insurger contre leurs exécutions car ils n'ont pas perpétré les violences de Poso", a une nouvelle fois répété l'avocat.
Il a ajouté que les trois hommes avaient déjà exprimé leurs dernières volontés. Ils ont notamment demandé à ce que leur messe d'enterrement se déroule à l'église Sainte-Marie de Palu et que l'office soit célébré par un prêtre qui a longtemps vécu dans leur village. Fabianus Tibo a exigé de ne bénéficier d'aucune assistance du gouvernement après sa mort, que ce soit pour vêtir son corps ou l'inhumer.
Une partie des intellectuels et des médias indonésiens, le clergé, l'Union européenne et même des responsables musulmans ont demandé un sursis pour les "trois de Poso", mais sans succès. Ces exécutions programmées que les musulmans extrémistes considèrent comme une question de principe ont divisé les chrétiens et les musulmans indonésiens.
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono fait à cet égard face à une opinion publique à 90% musulmane, très en faveur de la peine de mort, tandis que les chrétiens ne représentent que 5% des Indonésiens.
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Indonésie: la tension monte avant l'exécution de trois catholiques
Par Arvin FIKRIANSYAH
PALU (AFP) - L'Indonésie s'apprête à exécuter trois catholiques à la culpabilité très douteuse, sur fond de tensions opposant les communautés musulmane et chrétienne dans différentes régions de l'archipel.
Ces trois condamnés à la peine capitale croupissent depuis des années dans un pénitencier du centre de l'île de Célèbes, où les affrontements entre chrétiens et musulmans ont coûté la vie à un millier de personnes en 2000 et en 2001.
Malgré un accord de paix, la tension n'est jamais complètement retombée dans cette région. Les autorités redoutent de nouvelles violences lorsque seront exécutés Fabianus Tibo, Dominggus da Silva et Marinus Riwu, pour qui Benoît XVI a demandé en vain "un geste de clémence".
Environ 4.000 policiers seront déployés jeudi pour l'exécution controversée des trois catholiques accusés d'être impliqués dans des tueries de musulmans en 2000. "Tous les fonctionnaires de la police sont en alerte et s'il se produit des actes non souhaités ou des actes tendant à l'anarchie, la police n'hésitera pas à prendre des mesures répressives", a mis en garde le commissaire Badroddin Haiti, chef de la police de la province de Sulawesi (Célèbes) Centre. "L'exécution aura lieu jeudi", a confirmé mardi Paulus Purwoko, porte-parole de la police nationale, sans en préciser le lieu ni l'heure.
Un gardien de la prison de Petobo, où sont détenus les trois hommes, a indiqué sous couvert de l'anonymat qu'ils avaient été placés en cellule d'isolement après la visite lundi du procureur général de la province.
Tibo, da Silva et Riwu, trois paysans pauvres, nient catégoriquement avoir dirigé une milice près de la ville de Poso. Des experts et ONG indépendants doutent que les condamnés aient été les cerveaux de massacres, allant jusqu'à parler de boucs-émissaires. Certains affirment même qu'ils sont innocents. Amnesty International a dit "craindre que ces trois hommes n'aient pas bénéficié d'un procès équitable" en 2001.
Le fils de Fabianus Tibo, accompagné d'un prêtre et de Roy Rening, l'avocat des trois hommes, a effectué mardi une visite à la prison. "Tibo et ses amis continuent de s'insurger contre leurs exécutions car ils n'ont pas perpétré les violences de Poso", a une nouvelle fois répété l'avocat.
Il a ajouté que les trois hommes avaient déjà exprimé leurs dernières volontés. Ils ont notamment demandé à ce que leur messe d'enterrement se déroule à l'église Sainte-Marie de Palu et que l'office soit célébré par un prêtre qui a longtemps vécu dans leur village. Fabianus Tibo a exigé de ne bénéficier d'aucune assistance du gouvernement après sa mort, que ce soit pour vêtir son corps ou l'inhumer.
Une partie des intellectuels et des médias indonésiens, le clergé, l'Union européenne et même des responsables musulmans ont demandé un sursis pour les "trois de Poso", mais sans succès. Ces exécutions programmées que les musulmans extrémistes considèrent comme une question de principe ont divisé les chrétiens et les musulmans indonésiens.
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono fait à cet égard face à une opinion publique à 90% musulmane, très en faveur de la peine de mort, tandis que les chrétiens ne représentent que 5% des Indonésiens.
Ave Maria
bonjour à tous,
Ce qui suit a peu à voir en gravité directe avec ce qui précède. Mais, depuis le Canada-Québec où je me trouve, voici un fait dont la lecture est lourde de signification dans une région qui fut l'une des plus catholiques au monde, le Québec, là aussi décathocisé en profondeur. La protestantisation rempante des esprits par çi, la laïcisation progressive des esprits par là, ont des symptômes et des stigmates lamentables, en voici:
Le dimanche 24 sept 2006
LAVAL
Fini la prière au Conseil municipal
Raymond Gervais
Le Tribunal des droits de la personne vient d’ordonner à la Ville de Laval de cesser d’ouvrir les séances du conseil municipal par la récitation d’une prière.
La Cour donne ainsi raison à une résidante de Laval, Mme Danielle Payette, qui, il y a cinq ans, avait porté plainte auprès de la Commission des droits de la personne avec l’appui du Mouvement laïque québécois, estimant que la prière portait atteinte à sa liberté de religion et de conscience, garantie par la Charte des droits et libertés de la personne.
La présidente du Tribunal reconnaît que cette tradition, vieille de 41 ans, porte atteinte au droit et à la reconnaissance de la liberté de religion et de conscience de la citoyenne de Laval.
« Je ne pense pas que la prière avait sa place à l’hôtel de ville, parce qu’on respectait seulement les croyances des gens qui ont la foi, avait déclaré vendredi Mme Payette à Radio-Canada. Ceux qui sont athées n’étaient pas respectés là-dedans. »
Jean-Claude Beaudry, directeur des communications à la Ville de Laval, a indiqué hier à La Presse que le conseil municipal n’avait pas encore pris connaissance de la décision du Tribunal et qu’il n’était pas question de commenter pour le moment.
« Nous allons prendre le temps de le lire, de l’analyser et de voir où on se situe par rapport au jugement. On va ensuite se pencher sur le document avec nos procureurs et regarder le dossier au complet. Ce n’est qu’après que la Ville prendra une décision », a précisé M. Beaudry.
Une tradition désuète
Depuis 1965, chaque assemblée du conseil de la Ville de Laval était précédée d’une courte prière : « Daignez, Seigneur, nous vous en supplions, nous accorder votre grâce et les lumières nécessaires pour la conduite de notre assemblée et la bonne administration de notre ville. »
En 2004, la Commission des droits de la personne avait recommandé à la Ville de mettre un terme à la tradition, estimant que la demande de la plaignante était justifiée. La Ville avait refusé de se soumettre et la cause avait été portée devant le Tribunal.
transmis par Renaud
bonjour à tous,
Ce qui suit a peu à voir en gravité directe avec ce qui précède. Mais, depuis le Canada-Québec où je me trouve, voici un fait dont la lecture est lourde de signification dans une région qui fut l'une des plus catholiques au monde, le Québec, là aussi décathocisé en profondeur. La protestantisation rempante des esprits par çi, la laïcisation progressive des esprits par là, ont des symptômes et des stigmates lamentables, en voici:
Le dimanche 24 sept 2006
LAVAL
Fini la prière au Conseil municipal
Raymond Gervais
Le Tribunal des droits de la personne vient d’ordonner à la Ville de Laval de cesser d’ouvrir les séances du conseil municipal par la récitation d’une prière.
La Cour donne ainsi raison à une résidante de Laval, Mme Danielle Payette, qui, il y a cinq ans, avait porté plainte auprès de la Commission des droits de la personne avec l’appui du Mouvement laïque québécois, estimant que la prière portait atteinte à sa liberté de religion et de conscience, garantie par la Charte des droits et libertés de la personne.
La présidente du Tribunal reconnaît que cette tradition, vieille de 41 ans, porte atteinte au droit et à la reconnaissance de la liberté de religion et de conscience de la citoyenne de Laval.
« Je ne pense pas que la prière avait sa place à l’hôtel de ville, parce qu’on respectait seulement les croyances des gens qui ont la foi, avait déclaré vendredi Mme Payette à Radio-Canada. Ceux qui sont athées n’étaient pas respectés là-dedans. »
Jean-Claude Beaudry, directeur des communications à la Ville de Laval, a indiqué hier à La Presse que le conseil municipal n’avait pas encore pris connaissance de la décision du Tribunal et qu’il n’était pas question de commenter pour le moment.
« Nous allons prendre le temps de le lire, de l’analyser et de voir où on se situe par rapport au jugement. On va ensuite se pencher sur le document avec nos procureurs et regarder le dossier au complet. Ce n’est qu’après que la Ville prendra une décision », a précisé M. Beaudry.
Une tradition désuète
Depuis 1965, chaque assemblée du conseil de la Ville de Laval était précédée d’une courte prière : « Daignez, Seigneur, nous vous en supplions, nous accorder votre grâce et les lumières nécessaires pour la conduite de notre assemblée et la bonne administration de notre ville. »
En 2004, la Commission des droits de la personne avait recommandé à la Ville de mettre un terme à la tradition, estimant que la demande de la plaignante était justifiée. La Ville avait refusé de se soumettre et la cause avait été portée devant le Tribunal.
transmis par Renaud
« Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes »
« Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes »
Entretien avec l'auteur, Thomas Grimaux
ROME, Dimanche 2 décembre 2007 – Le XXe siècle a fait plus de martyrs chrétiens que les dix-neuf siècles précédents. Mais le XXIe siècle a déjà moissonné ses victimes. Thomas Grimaux signe « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes », paru en France le 22 novembre (éd. Favre), au moment où le Parlement européen vient d’adopter une résolution sur « de graves événements compromettant l'existence de communautés chrétiennes » devant « la multiplication d'épisodes d'intolérance et de répression vis-à-vis des communautés chrétiennes ».
Thomas Grimaux, 40 ans, a voyagé pendant de nombreuses années dans des pays en guerre ou en persécution : il parle en homme de terrain, de faits concrets, réels. Mais il a aussi scruté la logique interne et les filiations de différents textes « antichrétiens ». Pourtant, c’est en homme de dialogue et dans un esprit évangélique qu’il écrit, comme il l’explique dans ces pages.
Zenit - Chaque année l'agence vaticane Fides publie la liste des missionnaires morts pour leur foi dans différents pays, que signifie cette mémoire chrétienne des « martyrs » d'aujourd'hui ? C'est souvent mal compris...
Th. Grimaux - Heureusement qu’il y a ! ce travail de Fides. Mais elle ne comprend que les évêques, prêtres, religieuses et laïcs engagés morts pour la foi. Pourtant, lors du Grand Jubilé de l’An 2000, le regretté Jean-Paul II a bien insisté – et il a donné une nouvelle impulsion à cette partie de la théologique – sur le fait que le « martyr » n’est pas seulement celui qui est assassiné. Aujourd’hui, en faire mémoire (comme les martyrs espagnols que Benoît XVI vient de béatifier) n’est pas source de division, n’est pas source de vengeance. Mais, au contraire, c’est un rappel, un vaccin obligatoire pour les chrétiens : la Résurrection passe par la Croix. Et la Croix, c’est aussi de prier pour les bourreaux car « ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Zenit - Votre livre donne des frissons! ... Est-ce qu'il ne risque pas d'avoir un effet négatif, à savoir de « casser » le travail des diplomates qui ont souvent réussi à construire des ponts , ou celui des catholiques engagés dans le dialogue interreligieux? Au lendemain du discours de Ratisbonne, on a vu combien les forces de dialogue déjà en place depuis longtemps sont efficaces pour désarmer la violence...
Th. Grimaux - Je crois, sincèrement, que c’est tout le contraire. De la même manière que le dialogue interreligieux ne consiste pas à taire notre foi, le travail des diplomates ou des catholiques engagés s’appuie sur le réel. Or, comme le disent sans cesse les évêques du Soudan, pour ne prendre que cet exemple, il n’y aura pas de paix profonde sans justice. C’est-à-dire sans vérité. Et cette vérité est ! que les persécutions existent. Ces évêques, à l’instar de tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés, ont ce devoir de mémoire. Non pour ne faire une bannière de combat mais bien avoir à l’esprit que des hommes et des femmes, habités par la grâce, souffrent quotidiennement de leur fidélité à Jésus.
Occulter ces persécutions reviendrait à refuser de faire son « travail de deuil ». En parler, dans des termes objectifs et non passionnels, au contraire, permet de dire les choses en face et si l’interlocuteur refuse d’en entendre parler, le dialogue est forcément très limité… Enfin, le Pape, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les religieuses, les laïcs engagés que j’ai pu lire ou avec lesquels j’ai parlé, ont cette simplicité de ! dire les choses telles qu’elles sont. Ils n’en restent pas moins au service de l’Homme. Ils n’en restent pas moins prêts à mourir pour ce dialogue. Mais, encore une fois, un dialogue qui refuse d’entendre cette vérité est un dialogue de sourd.
Zenit - Thomas Grimaux, vous n’êtes pas inconnu des lecteurs de Zenit : vous nous avez déjà parlé de ce sujet grave…
Th. Grimaux - En effet, vous m’aviez déjà interviewé l’année dernière à propos de mon Rapport sur les persécutions antichrétiennes dans le monde (publié par l’Aide à l’Eglise en Détresse). Ce sujet me tient à cœur pour deux raisons principales. D’abord, comme le dit le cardinal Jorge Bergoglio, président de la conférence des évêques d’Arge! ntine, lors du discours inaugural de la 93e assemblée plénière, en avril 2007, « L’Eglise a été, est et sera persécutée […] tant qu’elle annoncera la Foi ». Mais si l’Eglise est persécutée, ce n’est pas une raison pour ne pas en parler. Ensuite, parce que j’ai effectué de nombreux voyages dans des communautés catholiques persécutées. J’ai donc un devoir de mémoire à réaliser.
Zenit - N’aviez-vous pas tout dit dans votre précédent ouvrage ?
Th. Grimaux - Il semble que non, puisque l’un des grands éditeurs européens m’a demandé ce livre. Celui-ci diffère en ce sens qu’il est beaucoup plus « abouti ». Il n’est pas un « rapport » quasi institutionnel o&! ugrave; j’avais privilégié les faits bruts, pays par pays. Le Livre Noir des nouvelles persécutions antichrétiennes veut surtout montrer l’ampleur de ces nouvelles persécutions.
Zenit - En quoi sont-elles « nouvelles » ?
Th. Grimaux - Si les premiers siècles de notre ère ont été justement nommés le « Temps des Martyrs », tant Néron que d’autres ont attaqué les disciples de Jésus, n’hésitant pas à les calomnier pour les faire brûler ; aujourd’hui, l’observateur impartial est contraint de constater une époque de nouvelles persécutions. Elles diffèrent par leur ampleur : ampleur des chiffres, ampleur géographique, ampleur des moyens utilisés.
Quand, dans les premiers siècles, on comptait quelques m! illiers ou dizaines de milliers de chrétiens persécutés ; aujourd’hui, il faut les chiffrer en dizaines ou centaines de millions. Quand, dans les premiers siècles, les agressions étaient limitées à quelques pays ; aujourd’hui, pas un continent n’est à l’abri des attentats contre « les croisés ». Quand, dans les premiers siècles, on se « limitait » à crucifier, à pendre ou à jeter aux lions ; aujourd’hui, on utilise les moyens « sophistiqués » de la manipulation individuelle et de la manipulation de masse, et cela dans tous les domaines de la vie (judiciaire, économique, médiatique, politique, militaire…).
Mais surtout, il y a une autre nouveauté. Avant, c’est Néron – craignant pour son pouvoir terrestre - qui persécute. Aujourd’hui, la persécution n’est plus l’œuvre d’un dictateur fou, mais trouve son origine dans une pensée structurée : on persécute parce qu’on le veut, parce que c’est un but, politique ou religieux. On persécute au nom d’un Etat, d’une doctrine, d’une « religion ». Dès lors, la persécution devient institutionnelle.
Zenit - Vous décrivez les trois sources de ces nouvelles persécutions.
Th. Grimaux - J’en vois trois principales en effet : les fondamentalismes hindouiste ou bouddhiste (que nous traitons ensemble en raison de certaines similitudes) ; le communisme ; l’islamisme (que je distingue de l’Islam).
Zenit - Vous parlez des « fondamentalismes hindouiste et bouddhiste ». Pourquoi les associez-vous et n’allez-vous pas à contre-courant de leur présentation, en Occident, comme philosophies particulièrement « tolérantes » ?
Th. Grimaux - Elles ont plusieurs points communs. Outre l’ère géographique (Inde et Sri Lanka), ces deux fondamentalismes entendent restaurer l’hindouisme pour les uns, le bouddhisme pour les autres, dans leur « pureté originelle » et, dès lors, veulent chasser de « leurs » terres les chrétiens. Ces derniers étant considérés comme des ennemis irréductibles. En ce qui concerne la vision idyllique donnée par les cartes postales, soyons conscients de la réalité que vivent les chrétiens en Inde, au Sri Lanka, au Népal, en Mongolie, au Myanmar (Birmanie) : les fondamentalismes bouddhistes et hindouistes veulent éradiquer le christianisme. Tant aux plans législatif et politique qu’économique, les chrétiens sont discriminés. Discriminés, quand ils ne sont pas tout simplement attaqués et agressés.
Précisons, bien sûr, que tous les Hindous ne sont pas des persécuteurs mais qu’une partie extrémiste d’entre eux chassent les chrétiens. Or, dans certains Etats, cette minorité extrémiste devient parfois majorité élue. Dès lors, des partis politiques comme le BJP votent un arsenal juridique dans le but de restreindre la liberté d’action des croyants non hindous en général et des chrétiens en particulier. Cette situation est particulièrement préoccupante dans quatre Etats (Arunachal Pradesh, Orissa, Madhya Pradesh, et Chhattisgarh). Ailleurs, quand les extrémistes n’ont pas le pouvoi! r local, ils agissent en groupe de pression – de manière violente ou non. Partout, ils professent l’Hindutva, une théorie nationaliste.
Dans ce livre, fruit d’un long travail, je donne des exemples constitutionnels, scolaires, de la vie quotidienne… Tous montrent bien la volonté délibérée de blesser, de calomnier ou d’empêcher la propagation du christianisme, comme cela se voit avec les lois anti-conversions et la « double peine » infligée aux dalits chrétiens qui, s’ils se convertissent au catholicisme, perdront tous leurs avantages sociaux et économiques. En revanche, un dalit chrétien peut se convertir à l’hindouisme !
(à suivre)
Pour une commande depuis la France métropolitaine d'un exemplaire dédicacé par l'auteur, s’adresser à « Cu! lture de Vie » - 8, rue de la Motte - 53150 Saint Christophe du Luat (+ chèque de 16 euros + 4 euros de port). Ou renseignements à : persecutions.antichretiennes@club-internet.fr (160 pages - ISBN 13 : 978-2-8289-0984-0)
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Entretien avec l'auteur, Thomas Grimaux
ROME, Dimanche 2 décembre 2007 – Le XXe siècle a fait plus de martyrs chrétiens que les dix-neuf siècles précédents. Mais le XXIe siècle a déjà moissonné ses victimes. Thomas Grimaux signe « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes », paru en France le 22 novembre (éd. Favre), au moment où le Parlement européen vient d’adopter une résolution sur « de graves événements compromettant l'existence de communautés chrétiennes » devant « la multiplication d'épisodes d'intolérance et de répression vis-à-vis des communautés chrétiennes ».
Thomas Grimaux, 40 ans, a voyagé pendant de nombreuses années dans des pays en guerre ou en persécution : il parle en homme de terrain, de faits concrets, réels. Mais il a aussi scruté la logique interne et les filiations de différents textes « antichrétiens ». Pourtant, c’est en homme de dialogue et dans un esprit évangélique qu’il écrit, comme il l’explique dans ces pages.
Zenit - Chaque année l'agence vaticane Fides publie la liste des missionnaires morts pour leur foi dans différents pays, que signifie cette mémoire chrétienne des « martyrs » d'aujourd'hui ? C'est souvent mal compris...
Th. Grimaux - Heureusement qu’il y a ! ce travail de Fides. Mais elle ne comprend que les évêques, prêtres, religieuses et laïcs engagés morts pour la foi. Pourtant, lors du Grand Jubilé de l’An 2000, le regretté Jean-Paul II a bien insisté – et il a donné une nouvelle impulsion à cette partie de la théologique – sur le fait que le « martyr » n’est pas seulement celui qui est assassiné. Aujourd’hui, en faire mémoire (comme les martyrs espagnols que Benoît XVI vient de béatifier) n’est pas source de division, n’est pas source de vengeance. Mais, au contraire, c’est un rappel, un vaccin obligatoire pour les chrétiens : la Résurrection passe par la Croix. Et la Croix, c’est aussi de prier pour les bourreaux car « ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Zenit - Votre livre donne des frissons! ... Est-ce qu'il ne risque pas d'avoir un effet négatif, à savoir de « casser » le travail des diplomates qui ont souvent réussi à construire des ponts , ou celui des catholiques engagés dans le dialogue interreligieux? Au lendemain du discours de Ratisbonne, on a vu combien les forces de dialogue déjà en place depuis longtemps sont efficaces pour désarmer la violence...
Th. Grimaux - Je crois, sincèrement, que c’est tout le contraire. De la même manière que le dialogue interreligieux ne consiste pas à taire notre foi, le travail des diplomates ou des catholiques engagés s’appuie sur le réel. Or, comme le disent sans cesse les évêques du Soudan, pour ne prendre que cet exemple, il n’y aura pas de paix profonde sans justice. C’est-à-dire sans vérité. Et cette vérité est ! que les persécutions existent. Ces évêques, à l’instar de tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés, ont ce devoir de mémoire. Non pour ne faire une bannière de combat mais bien avoir à l’esprit que des hommes et des femmes, habités par la grâce, souffrent quotidiennement de leur fidélité à Jésus.
Occulter ces persécutions reviendrait à refuser de faire son « travail de deuil ». En parler, dans des termes objectifs et non passionnels, au contraire, permet de dire les choses en face et si l’interlocuteur refuse d’en entendre parler, le dialogue est forcément très limité… Enfin, le Pape, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les religieuses, les laïcs engagés que j’ai pu lire ou avec lesquels j’ai parlé, ont cette simplicité de ! dire les choses telles qu’elles sont. Ils n’en restent pas moins au service de l’Homme. Ils n’en restent pas moins prêts à mourir pour ce dialogue. Mais, encore une fois, un dialogue qui refuse d’entendre cette vérité est un dialogue de sourd.
Zenit - Thomas Grimaux, vous n’êtes pas inconnu des lecteurs de Zenit : vous nous avez déjà parlé de ce sujet grave…
Th. Grimaux - En effet, vous m’aviez déjà interviewé l’année dernière à propos de mon Rapport sur les persécutions antichrétiennes dans le monde (publié par l’Aide à l’Eglise en Détresse). Ce sujet me tient à cœur pour deux raisons principales. D’abord, comme le dit le cardinal Jorge Bergoglio, président de la conférence des évêques d’Arge! ntine, lors du discours inaugural de la 93e assemblée plénière, en avril 2007, « L’Eglise a été, est et sera persécutée […] tant qu’elle annoncera la Foi ». Mais si l’Eglise est persécutée, ce n’est pas une raison pour ne pas en parler. Ensuite, parce que j’ai effectué de nombreux voyages dans des communautés catholiques persécutées. J’ai donc un devoir de mémoire à réaliser.
Zenit - N’aviez-vous pas tout dit dans votre précédent ouvrage ?
Th. Grimaux - Il semble que non, puisque l’un des grands éditeurs européens m’a demandé ce livre. Celui-ci diffère en ce sens qu’il est beaucoup plus « abouti ». Il n’est pas un « rapport » quasi institutionnel o&! ugrave; j’avais privilégié les faits bruts, pays par pays. Le Livre Noir des nouvelles persécutions antichrétiennes veut surtout montrer l’ampleur de ces nouvelles persécutions.
Zenit - En quoi sont-elles « nouvelles » ?
Th. Grimaux - Si les premiers siècles de notre ère ont été justement nommés le « Temps des Martyrs », tant Néron que d’autres ont attaqué les disciples de Jésus, n’hésitant pas à les calomnier pour les faire brûler ; aujourd’hui, l’observateur impartial est contraint de constater une époque de nouvelles persécutions. Elles diffèrent par leur ampleur : ampleur des chiffres, ampleur géographique, ampleur des moyens utilisés.
Quand, dans les premiers siècles, on comptait quelques m! illiers ou dizaines de milliers de chrétiens persécutés ; aujourd’hui, il faut les chiffrer en dizaines ou centaines de millions. Quand, dans les premiers siècles, les agressions étaient limitées à quelques pays ; aujourd’hui, pas un continent n’est à l’abri des attentats contre « les croisés ». Quand, dans les premiers siècles, on se « limitait » à crucifier, à pendre ou à jeter aux lions ; aujourd’hui, on utilise les moyens « sophistiqués » de la manipulation individuelle et de la manipulation de masse, et cela dans tous les domaines de la vie (judiciaire, économique, médiatique, politique, militaire…).
Mais surtout, il y a une autre nouveauté. Avant, c’est Néron – craignant pour son pouvoir terrestre - qui persécute. Aujourd’hui, la persécution n’est plus l’œuvre d’un dictateur fou, mais trouve son origine dans une pensée structurée : on persécute parce qu’on le veut, parce que c’est un but, politique ou religieux. On persécute au nom d’un Etat, d’une doctrine, d’une « religion ». Dès lors, la persécution devient institutionnelle.
Zenit - Vous décrivez les trois sources de ces nouvelles persécutions.
Th. Grimaux - J’en vois trois principales en effet : les fondamentalismes hindouiste ou bouddhiste (que nous traitons ensemble en raison de certaines similitudes) ; le communisme ; l’islamisme (que je distingue de l’Islam).
Zenit - Vous parlez des « fondamentalismes hindouiste et bouddhiste ». Pourquoi les associez-vous et n’allez-vous pas à contre-courant de leur présentation, en Occident, comme philosophies particulièrement « tolérantes » ?
Th. Grimaux - Elles ont plusieurs points communs. Outre l’ère géographique (Inde et Sri Lanka), ces deux fondamentalismes entendent restaurer l’hindouisme pour les uns, le bouddhisme pour les autres, dans leur « pureté originelle » et, dès lors, veulent chasser de « leurs » terres les chrétiens. Ces derniers étant considérés comme des ennemis irréductibles. En ce qui concerne la vision idyllique donnée par les cartes postales, soyons conscients de la réalité que vivent les chrétiens en Inde, au Sri Lanka, au Népal, en Mongolie, au Myanmar (Birmanie) : les fondamentalismes bouddhistes et hindouistes veulent éradiquer le christianisme. Tant aux plans législatif et politique qu’économique, les chrétiens sont discriminés. Discriminés, quand ils ne sont pas tout simplement attaqués et agressés.
Précisons, bien sûr, que tous les Hindous ne sont pas des persécuteurs mais qu’une partie extrémiste d’entre eux chassent les chrétiens. Or, dans certains Etats, cette minorité extrémiste devient parfois majorité élue. Dès lors, des partis politiques comme le BJP votent un arsenal juridique dans le but de restreindre la liberté d’action des croyants non hindous en général et des chrétiens en particulier. Cette situation est particulièrement préoccupante dans quatre Etats (Arunachal Pradesh, Orissa, Madhya Pradesh, et Chhattisgarh). Ailleurs, quand les extrémistes n’ont pas le pouvoi! r local, ils agissent en groupe de pression – de manière violente ou non. Partout, ils professent l’Hindutva, une théorie nationaliste.
Dans ce livre, fruit d’un long travail, je donne des exemples constitutionnels, scolaires, de la vie quotidienne… Tous montrent bien la volonté délibérée de blesser, de calomnier ou d’empêcher la propagation du christianisme, comme cela se voit avec les lois anti-conversions et la « double peine » infligée aux dalits chrétiens qui, s’ils se convertissent au catholicisme, perdront tous leurs avantages sociaux et économiques. En revanche, un dalit chrétien peut se convertir à l’hindouisme !
(à suivre)
Pour une commande depuis la France métropolitaine d'un exemplaire dédicacé par l'auteur, s’adresser à « Cu! lture de Vie » - 8, rue de la Motte - 53150 Saint Christophe du Luat (+ chèque de 16 euros + 4 euros de port). Ou renseignements à : persecutions.antichretiennes@club-internet.fr (160 pages - ISBN 13 : 978-2-8289-0984-0)
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Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes »
«Le livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes»
A l’occasion de la parution d’un livre de Thomas Grimaux intitulé Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes (éd.Favre), l’agence Zenit propose un entretien avec son auteur qui est diffusé en plusieurs parties.
La première partie, introductive, évoque notamment les trois sources actuelles de persécution : «(…) les fondamentalismes hindouiste ou bouddhiste (que nous traitons ensemble en raison de certaines similitudes) ; le communisme ; l’islamisme (que je distingue de l’Islam).»
Dans la deuxième partie de l’entretien, qui porte principalement sur l’Europe de l’est, la situation à l’époque soviétique est évoquée, par le biais d’un rapport de 1995: « Ce « Rapport » est peu connu. Pourtant, il est instructif au sens où il montre l'ampleur de cette persécution. Publié à Moscou le 27 novembre 1995, le rapport a été établi par une commission ad hoc, instituée par le Président Eltsine. Il fut donc le premier rapport officiel. On y découvre que, de 1917 à 1980, ce sont des centaines d'évêques orthodoxes, des dizaines de milliers de prêtres et des millions de fidèles qui ont été exterminés en raison de leur foi. On ne parle habituellement que des premiers mais j'ai pu rencontrer un certain nombre de prêtres ayant connu les geôles communistes durant vingt, trente ans. Ceux-ci, la gueule cassée à coup de poings, au corps abîmé par des traitements inhumains, par des privations, des vexations, ont su, pour la plupart, rester dignes. Mieux, une fois libérés, une fois leur pays recouvrant la liberté, ils ne se sont jamais autorisé une parole de vengeance : ils avaient pardonné du fonds de leur cœur ! (…)On y apprend que Lénine, dans un message secret adressé au « Politburo », recommandait d'abattre les membres les plus représentatifs du clergé réactionnaire : « C'est maintenant, écrivait-il, que nous devons leur donner une leçon, afin que, pour plusieurs décennies, ils ne songent même plus à résister. » Le rapport donne des chiffres terrifiants : « En 1937, 136.900 ecclésiastiques orthodoxes ont été arrêtés et 85.300 tués. 28.300 ont été arrêtés et 21.500 tués en 1938. En 1939, sur 1.500 personnes arrêtées, 900 ont été tuées. Même durant la deuxième guerre mondiale, quand Staline autorisa la réhabilitation partielle de l'Eglise, chaque année plus de 100 prêtres orthodoxes ont été exécutés ». Le rapport de 1995 avance l'assassinat de 200.000 prêtres orthodoxes en tout ! L'histoire précisera sans doute ultérieurement. Mais, dès à présent, grâce à l'annuaire de l'Eglise russe d'avant la Révolution d'Octobre, on sait qu'il y avait, en 1916, 147 évêques, 117.915 membres du clergé, 21.330 moines et 73.299 moniales. On dénombrait 547 monastères féminins et 478 masculins. Lors de l'invasion allemande, seuls quatre évêques exerçaient encore leur fonction.»
La troisième et dernière partie de l'entretien concerne les persécutions de la part des islamistes.
A l’occasion de la parution d’un livre de Thomas Grimaux intitulé Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes (éd.Favre), l’agence Zenit propose un entretien avec son auteur qui est diffusé en plusieurs parties.
La première partie, introductive, évoque notamment les trois sources actuelles de persécution : «(…) les fondamentalismes hindouiste ou bouddhiste (que nous traitons ensemble en raison de certaines similitudes) ; le communisme ; l’islamisme (que je distingue de l’Islam).»
Dans la deuxième partie de l’entretien, qui porte principalement sur l’Europe de l’est, la situation à l’époque soviétique est évoquée, par le biais d’un rapport de 1995: « Ce « Rapport » est peu connu. Pourtant, il est instructif au sens où il montre l'ampleur de cette persécution. Publié à Moscou le 27 novembre 1995, le rapport a été établi par une commission ad hoc, instituée par le Président Eltsine. Il fut donc le premier rapport officiel. On y découvre que, de 1917 à 1980, ce sont des centaines d'évêques orthodoxes, des dizaines de milliers de prêtres et des millions de fidèles qui ont été exterminés en raison de leur foi. On ne parle habituellement que des premiers mais j'ai pu rencontrer un certain nombre de prêtres ayant connu les geôles communistes durant vingt, trente ans. Ceux-ci, la gueule cassée à coup de poings, au corps abîmé par des traitements inhumains, par des privations, des vexations, ont su, pour la plupart, rester dignes. Mieux, une fois libérés, une fois leur pays recouvrant la liberté, ils ne se sont jamais autorisé une parole de vengeance : ils avaient pardonné du fonds de leur cœur ! (…)On y apprend que Lénine, dans un message secret adressé au « Politburo », recommandait d'abattre les membres les plus représentatifs du clergé réactionnaire : « C'est maintenant, écrivait-il, que nous devons leur donner une leçon, afin que, pour plusieurs décennies, ils ne songent même plus à résister. » Le rapport donne des chiffres terrifiants : « En 1937, 136.900 ecclésiastiques orthodoxes ont été arrêtés et 85.300 tués. 28.300 ont été arrêtés et 21.500 tués en 1938. En 1939, sur 1.500 personnes arrêtées, 900 ont été tuées. Même durant la deuxième guerre mondiale, quand Staline autorisa la réhabilitation partielle de l'Eglise, chaque année plus de 100 prêtres orthodoxes ont été exécutés ». Le rapport de 1995 avance l'assassinat de 200.000 prêtres orthodoxes en tout ! L'histoire précisera sans doute ultérieurement. Mais, dès à présent, grâce à l'annuaire de l'Eglise russe d'avant la Révolution d'Octobre, on sait qu'il y avait, en 1916, 147 évêques, 117.915 membres du clergé, 21.330 moines et 73.299 moniales. On dénombrait 547 monastères féminins et 478 masculins. Lors de l'invasion allemande, seuls quatre évêques exerçaient encore leur fonction.»
La troisième et dernière partie de l'entretien concerne les persécutions de la part des islamistes.
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: « Le Livre noir des nouvelles persécutions antichrétiennes »
Bonsoir
On savait l'énormité des persécutions soviétiques, mais à un point pareil, c'est ahurissant.
Merci aussi pour les renseignements sur l'Inde, je ne savais pas.
MB
On savait l'énormité des persécutions soviétiques, mais à un point pareil, c'est ahurissant.
Merci aussi pour les renseignements sur l'Inde, je ne savais pas.
MB
Re: Persécutions des chrétiens en Indes
Mon Dieu !! mais quelle horreur tout ça !!!
je suis de plus en plus éberluée par tout ce que je lis, en promenant sur ce site.. je n'ai toujours rien vu dans les médias...c'est incompréhensible..
Mais il faut le faire savoir au monde tout cela.. je ne comprends pas.. je vois également sur le groupe des chrétiens persécutés (sur facebook) cette notification :
Persecution des Serbes au Kosovo et destruction de centaines d'églises sou l'oeil bienveillant des forces Européennes !!!
http://www.youtube.com/watch?v=OvgNPga8KIA
j'ai également relevé sur le même groupe un commentaire qui doit sans doutes vous intéresser, et que je vous transmets également :
"Pour ceux qui comprennent l'anglais, il y a actuellement sur GOD.TV (satellite Astra ou par internet ou par Zattoo), the Christian Persecution Night. So vous le pouvez, regardez..."
Je pense que je vais écrire sur ce groupe ce que vous écrivez ici.. si bien sûre vous m'en donnez la permission..
J'avoue être attérrée et scandalisée..
Pati
je suis de plus en plus éberluée par tout ce que je lis, en promenant sur ce site.. je n'ai toujours rien vu dans les médias...c'est incompréhensible..
Mais il faut le faire savoir au monde tout cela.. je ne comprends pas.. je vois également sur le groupe des chrétiens persécutés (sur facebook) cette notification :
Persecution des Serbes au Kosovo et destruction de centaines d'églises sou l'oeil bienveillant des forces Européennes !!!
http://www.youtube.com/watch?v=OvgNPga8KIA
j'ai également relevé sur le même groupe un commentaire qui doit sans doutes vous intéresser, et que je vous transmets également :
"Pour ceux qui comprennent l'anglais, il y a actuellement sur GOD.TV (satellite Astra ou par internet ou par Zattoo), the Christian Persecution Night. So vous le pouvez, regardez..."
Je pense que je vais écrire sur ce groupe ce que vous écrivez ici.. si bien sûre vous m'en donnez la permission..
J'avoue être attérrée et scandalisée..
Pati
Re: Persécutions des chrétiens en Indes
A ce sujet, vous pouvez lire le livre La persécution des chrétiens aujourd'hui dans le monde de Raphaël Delpard. L'auteur étant athée, on ne peut l'accuser d'être conciliant envers les chrétiens.Pati a écrit :Mon Dieu !! mais quelle horreur tout ça !!!
je suis de plus en plus éberluée par tout ce que je lis, en promenant sur ce site.. je n'ai toujours rien vu dans les médias...c'est incompréhensible..
Pour ma part, les persécutions antichrétiennes ne me surprennent pas vraiment. Et l'acharnement de tous contre l'Eglise non plus. Dieu sera toujours de trop dans ce monde dominé par le péché, et sa parole sera toujours un signe de contradiction. Le Christ le dit clairement.
Mais, malgré cela, nous pouvons demeurer dans le joie : Le Christ est vainqueur de ce monde.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Re: Persécutions des chrétiens en Inde
(1) http://tgphanoi.org/modules.php?name=Ne ... t&sid=1434 . Voir aussi VietCatholic News, 6 janvier 2010Vietnam : Nouvelle agression policière dans une paroisse de Hanoi
ROME, Mercredi 6 Janvier 2010 (ZENIT.org) - Dans la matinée du 6 janvier, de bonne heure, le site Internet de l'archidiocèse de Hanoi (1) informait que d'importantes forces de police avaient investi la paroisse de Dông Chiêm et étaient en train d'abattre une croix située sur une petite montagne (Nui Tho également appelée Nui Che) s'élevant sur le territoire de la paroisse, a rapporté Eglises d'Asie, l'agence des Missions étrangères de Paris, le 6 janvier.
Celle-ci appartient à l'archidiocèse de Hanoi. Elle est située dans le district de My Duc, lequel est rattaché administrativement à la capitale. Les deux prêtres responsables de la paroisse, qui participaient à une récollection sacerdotale à l'archevêché, ont été informés des événements au téléphone par leurs paroissiens présents sur la montagne lors de la destruction de la croix.
Interrogé par le service d'information de l'archidiocèse, le curé de la paroisse a déclaré que, le matin, de bonne heure, vers 7 h 30, il avait été averti que de nombreux policiers cernaient le village et procédaient à la destruction de la croix plantée sur la montagne. Alertés, les fidèles sont venus essayer de protéger la croix. Ils se sont heurtés aux policiers qui les ont frappés. Deux d'entre eux seraient plus gravement touchés.
L'opération de police visant à la destruction de la croix aurait débuté dans la nuit vers 3 h 00 du matin. Environ 500 agents de la Sécurité publique équipés de grenades lacrymogènes, de matraques électriques, de fusils, et accompagnés de chiens policiers étaient encore sur place au moment de la conversation téléphonique. Toutes les entrées du village sont bloquées et personne ne peut entrer ni sortir. Les policiers auraient eux-mêmes amené les deux blessés vers une destination inconnue, sans autoriser leurs proches à les accompagner.
© Les dépêches d'Eglises d'Asie peuvent être reproduites, intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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Re: Persécutions des chrétiens en Inde
Un p'tit tour au Pakistan:
Pour ceux qui se demandent comment des millions de chrétiens peuvent disparaître de la carte en quelques siècles...
http://www.zenit.org/article-23122?l=frenchROME, Jeudi 7 janvier 2009 (ZENIT.org) - A Noël, les fidèles du Pakistan ont vécu dans un tel climat de peur que la participation aux célébrations a connu une baisse de 40% par rapport aux années précédentes.
Pour ceux qui se demandent comment des millions de chrétiens peuvent disparaître de la carte en quelques siècles...
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nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
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