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Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : dim. 22 nov. 2009, 10:40
par Luk
LE CHAT

Il en existe en Orient deux ou trois espèces sauvages, mais le chat domestique y est aussi rare que le chien domestique.
Aussi la mention de cet animal, dans la Lettre de Jérémie (verset 22), le place-t-elle parmi les bêtes sauvages et malpropres, comme les chauves-souris et les hirondelles, qui se posent sur le corps et la tête des idoles, preuve que celles-ci ne sont pas des dieux.
Dans Isa 34:14, les versions Syn. et Cramp. traduisent l'hébreu tsiyîni par «chats sauvages»: identification très conjecturale, tirée d'une vague ressemblance avec l'arabe; ce doit être en tout cas le nom d'une bête des déserts, traduction à laquelle il vaut mieux s'arrêter, comme dans Isa 13:21 23:13, Jer 50:39,Ps 74:14.

LA CHAUVE-SOURIS

Commune en Palestine: on y a trouvé dix-sept espèces différentes de chiroptères, dont l'oreillard (plecotus auritus), le grand fer à cheval (rhinolophus ferrum equinum), et des variétés spéciales aux pays chauds; toutes sont insectivores, sauf la roussette d'Egypte, qui est frugivore. La chauve souris figure dans la liste des oiseaux impurs (Le 11:19,De 14:18), mais à la fin, évidemment à cause de sa constitution particulière: toute la science antique (Platon, Aristote, Pline) considérait la chauve-souris comme un oiseau à part, et ce n'est qu'en 1683 qu'elle a été classée parmi les mammifères.
On sait que cet animal nocturne se retire pendant la journée dans les lieux obscurs inhabités, grottes, ruines de maisons ou de tombeaux, et vole de-ci de là sans bruit par les chaudes soirées; en Palestine la chauve-souris se trouve surtout dans la vallée du Jourdain, où abondent les cavernes de roches calcaires: deux textes la citent parmi les bêtes répugnantes des lieux déserts, rats, chats sauvages, etc. (Isa 2:20, Lettre de Jérémie 22).

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : jeu. 26 nov. 2009, 15:40
par coeurderoy

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : jeu. 26 nov. 2009, 18:22
par Luk
Un grand merci pour ce magnifique lien que je vais m'empresser de "décortiquer" :)

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : lun. 30 nov. 2009, 10:15
par Luk
LE CHEVAL

En hébreu: « sous », cheval de char ; pârâch, cheval de cavalerie; qu’on traduit souvent à
tort par cavaliers, cf. Ge 50:9,Ex 14:9,17,1Ro 4:26,Isa 21:7,Eze26:10 27:14,Joe 2:4,Hab 1:8. ;
rèkech, cheval rapide, rendu quelques fois par dromadaire, 1Ro 4:28,Est 8:10-14, Mic 1:13. ;
rammâk, jument, Est 8:10. ; Sousâh , (même sens).

Le cheval moderne a pour ancêtre direct le cheval sauvage, que l'explorateur russe Przewalsky a retrouvé sur les hauts-plateaux de l'Asie centrale. D'après le naturaliste suisse Duerst, ce cheval, suivant la zone où il s'est acclimaté, a donné naissance à trois formes distinctes:
1° le cheval des forêts, petit, trapu, d'où dérivent le poney celtique du temps de Jules César, les poneys modernes et, par croisement avec le cheval des déserts, les chevaux sardes, corses, de la Camargue et du Frioul;
2° le cheval des steppes, moins massif, d'où proviennent le cheval européen de Halstatt, les chevaux grecs etromains et les chevaux andalous;
3° l'incomparable cheval des déserts, élancé, rapide, qui a donné naissance aux chevaux européens de l'âge du bronze, aux chevaux indiens et chinois et aux anciens chevaux iraniens et babyloniens d'où émanent les chevaux persans, arabes et égyptiens.

Le cheval arabe serait l'origine des chevaux turcs et berbères et du pur-sang anglais. Cette assertion est-elle exacte pour ce qui concerne les chevaux turcs et berbères? Comme le cheval arabe, ne dériveraient-ils pas plutôt des anciens chevaux iraniens et babyloniens? Ce cheval des déserts fut domestiqué par les tribus pastorales qui parcouraient les solitudes de l'Asie centrale (Mongolie, Turkestan) et dont les flots envahisseurs ont successivement recouvert au cours des siècles l'Europe, l'Asie Antérieure et Méridionale et l'Afrique. Les invasions mongoles sont bien connues, les autres commencent à sortir de la pénombre et à paraître au grand jour de l'histoire. Ces dernières sont le fait des tribus indo-européennes. Établies dans le Turkestan, elles ont dressé le cheval à la guerre et l'ont introduit dans l'Asie Antérieure vers 2500 (Hittites), et de là en Egypte (Hyksos).

Les Israélites apprirent à le connaître sans doute déjà en Canaan, où l'invasion hittite avait laissé des îlots (Ge 23:3), en tout cas en Egypte (Ge 47:17). L'A.T. connaît surtout le cheval de guerre. Comme tel, Israël, peuple agricole et pacifique, n'avait pas à l'adopter. De plus la région qu'il occupait, en grande partie montueuse, ne convenait pas aux évolutions des chars. Seules s'y prêtaient les plaines du littoral, de Jizréel, du haut Jourdain; les Philistins et les Cananéens, qui les détenaient, possédaient des chars de guerre: Jabin, roi de Hatsor, en avait à lui seul 900 (Jos 11:4,Jug 1:19 4:3 5:22). Ils furent néanmoins vaincus par les fantassins israélites (1Ro 20:23). Les chars de guerre n'apparurent en Israël qu'avec les rois conquérants. David en eut quelques-uns (2Sa 8:4); Salomon en accrut considérablement
le nombre; il posséda 40.000 chevaux de chars et 12.000 chevaux de cavalerie. Il les tirait non de l'Egypte (Mitsraïm), comme le dit à tort le texte hébreu, mais de Musri, canton de la Syrie du N, et de Kue en Cilicie (1Ro 10:28,2Ch 1:16). Leurs successeurs n'eurent qu'une charrerie et une cavalerie réduites. La loi mettait du reste le roi en garde sur ce point (De 17:16). La confiance dans les chevaux est opposée à la foi en l'Éternel (Ps 20:8 33:17,Esa 30:16). Il y eut pourtant des exceptions, surtout en Israël: Joachaz paraît avoir eu une nombreuse charrerie. Le roi de Syrie l'anéantit presque entièrement (2Ro 13:7). Les rois de
Juda n'eurent jamais qu'une quantité restreinte de chars de guerre. D'où la tendance des derniers monarques à s'allier avec l'Egypte, dont la charrerie fut toujours puissante (Ge 47:17,Ex 15:19,Esa
31:1,3 36:9,Eze 17:15). Cette alliance était cherchée contre la Syrie et surtout l'Assyrie, qui possédait de nombreux chevaux de guerre (Na 2:8). A en juger par les sculptures de Ninive, ceux-ci étaient de très belle race, rapides et ardentes (Hab 1:8). Après l'exil, les Juifs eurent des chevaux; sous Néhémie la colonie de Jérusalem en possédait 736 (Ne 7:68). L'apparition du cheval de guerre semble avoir fortement impressionné le peuple élu; Job et les prophètes en conservent l'écho (Job 39:22-28, Jer 47:3,Za 14:20). Le cheval était en général consacré au Soleil; avant les réformes de Josias, on nourrissait dans le temple de Jérusalem des chevaux sacrés (2Ro 23:11). Chose étrange, l'Arabie, qui est aujourd'hui le centre d'élevage des plus beaux chevaux, n'a connu cet animal que relativement tard. Elle ne le connaissait pas du temps de Saül (1Sa 15). Aux jours du 2 e Isaïe le chameau était la seule monture employée (Isa 60:6). Salomon nourrissait ses chevaux avec de l'orge et de la paille hachée (1Ro 4:28).

La Bible mentionne comme équipement des chevaux, le mors, la bride, le fouet (2Ro 19:28,Ps 32:9 Pr 26:3,Jas 3:3,Ap 14:20), les clochettes: (Za 14:20) des couvertures de prix garnissaient les chars (Eze 27:20). Ap 18:13 cite chevaux et chariots parmi les marchandises de prix jadis vendues à Babylone. Au temps de l'A.T. le ferrage était inconnu; sur le roc il fallait ralentir l'allure (Am 6:12).

La Syrie et les pays limitrophes possèdent aujourd'hui une race de petits et excellents chevaux. Rien ne les arrête, ni pente rapide, ni lit desséché des torrents. Leur pied est très sûr, leur docilité extrême, leur ardeur et leur endurance incroyables.

Dans la littérature apocalyptique, le cheval est souvent le symbole d'une puissance de combat aux déplacements rapides et lointains (Za 6:1,8, Ap 6:1-8 9:7,17-19 19:14). Dans la symbolique funéraire des premiers chrétiens, le cheval seul ou attelé à un char évoque l'image des courses du cirque appliquée à la vie chrétienne.

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : dim. 06 déc. 2009, 12:41
par Luk
LA CHÈVRE

En hébreu:
1. hedz, terme général englobant les deux sexes, Ge 30:35,Ex 12 6,Esd 6:17, etc.;
2. tsâphîr, celui qui bondit, bouc, 2Ch 29:21,Esd 6:17 8:35,Da8:5,8;
3. sâhir, poilu, ordinairement bouc, Da 8:21, fém. séhirâh, chèvre, Le 5:6,2Ch 11:16,Isa 13:21 34:14;
4. haltoud, pluriel haltoudim, Ge 31:10-12; Sg. boucs, Vers. Syn. béliers, désigne en général le bouc d'âge qui conduit le troupeau, et par métaphore les chefs;
5. taïch, celui qui frappe ou heurte de la tête, bouc, Pr 30:31, etc.

En grec:
1. ériphos, ériphion, Mt 25:32;
2. tragos, Heb 9:12,19 10:4).

Le plus apprécié des animaux domestiques. Les patriarches en avaient de grands troupeaux (Ge 30:33,35 32:14 etc.); Nabal en possédait mille (1Sa 25:2). La chèvre n'est pas un animal de plaine, mais de montagne, elle ne tond pas l'herbe tendre des prairies, mais broute les jeunes pousses des arbrisseaux; elle cause par là des dégâts incalculables: c'est un agent destructeur de premier ordre, qui contribue au déboisement de régions entières. On garde les chèvres avec les brebis (Mt 25:32 et suivant); dans ce tableau imagé du jugement dernier, il faut en effet lire chèvres au lieu de boucs: ces derniers n'allaient pas en troupeaux, tandis qu'il est constant de voir en Palestine le mélange des brebis blanches et des chèvres noires, celles-ci fort différentes aussi de celles-là par leur humeur capricieuse. De leurs poils généralement noirs (Ca 4:1 6:5), on tisse des étoffes (1Sa 19:13); les couvertures du tabernacle étaient de ce tissu (Ex 26:7 35:26 36:11). De la peau de chèvre on fabrique des outres pour le transport des liquides; on laisse la peau entière avec ses poils (Jos 9:4,Ps 119:83). Le lait de chèvre sous diverses formes (caillé, fromage, beurre) est un des principaux aliments des bédouins et des fellahs (Pr 27:27).
La viande de chevreau est un vrai régal; un chevreau rôti est le plat obligatoire de toute: fête (Ge 27:9,Jug 6:19 13:15 15:1,Lu 15:29). Comme la brebis on offrait aussi la chèvre en sacrifice. Le jour des Expiations on chassait au désert un bouc chargé des péchés du peuple pour Azazel et on en sacrifiait un autre à
l'Éternel (Le 16:5 etc.); d'où la locution courante de «bouc émissaire». La chèvre de Syrie (capra mambrica) est noire, parfois grise, rarement blanche. Ses oreilles sont remarquablement longues et retombantes. Par ses caractères physiques elle s'éloigne beaucoup de son ancêtre la chèvre sauvage.

LA CHÈVRE SAUVAGE

En hébreu: yâel, le grimpeur, 1Sa 24:3,Job 39:1,Ps 104:18 2 ; akkô, De 14:6.

Ces deux mots désignent très probablement l'ibex ou bouquetin (capra beden ou sinaïtica). On le rencontre surtout dans la Palestine méridionale, en particulier aux abords de la mer Morte où il y a une montagne (Djebel el-Beden) et une source (Aïn Djedï) des chèvres sauvages, et dans l'Arabie Pétrée.

L'ibex n'est pas plus grand qu'une chèvre, mais sa tête est parée de deux cornes recourbées de près d'un m. de long. Il ressemble beaucoup à son congénère européen, le bouquetin des Alpes et des Pyrénées, mais il est plus clair et mieux encorné. Il habite les montagnes et choisit les retraites les moins accessibles (1Sa
24:3,Ps 104:18); très méfiant, il est fort difficile à capturer. Sa chair passe pour exquise; la loi l'autorisait (De 14:5); la venaison qu'Isaac réclamait d'Ésaü était sans doute de la chair d'ibex (Ge 27:3). Les Israélites connaissaient mal les moeurs de cet animal, très distant (Job 39:4).

Quelques savants estiment que l'ibex est l'ancêtre de la chèvre domestique, d'autres pensent que c'est plutôt la capra oegagrus qui habite plus au Nord et figure sur les monuments assyriens.

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : jeu. 10 déc. 2009, 23:00
par Nanimo
Amusant votre laïus sur le chat. :) Aujourd'hui encore, les animaux domestiques ne semblent pas les bienvenus dans ces pays, contrairement aux pays anglo-saxons où ils semblent y en avoir dans presque tous les foyers.

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : lun. 21 déc. 2009, 17:26
par André
Luk a écrit :Le cerf blanc, dans l’iconographie médiévale, représente le Christ ou son envoyé. Le Christ en croix est apparu entre les bois d'un cerf à saint Eustache et à saint Hubert.
Saint Hubert est le patron des chasseurs et des bouchers :)
Alors c'est pour ca que sur les bouteilles de Jagermeister il y a cette image ! :wow:



Image

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : mar. 29 déc. 2009, 18:14
par Luk
LE CHEVREUIL

Ruminant de la famille des cerfs. Nos vers, traduisent ainsi, parmi les animaux admis comme comestibles (De 14:5), l'hébreu dichôn (Cramp.: antilope). Les LXX le rendent par pygargos (=croupe blanche), qui est devenu le nom d'espèce du chevreuil de Tartarie; mais il semble plus probable qu'il s'agit d'une antilope (addax nasomaculatus).

LE CHIEN

En hébreu : kèleb

Le chien (canis familiaris) abonde en Orient, en particulier en Palestine. Mais ce n'est pas notre chien domestique, le compagnon et l'ami de l'homme, le familier et souvent le favori de la maison: c'est une sorte de chien errant, famélique, à demi-sauvage.

Chaque agglomération en compte un certain nombre; les grandes villes en possèdent des bandes entières qui se partagent les divers quartiers et défendent jalousement leur domaine. L'apparition d'un intrus est le signal de batailles furieuses et l'origine de concerts assourdissants. Pendant le jour, ces animaux sommeillent dans quelque recoin, sur le soir ils sortent de leur retraite et rôdent toute la nuit, lançant des hurlements lugubres. Ils sont d'une voracité extraordinaire et se repaissent de tous les déchets jetés à la rue.
Rien ne les rebute. Les cadavres en putréfaction, animaux et humains, sont pour eux un régal de choix. Ils se chargent ainsi du service de la voirie et s'en acquittent supérieurement. Ils ressemblent beaucoup, surtout dans la Palestine méridionale, au chacal (canis aureus); ils en ont les oreilles courtes et pointues, le museau allongé, le poil ras et la queue courte; D'après certains savants, ce chien n'est qu'un chacal domestiqué. Du reste ces deux races se croisent fréquemment. Malgré leur sauvagerie, ils redoutent généralement l'homme. Il suffit le plus souvent d'un bâton pour les mettre en fuite (1Sa 17:43). Mais dans certains cas leur voisinage peut devenir dangereux et il est prudent de l'éviter (Pr 26:17).

Ces détails expliquent pourquoi le chien est en Orient l'objet du plus profond mépris: «Chien, fils de chien, chien mort» sont de graves insultes. Pourtant, ce chien ne manque ni d'intelligence ni de docilité et il est susceptible d'attachement. Il est aussi très voisin du chien de berger. Ce dernier n'existe guère que chez les nomades, qui l'emploient plutôt à défendre leurs troupeaux contre les fauves qu'à les garder. Il est bien supérieur au précédent.

Quelques-uns sont de très beaux animaux de race kurde, et par l'intelligence et le savoir-faire ils ne le cèdent en rien à nos meilleurs bergers. Quelques chefs arabes entretiennent des lévriers persans; ils s'en servent pour chasser la gazelle. Ce lévrier ressemble beaucoup à celui d'Europe. Ses oreilles, son ventre et l'extrémité de sa queue sont garnis de longs poils soyeux. S'il est moins rapide que notre lévrier, il est plus grand, plus fort et plus résistant. Il parvient souvent, sans le secours de l'homme, à forcer la gazelle.

Le chien occupe une place importante dans la Bible. Elle mentionne une fois (Job 30:1) le chien de berger, mais en dehors de ce passage, elle ne connaît que le chien errant. Elle décrit très exactement ses moeurs répugnantes (1Ro 21:19,23,24,Ps 22:17 59:7-15-16,Php 3:2,Ap 22:15). Il ne lui inspire que du mépris. Elle le regarde comme un animal impur et son nom est une injure grave (1Sa 24:15,2Sa 3:8 9:8 16:9,2Ro 8:13). Cependant, à cause de son utilité sanitaire, on le tolérait dans les habitations et on ne l'empêchait pas de happer les miettes tombées de la table du maître; mais on aurait regardé comme une profanation de lui octroyer directement un morceau de pain (Mt 15:27,Mr 7:27). Le «prix (ou salaire) d'un chien» (De 23:18) fait allusion aux pratiques abominables des qedèchim, ces prostitués mâles des temples de Baal.

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : mar. 29 déc. 2009, 18:41
par coeurderoy
Merci Luk : que l'âne et le boeuf, en ce temps de Noël, nous enseignent leurs humbles vertus domestiques : force, humilité, patience, douceur (quoique certains ânes !!! :nargue:

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : mar. 12 janv. 2010, 11:25
par Luk
LA CHOUETTE

Plusieurs espèces de rapaces nocturnes sont communes en Palestine; de tels oiseaux doivent être désignés dans les listes d'animaux impurs par les termes hébreu kôs (1er nom dans Le 11:17 et De 14:16) et yan-chouph (3e et 2e noms dans les mêmes textes), qui sont tous deux rendus par «chouette».

La chouette de Palestine, dont l'ululation mélancolique retentit dans la campagne dès la tombée de la nuit, se trouve toujours dans les ruines et près des villages; c'est l' athénê glaux, porte-bonheur pour les Arabes, qui l'appellent boumé, et pour les Grecs l'oiseau de Minerve ou Athéna, déesse d'Athènes, devenu emblème de cette ville et symbole de la sagesse.

Le hibou de Palestine est le grand-duc ou bubon d'Egypte (bubo ascalaphus) ; lui aussi habite en nombre les ruines et les lieux désolés, auxquels convient son lugubre cri; il a deux aigrettes de plumes sur les oreilles et mesure près de 70 cm. de long. Les «hiboux» de Isa 13:21 (Vers. Syn., Sg., etc.), hébreu âkhîm, sont plutôt des chacals.

LA CIGOGNE

En hébreu : Ahagidâ =bonté).
Cet oiseau échassier migrateur traverse chaque année la Palestine au début du printemps, et quelques couples nichent en haute Galilée.
C'est l'espèce commune (ciconia alba), blanche avec les pattes et le bec rouges et une partie des ailes noire, ces dernières ayant 2 m. d'envergure.
La cigogne noire (melanopelargus nigra) est plus rare; plus méridionale, elle se voit quelques fois en hiver dans le S. de la Palestine.
Quoique d'un naturel plutôt combatif, cet animal a toujours été vénéré: les Grecs l'avaient voué à Junon, les Romains l'avaient surnommé pia avis, comme type d'une piété filiale et d'une tendresse maternelle extraordinaires et devenues légendaires; d'où aussi son nom hébreu et son surnom arabe: afygu sali =père de,1a bonne chance. Peut-être à cause de ce caractère sacré, et plus encore parce qu'elle se nourrit de toutes sortes de reptiles et d'insectes nuisibles (en quoi elle rend de grands services, particulièrement aux agriculteurs), la cigogne était classée chez les Hébreux comme animal impur (Le 11:19,De 14:18). Jer 8:7 la cite parmi les oiseaux qui connaissent les saisons de leurs migrations; Ps 104:17 fait allusion à son nid construit sur les cyprès, ce qui est constant dans tout l'Orient où se trouve cet arbre élevé (Salonique, Smyrne, Liban, etc.), car la cigogne préfère gîter le plus haut possible; Za 5:9 fait allusion à la puissance de ses ailes.

Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Publié : sam. 27 mars 2010, 17:29
par Damas Drive
N'atant pas sur ce forum depuis longtemps, je viens seulement de découvrir ce fil de discution. Merci pour toutes ces informations sur les animaux de la Bible. J'ai eu beaucoup de plaisir à vous lire.........

Les animaux de la Bible

Publié : dim. 01 juil. 2012, 18:41
par Zborg
Bonjour,
Dans le passage du Deutéronome où est indiqué quelles sortes d'animaux on peut consommer ou pas, il y a de drôles d'oiseaux :-D
Les connaissez-vous?

- le chèvre-cerf
- l'oryx
- le choerogrylle
- le griffon
- l'aigle de mer
- l'ixion
- le larus
- le plongeon
- le porphyrion
- l'onocrotalus
- le charadius
- la huppe

Bon appétit :>

Re: Les animaux de la Bible

Publié : dim. 01 juil. 2012, 19:37
par mike.adoo
Griffon , griffon ...Ce nom m'est familier ! :oui:

Re: Les animaux de la Bible

Publié : dim. 22 juil. 2012, 21:58
par axelien
.

Re: Les animaux de la Bible

Publié : lun. 23 juil. 2012, 16:42
par Jean-Mic
Les animaux de la Bible vus par Jean-Michel Alberola, deux vitraux des années 2000 à la cathédrale de Nevers :

1°) la Création :
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Sous le regard de Dieu (qui signe chez Alberola les quatre verrières du cycle de l'Alliance),
- sur un fond végétal luxuriant (à l'image d'une création abondante et diverse, que Dieu donne sans compter),
- les créatures (animaux mais aussi quelques plantes et même des planètes), dans les tonalités de gris,
- en haut de la lancette de gauche, à la fois solidaire et distinct de la Création (reprenant en cela une tradition iconographique bien établie), la seule figure qui ne soit pas dédoublée (cf. plus bas) est celle du Christ, le Verbe créateur..

On remarque que chacune des créatures est dessinée de deux manières qui se superposent :
  • - un dessin détaillé, de type planche d'anatomie,
    - la silhouette du même animal tirée d'une autre source iconographique, plus vague et gris translucide.
Ainsi l'artiste signifie la diversité des espèces comme le dit la Genèse :
  • Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d'une profusion d'êtres vivants,
    et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »
    Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins,
    tous les êtres vivants qui vont et viennent et qui foisonnent dans les eaux,
    et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent.
    Et Dieu vit que cela était bon.
    ...
    Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce,
    bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. »
    Et ce fut ainsi.
    Gn 1,20-24
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2°) le Déluge :
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Sous la main de Dieu (qui signe chez Alberola les quatre verrières du cycle du Baptême),
- l'eau, sombre et dévastatrice, a balayé toute végétation,
- tandis que dans le ventre de l'Arche (dont la disposition en carrés sur la pointe n'étant pas sans rappeler le pavement du baptistère de Madaba en Jordanie ou de l'église de Jérash/Gérasa en Syrie ...), les animaux de la Création sont sauvegardés,
- y compris les poissons (!) ce qui présente une certaine logique puisque si les poissons ont survécu au déluge qui a tout détruit, c'est bien parce qu'ils étaient à bord de l'Arche (je n'ai pas de références précises, mais je suis à peu près certain que les rabbins d'une part, les Pères de l'Eglise d'autre part ont éclairé ce point des Ecritures...)
- et même, liberté beaucoup plus discutable prise par l'artiste, des éléments de la végétation : deux arbres, un feuillu et un conifère...