Re: Et pour vous la tolérance c'est quoi?
Publié : lun. 13 mai 2013, 20:17
Comme toujours, les démolisseurs des fondements humains jouent sur la confusion des idées et la subversion des idées passe souvent par la subversion du langage. C'est la fonction première de la novlangue. L'appauvrissement constant du langage par la voie des réformes scolaires, des mass-media et des nouvelles technologies notamment va dans le même sens subversif . Bientôt, seule une petite minorité - scandaleusement élitiste et discriminatoire, bien entendu - sera encore capable de l'analyse élémentaire qui consiste à décortiquer le sens des mots.
Dans le cas de la "tolérance" (je me limite ici à celle des idées et non des actes), la confusion vient du fait qu'on ne précise pas ce qui est est à tolérér : on a le verbe mais pas le complément d'objet direct, comme s'il était unique ou évident. Ce qui est suggéré par défaut, c'est qu'il faut tolérer à la fois les idées qui ne sont pas les vôtres et ceux qui les professent, hormis une série d'exceptions qui sont le grain de sable de la machine à brouiller les esprits. Liste établie évidemment par les concepteurs de la machine pour tenter d'échapper à la contradiction inhérente à ce concept.
Or un concept qui porte en soi sa propre contradiction (l'intolérance) , à moins de l'éliminer de force par exception, ne peut être considéré comme absolu et ne saurait donc être imposé comme tel. Son statut est celui de la relativité, rien de plus.
Paradoxalement, ce genre de contradiction rejoint et même participe de la même philosophie fallacieuse du relativisme cher aux sophistes de Protagoras d'Abdère. Le principe de ce système est que "toutes les idées se valent", principe qui ne saurait avoir de valeur absolue puisqu'il prône la relativité. Mensonge interne qui montre d'où vient l'inspiration.
La pratique de ce principe révèle aussi sa vraie nature trompeuse : schyzophrénie de l'esprit et cynisme des actes , voilà des écueils qui ne sont pas imaginaires.
Autre chose est la tolérance qui concerne les personnes. Elle consiste à tolérer, supporter, souffrir ( on est loin de l'indifférence souhaitée ) que certains professent et pratiquent des idées avec lesquelles on n'est pas d'accord. C'est la "tolérance civile" qu'on évoque à propos de Louis XIV durant un certain temps.
Cette tolérance civile est évidemment à rechercher chaque fois qu'elle est possible, c.à.d. tant qu'elle reste compatible avec la survie de la société et de l'humanité. Il est clair que le multiculturalisme ne simplifie pas sa pratique . Une autre stratégie subversive qui complète merveilleusement la gamme.
Dans le cas de la "tolérance" (je me limite ici à celle des idées et non des actes), la confusion vient du fait qu'on ne précise pas ce qui est est à tolérér : on a le verbe mais pas le complément d'objet direct, comme s'il était unique ou évident. Ce qui est suggéré par défaut, c'est qu'il faut tolérer à la fois les idées qui ne sont pas les vôtres et ceux qui les professent, hormis une série d'exceptions qui sont le grain de sable de la machine à brouiller les esprits. Liste établie évidemment par les concepteurs de la machine pour tenter d'échapper à la contradiction inhérente à ce concept.
Or un concept qui porte en soi sa propre contradiction (l'intolérance) , à moins de l'éliminer de force par exception, ne peut être considéré comme absolu et ne saurait donc être imposé comme tel. Son statut est celui de la relativité, rien de plus.
Paradoxalement, ce genre de contradiction rejoint et même participe de la même philosophie fallacieuse du relativisme cher aux sophistes de Protagoras d'Abdère. Le principe de ce système est que "toutes les idées se valent", principe qui ne saurait avoir de valeur absolue puisqu'il prône la relativité. Mensonge interne qui montre d'où vient l'inspiration.
La pratique de ce principe révèle aussi sa vraie nature trompeuse : schyzophrénie de l'esprit et cynisme des actes , voilà des écueils qui ne sont pas imaginaires.
Autre chose est la tolérance qui concerne les personnes. Elle consiste à tolérer, supporter, souffrir ( on est loin de l'indifférence souhaitée ) que certains professent et pratiquent des idées avec lesquelles on n'est pas d'accord. C'est la "tolérance civile" qu'on évoque à propos de Louis XIV durant un certain temps.
Cette tolérance civile est évidemment à rechercher chaque fois qu'elle est possible, c.à.d. tant qu'elle reste compatible avec la survie de la société et de l'humanité. Il est clair que le multiculturalisme ne simplifie pas sa pratique . Une autre stratégie subversive qui complète merveilleusement la gamme.