alice2 a écrit :Le vaccin coûte dans les 6 E, mais à force, ça ajouté à ça et ça et ça, on finit par débourser des sommes considérables non remboursées, quand on a une ALD. Il faut vraiment prévoir un budget santé, quand on le peut. Et ajouter à ça les 100 € de franchises par an (50 de consultations de médecin, 50 de médicaments), les dépassements d'honoraires des spécialistes, etc, etc, c'est tout simplement hallucinant. En gros, je bosse pour payer mon aide ménagère et mes frais de santé. Et pour cotiser pour des prestations auxquelles je n'ai jamais droit.
Savez-vous combien de personnes travaillent pour payer vos frais médicaux? Vous voulez compter, allez-y, combien avez-vous coûté au contribuable en arrêts de travail, hospitalisation, médicaments, examens, consultations, etc...? Et regarder ce que vous payez comme côtisations? Alors vous pensez vraiment que vous payez une aide à laquelle vous n'avez pas le droit?
Hi, hi, je me doutais que vous monteriez sur vos grands chevaux. C'était d'ailleurs un peu le but...
Je me contente de faire remarquer que l'on cotise pendant des années, et qu'au moment où l'on a besoin des prestations pour lesquelles on a cotisé, c'est-à-dire au moment où l'on n'est pas en état de se battre puisque malade, il faut justement se battre pour réussir à en bénéficier. Il s'agit d'un système de solidarité, cad que si on n'est pas malade on a cotisé pour les autres et pas pour soi, mais si ça tombe sur vous, vous en bénéficiez. A la base, c'est un très bon système. Simplement, on s'arrange toujours pour créer des alinéas qui font que soit vous bénéficiez de vos droits après vous être battu pendant des mois, soit vous n'en bénéficiez pas. Et dans le cas des affections chroniques d'une part, et des maladies rares et orphelines d'autre part, on s'arrange toujours pour dire que votre cas est trop rare ou pas assez inopiné ou trop ceci ou pas assez cela pour que vous ayez l'aide dont vous avez besoin.
Pour toute l'aide que j'ai reçue, je rends grâce au Ciel, et au système, ou du moins ce qu'il en reste. En revanche, je déplore qu'il existe trop de personnes comme vous qui préfèrent dire :
"Vous êtes malade donc vous êtes un parasite qui coûte à la société et aux contribuables." On se dit que quand ces gens en auront besoin, ils seront bien contents d'être aidés (ce que je ne leur souhaite pas bien sûr)... Ce sont malheureusement ce genre de mentalités qui créent peu à peu une opinion de plus en plus favorable au sabordage de notre système social pour le remplacer par un système à l'américaine du chacun pour soi. D'où peu à peu seront exclus les malades, les handicapés, les chômeurs, les personnes âgées, etc.
Bref, je déplore que notre société se déchristianise à vitesse grand V.
L'époque est à la culpabilisation des malades et l'on remplace l'idée légitime de vouloir se soigner et guérir par la notion de "civisme" qui consiste à ne pas se soigner pour respecter le sacrosaint principe de rentabilité. Si vous bénéficiez du système, on va vous dire :
"t'as de la chance, te plains pas..." Je crois que la chance, c'est de ne pas être malade, mais ça on réalise quand on l'est.
C'est simple : soit on crée un système social de Solidarité et on en fait bénéficier ceux qui en ont besoin et les autres rendent grâce au ciel d'en avoir moins besoin, soit on le supprime et c'est chacun pour sa pomme. Il faut être cohérent. Et quand on a des millions qui sortent du chapeau comme par magie pour sauver les banques, on n'invente pas des histoires de "trou de la sécu".