Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire
Publié : mar. 29 oct. 2013, 17:17
A vrai dire, j'ai rarement entendu parler du catéchisme en dehors du cadre de la communion, je savais pas que ça existait pour les adultes.
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Et si vraiment vous n'avez pas le budget pour vous offrir cela, le catéchisme est à disposition gratuitement en ligne ici :Raistlin a écrit :Grand Dieu, non ! Il y a bien sûr un catéchisme adapté aux enfants, mais le catéchisme est d'abord l'explication de la foi de l'Église. Pour 7,98 €, vous aurez une bonne idée de ce que nous croyons et vous serez donc à même de nous poser les bonnes questions : allez voir iciZarus a écrit :Hrum ? le catéchisme c'est pas pour les enfants ?
Beaucoup moins pratique à lire qu'un livre, il est aussi consultable gratuitement sur le site internet du Vatican :Dans la religion chrétienne, le catéchisme désigne l'exposé officiel des articles de la foi. C'est un outil de base pour la catéchèse, qui est l'ensemble des actions destinées à éduquer des enfants, des jeunes et des adultes à la doctrine chrétienne. La catéchèse est une des composantes de la mission évangélique du christianisme.
Cette démonstration, puisque je ne suis pas arrivé a la réfuter, je l'accepte. Mais le fait est que cette démonstration prouve l' existance de l'être nécessaire, pas du dieu chrétien.je vous signale que vous n’avez toujours pas réfuté la démonstration métaphysique de l’existence de Dieu.
C'est bien ce que Raistlin a précisé au début de cette discussion. Des trois liens donnés, les deux premiers concernent la démonstration rationnelle de l'existence de l'Etre nécessaire, seul le troisième donne des pistes (ce n'est pas une démonstration pour le coup) qui orientent vers le Dieu chrétien.mizzati a écrit :Cette démonstration, puisque je ne suis pas arrivé a la réfuter, je l'accepte. Mais le fait est que cette démonstration prouve l' existance de l'être nécessaire, pas du dieu chrétien.je vous signale que vous n’avez toujours pas réfuté la démonstration métaphysique de l’existence de Dieu.
C'est la a mon avis que se trouve la faille : La naissance de l'univers il y a 13,7 milliards d'années n'est que suggérée, pas déterminée.si l'Univers lui-même a une cause - ce que son commencement, il y a 13,7 milliards d'années, suggère : il ne peut pas être incréé.
En tant que matérialiste, l'univers ne s'est jamais rien donné de plus que ce qui le compose, ou en tout cas, rien ne me permet de le suspecter."Si l'on admet qu'il peut exister quelque chose sans cause, alors il est plus simple rationnellement (rasoir d'Occam) de s'en tenir à l'univers lui-même". Si nous nous en tenions là, nous aboutirions à un être auto-créateur, se donnant progressivement PLUS qu'il n'avait au départ.
Meme chose ici, aucune création ex-nihilo en vue, et l'organisation de la matière ne permet de poser l'intelligence de l'univers qu'en tant qu' hypothèse.Ce serait un être extrêmement puissant (puisque capable de faire surgir du néant une multitude d'êtres nouveaux, qui ne préexistaient pas), intelligent (car le cosmos est régi par un ordre admirable, mathématique)
Autrement dit, le dieu de Spinoza.on se retrouverait avec, sur les bras, une Nature pourvue de tous les attributs que les théologiens reconnaissent à Dieu (l'éternité, l'infinité, l'aséité, la puissance créatrice, l'intelligence souveraine...), l'auto-génération et l'auto-évolution en sus!
Ca lui parait moins bizzare, donc c'est mieux. Sans commentaire.Il me paraît plus simple et plus rationnel - moins "bizarre" en tous les cas [...] de considérer que l'Univers n'est pas divin, et qu'il provient d'un autre Être qui lui, est l'Être incréé que l'intelligence humaine connaît - celui que nous nommons communément Dieu
Tout simplement parce qu'il répond a la nécessité de l'être incrée, sans tomber dans les nombreuses incohérences du dieu chrétien.Une question à votre encontre : comment justifiez-vous votre choix de vous porter sur le dieu à la Spinoza, plutôt que sur le Dieu chrétien ? Merci.
Que le dieu de Spinoza réponde à la nécessité, c'est effectivement évident. Du coup, pouvez-vous nous expliquer les incohérences du Dieu chrétien ?Tout simplement parce qu'il répond a la nécessité de l'être incrée, sans tomber dans les nombreuses incohérences du dieu chrétien.
Je n'en ferait pas la liste dans ce post, ce serait tres long et je vais me coucher.
Mais ce que vous ne comprenez pas, c’est que même dans l’hypothèse d’un Univers éternel, celui-ci ne peut pas être l’Être nécessaire.mizzati a écrit :C'est la a mon avis que se trouve la faille : La naissance de l'univers il y a 13,7 milliards d'années n'est que suggérée, pas déterminée.
Et pourtant, il ne faut pas être Einstein pour se rendre compte que la vie a quelque chose en plus que la matière inerte. Et qu’entre nos capacités d’abstraction et de compréhension de l’Univers, et un caillou, il y a bien apparition d’un nouvel attribut. Ainsi, à moins de postuler que la vie et la conscience existaient dans les nuages de gaz d’avant la formation des étoiles et des planètes, on est obligé de conclure que des choses nouvelles sont apparues.mizzati a écrit :En tant que matérialiste, l'univers ne s'est jamais rien donné de plus que ce qui le compose, ou en tout cas, rien ne me permet de le suspecter.
(Je précise que l'intelligence, la vie ou encore l'amour ne changent rien a mon constat)
On observe que quatre interaction fondamentale suffisent aujourd'hui à décrire à peut prés tout ce qui nous entoures : les neurones comme le caillou sont décrit avec ces quatre interactions fondamentales. Il n'y a pas de "nouvelles interactions" qui interviennent lorsque l'on décrit les neurones.Et pourtant, il ne faut pas être Einstein pour se rendre compte que la vie a quelque chose en plus que la matière inerte. Et qu’entre nos capacités d’abstraction et de compréhension de l’Univers, et un caillou, il y a bien apparition d’un nouvel attribut.
Merci de m'indiquer un lien vers une description du neurone à partir des 4 interactions fondamentales de la physique. Ca risque d'être épais, d'autant qu'on ne comprend toujours pas entièrement comment fonctionne une cellule (et donc un neurone).Chinotar a écrit :On observe que quatre interaction fondamentale suffisent aujourd'hui à décrire à peut prés tout ce qui nous entoures : les neurones comme le caillou sont décrit avec ces quatre interactions fondamentales.
J'ignore ce que veut dire "l'intelligence peut s'absoudre de la matière". Etant chrétien, je ne sais pas ce qu'est un être humain privé de son corps matériel.Vous dite sur un autre fil que l'intelligence peut s'absoudre de la matière, mais aucune observation ne vient confirmer vos dire.
Si vous démontrez l'existence de Dieu et de ses attributs, vous démontrez l'existence d'un être nécessaire. Mais dire qu'il y a de l'être depuis toujours motif pris que le non-être n'est pas, sans préciser de quel être il s'agit, cela peut aller dans le sens de l'opposant qui, affirmant l'éternité de l'univers, affirme seulement la succession sans commencement ni fin d'êtres contingents : il y a depuis toujours des êtres contingents. Votre argument ne prouve donc pas.1, Il n' y a pas d'être nécessaire
Cette hypothèse me semble absurde. Car puisque le Néant est stérile, il y a de l’être depuis toujours, il ne peut pas en être autrement. Il existe donc de l’être, au moins un Être, qui n’est pas contingent, c’est-à-dire qui n’aurait pas pu ne pas exister.
D'accord, mais vous n'avez pas encore prouvé l'existence de cet être nécessaire.2, L'être nécessaire est seulement à chercher dans le substrat de ses accidents (variante : dans l'existence de la force bipolaire, créatrice/destructrice, qui pose les phénomènes)
Sauf qu’il n’y a point d’accidents dans l’Être nécessaire car qui dit accident dit contingence. Par définition, l’accident s’oppose à la nécessité. Dire que la nécessité se trouve dans les accidents, n’est-ce pas un peu comme dire que la lumière se trouverait dans les ténèbres ?
Pur subjectivisme...A quoi l'objectant vous répondra que vous cherchez une chimère.
Ce à quoi je répondrais en disant que ma chimère n’est pas plus chimérique que celle des matérialistes, avec en outre cet avantage d’être infiniment plus belle et plus porteuse de sens et de joie.
Si le caractère cyclique de l'univers n'est qu'improbable, sa négation n'est pas - par définition - certaine. Bref,vous ne faites ici que postuler ce qu'il vous faut prouver.Si probable, non certain...
L’usure de l’Univers est chose certaine. Ce qui est fort probable, c’est qu’il n’y ait pas eu d’Univers avant le Big Bang, l’hypothèse d’un Univers cyclique enchaînant les contractions-dilatations n’étant qu’une fable à l’allure vaguement scientifique.
Oui, à condition d'en prouver aussi les présupposés épistémologiques.Il n'y a donc pas de démonstration apodictique, contrairement à ce que l'auteur postulait sur son blog
Sans doute l’auteur pèche par trop de confiance dans la force de ses propres arguments.
Néanmoins, indépendamment des faits scientifiques, l’existence d’un Être nécessaire distinct de l’Univers me semble être une donnée sûre de la métaphysique.
Je suis d'accord, mais vous ne pouvez l'affirmer comme étant de science certaine qu'après avoir démontré que Dieu est acte pur. Tant que la démonstration n'est pas donnée, une pétition de principe.Les panthéismes, qui sont divers, posent l'univers, entre autres : soit comme le corps du dieu ; soit comme une somme de manifestations phénoménales, projections psychiques ou instinctives du dieu.
Ce qui implique donc que Dieu change… Dieu passe de la puissance à l’acte… Autant de choses impossibles pour l’Être nécessaire car l’Être nécessaire est celui qui a l’être en propre. Or changer, c’est :
- Soit perdre une perfection que l’on avait : impossible pour Celui qui a l'être en propre car on ne peut perdre ce que l’on a en propre.
- Soit gagner une perfection que l’on n’avait pas : impossible aussi car que rajouter à Celui qui a l’être par soi ?
Elle n'implique aucun panthéisme : c'est un pan-en-théisme. Comprenez : Dieu est partout (non par le lieu mais par l'agir - Dieu, immatériel, n'étant pas localisable), sous-jacent à tout être, à toute action, à toute réalité,de sorte que tout est en Dieu mais rien n'est Dieu (sinon Dieu).Popeye a écrit :Par ailleurs, entre le panthéisme et la doctrine catholique de la présence active d'immensité (Dieu est partout présent par son agir, donc par sa substance à raison de la simplicité divine), la différence est somme toute faible.
Je ne suis pas bien sûr de comprendre cette notion, n’étant que balbutiant en théologie. Néanmoins, je suis absolument certain que la doctrine catholique n’implique aucun panthéisme. Certes, notre foi professe que Dieu est présent à sa Création, mais il n’y a pas de confusion (tout comme - toute proportion gardée - en Jésus il y a union de la nature humaine et de la nature divine dans la personne du Verbe sans confusion ni séparation). Sinon, il faudrait dire que l’inhabitation de l’Esprit-Saint en nos cœurs nous fait devenir de la nature même de Dieu ? Horrible blasphème.
Bref, il ne doit pas être bien difficile pour Dieu d’être présent partout sans mélange de sa substance à celle de sa Création.