Méditation du mercredi 21 mars
Publié : mer. 21 mars 2007, 11:43
Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7
Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, mercredi 21 mars 2007
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 5, 17-30)
17i Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs: "Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre."
18 C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
19 Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
20 Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des oeuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement.
21 Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut.
22 Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé.
24 Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.
25 Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient - et c'est maintenant - où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.
26 Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ;
27 et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme.
28 Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront :
29 ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés.
30 Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet
Que de fausses culpabilités ! Que de fausses images du Père. Hier, vous avez eu du mal à saisir la profondeur de la miséricorde.
Aujourd’hui, le Christ veut faire grandir notre espérance. Écoutons-le : « Le Père ne juge personne… celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au jugement. »
Quelle révolution spirituelle !
L’intention de Dieu qui n’est qu’amour n’est que de sauver. Il ne veut pas juger. C’est l’homme qui se met lui-même en situation d’être jugé. Oui, c’est l’homme qui se juge.
Pour le Père, personne ne lui est extérieur, mais l’homme peut dire non à l’Amour, se maintenir à l’extérieur de l’amour. C’est d’ailleurs le péché qui crée la situation d’extériorité propre au jugement.
Le jugement de Dieu consiste en ceci : c’est l’Amour qui respecte le jugement de l’homme et dans un acte d’Amour, le ratifie.
Par la foi et l’amour, l’homme échappe à l’extériorité par rapport à Dieu et au jugement.
Pour celui qui croit, il n’y a pas de jugement ; dans la relation entre le Père et l’homme, il n’y a pas de place pour le jugement.
En Saint Jean, la doctrine du jugement s’achève dans la doctrine de l’Amour.
Rappelez-vous Sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus : « De quoi donc aurais-je peur ?... Il n’est qu’amour et miséricorde ».
Répondant à sa sœur Léonie qui défendait les droits de la justice divine, Thérèse lui disait qu’il dépend de l’homme de se situer par rapport à la justice ou à la miséricorde et d’obliger Dieu à agir envers lui en vertu de sa justice ou de sa miséricorde.
Seul, celui qui se situe par rapport à l’Amour miséricordieux se situe par rapport au vrai Dieu, tandis que l’autre se juge lui-même et oblige Dieu à le juger.
« Ma sœur, vous voulez de la justice de Dieu, vous aurez de la justice. Votre âme reçoit exactement ce qu’elle attend de Dieu ».
Offrez-vous à l’Amour miséricordieux ; c’est moins sécurisant, mais c’est plus libérant.
Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.
Méditation de Carême - 4ème semaine de Carême, mercredi 21 mars 2007
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 5, 17-30)
17i Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs: "Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre."
18 C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
19 Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
20 Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des oeuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement.
21 Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut.
22 Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé.
24 Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.
25 Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient - et c'est maintenant - où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.
26 Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ;
27 et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme.
28 Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront :
29 ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés.
30 Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet
Que de fausses culpabilités ! Que de fausses images du Père. Hier, vous avez eu du mal à saisir la profondeur de la miséricorde.
Aujourd’hui, le Christ veut faire grandir notre espérance. Écoutons-le : « Le Père ne juge personne… celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au jugement. »
Quelle révolution spirituelle !
L’intention de Dieu qui n’est qu’amour n’est que de sauver. Il ne veut pas juger. C’est l’homme qui se met lui-même en situation d’être jugé. Oui, c’est l’homme qui se juge.
Pour le Père, personne ne lui est extérieur, mais l’homme peut dire non à l’Amour, se maintenir à l’extérieur de l’amour. C’est d’ailleurs le péché qui crée la situation d’extériorité propre au jugement.
Le jugement de Dieu consiste en ceci : c’est l’Amour qui respecte le jugement de l’homme et dans un acte d’Amour, le ratifie.
Par la foi et l’amour, l’homme échappe à l’extériorité par rapport à Dieu et au jugement.
Pour celui qui croit, il n’y a pas de jugement ; dans la relation entre le Père et l’homme, il n’y a pas de place pour le jugement.
En Saint Jean, la doctrine du jugement s’achève dans la doctrine de l’Amour.
Rappelez-vous Sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus : « De quoi donc aurais-je peur ?... Il n’est qu’amour et miséricorde ».
Répondant à sa sœur Léonie qui défendait les droits de la justice divine, Thérèse lui disait qu’il dépend de l’homme de se situer par rapport à la justice ou à la miséricorde et d’obliger Dieu à agir envers lui en vertu de sa justice ou de sa miséricorde.
Seul, celui qui se situe par rapport à l’Amour miséricordieux se situe par rapport au vrai Dieu, tandis que l’autre se juge lui-même et oblige Dieu à le juger.
« Ma sœur, vous voulez de la justice de Dieu, vous aurez de la justice. Votre âme reçoit exactement ce qu’elle attend de Dieu ».
Offrez-vous à l’Amour miséricordieux ; c’est moins sécurisant, mais c’est plus libérant.
Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra.