Un peu d'histoire montrera pourquoi les gens sont inquiets.
Unions avec Rome[modifier | modifier le code]Article détaillé : Union de Brest.1595-1596, Union de Brest : Décision de la Métropole de Kiev de rompre ses relations avec l'Église de Constantinople pour se placer sous la juridiction de Rome. La Ruthénie (actuelle Ukraine) faisait alors partie de la République des Deux Nations (Pologne et Lituanie en majorité catholiques). Établissement de l'Église grecque-catholique ukrainienne.
1646, Union d'Užhorod : Décision de 63 prêtres orthodoxes de Ruthénie subcarpatique de se placer sous la juridiction de Rome. La Ruthénie subcarpatique faisait alors partie du royaume de Hongrie. Établissement de l'Église grecque-catholique ruthène.
1698, Synode d'Alba Iulia : Union à Rome des Roumains orthodoxes de Transylvanie alors sous la domination directe des Habsbourg. Établissement de l'Église grecque-catholique roumaine.
Période contemporaine[modifier | modifier le code]1945 Rattachement forcé des Églises grecques-catholiques ukrainienne et ruthène à l'Église orthodoxe russe (en URSS). l'Église continue d'exister dans la diaspora (et clandestinement en Ukraine). L'opération d’annexion de l'Église grecque catholique ukrainienne par l'Église orthodoxe russe en 1945 a été dirigée par Staline. Une lettre de décembre 1945 de Nikita Khrouchtchev à Joseph Staline, récemment découverte, prouve que les dirigeants soviétiques ont été directement impliqués dans la liquidation de l'Église catholique uniate d'Ukraine. « Lorsque j'étais à Moscou, je vous ai informé sur le travail accompli en vue de la destruction de l'Église uniate et sur l'intégration des religieux dans l'Église orthodoxe », écrit Nikita Khrouchtchev, alors chef du PC d'Ukraine, dans cette lettre datée du 17 décembre 1945 et issue des archives du Parti communiste de l'Union soviétique.
Ces écrits confirment les thèses défendues par de nombreux historiens sur le sort subi par l'Église uniate, ou grecque-catholique, implantée principalement dans l'ouest de l'Ukraine.
Les évêques de cette Église avaient été arrêtés simultanément le 11 avril 1945 et condamnés aux travaux forcés, sous prétexte de collaboration avec les forces allemandes pendant l'occupation.
En 1946, sous l'impulsion d'un « comité pour la réunification de l'Église grecque-catholique avec l'orthodoxie » le clergé a été intégré de force à l'église orthodoxe moscovite, résiliant le lien avec Rome datant de 1596. Le 9 décembre 1946, 204 prêtres grecs-catholiques abjurèrent « l'hérésie latine ».Les prêtres perpétuèrent leur culte clandestinement, et d'autres prirent le chemin de l'exil.
1948 Rattachement forcé de l'Église grecque-catholique roumaine à l'Église orthodoxe roumaine (en Roumanie). L'Église uniate continue d'exister dans la diaspora (et clandestinement en Roumanie).
1989 Rétablissement des Églises grecques-catholiques ukrainienne et roumaine, mais les autorités de ces deux pays à majorité orthodoxe refusent de leur restituer les biens confisqués (monastères, églises, écoles) et attribués aux Églises orthodoxes. L'église grecque-catholique revendique aujourd'hui plus de cinq millions de fidèles en Ukraine répartis dans plus de 3.300 paroisses.
Jean-Paul II est connu pour avoir été le grand défenseur de la communauté grecque-catholique ukrainienne. La sortie des catacombes de cette Église fut l'un des moments les plus émouvants de son pontificat.
Transfert du siège à Kiev[modifier | modifier le code]Le 21 août 2005, le siège de l'Église a été officiellement transféré de Lviv à Kiev la capitale. Le titre du primat a évolué d'Archevêque majeur de Lviv à Archevêque majeur de Kiev et de Galicie.
Le changement de siège est devenu une nouvelle source de tension entre l'Église orthodoxe russe[1] et l'Église catholique romaine.
L’Église orthodoxe d'Ukraine (Patriarcat de Moscou) a demandé au pape Benoît XVI d’annuler ce transfert.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glis ... krainienne