Regarder la date de l'info n'est pas ma préoccupation première.
J'ai cru que celle-ci, comme le poisson de ma poissonnière préférée, était de première fraîcheur !
Et toc.
Au-delà de deux commentaires par jour, c'est l'égo qui prime, l'échange devient second.
Moi non plus, ce n'est pas ma préoccupation première. Mais vers le début du mois d'avril, je suis un peu plus méfiante que d'habitude, surtout quand l'info est aussi étonnante (ce qui, je le reconnais, n'est pas un critère suffisant).
Je ne sais pas si je poste au bon endroit.
Je viens de recevoir un courriel m'informant qu'une association "laïque" musulmane vient d'écrire au ministère chargé des cultes. Cette association demande que soient retirées les croix des pharmacies car, dit le message, cela a une connotation trop religieuse et empêcherait l'intégration de certaines personnes. Le ministère a répondu que "la demande serait étudiée".
Je n'ai pas l'habitude de m'insurger contre les personnes de confession musulmane mais là c'est vraiment "pousser le bouchon un peu loin".... La personne qui a envoyé le courriel disait : "Devra-t'on enlever également le sigle de La Croix-Rouge (symbole international), ceux des autres associations qui ont la croix pour insigne ? Il faudra également penser à remplacer le signe + de nos mathématiques et réviser le Code de la Route (le panneau indiquant l'hôpital le plus proche)...".
Nan mais où va-t'on ? Faudra t'il ôter les croix des clochers, des oratoires ? Déjà que certains ont demandé le retrait des croix sur les portes des cimetières....
Heureusement qu'il s'agit d'une association minoritaire (tout au moins je l'espère) car tous les musulmans qui vivent en France ne sont pas comme cela. Ils sont intégrés au pays, pratiquent leur culte et respectent les autres religions.
"Ce qui te préoccupe, Dieu s'en occupe" Fr. Roger de Taizé
Pouvez-vous nous transmettre la source de votre information? Si elle est confirmé, c'est effectivement aller beaucoup trop loin. Je n'avais même jamais pensé à l'association entre la croix de pharmacie et la croix de Jésus....
@ Le Gyrovague,
Merci pour vos précisions. Si c'est une plaisanterie, elle a la vie dure... Je préfère que ce soit cela quoiqu'il ne faille s'étonner de rien en la matière.
Maintenant pour le maintien des croix sur les voies publiques je pense que leur disparition n'est pas pour demain. Elles sont souvent le patrimoine d'une ville, d'un village depuis des centaines d'années. Que je sache dans notre beau pays la liberté d'exercer son culte est inscrit dans la loi... C'est la même chose à Monaco (ben oui je suis "estrangère") même si la religion catholique est inscrite "comme religion d'état".
@ Justine
C'est une amie qui m'a envoyé ce courriel qui l'a elle même reçu d'une autre personne...
"Ce qui te préoccupe, Dieu s'en occupe" Fr. Roger de Taizé
Le martyrologe romain fait aujorud'hui mémoire de la bienheureuse Marie Restitute Kafka
(1894-1943), une franciscaine autrichienne qui fait partie de ces Catholiques allemands et autrichiens qui payèrent de leur vie leur opposition ouverte au nazisme.
Elle était née à Aussowitz, actuellement en République Tchèque, mais sa famille se transféra ensuite à Vienne. Infirmière, c'est au contact des Sœurs franciscaines de la charité chrétienne qu'elle trouva sa vocation, en 1914. Elle avait vingt ans. Religieuse, elle continua son métier d'infirmière.
Puis survint l'annexion de l'Autriche par le IIIe Reich. Son opposition au nazisme fut sans détour. Elle incitait les Viennois à dire clairement leur pensée et n'hésitait pas à parler de Hitler comme d'un "fou". L'une de ses formes d'opposition à l'idéologie païenne fut d'accrocher un crucifix dans chaque salle d'une nouvelle aile de l'hôpital.
Les Nazis exigèrent que les crucifix soient enlevés, la menaçant de renvoi. L'hôpital répondit qu'elle était indispensable au service. Les crucifix restèrent.
Mais le 28 octobre 1942, elle fut arrêtée pour complot et haute trahison contre Hitler, et elle fut jetée en prison. On lui promit la liberté si elle renonçait à la vie religieuse. Comme elle refusait, elle fut condamnée à mort.
Martin Bormann, général des "SS" depuis 1933, reçut une pétition en sa faveur. Il répondit qu'elle devait mourir pour "intimider" toute autre tentative de "résistance".
En prison, on abusa d'elle. Mais elle continua à soulager les autres prisonniers. Des Communistes qui partagèrent sa captivité en témoignèrent.
Elle fut décapitée le 30 mars 1943, après avoir demandé à l'aumônier de la prison de tracer sur son front le signe de la Croix.
Lorsque, récemment, la possibilité d'ôter le crucifix de certains lieux fut soulevée, notamment en Bavière, cela a rappelé à la population une époque où l'on payait de sa vie le fait avoir défendu la présence de ce signe de la miséricorde.
Je suis touché personnellement par la mémoire de cette martyre, car en la découvrant, je me suis souvenu de mon séjour à la clinique "Notre-Dame" (renommée CHWAPI pour Centre Hospitalier de Wallonie-Picardie) d'où tous les crucifix avaient été retirés en hâte - et dont la chapelle est désormais fermée. Mais lorsque j'y suis rentré en vue de subir une série d'examens, j'étais très abattu - jusqu'au moment où en m'étendant sur le lit, j'ai aperçu : le dernier crucifix oublié sur le dernier mur, de la dernière chambre du dernier étage !
Quel choc ! Je me suis exclamé, un peu comme Don Camillo : "Vous ici, Seigneur ?" Et mon séjour fut comme une retraite improvisée.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )