Bonjour Jérémy43,
Vous disiez :
A l'ouest rien de nouveau... la plupart des protestants ne sont pas animés par le Saint-Esprit je pense car ils rejettent pour la plupart l'Epouse du Saint-Esprit et c'est normal car la religion protestante n'est pas incarnée à contrario de la Religion instituée par le Christ. Quand on perd le sens, qu'on suit le "Saint-Esprit", on devient l'esclave du diable.
Je vous dirais bien que celui qui se fait hérétique a déjà perdu la foi, donc rejette ou se trouve en rupture avec l'Église, avec le corps, avec l'Épouse ... Et c'est certainement une manière de ne plus être en état de grâce. Là-dessus, vous avez raison.
Mais le tout se trouve comme tempéré par le fait que tout catholique peut perdre bien facilement cet état de grâce lui aussi et sans même devoir quitter l'Église pour cela,
a contrario du fait que bien des protestants ne sont pas forcément coupables du péché d'hérésie ou même du schisme; déjà en ce que plusieurs sont nés dans le protestantisme, nés de parents qui étaient déjà protestants. Il est pratiquement impossible de porter un jugement sur «les» protestants. L'histoire n'est pas fini, chacun peut continuer de cheminer vers l'Église d'une manière que l'on ignore, la conversion n'est pas une aventure statique, etc.
La chose qui est certaine c'est que le Père n'abandonne pas ses enfants. C'est la doctrine de l'Église catholique. On peut être certain que même si une personne a fait rupture avec l'Église, Dieu ne cessera pas de la rechercher. Ce qui veut dire que Dieu ne refusera pas la grâce à celui (celle) qui lui demande, même en étant hors de l'Église, éloigné pour toutes sortes de raisons, que Dieu ne refusera pas de donner dans la mesure même de ce que la personne peut demander et être capable de porter.
Le Saint Esprit est agissant également chez les protestants.
J'ai assisté à un "culte" protestant et pour moi c'est digne de la magie, le "pasteur" joue sur la voix, les mouvements, les "spectateurs" disent "amen" "alleluia" "seigneur jésus", c'est complètement pervers, on se croirait dans un cirque... sauf que là on a envie de leur en mettre une dans la tronche (pardonnez-moi l'expression).
C'est votre expérience personnelle qui parlerait ici. C'est fonction de ce que vous auriez cru ressentir. Il aurait fallu être présent avec vous pour voir si les impressions seraient similaires. Peut-être que oui, peut-être que non ... Vous avez peut-être raison dans ce cas-là, ou vous étiez déjà mal disposé au départ. Les impressions subjectives, vous savez ... Il y a beaucoup de critiques à l'encontre de la messe que je trouverais exagérées aussi.
Quoi qu'il en soit, nous serons d'accord ici qu'il ne peut pas y avoir l'eucharistie dans la célébration protestante. Pour un catholique, c'est surtout cela qui importe.
Par contre ça se vante d'évangéliser le monde, de donner des Bibles, quels sont les fruits de cet évangélisation au juste ? c'est qui leur Jésus ? j'ai vu et maintenant je hais de toute mon âme tout ce qui est protestant, c'est le diable qui se déguise en Dieu et c'est intolérable.
Vous êtes trop sévére, Jérémy ! Il y a de l'évangélisation qui se réalise quand même par le biais de tous ceux qui cherchent Jésus ou qui souhaiteraient sincèrement (même en se trompant) faire ce que fait l'Église.
Il y a peu, c'est un frère franciscain qui me racontait une anecdote personnelle. En sortant de son boulot, avant de s'engouffrer dans le métro, une petite jeune fille de 20 ans l'aura approché pour lui offrir Jésus. Elle ne savait pas qu'il était franciscain. Loin d'être froissé, le frère paraissait comme reconnaissant, le coeur en joie, admiratif en me contant ça. «Merci, Jésus !» Il était enchanté de voir une telle audace chez une p'tite jeune ... chrétienne évangélique.
Leur Jésus c'est bien le nôtre, Jérémy.
Il ne nous est pas demandé non plus de cultiver le ressentiment, et après ça la haine. Jamais ! Si c'est le cas, s'il s'en trouve chez nous ce serait alors à nous de nous disposer intérieurement pour nous débarrasser de tels sentiments négatifs
via ce que l'Église recommande : prière, lecture de la parole, sacrements, pénitence. En cas d'impuissance ... faudrait au moins faire appel à notre espérance que Dieu lui-même, en temps opportun, nous délivrera de ces scories en nous qui tardent à partir.
Mais pour moi le véritable risque quand on est catholique fervent ce n'est pas vraiment le protestantisme, ce sont les abus dont nous sommes victimes quand nous avons un peu d'amour dans le coeur, ça peut aller loin, très loin car les hommes sont des prédateurs et ont autant de faces qu'il y a d'étoiles dans le ciel.
En me basant sur ce que vous exprimerez ici, moi, je croirais presque y percevoir une influence spirituelle néfaste.
Est-ce la tentation ? ... Imaginez-vous un peu un esprit vous murmurant à l'oreille qu'il est un danger d'être bon.
- «Trop dangereux. Nous sommes entourés de méchants individus. Il est prioritaire de s'enfermer en soi-même, se barricader contre les autres»; «La sainteté ne peut que vous attirer des plaies et bosses. Fuyons-la!»
Je croirais qu'une plus grande sainteté met davantage à l'abri de bien des déveines stériles qui ne rapportent rien. Plus de sainteté c'est plus de grâce, plus de dons, plus de vertus (prudence, force ... meilleur estime de soi ... plus de liberté ...) La vrai sainteté c'est plus d'équilibre. Il n'y a pas grand risque de se faire «plus exploité» en marchant davantage dans la foi pour vrai. Ou bien c'est Jésus qui est un menteur. Lui, il dit «heureux» ... La sainteté ne doit pas être confondue avec l'enthousiasme aveugle du débutant naïf, du déséquilibré, du masochiste qui aurait compris qu'il doit servir de tapis pour les enquiquineurs et sans jamais pouvoir rien opposer, rien rétorquer, rien changer ... Faut faire attention.
