yehoshua716 a écrit :Alors Merci a ceux qui ont répondu, sinon j'ai fait un recherche pour savoir pourquoi il ne croyait pas en Jésus. Le texte suivant provient du site Lamed.fr
Nous avons déjà débattu de cet article dans la section apologétique. Dire que Jésus n'a pas accompli les prophéties messianiques découle d'une triple incompréhension des juifs contemporains :
1- Ils refusent de comprendre certaines de ces prophéties dans un sens spirituel. Mais cela conduit à des absurdités car si l'on prend les prophéties bibliques au sens littéral, force est de constater qu'un bon nombre sont complètement caduques, surtout si l'on se souvient du fait que le peuple Juif n'a plus de Temple depuis près de 2000 ans.
2- Ils considèrent que Jésus aurait du accomplir toutes les prophéties lors de sa première venue. C'est oublié que nous confessons le retour du Christ dans la gloire.
3- Ils considèrent que tout ce qui se réfère à Israël dans ces prophéties signifie le royaume d’Israël de l’époque. C’est oublié que l’Église est le peuple de Dieu, nouvel Israël.
Bref, vous trouverez toujours certains pour dire que le Christ n'a pas accompli les prophéties. Jésus lui-même a du ouvrir le coeur des pèlerins d'Emmaüs pour qu'ils comprennent ce qui dans les Écritures le concernait.
Mais bon, entrons un peu plus dans les détails de ce texte :
A. Construira le troisième Temple (Ezéchiel 37, 26-28).
Et le Christ dit que le Temple est son propre corps. Par ailleurs, dans les lettres de saint Paul, nous apprenons que tout chrétien est Temple de l’Esprit-Saint.
Cette prophétie est incompréhensible si elle est lue dans un sens littéral.
B. Rassemblera tous les Juifs revenus sur la Terre d'Israël (Isaïe 43, 5-6).
Là encore, la prophétie parle-t-elle des Juifs ou des membres du peuple de Dieu ? Et de la Jérusalem terrestre ou de la Nouvelle Jérusalem ?
C. Fera entrer le monde dans une ère de paix universelle, et mettra fin à toute haine, oppression, souffrance et maladie, ainsi qu'il est écrit : " Une nation ne s'élèvera pas en brandissant l'épée contre une nation, ni un homme n'apprendra plus l'art de la guerre " (Isaïe 2, 4).
C’est oublié que nous confessons le retour du Christ et que lors de ce retour, son règne de paix n’aura pas de fin.
D. Propagera la connaissance universelle du D.ieu d'Israël, qui unira l'humanité comme ne formant qu'un peuple. Comme il est écrit : " D.ieu sera Roi sur tout le monde, en ce jour, D.ieu sera Un et Son Nom sera Un " (Zacharie 14, 9).
Idem
Les Chrétiens répliquent que Jésus accomplira celles-ci lors de sa deuxième venue, mais les sources juives assurent que c'est d'emblée que le Messie accomplira ses prophéties, sans avoir besoin de venir une deuxième fois.
Oui, enfin, on voit mal pourquoi les sources juives seraient infaillibles et au nom de quoi un chrétien devrait les tenir pour tel. D’ailleurs, si selon l’auteur, les sources juives doivent être considérées, il oublie un peu vite que le Messie était attendu pour l’époque de Jésus.
Cet argument est donc irrecevable.
Jésus n'était pas un prophète. La prophétie ne peut exister en Israël que lorsque le pays est habité par la plus grande partie du peuple juif. A l'époque d'Ezra - vers l'an 300 avant l'ère commune - quand la majorité des Juifs refusa de quitter Babylone pour retourner en Israël, la prophétie prit fin avec la mort des derniers prophètes - Aggée, Zacharie et Malachie.
D’où vient cette règle ? Et que dire alors des prophètes qui ont prophétisé pendant la déportation à Babylone ?
Le Messie doit être un descendant du côté paternel du roi David (Voir Genèse 49, 10 et Isaïe 11, 1). Or, selon la thèse des Chrétiens, Jésus est né d'une femme vierge, et donc n'avait pas de père. Il est par conséquent impossible qu'il ait pu satisfaire aux exigences d'une filiation paternelle remontant au roi David !
Mais Joseph, père de Jésus aux yeux de la Loi juive, était bien descendant de David. Où est-ce écrit, dans la Bible que cette filiation doit forcément être biologique ?
Le Messie conduira le peuple juif à une pleine observance de la Torah. La Torah énonce que toutes les mitswoth resteront toujours en vigueur, et que quiconque voudra changer la Torah sera aussitôt identifié comme un faux prophète (Deutéronome 13, 1-4).
Tout au long du Nouveau Testament, Jésus prend le contre-pied de la Torah et affirme que ses commandements
Mais Jésus est venu accomplir la Torah et non l’abolir comme lui-même le dit.
Effectivement, aucun homme n’aurait pu prétendre accomplir la Loi. Mais Jésus n’est pas un simple prophète, il est Dieu fait Homme, l’auteur de la Loi venu dans la chair. Lui seul avait donc l’autorité pour la mener à son accomplissement et il l’a fait.
L'idée chrétienne d'une naissance virginale a pris naissance dans Isaïe 7, 14 où il est question d'une 'alma qui a enfanté. Le mot hébreu 'alma a toujours signifié : " jeune femme ", mais les théologiens chrétiens, plusieurs siècles après, l'ont traduit par " vierge ". Cette version a permis de concilier la naissance de Jésus avec l'idée païenne qui prévalait au premier siècle selon laquelle des mortelles pouvaient être fécondées par des D.ieux.
Premièrement, Marie n’a pas été fécondée par Dieu, l’auteur pourrait faire l’effort de se documenter un peu sérieusement.
Ensuite, il est vrai qu’alma signifie jeune fille mais la septante traduit par « vierge » or ce sont des Juifs de l’époque qui ont fait cette traduction. C’est donc qu’une « jeune fille », c’est-à-dire une fille non mariée, était nécessairement vierge à moins d’être une prostituée.
La traduction n’est donc pas fausse même si elle interprète effectivement quelque peu.
Il est écrit dans les Psaumes (22, 17) : " Car des chiens m'enveloppent, la bande des méchants fait cercle autour de moi ; "comme le lion" (ils meurtrissent) mes mains et mes pieds. " Le terme hébreu KeAri (" comme le lion ") est grammaticalement similaire au mot " déchirure ". C'est ainsi que le christianisme lit le verset comme contenant une allusion à la crucifixion : " Ils ont transpercé mes mains et mes pieds. "
Cette vocalisation est bien moins probable. Elle a été développée assez tardivement, pour dénigrer le Christianisme, et oblige à rajouter un verbe (« ils meurtrissent ») pour que le passage reste compréhensible.
Il n’y a donc aucune raison pour y adhérer, bien au contraire.
Le christianisme considère que le chapitre 53 d'Isaïe sur le " serviteur souffrant " se réfère à Jésus.
En réalité, ce chapitre 53 constitue la suite directe du chapitre 52, qui décrit l'exil et la rédemption du peuple juif. Les prophéties sont écrites au singulier parce que les Juifs (" Israël ") sont considérés comme une seule unité. La Torah fourmille d'exemples où la nation juive est désignée sous un pronom singulier.
L’auteur devrait mieux lire ce passage. Il verrait alors que le serviteur souffrant est décrit comme portant les péchés du peuple. Le peuple porterait les péchés du peuple ? Ca n’a aucun sens.
4) LA FOI JUIVE EST BASÉE UNIQUEMENT SUR UNE RÉVÉLATION NATIONALE.
Et pourtant, Dieu annonce à de nombreuse reprises dans l’AT que son Salut s’étendra aux païens et que tous le connaîtront… C’est d’ailleurs ce que dit l’auteur dans son point D, qui se contredit donc dans le même temps.
5) LE CHRISTIANISME CONTREDIT LA THÉOLOGIE JUIVE
Cet argument ne vaut rien puisque la théologie juive peut très bien être erronée sur de nombreux points.
Bon, j’arrête là. Il aurait fallu que j’entre plus dans les détails mais ça prend du temps et j’ai autre chose à faire. Je conclus de tout ça que ceux qui ne veulent pas croire trouveront toujours de bonnes raisons. Ca fait partie du plan de Dieu j’imagine.
Disons quand même à nos frères Juifs que le Messie qu’ils attendent tarde un peu. Surtout si l’on considère les prophéties qui l’annonçaient pour la période de Jésus, qui affirmaient que Dieu viendrait lui-même guider son peuple, qu’il sauverait le peuple de ses péchés (ce que Jésus fait effectivement), etc.