La philosophie politicienne vs la religion catholique

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Boris
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Boris »

giorgino a écrit :A force de répéter que vous ne voulez pas choisir le MOINDRE mal , vous me faites penser à Sartre quand il écrivait : ils ont les mains propres , mais ils n 'ont pas de main !
Vous ne voulez pas vous salir les mains ....
Attention aux généralités :
- au premier tour des présidentielles, j'ai voté : j'avais réellement le choix entre plusieurs candidats et donc le choix de pouvoir choisir le moindre mal.
- au second tour, le choix n'était plus possible. Le moindre mal avait été éliminé. Il ne reste plus que l'abstention ou le vote blanc.

Le moindre mal : dans certains cas, il n'est pas présent.
Quand les 2 candidats sont pro-mort, pro-avortement, pro-euthanasie (état-nazi ?), anti-mariage et anti-famille, alors il n'y a pas de moindre mal.
Il y a le mal à découvert et le même mal mais masqué.

Je suis heureux de m'être abstenu[correction : ma femme me rappelle que nous avons voté blanc] au second tour car effectivement je n'ai pas de sang sur les mains.
Je suis heureux car :
- j'ai voté au premier tour pour le moindre mal
- j'ai défendu dans ma famille et ici sur la Cité le moindre mal

Vous pouvez toujours critiquer ma position, mais vous, qu'avez-vous fait pour faire avancer le Royaume de Dieu sur Terre ?
Dernière modification par Boris le mer. 19 déc. 2007, 23:45, modifié 2 fois.
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giorgino
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par giorgino »

D' abord je ne critiquais pas votre position particulièrement , car sur ce fil vous n 'etes pas le seul à le dire . d' autre part , je n' ai pas suffisamment fait pour faire avancer le royaume de Dieu sur terre , j' en conviens .Enfin , quant au 2 eme tour des élections , je vous reconnais le fait que c' était pas enthousiasmant , mais peste pour choléra , je suis toujours convaincu que l' homme aux semelles surcompensées nous reservera de mauvaises surprises . Ce n 'est qu'un début .
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

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giorgino a écrit :D' abord je ne critiquais pas votre position particulièrement , car sur ce fil vous n 'etes pas le seul à le dire . d' autre part , je n' ai pas suffisamment fait pour faire avancer le royaume de Dieu sur terre , j' en conviens .Enfin , quant au 2 eme tour des élections , je vous reconnais le fait que c' était pas enthousiasmant , mais peste pour choléra , je suis toujours convaincu que l' homme aux semelles surcompensées nous reservera de mauvaises surprises . Ce n 'est qu'un début .
Entièrement d'accord : Sarko a déjà commencé à mentir et en plus aucun journaliste ne relève.
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Bonsoir MB,
MB a écrit :Aucun parti ne correspond vraiment, en effet, à ce que nous cherchons. Tous soutiennent l'avortement, et seul un miracle (ou une catastrophe) peut y changer quelque chose dans l'avenir.
Mais s'abstenir n'est pas une bonne solution. Le message de l'abstention est trop obscur, et puis on ne néglige pas, comme ça, son devoir civique. Il faut voter, mais blanc.
Je reconnais bien volontiers que le message de l'abstention est obscur mais que dire alors du vote blanc, inclus dans la catégorie "Blancs ou nuls"? Le chiffre de l'abstention est bien plus marquant car il représente ceux qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pris part au système. Dans la mesure où l'on rejette les partis de gouvernement actuels et où l'on considère les partis d'opposition comme de simples leurres destinés à pérenniser le système politique -fonction tribunicienne, l'abstention s'impose. Sur quoi reposerait encore le pouvoir d'un Sarkozy ou d'une Royal dans le cadre d'une hypothèse d'abstention massive?

En Christ,
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Yves54
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Yves54 »

Boris a écrit :
giorgino a écrit :A force de répéter que vous ne voulez pas choisir le MOINDRE mal , vous me faites penser à Sartre quand il écrivait : ils ont les mains propres , mais ils n 'ont pas de main !
Vous ne voulez pas vous salir les mains ....
Attention aux généralités :
- au premier tour des présidentielles, j'ai voté : j'avais réellement le choix entre plusieurs candidats et donc le choix de pouvoir choisir le moindre mal.
- au second tour, le choix n'était plus possible. Le moindre mal avait été éliminé. Il ne reste plus que l'abstention ou le vote blanc.

Le moindre mal : dans certains cas, il n'est pas présent.
Quand les 2 candidats sont pro-mort, pro-avortement, pro-euthanasie (état-nazi ?), anti-mariage et anti-famille, alors il n'y a pas de moindre mal.
Il y a le mal à découvert et le même mal mais masqué.

Je suis heureux de m'être abstenu[correction : ma femme me rappelle que nous avons voté blanc] au second tour car effectivement je n'ai pas de sang sur les mains.
Je suis heureux car :
- j'ai voté au premier tour pour le moindre mal
- j'ai défendu dans ma famille et ici sur la Cité le moindre mal

Vous pouvez toujours critiquer ma position, mais vous, qu'avez-vous fait pour faire avancer le Royaume de Dieu sur Terre ?
Hors de toutes critiques et pour analyser les choses. Pourquoi n'avez vous pas voté blanc dés le départ ? Ainsi il n'y avait pas pour le moindre mal et pour le Mal, il n'y avait que pour le bien.

Enfin c'est comme ça que je le vois.
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
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Boris
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

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Yves54 a écrit :Hors de toutes critiques et pour analyser les choses. Pourquoi n'avez vous pas voté blanc dés le départ ? Ainsi il n'y avait pas pour le moindre mal et pour le Mal, il n'y avait que pour le bien.

Enfin c'est comme ça que je le vois.
Parce que comme tout le monde vous le dit : le moindre mal possible au premier tour n'allait pas à l'encontre de la Morale.
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Yves54
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

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Boris a écrit :
Yves54 a écrit :Hors de toutes critiques et pour analyser les choses. Pourquoi n'avez vous pas voté blanc dés le départ ? Ainsi il n'y avait pas pour le moindre mal et pour le Mal, il n'y avait que pour le bien.

Enfin c'est comme ça que je le vois.
Parce que comme tout le monde vous le dit : le moindre mal possible au premier tour n'allait pas à l'encontre de la Morale.
Dans la morale vous ne rentrez pas le rejet de l'autre ? Moi, si.
« Commettre des erreurs est le propre de l'humain, mais il est diabolique d'insister dans l'erreur par orgueil »
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giorgino
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Message non lu par giorgino »

Si vous me permettez , dans une société qui se dit " démocratique " , le bulletin blanc devrait etre considéré ( dans tous les sens du terme ) comme tel . Il est la marque que , pour une raison religieuse , personnelle , philosophique - pourquoi pas ? - on choisit politiquement de ne pas voter , mais en même temps , d' etre aller le dire et le signifier . L' abstentionisme a toujours le risque de passer pour le jem'enfoutisme du pêcheur à la ligne , que rien n' interesse . Surtout en province . Reste que ne pas considerer le vote blanc comme un vote reel est encore une preuve de bonne santé de notre république .!!!!!!!!!!!!
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Boris
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Boris »

Yves54 a écrit :Dans la morale vous ne rentrez pas le rejet de l'autre ? Moi, si.
Il ne s'agit pas de rejeter l'étranger (et non pas l'autre de manière si générale), mais de "Stop : on n'est pas capable d'accueillir décemment plus de personnes".

Accueillir pour faire dormir sous les ponts, je vous laisse le faire mais je refuse d'y prendre part : c'est une hypocrisie de bon-aloi. Cela vaut l'Arche de Zoé !

Ouvrez les yeux, réveillez-vous !

Souvenez-vous des tentes du canal St Martin à Paris avant la présidentielle : il s'agissait entre autres de personnes salariés, ayant un travail stable pour certaine mais n'ayant quand même pas les moyens de se payer un toit !

Et vous voulez faire venir des gens sans emplois ni salaires ?
Qui va payer pour eux et pour qu'ils dorment à l'hôtel tous les soirs car il n'y a pas d'autres logements ?


Le Pen parle de dépenser cet argent à créer de l'emploi dans les pays d'origines. Voyez la différence : il refuse l'immigration mais prête secours aux autres.

Ecoutez les SDF dans la rue : ils en ont ras le bol des aides diverses. Ils veulent se prendre en main, pas que tout tombe tout cuit.
UdP,
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Christian »

Bonsoir à tous,
Le chiffre de l'abstention est bien plus marquant car il représente ceux qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pris part au système. Dans la mesure où l'on rejette les partis de gouvernement actuels et où l'on considère les partis d'opposition comme de simples leurres destinés à pérenniser le système politique -fonction tribunicienne, l'abstention s'impose. Sur quoi reposerait encore le pouvoir d'un Sarkozy ou d'une Royal dans le cadre d'une hypothèse d'abstention massive?
Vous avez tout compris, Franck. :) Le vote blanc consolide le système, c’est un vote comme un autre, mais pour un parti absent. Nous avons 10 partis, disent ces électeurs, et nous en voulons un 11ème. Ils sont comme les adorateurs du « Dieu inconnu », dont St Paul repérait la stèle à Athènes. Or la question n’est pas d’en rajouter à la mythologie démocratico-sociale, mais d’en sortir. L’abstentionniste va à la pêche. Il tourne résolument le dos aux jeux inutiles, à la prétention de gouverner, à l’illusion du pouvoir. Comment ne serait-ce pas lui qui a raison ?

Il y a un siècle, sans doute, les élections représentaient un espoir. Elles ne sont plus aujourd’hui qu’un danger.

Evitons-les.


Longtemps j’ai cherché à comprendre sans y parvenir ce qui rend les ministres
si heureux de l’être, quoiqu’ils prétendent. Maintenant, expérience faite,
je crois l’avoir saisi. C’est la dilatation du moi que la fonction provoque.
« Je » se gonfle, s’étale, se dandine, photographié, loué, caricaturé, insulté même,
un narcissisme entretenu par tout l’appareil qui l’entoure
dans le sentiment de son importance et de sa singularité.

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Message non lu par giorgino »

Vous avez peut etre raison ... il me semble cependant que voter blanc marque un geste , une démarche ...
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par DavidB »

Bonjour à Tous,

giorgino a écrit :A force de répéter que vous ne voulez pas choisir le MOINDRE mal , vous me faites penser à Sartre quand il écrivait : ils ont les mains propres , mais ils n 'ont pas de main !
Vous ne voulez pas vous salir les mains ....
:fleur:

La Paix du christ soit sur vous.

Au Québec aussi, on vote souvent pour le moins pire. Je me demande par contre quel genre de spiritualité peut amener à dire "Je ne choisirai pas le mal"... ça sonne comme un brin de présomption... un peu comme Pierre qui dit au Jeudi saint : Moi je ne de trahirai pas... :oh:

L'homme représenté sur mon Avatar, Saint Martin de Tours, a dû abdiquer dans un rapport de domination et se faire passer pour un ami d'un mauvais dirigent car des centaines de personnes étaient menacées de mort et a passé pour un "molasson". Il a du sacrifier son image et tacher sa crédibilité pour sauver ces hommes. C'est Ambroise de Milan qui s'est empressé d'envoyer un pamphlet pour rétablir les faits un fois les hommes en sureté.

Pie XII as-tu modérer ses dénonciations contre le régime d'Hitler pour se garder plus de jeu et cacher et libérer plus de juifs.

Si Martin de Tours et Pie XII avaient dit "Moi, je garde les mains blanches :siffle: " avez-vous pensé les dixaines de milliers de personnes qui n'auraient pas été sauvées!?

Je crois que pour des maux équivalent vaut mieux s'abstenir, mais s'il y en a un moindre, vaut mieux s'assurer le moindre pour faire échec au plus mauvais que de ne rien faire pour empêcher le plus mauvais.

S'abstenir de voter c'est automatiquement donner son vote au gagnant. Voter pour le moindre, c'est peut-être déjà sacrifier moins de gens que si le pire passait. Quand on a pas le choix de se salir, on choisi le trou de boue le moins vaseux...

Il n'est pas toujours intelligent, ni même toujours juste et droit de se laver les mains et de se les tenir blanches... Au fait... se laver les mains... ça résonne comme un personnage biblique il me semble...
;)
:nargue:

Dieu vous bénisse


David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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Christophe
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Christophe »

Salut !

Quitte à ne pas exprimer de vote, plutôt s'abstenir que de voter blanc. Les arguments évoqués ci-dessus sont tout à fait pertinents : l'abstention est comptabilisée, pas le vote blanc.

Entre plusieurs candidats, si certains se distinguent des autres, il n'y a aucune raison de leur bouder nos suffrages. Ce n'est pas choisir "le moindre mal" (car un mal est un mal), c'est choisir "le plus grand bien", même si c'est un choix par défaut et que nous fautons par idéalisme.

Mais il faut bien admettre que voter ne sert pas à grand chose : que pèsent nos voix dissidentes dans la cacophonie démoncratique ? La citation de Coluche que Geronimo a mise en signature me semble criante de vérité...

Si les catholiques veulent faire de la politique, qu'ils en fassent ! Mais la politique partisane les condamne à d'inévitables compromissions, et la politique n'est plus faite par les partis ! Les partis sont à la politique intérieure ce que les Etats-nations sont à la politique internationale : des vestiges d'un autre temps. Il y a mille façon de faire de la politique en dehors des partis. !

Pax
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Yves54 »

Boris a écrit :
Yves54 a écrit :Dans la morale vous ne rentrez pas le rejet de l'autre ? Moi, si.
Il ne s'agit pas de rejeter l'étranger (et non pas l'autre de manière si générale), mais de "Stop : on n'est pas capable d'accueillir décemment plus de personnes".

Accueillir pour faire dormir sous les ponts, je vous laisse le faire mais je refuse d'y prendre part : c'est une hypocrisie de bon-aloi. Cela vaut l'Arche de Zoé !

Ouvrez les yeux, réveillez-vous !

Souvenez-vous des tentes du canal St Martin à Paris avant la présidentielle : il s'agissait entre autres de personnes salariés, ayant un travail stable pour certaine mais n'ayant quand même pas les moyens de se payer un toit !

Et vous voulez faire venir des gens sans emplois ni salaires ?
Qui va payer pour eux et pour qu'ils dorment à l'hôtel tous les soirs car il n'y a pas d'autres logements ?


Le Pen parle de dépenser cet argent à créer de l'emploi dans les pays d'origines. Voyez la différence : il refuse l'immigration mais prête secours aux autres.

Ecoutez les SDF dans la rue : ils en ont ras le bol des aides diverses. Ils veulent se prendre en main, pas que tout tombe tout cuit.
Quand j'entends Le Pen parler, vous m'excuserez de dire qu'il rejette clairement l'autre et au sens général. Il a été de multiple fois condamner par les tribunaux à cause de cela.
#
# Évoquant les malades du sida au cours de l'émission d'Antenne 2 L'Heure de vérité, le 6 mai 1987[20], il déclare : « Les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la nation. (…) Le sidaïque, – si vous voulez, j'emploie ce mot-là, c'est un néologisme, il est pas très beau mais je n'en connais pas d'autre –, celui-là, il faut bien le dire, est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux, si vous voulez » ;
* Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de police (Le Monde, 21 janvier 1992).
* 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires (Le Monde, 21 janvier 1992).
* 16 janvier 1969 : condamné à trois mois de prison avec sursis et 20 000 F de dommages et intérêts pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris (Le Monde, 21 janvier 1992).
* 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d'« apologie de crime de guerre ». La pochette d'un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée. » (« La justice a plusieurs fois condamné le chef du FN pour des propos racistes ou antisémites », Le Monde, 24 avril 2002). La Cour écrit que « L'ensemble de cette publication était de nature à inciter tout lecteur à porter un jugement de valeur morale favorable aux dirigeants du parti national-socialiste allemand […] et constituait un essai de justification au moins partielle de leurs crimes » (Martine Aubry et Olivier Duhamel, Petit dictionnaire pour lutter contre l'extrême droite, éd. du Seuil, 1995, article « Justice »).
* 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique par le tribunal d'Aubervilliers pour « antisémitisme insidieux » (« La justice a plusieurs fois condamné le chef du FN pour des propos racistes ou antisémites », Le Monde, 24 avril 2002). La peine est confirmée en appel le 9 juillet. Jean-Marie Le Pen s'en était violemment pris à des journalistes juifs ou d'ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu'il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n'avoir « appris le français que récemment ».
* 27 mars 1986 : reconnu coupable d'apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l'édition d'un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».
* 16 novembre 1987 : condamné à 3 000 F d'amende et 8 000 F de dommages et intérêts à verser au Mrap pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le Tribunal de Paris à la suite de la distribution d'un tract lors des élections municipales de 1983. Condamné lors du même procès à 5 000 F d'amende pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d'une l'émission télévisée du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ». Peines confirmées par la Cour d'appel de Paris (11e chambre) le 29 mars 1989.
o 8 juin 1993 : Cassation partielle[29] de l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 29 mars 1989 en ses dispositions portant condamnations pénales et civiles du chef du délit de provocation à la discrimination raciale (condamnation concernant les propos tenus lors de l'émission télévisée). Pour la cour d'appel, Le Pen

« met l'accent sur le "monde islamo-arabe qui actuellement pénètre dans notre pays" et le "danger mortel" pour les français de se voir ainsi "colonisés" ; que de tels propos sont de nature à créer dans l'esprit des français l'idée qu'ils sont menacés dans leur identité même par la présence sur leur territoire de musulmans venant du tiers monde, à faire naître envers ce groupe déterminé, à raison de sa religion des réactions de rejet et à provoquer des actes discriminatoires voire de violence »

alors que pour la Cour de cassation,

« les expressions reprochées au demandeur ne désignaient aucune personne ou aucun groupe de personnes autre que des populations étrangères indéterminées, n'étaient de nature à inciter le public ni à la haine, ni à la violence, ni à la discrimination raciale et n'avaient pas dépassé les limites du droit à la libre expression sur le phénomène de l'immigration, la cour d'appel a dénaturé les propos incriminés et fait une fausse application de l'article 24 alinéa 6 de la loi du 29 juillet 1881 »

* Janvier 1991 : condamné par le tribunal de grande instance de Lyon, pour « trouble manifestement illicite à l’ordre public », à retirer tous ses affiches et tous ses tracts faisant référence au sida[30]. La cour d'appel de Lyon la condamnation pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».
* 18 mars 1991 : condamné par la cour d'appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l'humanité » et « consentement à l'horrible » pour avoir déclaré :

« Je me pose un certain nombre de questions. Et je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. [...] Si, c'est un point de détail au niveau de la guerre ! Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire ? Que c'est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. »

Jean-Marie Le Pen doit verser 10 F au MRAP, 100 000 F aux neuf autres associations s'étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, à concurrence de 15 000 F, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de 30 000 F. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l'article 700 du code de procédure civile, 1 000 F à chacune des dix associations (« L'affaire du "point de détail" — La cour d'appel de Versailles aggrave les peines prononcées contre M. Le Pen », Le Monde, 20 mars 1991).
* 27 mai 1992 : condamné pour « diffamation » par le tribunal de grande instance de Paris à 1 F symbolique de dommages et intérêts à Jean-Christophe Cambadélis. Jean-Marie Le Pen avait qualifié le député PS d'« ancien — ou toujours — trotskiste, et ami des organisations terroristes allemandes » (Le Monde, 7 juin 1992).
* 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs d'amende par la Cour d'appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.
* 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 million de francs pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».
* 15 novembre 1996 : condamné le tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan à 10 000 F de dommages et intérêts pour avoir tenu des propos ayant « gravement porté atteinte » au président du tribunal d'Auch (Le Monde, 17 novembre 1996).
* 6 janvier 1997 : condamné à 6 000 F d'amende et 1 F symbolique de dommages et intérêts par la première chambre civile du tribunal de grande instance de Strasbourg pour avoir qualifié l'association Ras l'front de « mouvement de tueurs de flics » (Le Monde, 10 janvier 1997).
* 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d'amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d'une conférence de presse (Le Monde, 6 juillet 1997).
* 26 décembre 1997[31] : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5 000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de grande instance de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible », pour avoir dit lors d'une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d'appel de Versailles confirme la peine (Le Monde, 15 septembre 1999).
* 2 avril 1998 : condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la cour d'appel, qui ajoute 8000 F d'amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d'appel en « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d'élue) lors des législatives de 1997 (« La cour d'appel de Versailles condamne Jean-Marie Le Pen à un an d'inéligibilité », Le Monde, 19 novembre 1998 ; « Demi-clémence pour Le Pen », L'Humanité, 18 novembre 1998). Un an plus tard, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi (« Le Pen condamné, Annette Peulvast “heureuse” », Le Courrier de Mantes, 2 décembre 1999).
* 9 septembre 1998 : condamné au franc symbolique pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front national en mai 1996. Le tribunal parle d'« mise en scène macabre et choquante évoquant l'image de la mise à mort par décapitation visant d'une manière certes symbolique mais intolérable à l'élimination de l'intéressée », et estime que « l'agressivité de cette mise en scène est de nature à susciter envers Catherine Trautmann un climat d'hostilité excédant les limites admissibles d'un débat d'opinion dans une société démocratique » (Le Monde, 1er octobre 1998).
* Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10 000 F de dommages et intérêts à l'Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l'inégalité des races », lors de l'université d'été du FN, le 30 août 1996 (Le Monde, 27 novembre 1998).
* 10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d'amende par le tribunal d'instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre, i.e. « le point de détail » (MRAP, avril 2002)
* 24 février 2003 : La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi 24 février la condamnation de Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d’amende pour incitation à la haine raciale, pour des propos sur les musulmans parus dans Le Monde du 19 avril 2003.
* 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l'an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.
* Le président du FN a également été condamné à verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la LDH, partie civile (Le Monde, daté du 25 février 2005).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Le_Pen
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Re: La philosophie politicienne vs la religion catholique

Message non lu par Christian »

Bonjour Christophe,
Si les catholiques veulent faire de la politique, qu'ils en fassent ! Mais la politique partisane les condamne à d'inévitables compromissions, et la politique n'est plus faite par les partis ! Les partis sont à la politique intérieure ce que les Etats-nations sont à la politique internationale : des vestiges d'un autre temps. Il y a mille façon de faire de la politique en dehors des partis. !
On peut, et on doit (tout spécialement les catholiques) agir au sein de la société en dehors des partis. Cette action peut-elle encore s’appeler politique, j’en doute. Par définition, la politique passe par l’exercice du pouvoir et la violence de l’Etat, qu’on l’exerce ou qu’on réclame de le faire. Les nouvelles formes d’action ouvertes aux catholiques sont non-violentes, donc non-politiques, et incluent la persuasion, la grève, l’évitement fiscal, la manif’, et ne réclament pas du pouvoir sur autrui à travers de nouvelles législations, mais témoignent de l’engagement des catholiques en faveur d’une cause. Nous prenons nos responsabilités, prenez les vôtres.

J’aime beaucoup cette image : Etats-nations et partis politiques, « vestiges d’un autre temps ».

Cordialement

Christian



Un parlement de démons est naturel dans une société diabolique.
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