Bonjour Libremax,
Libremax a écrit : ↑sam. 18 mai 2024, 10:30
pour moi, il est clair que le reproche de Jésus ne signifie pas :
"Eh bien vous en avez mis du temps, à venir me chercher, vous m'avez laissé enseigner dans le Temple, et c'est seulement maintenant que vous vous décidez à m'embarquer. Vous auriez pu venir me cueillir dès mon arrivée à Jérusalem par exemple, on aurait perdu moins de temps."
Ceque vous écrivez est clair pour moi aussi
Libremax a écrit : ↑sam. 18 mai 2024, 10:30
Je crois que Jésus informe (et par la même occasion, enseigne) ses ennemis qu'ils ne font que jouer le jeu de quelque chose qui les dépasse de loin, à savoir les les "ténèbres". Son reproche, ce n'est pas sur leur manque de spontanéité à proprement parler. C'est sur leur soumission à quelque chose, à quelqu'un, à qui Dieu laisse le champ libre un bref instant pour que s'accomplisse Sa volonté. Et comme il le dit, ils s'imaginent peut-être venir arrêter Jésus comme ils le feraient pour n'importe quel opposant politique, voire n'importe quel bandit, mais c'est une illusion.
Cela rejoint un peu ce que j'en pense également.Voyez Mt 26,
55 À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »
son équivalent en Mc 14,
48 Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ?
49 Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »
et en Lc 22,
52 Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?
53 Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres. »
A l'occasion de l'interrogatoire du grand prêtre, il dira, en Jn 18,
20 Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette.
21 Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
Comme vous dites, dans tout cela, je vois un lien avec les ténèbres, car au final, en Jn 18, 20, Jésus se présente comme celui qui n'a rien à cacher, sous entendant que s'il y a problème, il ne vient pas de lui.
Je pense que de son coté, il cherche à mettre en lumière l'aridité du, (ou des) cœur(s) dans le(s)quel(s) a pu naître cette haine contre son Père, et contre lui, révélée au travers de leurs agissements, car c'est plutôt là que se trouve le problème, en réalité.
Ce même problème qui serait matière à reproche pour Jésus, et le(s) adversaire(s) n'a(ont) pas envie d'être confondu(s).
Ce que j'ignore, c'est la part de mauvaises intentions imputables à cet(ces) adversaire(s) selon qu'il soit question du singulier ou respectivement du pluriel