1Bonjour, RemPat !
RemPat a écrit : ↑sam. 02 nov. 2024, 18:20
Je me pose cependant 2 questions :
- J'ai vu certains prêtres catholiques donner tout enfant non baptisé comme étant non sauvé (l'enfer si je comprends bien). Donc un enfant mort né de parents athées n'avait donc aucune chance même avant la conception ? Un enfant d'une famille musulmane ou bouddhiste décédé à 2, 3 ou 4 ans qui n'a rien demandé n'a aussi aucune chance ?
Une chose est sûre : tous les catholiques qui meurent en état de grâce sanctifiante sont sauvés (= c'est à dire bénéficient de la vision béatifique au Paradis).
Pour tout le reste, nous ne savons pas, nous sommes dans la spéculation théologique, c'est à dire de l'enseignement qui est fruit d'un raisonnement prenant pour base ce qui nous a été révélé. Dans la hiérarchie des vérités qui demandent notre adhésions, ceux-là sont des théologoumènes, des vérités
de fide definita (à la différence de ce que nous savons car venant des saints Apôtres (
de fide apostolica ) et encore moins de Dieu même (
de fide divina. Selon la doctrine traditionnelle, un enfant qui meurt non baptisé n'a pas de péchés personnels (pour lesquels il faut matière grave, pleine intention et délibération suffisante), mais a le péché ancestral (d'une façon que nous ne comprenons pas, on hérite pas seulement les conséquences du péché ancestral, mais le péché même). Cela dit, un tel enfant, après sa mort sera placé dans un endroit qui ressemble à celui où furent placées les âmes des justes de l'Ancien Testament. Dans cet endroit, (
limbus puerorum) ils peuvent bénéficier de la félicité naturelle (=comme notre bonheur aux bons moments de la vie terrestre), mais pas de la félicité surnaturelle que seule la vision de Dieu fournit. Jusque quand ? Probablement jusqu'au Jugement Dernier, après quoi il n'y aura plus ni Purgatoire, ni des espaces intermédiaires comme les Limbes, mais nous savons que seules deux réalités subsisteront: le Paradis et l'Enfer.
- J'ai vu également le même discours pour les confessions au prêtre. Pareil bon nombre de défunts n’ont jamais confessé de leur vie, ce qui veut dire que le bon chrétien qui suit bien tout à la lettre ne doit pas retrouver grand monde de ses proches au ciel, si ?
Selon notre Seigneur, la voie de la perdition est large est ceux qui seront perdus seront nombreux. Aux contraire, la voie du salut est étroite et ceux qui seront damnés seront moins nombreux. Parmi quatre semences, une seule portera du fruit. Je ne crois pas ce que j'aimerais croire, mais ce que je dois croire selon ce que Dieu m'a dit et ce qu'il m'a transmis par son Église. À l'instar de la plérome des Saints Pères et des révélations récentes de la Sainte Vierge, je crois que, malheureusement, la plupart des gens se perdent. D'où l'urgence de la conversion et d'une vie saine. Néanmoins, cela ne veut pas dire que tous les gens qui n'ont jamais confessé de leur vie iront dans les tourmentes éternelles. C'est au cas par cas. Tout d'abord, sont-ils des justes selon la loi naturelle ? Car si pas de péché mortel personnel, pas besoin de confession. S'ils ne se sont pas confessé, c'est parce qu'il n'ont pas pu ? Ou parce qu'il n'ont pas su qu'il doivent se confesser ? S'ils n'ont pas su, c'est parce qu'il n'ont pas ni pu, ni dû savoir (ignorance invincible) où bien ils avaient les éléments de la savoir et ils auraient dû savoir (ignorance fautive). S'il savaient qu'il doivent se réconcilier avec Dieu, mais des circonstances les ont empêchés (par exemple le prêtre n'est pas arrivé à temps), ont-ils fait une contrition parfaite ?
Voilà un tas de questions auxquelles seul le bon Dieu, qui connaît circonstances et qui lit dans les coeurs comme dans un livre ouvert, peut répondre. Certainement pas nous. Nous, nous pouvons espérer, nous pouvons et nous devons prier pour leurs âmes.
De mon coté j'ai (corrigez moi si je fait erreur) pour l'idée que l'amour de Christ (si notre libre arbitre l'accepte) peut gommer toutes maladresses durant notre parcours ici bas.
Par "maladresses" vous comprenez "péchés" ? Bien sûr qu'il peut gommer tous les péchés. Il aime le faire. De joie, il offre un banquet pour chacun des fils prodigues qui tournent vers lui. Il a fait table rase même pour un renégat comme Saint Pierre, même pour un criminel comme fut Saint Paul, même pour un brigand comme celui de la droite de sa Sainte Croix. Pourtant, il ne l'a pas fait pour le fils de la perdition, ni pour le brigand ayant le coeur empêtré.
Donc, ayons le coeur doux et humble. Tournons vers Lui. Regardons souvent dans nos âmes, plus souvent que dans les âmes des autres. Et si nous trouvons quelque chose qui ne lui plaît pas, allons vite obtenir son pardon par la voix de ceux qu'il a investit pour cette mission !