Bonjour Gaudens,
Désolé pour mon coté détourné (euphémisme si vous voulez) qui vous rend perplexe, et merci de vous en ouvrir.
Gaudens a écrit : ↑lun. 09 juin 2025, 17:12
Tout d'abord,je reviens à cette question sémantique que j'avais brièvement évoquée dans un bout de contribution:le mot a été formé par des défenseurs de la religion chrétienne et des chrétiens eux-même, en écho - ou en réponse - à ceux qui depuis déjà un certain temps, ne cessaient d'alimenter des procès en islamophobie
Je l'ignorais, merci d'avoir fait une recherche, (je suppose), pour connaître l'origine du mot christianophobie.
Eh bien, c'est un peu dans ce même esprit (de ces défenseurs) que je reprenais ce vocable.
Lorsque j'écrivais :
On entend rarement parler de christianophobie. Les chrétiens seraient ils donc sans reproches ?
, pour tout dire, et comme vous le soulignez ensuite :
Gaudens a écrit : ↑lun. 09 juin 2025, 17:12
,les chrétiens n'étant de toutes façons, pas "sans reproches" !
, je ne pense pas que ce soit le cas, pour répondre moi aussi à ma question. A vrai dire, je ne pensais pas être pris au premier degré. Il y avait de quoi rajouter un émoticône

Désolé de ce manque
Je reviens en arrière :
Gaudens a écrit : ↑lun. 09 juin 2025, 17:12
Si on n'en parle pas trop (c'était votre question de base) c'est à leurs yeux justement parce que pour beaucoup de milieux il est malséant d'en parler
De quels milieux s'agit il ?
Si ce sont des chrétiens, je peux comprendre qu'ils ne souhaitent pas avoir l'air de se plaindre, (ce qui pourrait s'assimiler à de la malséance), un peu en imitation de Jésus pendant sa Passion, mais je ne suis pas certain que ce silence soit productif.
En tout cas, je me serais permis d'enfreindre ces règles de bienséance, je l'admets
Mais, enfin, je n'ai pas le sentiment d'avoir menti non plus, en écrivant ces choses.
Ce qui à moi me semble bienséant, c'est la vérité, et malséant, le mensonge, voire, parfois, la censure, le tabou, si vous préférez
Gaudens a écrit : ↑lun. 09 juin 2025, 17:12
Soit parce qu' évoquer les maux que certains font souffrir aux chrétiens aurait pour conséquence de marginaliser ou de banaliser les souffrances infligées prétendument aux musulmans par des manifestations d"islamophobie" soit -pire encore - parce que le christianisme serait une méchante religion et les chrétiens bien souvent de méchantes gens., qui n'auraient finalement que ceux qu'ils auraient mérité. Ou encore parce que tout simplement,ils ne croient pas à la réalité des faits qu'on met devant leurs yeux (ce qui pourrait être, à la limite, un signe de véritable phobie ...).Des raisonnements souvent implicites, rarement formulé expressément.
Sans doute, mais la vérité y perd. A ce titre je pose cependant une nuance que parfois, peut-être (?), les souffrances infligées aux musulmans ne sont pas (ou n'ont pas été) toujours si prétendues.
Je vous recite ma conclusion**, sur l'origine de la christianophobie, qui vous a peut-être échappée :
(Cela) tiendrait à la personne de Jésus, qui, lui, n'a pas du se montrer tapageur,.., haut en couleur, si vous voulez.
C'est en tout cas une de mes théories.
Or, pour poursuivre cette théorie, les gens du monde sont très addicts à la chose spectaculaire.
Lui qui accomplissait des prodiges les accomplissait probablement sans pompe ni triomphalisme, ce qui déplaisait probablement à ceux, qui, jaloux de son talent pour le miracle, trouvaient que son humble retenue comportementale gâchait de magnifiques occasions de paraître.
Eux,
qui se donnaient sans doute tant de mal pour paraître, par le spectaculaire,
devaient se sentir d'autant plus ridicules, en comparaison ..
Les méandres de mon cerveau fertile

ne me permettaient pas, en effet, de savoir à quelle conclusion j'allais parvenir.
Je savais juste que je cherchais une vérité, et pour la trouver, les échanges avec les citoyens et vous même sont toujours précieux.
Encore mes excuses pour vous avoir dérouté
Gaudens a écrit : ↑lun. 09 juin 2025, 17:12
Enfin , au bout de quelques méandres, vous identifiez Pilate comme l'exemple typique de la christianophobie.Là vraiment on s'y pert totalement
Pilate, à mon sens, avait la phobie de la vérité, comme bon nombre de ses contemporains (voir Pierre et son reniement, par exemple), et Jésus, selon
ses toutes dernières paroles à Pilate, était venu rendre témoignage à la vérité.
Pour ce dernier message, une semaine environ après le précédent, je relançais le sujet sur un autre de ses aspects, que j'ai appelé le "pilatisme", mais ma conclusion est bien celle qui précède**.
J'espère avoir fait ce qu'il fallait pour plus de clarté, et que d'éventuels intervenants n'hésiteront pas, comme vous-même