Re: Divorce et remariage
Publié : mer. 11 mars 2026, 14:30
Bonjour Toto2,
tout d’abord, à nouveau merci pour vos réponses et le temps que vous m’accordez pour m’aider dans mes recherches.
Je vais reprendre les points abordés et les développer.
Bible, Tradition, Magistère et Église
Je ne sais pas si Jésus est venu “accomplir par interprétation certaines lourdeurs de la loi pharisaïque, mal comprises”. Je pense Jésus a fait plus que cela : il a poussé la loi jusqu’à son accomplissement parfait. C’est en somme “la loi telle qu’elle devrait être”, par opposition à la loi imparfaite concédée par Dieu au fil des siècles (“c’est à cause de la dureté de votre cœur”). Pour ce faire, il ne l’a parfois pas seulement interprétée, mais aussi modifiée (“et bien moi je vous dis”) pour la pousser jusqu’ à sa perfection.
Je suis d’accord avec vous quand vous dites que Jésus n’a pas tout codifié. Mais comme vous le dites également, ses paroles sont de droit divin et les versets que je cite visent justement à relever ce qu’il a dit, non ce qu’il n’a pas dit. Les détails qui “doivent régir la vie ecclésiale” et le reste doivent bien sûr être définis par l’Église inspirée par l’Esprit Saint, mais ne sauraient contredire la Parole et les propos du Christ.
Vous avez raison quand vous me corrigez en disant que je compare des choses qui ne sont pas sur le même plan (croisades, Terre dans l’univers, et divorcés-remariés). Mais le principe reste le même et je pense qu’on peut convenir que sur les questions morales et éthiques, l’Église a également changé ses positions à plusieurs reprises.
Porneia
Vous écrivez que l’incise est “relativement imprécise”. Or le terme est en fait assez précis. Il est utilisé dans les deux chapitres de St Matthieu, et également plusieurs fois dans d’autres livres du nouveau testament, ce qui permet d’en vérifier le sens exact. Il signifie effectivement “fornication” ou “impudicité sexuelle” au sens large.
Je suis d’accord avec vous quand vous écrivez : “Remarquez qu'à supposer que l’Église se trompe (!), cela ne donne pas droit à la désobéissance.”
Mais remarquez que si l’Église se trompe (et je note votre réserve), il n’y a plus de désobéissance dans ce cas particulier. C’est tout l’enjeu.
Validité du mariage
Je prend bonne note de votre correction. Effectivement je m’étais trompé concernant le mariage civile de deux personnes baptisées.
Je remarque cependant que cette distinction faite par l’Église entre le mariage de personnes baptisées et non-baptisées, Jésus ne l’a pas faite puisqu’il déclare que “dès l’origine il n’en était pas ainsi”. Et lorsqu’il en parle, il en parle à des pharisiens qui forcément n’étaient pas baptisés chrétiennement. Lorsqu’il demande que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni, à aucun moment il ne laisse entendre que Dieu n’aurait uni que des personnes baptisées. Ses paroles laissent même penser le contraire et qu’il n’y a pas de différence en la matière.
Suite à ma réflexion, vous posez la question : “En poussant à l'extrême votre logique, l'homme qui a couché avec une prostituée serait engagé avec elle jusqu'à la mort ?”
Au premier abord, cela semble être la conclusion logique. J’avais écris : “dans l’union charnelle, l’homme et la femme font véritablement un, peu importe qu’ils soient mariés ou non et même dans les pires circonstances : “Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.” (1 Co 6, 16)”. Cela étant, on pourrait arguer que la parole “ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas” ne s’applique pas ici car même si celui qui s’unit avec une prostituée fait avec elle un seul corps, il n’en résulte pas automatiquement que c’est Dieu lui-même qui les a unis. Donc j’ai envie de répondre que non, celui qui s’unit à une prostituée n’est pas engagé avec elle jusqu’à la mort.
Exclusion des sacrements
Quand vous écrivez : “Par ailleurs, l'homme divorcé remarié ne vit pas "le plus chrétiennement possible", puisqu'il vit maritalement avec une femme qui n'est pas la sienne.”, je ne pense pas que ce soit si binaire.
Partons du postulat (que je conteste) que l’Église a raison sur le sujet.
Je pense qu’il faut distinguer trois possibilités :
- le divorcé remarié catholique qui ignore totalement que son remariage est contraire aux lois de son Église (cas rare s’il existe, mais je le met pour être exhaustif)
- le divorcé remarié catholique qui sait que son remariage est contraire aux lois de son Église, mais croit en son âme et conscience que cette loi n’est pas valide et contraire à l’Évangile
- le divorcé remarié catholique qui sait que son remariage est contraire aux lois de son Église, en reconnaît la validité, et persiste dans sa conduite
Laissons le premier cas de côté car il se résous simplement (pour qu’il y ait péché grave il faut qu’il y ait connaissance du péché).
Prenons le second cas. La personne connaît la position de l’Église mais est en désaccord avec elle sur ce point précis. Il ne reconnaît pas qu’il y a péché. La question qui se pose d’abord c’est : est-il alors dans le premier cas ? Ou le fait de connaître la position de l’Église est-il en soi déjà une connaissance du péché même s’il la conteste ?
Prenons le troisième cas. La personne a admit la légitimité de la position de l’Église sur le sujet, mais pour diverses raisons (enfants né de la nouvelle union, envie de vivre pleinement son second mariage, nouvelles responsabilités qu’il ne peut décemment pas abandonner, manque de courage,…), il décide de continuer. Vu le postulat de départ, il est clairement en état de péché.
Prenons à présent un homme qui s’est fait embaucher comme comptable en s’inventant un diplôme et des années d’expérience. Il va travailler tous les jours, arrive à s’en sortir car il est doué en math, apprend vite, et est assez malin, mais il doit mentir tous les jours pour maintenir l’illusion.
Prenons un autre homme qui a adopté un enfant de deux ans. L’homme ne lui dit pas tout de suite qu’il n’est pas son vrai père. Plus les années passent, plus l’aveu lui semble au dessus de ses forces. Il maintient l’enfant dans l’illusion qu’il est son père biologique.
Prenons enfin un homme affamé qui a discrètement percé le mur d’une boulangerie. Jour après jour, il met son accès caché à profit pour voler un pain dans l’atelier et ainsi se nourrir lui et sa famille.
La question que je pose est simple : ces trois hommes se sont tous les trois placés dans des situations où ils doivent pécher à répétition pour des motifs plus ou moins avouables. Le premier pour garder son emploi, le second pour ne pas risquer de briser sa relation avec son enfant, le troisième pour nourrir sa famille. Tous les trois savent que ce qu’ils font est mal, savent qu’ils continueront néanmoins dans la même voie le lendemain et le jour d’après, et n’ont aucunement l’intention d’y mettre un terme même s’ils souhaitent ardemment n’être pas “obligés” de le faire. Doivent-ils être exclus des sacrements ?
Remise en question
Vous écrivez : “Je tempère néanmoins en disant que la loi ne peut pas changer au motif que l'on est soi même dans une situation réprimée par la loi et que celle-ci ne nous va pas. Ou pour le dire plus précisément : la validité et le bien fondé de la loi ne peuvent pas dépendre de notre situation personnelle.”
Je ne saurais être plus d’accord avec vous. Cela dit, je ne pense aucunement que la loi doit changer parce que cela m’arrange. Je pense que la loi doit changer car elle n’est pas bonne. Il se trouve qu’effectivement, je l’ai examinée à partir du moment où j’ai été concerné, alors qu’avant elle n’éveillait pas particulièrement mon attention.
Vous terminez en posant la question : “Qu'allez vous dire - selon l'imagerie populaire - à saint Pierre à votre mort ? Comment les divorcés remariés expliqueront-ils qu'ils ont préféré, en toute connaissance de cause, la jouissance du corps au lieu des instructions et préceptes du corps mystique du Christ, son Église, dirigée par le vicaire du Fils de Dieu, successeur de saint Pierre ?”
Si il devait s’avérer comme vous le pensez que j’ai vécu mon second mariage dans le péché, je lui répondrai - comme pour tous mes autres péchés - que j’ai essayé, que j’aurais pu faire mieux, que je suis inexcusable, que je m’en remet à la miséricorde de Dieu qui dès ma naissance était déjà mon seul salut.
Vous parlez à plusieurs reprises de la Grâce.
Je vais illustrer ma pensée par mon cas personnel, mais je suis certain qu’on peut la transposer à bien des cas.
J’ai vécu 16 ans avec une personne athée. Durant ces 16 années, je n’ai quasiment pas été à la messe et je priais très peu. Ma fille qui avait 10 ans lors du divorce n’avait quasiment pas entendu parler de Dieu même si elle avait été baptisée et avait fait sa communion. Je suis à nouveau en couple depuis 4 ans. Depuis, je vais à la messe toutes les semaines, je fais les vêpres à la maison tous le soirs, les laudes et les complies aussi parfois, je prie seul, et avec mon épouse qui est chrétienne elle aussi. Ma fille n’a jamais autant entendu parler de Dieu. Elle refuse pour l’instant la foi chrétienne (je ne peux pas la blâmer) mais elle vit chez moi dans un environnement chrétien où l’on parle de Dieu, où l’on fait la prière à table,… Mon premier mariage, je l’avais voulu après des années de vie commune dans le but “d’être en règle” avec l’Église à laquelle je continuais d’appartenir malgré mon comportement, pour avoir bonne conscience. Mon second mariage je l’ai voulu pour fonder une famille véritablement chrétienne, parce que j’ai trouvé mon aide semblable avec laquelle je veux marcher main dans la main sur le Chemin. Aujourd’hui je prie, je participe aux offices, je lis la Parole tous les jours et je veux développer ce lien d’amour qui m’unit à Dieu. Ce n’est pas tous les jours facile, je ne suis toujours pas parfait, mais c’est la Lumière qui m’éclaire et vers laquelle je veux marcher. Je vous les dis très honnêtement, quand on me dit que c’est aujourd’hui que je suis coupé de la Grâce, je n’arrive simplement pas à le croire.
tout d’abord, à nouveau merci pour vos réponses et le temps que vous m’accordez pour m’aider dans mes recherches.
Je vais reprendre les points abordés et les développer.
Bible, Tradition, Magistère et Église
Je ne sais pas si Jésus est venu “accomplir par interprétation certaines lourdeurs de la loi pharisaïque, mal comprises”. Je pense Jésus a fait plus que cela : il a poussé la loi jusqu’à son accomplissement parfait. C’est en somme “la loi telle qu’elle devrait être”, par opposition à la loi imparfaite concédée par Dieu au fil des siècles (“c’est à cause de la dureté de votre cœur”). Pour ce faire, il ne l’a parfois pas seulement interprétée, mais aussi modifiée (“et bien moi je vous dis”) pour la pousser jusqu’ à sa perfection.
Je suis d’accord avec vous quand vous dites que Jésus n’a pas tout codifié. Mais comme vous le dites également, ses paroles sont de droit divin et les versets que je cite visent justement à relever ce qu’il a dit, non ce qu’il n’a pas dit. Les détails qui “doivent régir la vie ecclésiale” et le reste doivent bien sûr être définis par l’Église inspirée par l’Esprit Saint, mais ne sauraient contredire la Parole et les propos du Christ.
Vous avez raison quand vous me corrigez en disant que je compare des choses qui ne sont pas sur le même plan (croisades, Terre dans l’univers, et divorcés-remariés). Mais le principe reste le même et je pense qu’on peut convenir que sur les questions morales et éthiques, l’Église a également changé ses positions à plusieurs reprises.
Porneia
Vous écrivez que l’incise est “relativement imprécise”. Or le terme est en fait assez précis. Il est utilisé dans les deux chapitres de St Matthieu, et également plusieurs fois dans d’autres livres du nouveau testament, ce qui permet d’en vérifier le sens exact. Il signifie effectivement “fornication” ou “impudicité sexuelle” au sens large.
Je suis d’accord avec vous quand vous écrivez : “Remarquez qu'à supposer que l’Église se trompe (!), cela ne donne pas droit à la désobéissance.”
Mais remarquez que si l’Église se trompe (et je note votre réserve), il n’y a plus de désobéissance dans ce cas particulier. C’est tout l’enjeu.
Validité du mariage
Je prend bonne note de votre correction. Effectivement je m’étais trompé concernant le mariage civile de deux personnes baptisées.
Je remarque cependant que cette distinction faite par l’Église entre le mariage de personnes baptisées et non-baptisées, Jésus ne l’a pas faite puisqu’il déclare que “dès l’origine il n’en était pas ainsi”. Et lorsqu’il en parle, il en parle à des pharisiens qui forcément n’étaient pas baptisés chrétiennement. Lorsqu’il demande que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni, à aucun moment il ne laisse entendre que Dieu n’aurait uni que des personnes baptisées. Ses paroles laissent même penser le contraire et qu’il n’y a pas de différence en la matière.
Suite à ma réflexion, vous posez la question : “En poussant à l'extrême votre logique, l'homme qui a couché avec une prostituée serait engagé avec elle jusqu'à la mort ?”
Au premier abord, cela semble être la conclusion logique. J’avais écris : “dans l’union charnelle, l’homme et la femme font véritablement un, peu importe qu’ils soient mariés ou non et même dans les pires circonstances : “Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.” (1 Co 6, 16)”. Cela étant, on pourrait arguer que la parole “ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas” ne s’applique pas ici car même si celui qui s’unit avec une prostituée fait avec elle un seul corps, il n’en résulte pas automatiquement que c’est Dieu lui-même qui les a unis. Donc j’ai envie de répondre que non, celui qui s’unit à une prostituée n’est pas engagé avec elle jusqu’à la mort.
Exclusion des sacrements
Quand vous écrivez : “Par ailleurs, l'homme divorcé remarié ne vit pas "le plus chrétiennement possible", puisqu'il vit maritalement avec une femme qui n'est pas la sienne.”, je ne pense pas que ce soit si binaire.
Partons du postulat (que je conteste) que l’Église a raison sur le sujet.
Je pense qu’il faut distinguer trois possibilités :
- le divorcé remarié catholique qui ignore totalement que son remariage est contraire aux lois de son Église (cas rare s’il existe, mais je le met pour être exhaustif)
- le divorcé remarié catholique qui sait que son remariage est contraire aux lois de son Église, mais croit en son âme et conscience que cette loi n’est pas valide et contraire à l’Évangile
- le divorcé remarié catholique qui sait que son remariage est contraire aux lois de son Église, en reconnaît la validité, et persiste dans sa conduite
Laissons le premier cas de côté car il se résous simplement (pour qu’il y ait péché grave il faut qu’il y ait connaissance du péché).
Prenons le second cas. La personne connaît la position de l’Église mais est en désaccord avec elle sur ce point précis. Il ne reconnaît pas qu’il y a péché. La question qui se pose d’abord c’est : est-il alors dans le premier cas ? Ou le fait de connaître la position de l’Église est-il en soi déjà une connaissance du péché même s’il la conteste ?
Prenons le troisième cas. La personne a admit la légitimité de la position de l’Église sur le sujet, mais pour diverses raisons (enfants né de la nouvelle union, envie de vivre pleinement son second mariage, nouvelles responsabilités qu’il ne peut décemment pas abandonner, manque de courage,…), il décide de continuer. Vu le postulat de départ, il est clairement en état de péché.
Prenons à présent un homme qui s’est fait embaucher comme comptable en s’inventant un diplôme et des années d’expérience. Il va travailler tous les jours, arrive à s’en sortir car il est doué en math, apprend vite, et est assez malin, mais il doit mentir tous les jours pour maintenir l’illusion.
Prenons un autre homme qui a adopté un enfant de deux ans. L’homme ne lui dit pas tout de suite qu’il n’est pas son vrai père. Plus les années passent, plus l’aveu lui semble au dessus de ses forces. Il maintient l’enfant dans l’illusion qu’il est son père biologique.
Prenons enfin un homme affamé qui a discrètement percé le mur d’une boulangerie. Jour après jour, il met son accès caché à profit pour voler un pain dans l’atelier et ainsi se nourrir lui et sa famille.
La question que je pose est simple : ces trois hommes se sont tous les trois placés dans des situations où ils doivent pécher à répétition pour des motifs plus ou moins avouables. Le premier pour garder son emploi, le second pour ne pas risquer de briser sa relation avec son enfant, le troisième pour nourrir sa famille. Tous les trois savent que ce qu’ils font est mal, savent qu’ils continueront néanmoins dans la même voie le lendemain et le jour d’après, et n’ont aucunement l’intention d’y mettre un terme même s’ils souhaitent ardemment n’être pas “obligés” de le faire. Doivent-ils être exclus des sacrements ?
Remise en question
Vous écrivez : “Je tempère néanmoins en disant que la loi ne peut pas changer au motif que l'on est soi même dans une situation réprimée par la loi et que celle-ci ne nous va pas. Ou pour le dire plus précisément : la validité et le bien fondé de la loi ne peuvent pas dépendre de notre situation personnelle.”
Je ne saurais être plus d’accord avec vous. Cela dit, je ne pense aucunement que la loi doit changer parce que cela m’arrange. Je pense que la loi doit changer car elle n’est pas bonne. Il se trouve qu’effectivement, je l’ai examinée à partir du moment où j’ai été concerné, alors qu’avant elle n’éveillait pas particulièrement mon attention.
Vous terminez en posant la question : “Qu'allez vous dire - selon l'imagerie populaire - à saint Pierre à votre mort ? Comment les divorcés remariés expliqueront-ils qu'ils ont préféré, en toute connaissance de cause, la jouissance du corps au lieu des instructions et préceptes du corps mystique du Christ, son Église, dirigée par le vicaire du Fils de Dieu, successeur de saint Pierre ?”
Si il devait s’avérer comme vous le pensez que j’ai vécu mon second mariage dans le péché, je lui répondrai - comme pour tous mes autres péchés - que j’ai essayé, que j’aurais pu faire mieux, que je suis inexcusable, que je m’en remet à la miséricorde de Dieu qui dès ma naissance était déjà mon seul salut.
Vous parlez à plusieurs reprises de la Grâce.
Je vais illustrer ma pensée par mon cas personnel, mais je suis certain qu’on peut la transposer à bien des cas.
J’ai vécu 16 ans avec une personne athée. Durant ces 16 années, je n’ai quasiment pas été à la messe et je priais très peu. Ma fille qui avait 10 ans lors du divorce n’avait quasiment pas entendu parler de Dieu même si elle avait été baptisée et avait fait sa communion. Je suis à nouveau en couple depuis 4 ans. Depuis, je vais à la messe toutes les semaines, je fais les vêpres à la maison tous le soirs, les laudes et les complies aussi parfois, je prie seul, et avec mon épouse qui est chrétienne elle aussi. Ma fille n’a jamais autant entendu parler de Dieu. Elle refuse pour l’instant la foi chrétienne (je ne peux pas la blâmer) mais elle vit chez moi dans un environnement chrétien où l’on parle de Dieu, où l’on fait la prière à table,… Mon premier mariage, je l’avais voulu après des années de vie commune dans le but “d’être en règle” avec l’Église à laquelle je continuais d’appartenir malgré mon comportement, pour avoir bonne conscience. Mon second mariage je l’ai voulu pour fonder une famille véritablement chrétienne, parce que j’ai trouvé mon aide semblable avec laquelle je veux marcher main dans la main sur le Chemin. Aujourd’hui je prie, je participe aux offices, je lis la Parole tous les jours et je veux développer ce lien d’amour qui m’unit à Dieu. Ce n’est pas tous les jours facile, je ne suis toujours pas parfait, mais c’est la Lumière qui m’éclaire et vers laquelle je veux marcher. Je vous les dis très honnêtement, quand on me dit que c’est aujourd’hui que je suis coupé de la Grâce, je n’arrive simplement pas à le croire.