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Re: Que signifie concrètement "s'abandonner à Dieu" ?

Publié : mer. 01 juil. 2026, 14:55
par Ritadu13
Ombiace a écrit : mar. 30 juin 2026, 14:22 J'ai du subir un internement en psychiatrie contre mon gré.
Le charlot qui me servait de psychiatre m'a glissé bien plus tard à l'oreille qu'il me gardait tant que je ne me défendais pas contre son comportementalisme, de manière à être rassuré sur mes facultés à évoluer en société.

Bref, mon comportement que j'estimais adulte, parce que je prenais sur moi, lui en faisait une déficience mentale.

Si vous devez tendre l'autre joue, essayez de vous assurer que celui qui frappe est plus subtil que ce psychiatre.
Je précise cela parce que votre titre inclut de "s'abandonner à Dieu".
Quelle épreuve terrible... J'ai beaucoup de peine pour vous. Il y a des abus scandaleux dans le monde de la psychiatrie. J'espère que vous avez pu vous reconstruire après tout cela.

Je m'abandonne à Dieu comme je peux... Mais je suis aussi entourée de ma famille et d'amis qui me protègent du danger. Comme il y a ma fille, je ne veux pas risquer d'être trop complaisante par charité chrétienne.

Re: Que signifie concrètement "s'abandonner à Dieu" ?

Publié : mer. 01 juil. 2026, 15:02
par Ritadu13
veilleur a écrit : mar. 30 juin 2026, 16:37 Bonjour Ritadu13
votre histoire est bouleversante. Je prierai pour vous et je vous dis simplement que vous avez beaucoup de courage pour vous raccrocher à Dieu.
Beaucoup rejettent Dieu quand l'épreuve est trop grande. Je vous avoue que les larmes me sont montées aux yeux et que j'ai encore la gorge nouée en découvrant votre histoire.
Sachez que le ciel entier pleure avec vous et vous entoure de son amour.
Je ne suis pas assez qualifiée pour vous répondre concernant la désillusion... Jésus a connu toutes nos souffrances, mais il est Dieu aussi...
Le fait que Jésus soit Dieu ne signifie pas qu'il ai moins souffert que nous. Au contraire, lors de l'agonie au jardin des oliviers Jésus a souffert plus qu'aucun être humain aurait pu souffrir sans mourir.

Pensez également au portement de la croix qui lui a labouré l'épaule droite au point de mettre à nu 3 de ses os, et malgré cette douleur que nul n'aurait pu supporter, il est allé jusqu'au bout.

Unissez vos souffrances à celles de la passion de Jésus et vous ne vous sentirez plus seule. C'est cela l'abandon, c'est de savoir que Jésus souffre et pleure avec nous car nous faisons partie de son Corps Mystique.

D'ailleurs, Jésus nous dit dans l'évangile : " tout ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens ; c'est à Moi que vous l'avez fait."
Bonjour veilleur,

Je ne sais pas si je suis courageuse, en réalité je suis si fatiguée et parfois si découragée... Je me raccroche à Dieu pour ne pas définitivement sombrer dans le désespoir ou la haine.

Je sais que Dieu ne m'exposera pas à des souffrances que je ne peux pas supporter... Mais c'est rude certains jours. J'aimerais seulement me réfugier dans l'amour de Jésus et ne plus ressentir cette souffrance au quotidien.

Re: Que signifie concrètement "s'abandonner à Dieu" ?

Publié : mer. 01 juil. 2026, 15:43
par Marie2964
Bonjour Rita,

Je vais prier pour vous en ce début du mois du Précieux sang.

Marie.

Re: Que signifie concrètement "s'abandonner à Dieu" ?

Publié : mer. 01 juil. 2026, 20:23
par Ombiace
Ritadu13 a écrit : Hier, 14:55 Quelle épreuve terrible... J'ai beaucoup de peine pour vous. Il y a des abus scandaleux dans le monde de la psychiatrie. J'espère que vous avez pu vous reconstruire après tout cela.

Je m'abandonne à Dieu comme je peux... Mais je suis aussi entourée de ma famille et d'amis qui me protègent du danger. Comme il y a ma fille, je ne veux pas risquer d'être trop complaisante par charité chrétienne.
J'en suis quitte pour prendre une de leur cochonneries à vie (un médicament), parce que j'y suis devenu addict, à force de m'en voir administré. Je ne me considère pas comme malade, mais comme par hasard, il parait que c'est un déni qui fait partie de la maladie. Le psychiatre, lui, n'est évidemment pas dans le déni, il faut être malade pour envisager une telle chose..

Pour l'agir,

je ne saurais vous conseiller.
Perso, comme je vous le disais, j'ai plutôt un profil à prendre sur moi, et ne serais pas forcément de bon conseil.

Puisque c'est vous, cependant,
qui semblez porter la posture morale, je dirais que la séparation n'est pas un désengagement, tant qu'il n'y a pas d'engagement avec quelqu'un d'autre.
Je dis cela parce que vos choix ont des chances d'impacter ceux de votre enfant plus tard.

Or, il me semble que savoir contracter un engagement est le sens de toute vocation, et profitable au Salut de l'âme, car, selon moi, toujours, la vraie liberté commence une fois fait le deuil de l'illusion de liberté par le non engagement

Parfois, "subir" est la seule option.
Voyez notre Sauveur, dont le joug, cependant, est facile à porter, ce joug, qui, évidemment, entrave l'idée humaine que nous nous faisons de la liberté

Je prierai pour vous et votre fille