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Re: Question sur l'enterrement
Publié : mer. 15 déc. 2010, 11:21
par Petit Matthieu
Fée Violine a écrit :Le culte des reliques peut quand même tomber dans le morbide. Dans une biographie de ste Catherine de Sienne, j'ai vu récemment une photo de ses restes, une sorte de momie avec la peau sur les os. Beurk!

Ceux dont le corps est resté incorrompu et qu'on peut voir, je trouve ça limite. Franchement, je préfère imaginer les saints dans la gloire du ciel que de voir ce genre de chose... Ce serait mieux de les enterrer, décidément.
Petit Matthieu, c'est moi et non Laurent qui avais dit ce que vous citez (mais peu importe).
Oups, désolé chère Fée !

Re: Question sur l'enterrement
Publié : mer. 15 déc. 2010, 22:02
par Laurent L.
Fée Violine a écrit :Ceux dont le corps est resté incorrompu et qu'on peut voir, je trouve ça limite. Franchement, je préfère imaginer les saints dans la gloire du ciel que de voir ce genre de chose...
De gustibus et coloribus...
Ces corps incorrompus de saints, dont certains exhalent l'odeur suave de la sainteté sont tout de même un signe de la future résurrection de la
Chair et de la glorification des corps des élus. Ces corps seront bientôt dans la gloire et s'uniront à leur âme bienheureuse.
Par ailleurs, ces reliques insignes sont dignes du culte relatif de dulie, je ne vois donc pas pourquoi on les cacherait.
II (IV) Rois 13, 20-21 a écrit :Élisée mourut, et on l'enterra. Les bandes de Moab pénétraient dans le pays quand revenait l'année nouvelle.
Comme on enterrait un homme, voici que l'on aperçut une de ces bandes, et l'on jeta l'homme dans le sépulcre d'Élisée. L'homme toucha les os d'Élisée, et il reprit vie, et se leva sur ses pieds.
Concile de Trente - Décret sur l'invocation, la vénération et les reliques des saints, et sur les saintes images, 3 décembre 1563. a écrit :
Les fidèles doivent aussi vénérer les saints corps des martyrs et des autres saints qui vivent avec le Christ, eux qui ont été des membres vivants du Christ et le Temple du Saint-Esprit (1Co 3,16 ; 1Co 6,15 ; 1Co 6,19 ; 2Co 6,16) et qui seront ressuscités et glorifiés par lui pour la vie éternelle ; par eux Dieu accorde de nombreux bienfaits aux hommes. Aussi, ceux qui affirment qu'on ne doit ni honneur ni vénération aux reliques des saints, ou bien que c'est inutilement que les fidèles les honorent ainsi que les autres souvenirs sacrés, et qu'il est vain de visiter les lieux de leur martyre pour obtenir leur soutien, tous ceux-là doivent être totalement condamnés, comme l'Eglise les a déjà condamnés autrefois et les condamne encore aujourd'hui.
Re: Question sur l'enterrement
Publié : sam. 25 déc. 2010, 12:01
par ti-coz
Que le corps d'un mort se transforme de lui-même en poussière dans un cercueil ou qu'il soit incinéré et ses cendres déposées dans une urne, quelle différence et quelle importance ? L'âme, elle, de toute manière, a quitté le corps à la seconde même du décès.
La résurrection des corps le jour de la fin du monde et du jugement dernier sera la même...du moins je le suppose, moi humble mortel.
Re: Question sur l'enterrement
Publié : sam. 25 déc. 2010, 18:30
par Anonymus
archi a écrit :La décision récente des évêques (et/ou du Pape, je ne sais pas à quel niveau s'est prise cette décision) de tolérer - et seulement de tolérer - la crémation aux conditions que vous avez rappelées, est une décision juridique et prudentielle du gouvernement de l'Eglise. Elle n'a rien d'infaillible, ce n'est pas un enseignement théologique, et elle s'écarte de façon manifeste de la Tradition ininterrompue de l'Eglise, ce qui n'est jamais bon.
Sauf que les siècles précédents n'ont pas connu l'éxode rurale massive et une augmentation très significative de la population. Pour une ville comme Paris, il serait difficile d'enterrer tous ses morts. Comme il a été dit, des corps de saints et de martyrs ont été mangé ou détruit d'une quelconque manière, mais leur Salut n'est en aucun cas remis en cause.
Re: Question sur l'enterrement
Publié : sam. 25 déc. 2010, 21:35
par cracboum
Jeanne d'Arc a été incinérée puis canonisée. Pourtant elle n'habitait pas Paris.