Re: La souffrance est-elle nécessaire ?
Publié : jeu. 20 nov. 2008, 13:51
Dores et déjà merci pour vos réponses.
Il est vrai que la souffrance semble élèver et tendre à vivifier la Foi chez les catholiques. Il est vrai qu'en période de grande souffrance, certains se tournent vers D plus que jamais.
Mais la souffrance n'est pas un but en soi.
La rechercher et la pousser à l'extrême, se complaire en mortifications comme a pu le faire un certain Luther avant de se séparer du catholicisme, est basphématoire.
L'endurance dans la souffrance peut parfois passer (chez les non catholiques) pour une recherche consciente de la souffrance... La frontière n'est pas évidente et c'est un des reproches que l'on entend parfois à l'égard des catholiques.
A mon avis Olivier JC a raison, puisque nous sommes tous pécheurs. La souffrance est donc effectivement le fruit du péché, ne serait-ce que celui de l'orgueil qui tend à nous faire penser que l'on fait le Bien. Tout est si relatif. Et penser que l'on fait "le Bien", c'est juger son prochain.
En fait, quand on y regarde de plus près, la souffrance n'enseigne pas, n'élève pas. Elle n'est que la réponse à la plaie qu'est le péché y compris le péché originel que nous expions pour avoir voulu dérober la capacité de juger (l'arbre du bien et du mal), aussi nous jugeons nous nous-mêmes (la conscience), ce jugement est intrinsèque à la nature humaine depuis que nous l'avons librement choisi, et la plaie ouverte par ce jugement est la souffrance. Ce n'est donc pas la souffrance qui élève, mais plutôt les enseignements que l'on en tire (la nécessité de rendre grâce quand tout va bien, ne pas juger son prochain, oeuvrer pour les autres...) et les changements auxquels elle nous oblige.
Le don de soi sans en tirer gloire limite la souffrance...
Les ténèbres meurent de la lumière.
Il est vrai que la souffrance semble élèver et tendre à vivifier la Foi chez les catholiques. Il est vrai qu'en période de grande souffrance, certains se tournent vers D plus que jamais.
Mais la souffrance n'est pas un but en soi.
La rechercher et la pousser à l'extrême, se complaire en mortifications comme a pu le faire un certain Luther avant de se séparer du catholicisme, est basphématoire.
L'endurance dans la souffrance peut parfois passer (chez les non catholiques) pour une recherche consciente de la souffrance... La frontière n'est pas évidente et c'est un des reproches que l'on entend parfois à l'égard des catholiques.
A mon avis Olivier JC a raison, puisque nous sommes tous pécheurs. La souffrance est donc effectivement le fruit du péché, ne serait-ce que celui de l'orgueil qui tend à nous faire penser que l'on fait le Bien. Tout est si relatif. Et penser que l'on fait "le Bien", c'est juger son prochain.
En fait, quand on y regarde de plus près, la souffrance n'enseigne pas, n'élève pas. Elle n'est que la réponse à la plaie qu'est le péché y compris le péché originel que nous expions pour avoir voulu dérober la capacité de juger (l'arbre du bien et du mal), aussi nous jugeons nous nous-mêmes (la conscience), ce jugement est intrinsèque à la nature humaine depuis que nous l'avons librement choisi, et la plaie ouverte par ce jugement est la souffrance. Ce n'est donc pas la souffrance qui élève, mais plutôt les enseignements que l'on en tire (la nécessité de rendre grâce quand tout va bien, ne pas juger son prochain, oeuvrer pour les autres...) et les changements auxquels elle nous oblige.
Le don de soi sans en tirer gloire limite la souffrance...
Les ténèbres meurent de la lumière.