"si nous avons les oeuvres seules, nous ne sommes pas sauvés car nous ne connaissons pas Jésus."
Ah, je serais plus prudent là-dessus : quant au sort de celui qui agit selon la parole de Dieu, sans pour autant professer "correctement" la foi, je ne me prononce pas.
N'est ce pas notre Dieu trinitaire qui parle par la Bible ?
Pas toujours directement. Il parle dedans, oui.
Vous remarquerez que vous avez changé votre formulation : de "la Bible est la Parole de Dieu", vous êtes passé à "Il nous parle par la Bible", ce qui est différent.
"Foi et oeuvres ne sont-elles pas intimement liées si la foi est véritable ?"
Qu'appelez-vous "foi véritable" ?
La foi, c'est croire en Dieu et au Christ, non ?
Bien.
Mais une fois que l'on croit en Dieu et au Christ, quand bien même on croit réellement, on peut encore refuser de Le suivre.
Ce qui donne une foi véritable, mais pas d'œuvres bonnes.
À moins que par "foi véritable" vous ne vouliez dire "une foi qui s'exprime en acte et en charité" - ce qui ne serait, du coup, qu'une pirouette de vocabulaire pour pouvoir concilier à la fois les affirmations "la foi seule sauve" et "la foi sans les œuvres est morte".
Mais auquel cas, il s'agit juste d'un glissement de sens : car dans ce cas "la foi" ne signifie plus "croire", mais "croire ET accepter l'amour de Dieu", ce qui n'est plus de la foi
sens stricto.
Or, si donc "la foi qui sauve seule" n'est pas la foi
sensu stricto au sens de "croire en Dieu et au Christ", mais que "la foi qui sauve seule" est la foi PLUS l'acceptation de l'amour de Dieu ET vécue en actes,
alors dans ce cas cela est bien également une doctrine catholique.
Et dans ce cas vous n'avez aucune raison de n'être pas catholique.
Si cependant vous entendez bien par "foi" le seul fait de croire, alors votre la réponse à votre question ""Foi et oeuvres ne sont-elles pas intimement liées si la foi est véritable ?" est : non.
C'est St Jacques qui vous répond, déjà : "tu crois que Dieu est Un ? tu fais bien. Les démons croient aussi, et ils tremblent". Et St Paul également : "aurais-je une foi à transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'une cymbale qui résonne" ; et l'expérience courante : nous avons beau croire, nous n'agissons pas toujours, loin s'en faut, pour le bien.