1) La première phrase en gras est claire. Là n'est pas la question.1257 Le Seigneur lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d’annoncer l’Évangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28, 20) (cf. DS 1618 ; LG 14 ; AG 5). Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l’Évangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement (cf. Mc 16, 16). L’Église ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer l’entrée dans la béatitude éternelle ; c’est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu’elle a reçu du Seigneur de faire " renaître de l’eau et de l’Esprit " tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême, mais il n’est pas lui-même lié à ses sacrements.
2) La deuxième me semble fondamentale pour l'Église : l'Église ne connait pas d'autres moyens ! Ça ne veut pas dire qu'il n'en existe pas, mais que le seul et unique moyen dont elle dispose et dont elle peut user, c'est le sacrement du baptême. Certes, on peut toujours penser, à raison, que Dieu pardonnera à des non-baptisés, et que des baptisés iront en enfer, mais ça c'est l'affaire de Dieu, juge suprême. L'Église n'a qu'un seul moyen, elle se sait humble, elle sait que Dieu la dépasse, mais elle faire avec ce qu'Il lui a donné.
3) La troisième phrase en gras est mise en avant dans le texte même du catéchisme. Elle est fondamentale. Elle signifie que le sacrement dont dispose l'Église est valable, mais qu'au final Dieu est le seul juge, le seul vrai juge, et qu'il n'est lié par rien. L'Église doit administrer le baptême, l'Église doit évangéliser, mais elle n'est pas le juge à la place du juge.
Qu'est-ce que tout cela peut bien vouloir dire ? Que l'Église ne doit pas dévaluer le baptême, le relativiser, sous prétexte que Dieu est le seul vrai juge. Ça n'est pas parce qu'il est le seul vrai juge que le baptême devient secondaire. Il est du devoir de l'Église d'évangéliser et de baptiser, car c'est un sacrement véritablement lié au salut.
Cela signifie également que les critiques faites à la phrase "hors de l'Église point de salut" sont bien souvent erronées. L'Église ne se place pas au-dessus de Dieu, l'Église ne réduit pas la miséricorde divine à rien. L'Église sait qu'au final seul Dieu est le vrai juge, le vrai juge des cœurs, mais elle sait également qu'elle est là pour annoncer la Parole qu'elle doit annoncer, et administrer le sacrement du baptême tel que Jésus lui a demandé de le faire.
L'Église ne connait pas d'autres moyens que le baptêmes ; Dieu n'est pas lié à ses sacrements. Il faut penser à ces deux choses pour bien comprendre la phrase "Hors de l'Église, point de salut".


