Le drapeau de la France réelle

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philémon.siclone
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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ti'hamo a écrit :
. Dire, par contre, qu'à l'homme adulte la République convient mieux, ou qu'une République bien gouvernée serait plus adaptée à "une humanité éclairée et mature", me semble abusif. C'est sous-entendre que les hommes d'autrefois étaient moins "adultes" que nous aujourd'hui, ou c'est abonder dans le sens de l'image d'Épinal (abondamment relayée, on en parlait, par l'imagerie apprise à l'école) d'un peuple médiéval inculte, immature, pataugeant dans l'ignorance et l'obscurantisme, et la révolution française comme un souffle de liberté, le siècle des "lumières" (?) comme le réveil des consciences, le peuple du XVIIIe siècle comme un peuple enfin "adulte", conscient de son rôle et de ses responsabilités.
C'est agaçant cette manie qu'ont certains à toujours vouloir débusquer des préjugés faciles chez leurs interlocuteurs. Ai-je dit que le Moyen-Âge était l'âge de l'ignorance et de l'obscurantisme ? Franchement loin de moi une pareille idée. J'ai au contraire la plus grande admiration pour l'ère médiévale et son oeuvre. Et je maintiens quand même que l'humanité ayant évolué politiquement, la vie démocratique lui convient mieux, même si nous n'avons pour l'instant qu'un simulacre de démocratie. Combien de gens savaient lire au Moyen-Âge ? Quelle était la vie intellectuelle et politique de 95% de la population ? Comment se propageaient les nouvelles ? Evidemment que nous avons, collectivement, évolué. Il est complètement absurde de le nier.
Alors que, bon, ben, non.
La révolution française, les émeutes, manipulations, calomnies,... ne sont en rien l'expression d'une plus grande maturité, bien au contraire.
Ben voilà ! Vous n'êtes pas en reste de préjugés, vous non plus ! Que faites-vous de l'oeuvre politique de la Révolution, le débat idéologique, l'activité législative ? Réduire tout cela à simplement des émeutes et des calomnies, c'est véritablement caricaturer l'Histoire.

. Resterait à voir ce qu'on entend en fait par "république" et "démocratie" : après tout, nous sommes en république mais ça n'est pas non plus une démocratie à l'athénienne, et il y a bien un homme qui représente le pouvoir, et à certaines époques féodales le suzerain doit être reconnu par ses vassaux et un prince peut être déposé ou écarté sur la décision de ses barons, qui parfois tranchent les questions de succession lors de leurs assemblées...
...donc, qu'est-ce qui est monarchie, qu'est-ce qui est république...
Je n'ai pas dit l'inverse... La République, la "chose publique" est de tout temps, et il y a toujours des hommes pour l'incarner. La différence est lorsque les institutions sont au-dessus des intérêtes privés. Et c'est quand même à cela que tend la République, même si ce n'est pas toujours parfait, comme on le voit en ce moment...
D'ailleurs à ce sujet : si, l'esprit de la révolution française est, constitutivement, antichrétien. C'est même son but et son caractère principal - les questions d'institutions politiques n'étant, finalement, qu'un prétexte (que je sache, on n'a pas besoin de massacrer des milliers de personnes pour réformer des institutions, et il n'y en avait pas plus besoin à l'époque).
Qu'historiquement la Révolution française se soit tournée contre le christianisme, c'est fort possible. Cela ne veut pas dire pour autant que la République en tant que système de gouvernement soit dans l'absolu contraire au christianisme. Car si l'on va par là, le sultanat est une monarchie qui n'a rien de chrétien non plus. Les institutions ne sont pas identifiables à une religion donnée. Ce ne sont jamais que des oeuvres humaines au-delà de ce en quoi ils croient. Il peut exister des monarchies chrétiennes, musulmanes. Il peut exister des républiques islamiques, laïques, donc pourquoi pas chrétiennes ?
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Dragon du Roy
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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Anonymus a écrit : Si Louis XVI avait mieux compris le "sens" de l'Histoire, nous serions surement actuellement dans une monarchie parlementaire/constitutionnelle. Les choses se sont dégradées avec les guerres révolutionnaires (ou contre-révolutionnaires, ça dépend du point de vue). Il est à noter que ces guerres ont été voulues par presque tout le monde (y compris Louis XVI). Là où je veux en venir, c'est qu'il ne faut pas diaboliser les révolutionnaires et les rendre uniques responsables des atrocités de la Révolution.
La souveraineté entière et l'autorité affirmée du Roi sont des conditions nécessaires pour le bon fonctionnement d'une monarchie telle que celle érigée en de longs siècles par les Capétiens. Le roi ne fut pas le responsable de la Révolution, mais il a pris certaines mauvaises décisions, contre l'esprit capétien, qui favorisèrent le mouvement des factieux qui sont eux les vrais déclencheurs évidemment.

Vous évoquez les Monarchies parlementaires, mais justement, l'Angleterre et l'Espagne ne sont pas véritablement des monarchies ; ce ne sont que des simulacres, puisque les valeurs révolutionnaires se sont imposées depuis longtemps dans toute l'Europe. Une monarchie véritable ne peut l'être que si le souverain a au moins le dernier mot et est le sommet de la pyramide des pouvoirs : dans les deux pays évoqués, ils sont complètement en dehors du pouvoir. Par contre, la république a toujours été mauvaise, dans son principe comme dans son application, quoique de manières différentes selon les temps, selon ce mélange d'abstraction, d'individualisme et d'égalitarisme nihilistes qui la caractérise.
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Re: Le drapeau de la France réelle.

Message non lu par Serge BS »

Dragon,
Que pensez-vous de l'adage Le roi peut donner la chose d'autrui (qui dépasse le droit royal de confiscation sur lequel on pourrait s'interroger, dès lors qu'il fut appliquer hors du domaine royal) qui a été développé à partir du XIV° siècle ? N'a-t-il pas changé tout l'esprit de la monarchie française ?
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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Evidemment que nous avons, collectivement, évolué. Il est complètement absurde de le nier.
Même au niveau spirituel, des mœurs ? Si l'on part du principe simple que tout ce qui est chronologiquement postérieur n'est pas nécessairement supérieur, ni meilleur, une comparaison est tout à fait possible avec le passé. Le bilan : la France a gagné la «démocratie» mais a perdu son âme en même temps que sa Foi et son roi.
Ben voilà ! Vous n'êtes pas en reste de préjugés, vous non plus ! Que faites-vous de l'oeuvre politique de la Révolution, le débat idéologique, l'activité législative ? Réduire tout cela à simplement des émeutes et des calomnies, c'est véritablement caricaturer l'Histoire.
Ah non mais là ce n'est pas des préjugés, c'était ça la révolution. Croyez-vous vraiment que le débat politique ait avancé au milieu de la cohue des assemblées d'orateurs défroqués ? L'œuvre politique de la révolution n'est que l'instauration d'une dictature sanguinaire sans aucune considération pour le vrai peuple, celui qu'on prenait à parti sans son avis et au nom duquel ils faisaient souvent de grandes déclarations avec leurs mots ronflants et les emphases de l'époque. Quant à l'activité législative, c'est vrai que c'était intense, souvent pour légiférer sur n'importe quoi. De la révolution on peut dire qu'on a vraiment commencer à s'initier aux excitations législatives ainsi qu'à la frénésie bureaucratique et administrative.
Je n'ai pas dit l'inverse... La République, la "chose publique" est de tout temps, et il y a toujours des hommes pour l'incarner. La différence est lorsque les institutions sont au-dessus des intérêtes privés. Et c'est quand même à cela que tend la République, même si ce n'est pas toujours parfait, comme on le voit en ce moment...
Il y a contradiction dans les principes : comment un homme issu de partis pourrait être à la tête d'institutions soit disant au-dessus des intérêts privés ? C'est comme si vous nommiez, pour arbitrer un match, un joueur d'une des deux équipes... c'est faussé. Le roi, lui, n'étant issu d'aucun parti et ne devant sont pouvoir à aucun groupe d'intérêt ou lobby humain, est le seul à pouvoir être vraiment arbitre. C'est d'ailleurs sont rôle, et sa place souveraine est la meilleure pour jouer ce rôle.
Qu'historiquement la Révolution française se soit tournée contre le christianisme, c'est fort possible. Cela ne veut pas dire pour autant que la République en tant que système de gouvernement soit dans l'absolu contraire au christianisme. Car si l'on va par là, le sultanat est une monarchie qui n'a rien de chrétien non plus. Les institutions ne sont pas identifiables à une religion donnée. Ce ne sont jamais que des oeuvres humaines au-delà de ce en quoi ils croient. Il peut exister des monarchies chrétiennes, musulmanes. Il peut exister des républiques islamiques, laïques, donc pourquoi pas chrétiennes ?
Ce n'est pas seulement une possibilité, c'est la vérité historique : la révolution française EST anti-chrétienne (au présent parce que l'idéologie se perpétue). Non bien sûr, la république en tant que système de gouvernement n'est pas contraire au christianisme, en revanche, la république française, toute pétrie d'anticléricalisme, l'est. A moins d'opérer une profonde fracture avec l'héritage révolutionnaire, instituer une république chrétienne est quasi impossible. Quand bien même elle serait en place, je pense pour ma part qu'elle ne saurait assurer la stabilité politique comme peut le faire une monarchie, ni même garder le caractère chrétien du gouvernement comme peut aussi le faire une monarchie.
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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Lorsqu'on chansonnait Antoinette Poisson, marquise de Pompadour qui faisait et défaisait les ministres, imposait les Encyclopédistes, faisait chasser les Jésuites : reconnaissons que notre monarchie très chrétienne n'était plus que l'ombre d'elle-même : de beaux atours sur un corps bien débilité...

http://www.youtube.com/watch?v=x-WoDy554Pc

L'interprète est Gabriel Yacoub, membre fondateur de Malicorne. J'aime beaucoup cette chanson qui remet la maitresse royale à sa place !
Pour les Parisiens rappelons que les Rohan-Soubise possédaient le plus bel ensemble d'hôtels du Marais (rue Vieille-du-Temple et des Francs-Bourgeois : nos actuelles Archives Nationales...). Ah ces Rohan-Soubise....le cardinal Collier, grand étourneau amateur de jolies femmes n'étant guère le plus glorieux dans l'affaire qui éclaboussa la reine en 1785...
Dernière modification par coeurderoy le dim. 25 juil. 2010, 15:37, modifié 1 fois.
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Re: Le drapeau de la France réelle.

Message non lu par Serge BS »

Dragon du Roi,

Pour aller dans le même sens que Coeur de Roi, quand je vais à Versailles, je me sens vraiment dans une ambiance très catholique : Mars, Jupiter, Vénus, Neptune... Très chrétien tout cela, n'est-ce pas ? Personnellement, je vois mal Louis IX et même Philippe IV acceptant cela !

Par ailleurs, Dragon, vous n'avez pas répondu à ma question... Je la pose donc à nouveau : Que pensez-vous de l'adage Le roi peut donner la chose d'autrui (qui dépasse le droit royal de confiscation sur lequel on pourrait s'interroger, dès lors qu'il fut appliquer hors du domaine royal) qui a été développé à partir du XIV° siècle ? N'a-t-il pas changé tout l'esprit de la monarchie française ? Pour complèter, le roi pouvait-il donné, après une défaite, des terres auxquelles il était lié non par suzeraineté, non par patrimonialité, mais par serment mutuel ? Pouvait-il aussi donner des terres d'Empire où la suzeraineté était exercée par des Evêques dans le cadre d'attributions reconnues par le Pape ?

Par ailleurs, l'absolutisme royal imposé dans toutes ses dimensions par Louis XIV (et non par ses prédécesseurs qui s'inscrivaient plus dans une logique d'unification dans le cadre du passage d'un roi fieffeux et suzerain à un roi souverain, ce qui était compréhensible face aux autres puissances...), instaurant une monocratie et non plus une ... république (eh oui, le terme est utilisé par les théoriciens de l'absolutisme pour imposer ce dernier en contrariété avec toute la tradition monarchique française), est-il réellement chrétien, par exemple à l'aune de la pensée de saint Thomas d'Aquin ? Et que penser de sa volonté de ne plus réunir les Etats généraux contre toute la tradition monrachique française ?

Par ailleurs, n'est-ce pas aussi ce si "grand" roi (qui se voulait ... Soleil, là encore très chrétien) qui, avec le colbertisme dont les effets à long terme ont été négatifs en beaucoup de points (y compris en termes de fiscalité, de corruption, de détournements de fonds, de famines, ...), a imposé la bourgeoisie, instauré une noblesse d'argent, désorganisé les offices (privilégiant l'argent à la qualité), brisant là encore toute la tradition monarchique française ? N'a t-il pas aussi brisé la tradition monarchique française en hiérarchisant les titres et quelques autres privautés vis-à-vis de leur attribution et succession ?

Et je parle même pas des querelles et des pressions sur les Parlements dont l'esprit avait été totalement bouleversé avec l'introduction de la vénalité des charges et de leur transmissibilité contre argent !

Enfin, juste une question en passant ? Quels furent les monarques européens a le plus s'allier avec la Turquie, souhaitant l'intégrer dans la politique européenne, y compris dans des alliances contre la Papauté ?

Au fait, Louis IX avait donné un statut aux Juifs, statut qui même s'il ne fut pas parfait leur accordé le titre de sujets et des droits... Il admettait donc que des non-catholiques pouvaient être français, ou plus exactement sujets du Roi ! Il n'était donc pas catholique à vos yeux ?

Bref, la Révolution ne fut elle pas l'expiation de ces trahisons de la monarchie de ses principes et traditions, un brave type, Louis XVI (qui de plus n'avait pas été formé à la charge royale, et que certains Grands auraient voulu voir remplacer par son frère le Comte de Provence) ? La Révolution ne fut-elle pas le fruit d'un mépris royal, de rois oubliant qu'ils étaient les premiers serviteurs du Royaume (car tant la suzeraineté que la souveraineté imposaient dans la tradition monarchique cette dimension), de rois détruisant la vraie noblesse au profit de Maamon, de rois ne pensant qu'à leur gloire personnelle et non plus à la France ? Les derniers rois Bourbon n'ont-ils pas tant offensé Dieu qu'Il les a punis ? Et comme toujours, c'est une victime innocente, un nouvel Abel qui dut expier !
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@Anonymous
Vous dites ne pas voir du tout, mais alors pas du tout, ce qui me permettrait d'affirmer que la révolution française, dans ce qu'elle a justement de révolutionnaire, serait constitutivement violente, fondée sur l'envie, le mensonge, la haine, et de plus antichrétienne.

Mais pourtant elle œuvre bien, par exemple, par des cabales contre la famille royale, donnant dans l'obscénité et encourageant le rejet violent et la haine. Elle se construit bien non pas comme mouvement de contestation politique, mais comme mouvement de rejet idéologique - rejet du roi et de tout ce qu'il représente, de la religion,
La religion est bien combattue après des tentatives infructueuses de la récupérer ou de la vider de son sens.


On trouve bien dans les discours et thématiques révolutionnaires, ET dans leurs actions, une volonté de négation de l'ordre passé, du passé même en général. De négation et de rejet violent - qui trouvera sa concrétisation dans les noyades, massacres de prêtres, de religieuses, persécutions en tout genre.
(vous semblez affirmer que ce ne sont directement ni les auteurs de ces crimes, ni leurs inspirateurs et ceux qui les abreuvèrent de discours antireligieux qui furent coupables : doit-on alors considérer les victimes, sans doute, comme en partie coupable de leur sort ?)


Notez bien que nous parlons bien ici de ce qui est révolution ; quant aux réformes, changements… cela n'est pas "la révolution" au sens où on entend ce terme, puisque cela est à l'œuvre hors de la révolution, et ne nécessite pas la révolution.

D'ailleurs, ce qui est proprement révolutionnaire, dans cette révolution, ne vise même pas à une réforme des institutions françaises pour plus d'efficacité ou de justice : le discours est clairement une prétention à l'"universalité", la conviction d'avoir découvert une nouvelle notion inconnue de tous, la Liberté, qu'il faut porter à travers le monde ; la conviction de représenter la Liberté et la Lumière du monde entier et la conviction de leur devoir de porter Lumière te Liberté au monde entier, par la guerre s'il le faut :
ça n'a vraiment rien de réformes politiques, mais tout d'une idéologie, délirante qui plus est - au vrai sens pathologique du terme : quand le sujet se persuade de la réalité d'une représentation totalement personnelle et imaginaire du monde.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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@dragon du roy
Tergiverser, agir en dehors du cadre monarchique, c'est abandonner le prince aux mains de ses adversaires, nos pires ennemis.
Mais quel prince ? Où est-il, que fait-il pour la France ? "Aux mains de ses ennemis", vraiment ? SOnt-ils présentement en train de le torturer, de l'affamer, de l'emprisonner ?
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
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@Philémon
"Combien de gens savaient lire au Moyen-Âge ? Quelle était la vie intellectuelle et politique de 95% de la population ? Comment se propageaient les nouvelles ? Evidemment que nous avons, collectivement, évolué. Il est complètement absurde de le nier."
Heu, et donc, en répondant à ces questions nous sommes sensés en conclure que surs ces points notre société est devenue adulte et apte à un régime politique plus responsable ? :siffle:

En considérant la vie intellectuelle de 95% de la population actuelle, vous arrivez à cette conclusion ? Vraiment ?
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ti'hamo a écrit : Mais quel prince ? Où est-il, que fait-il pour la France ? "Aux mains de ses ennemis", vraiment ? SOnt-ils présentement en train de le torturer, de l'affamer, de l'emprisonner ?
Louis de Bourdon, duc d'Anjou.

Bon, c'est sûr qu'entre Caracas et New-York Son Altesse Royale ne semble pas très concernée... Son mariage, sa fille, la naissance de ses jumeaux...etc. lui ont pris du temps, on peut le comprendre, mais maintenant il faut retourner en France ! Son "rival", Jean d'Orléans, est quand même plus actif.
Il serait temps de revenir sur le sol de son royaume quand même !
Dernière modification par Harfang le lun. 26 juil. 2010, 16:03, modifié 1 fois.
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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ti'hamo a écrit :@Anonymous
Vous dites ne pas voir du tout, mais alors pas du tout, ce qui me permettrait d'affirmer que la révolution française, dans ce qu'elle a justement de révolutionnaire, serait constitutivement violente, fondée sur l'envie, le mensonge, la haine, et de plus antichrétienne.
Généralisation caricaturale. La vie de cour sous l'Ancien Régime était également "fondée sur l'envie, le mensonge, la haine".
Ensuite, l'idéologie révolutionnaire était, au contraire, fondée sur la fraternité, l'instruction publique, l'amour entre les peuples et les citoyens.
Mais pourtant elle œuvre bien, par exemple, par des cabales contre la famille royale, donnant dans l'obscénité et encourageant le rejet violent et la haine. Elle se construit bien non pas comme mouvement de contestation politique, mais comme mouvement de rejet idéologique - rejet du roi et de tout ce qu'il représente, de la religion,
La religion est bien combattue après des tentatives infructueuses de la récupérer ou de la vider de son sens.
Généralisation caricaturale et risible. Au contraire, le roi était aimé de la Révolution, au début. Ce sont plutôt les multiples trahisons venant de la famille royale (fuite à Varennes, correspondance secrète, déclaration de guerre à l'Autriche, manifeste de Brunswick, etc.) qui ont fini par convaincre les révolutionnaires de se séparer du monarque, et d'aller vers la République.

On trouve bien dans les discours et thématiques révolutionnaires, ET dans leurs actions, une volonté de négation de l'ordre passé, du passé même en général. De négation et de rejet violent - qui trouvera sa concrétisation dans les noyades, massacres de prêtres, de religieuses, persécutions en tout genre.
(vous semblez affirmer que ce ne sont directement ni les auteurs de ces crimes, ni leurs inspirateurs et ceux qui les abreuvèrent de discours antireligieux qui furent coupables : doit-on alors considérer les victimes, sans doute, comme en partie coupable de leur sort ?)
Incroyable cette série d'amalgames complètement simplistes et caricaturaux ! D'abord il n'y avait pas qu'un seul type de révolutionnaire (violent, brutal, menteur, obscène, cruel, etc.), mais une multitude de positions et d'attitudes très différentes. La négation du passé s'imposait par la nécessité de passer à un nouvel ordre social. C'est peut-être regrettable, mais on peut au moins le comprendre. Il fallait mettre fin aux privilèges, recouvrer les biens nationaux, abolir la noblesse, etc. Impossible sans tourner la page du passé. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Et ensuite, on trouve en effet des extrémistes zélés et criminels, c'est vrai. Mais ils ne sont pas l'esprit de la Révolution. Toute guerre engendre des crimes.

Notez bien que nous parlons bien ici de ce qui est révolution ; quant aux réformes, changements… cela n'est pas "la révolution" au sens où on entend ce terme, puisque cela est à l'œuvre hors de la révolution, et ne nécessite pas la révolution.
Sauf quand la volonté de réformer se heurte à l'immobilisme, à l'inertie des classes dirigeantes. Alors une révolution est nécessaire pour faire tomber la muraille. C'est d'ailleurs ce qu'on peut souhaiter en ce moment concernant le capitalisme, qui refuse obstinément de se "moraliser", euphémisme pour dire : "arrêter de spolier les peuples".
D'ailleurs, ce qui est proprement révolutionnaire, dans cette révolution, ne vise même pas à une réforme des institutions françaises pour plus d'efficacité ou de justice : le discours est clairement une prétention à l'"universalité", la conviction d'avoir découvert une nouvelle notion inconnue de tous, la Liberté, qu'il faut porter à travers le monde ; la conviction de représenter la Liberté et la Lumière du monde entier et la conviction de leur devoir de porter Lumière te Liberté au monde entier, par la guerre s'il le faut :
ça n'a vraiment rien de réformes politiques, mais tout d'une idéologie, délirante qui plus est - au vrai sens pathologique du terme : quand le sujet se persuade de la réalité d'une représentation totalement personnelle et imaginaire du monde.
Toujours chez vous cette agaçante manie de ranger les gens dans des catégories mentales d'arriérés. Je ne vois pas ce qu'il y a de gênant dans cette vocation révolutionnaire à l'universalité. C'est déjà ce que prône le Christ : aimez-vous les uns les autres, portez l'Evangile aux Nations, etc. Ils n'a jamais dit d'utiliser l'Evangile pour mieux soumettre les peuples sous la férule de leurs maîtres. Le message révolutionnaire est magnifique, une fois dégagé de quelques erreurs dues au conditionnement de l'époque. Liberté, Egalité, Fraternité, c'est fondamentalement chrétien : l'amour universel porté à tous les peuples indisctinctement.
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Re: Le drapeau de la France réelle.

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ti'hamo a écrit :@Philémon
"Combien de gens savaient lire au Moyen-Âge ? Quelle était la vie intellectuelle et politique de 95% de la population ? Comment se propageaient les nouvelles ? Evidemment que nous avons, collectivement, évolué. Il est complètement absurde de le nier."
Heu, et donc, en répondant à ces questions nous sommes sensés en conclure que surs ces points notre société est devenue adulte et apte à un régime politique plus responsable ? :siffle:

En considérant la vie intellectuelle de 95% de la population actuelle, vous arrivez à cette conclusion ? Vraiment ?
Les couches populaires des temps contemporains sont plus instruites, plus mobiles également, et surtout capables d'avoir des idées politiques. Elles sont susceptibles de mieux s'impliquer dans la vie de la cité, de donner leur avis sur la politique économique, la politique étrangère, la vie des institutions, et sur les décisions qui vont les concerner directement. Il est donc normal qu'elles soient consultées. Et elles le sont de moins en moins : le passage au régime présidentiel sous De Gaulle était déjà un formidable recul de la démocratie. Le passage au quinquennat, et à l'hyperprésidentialisation de nos institutions, a achevé de confisquer une démocratie qui ne se résume plus qu'au choix entre deux individus, eux-mêmes présélectionnés par la nomenclatura des partis politique, sous la tutelle des lobbies financiers et parrainés par les médias. Pendant ce temps, les ignobles capitalistes (vivement qu'on les pende !) se remplissent les poches.

Ensuite, s'il y a une régression intellectuelle en ce moment, c'est indéniable (elle profite évidemment aux féodaux modernes qui règnent sur les banques et les produits financiers). Devrait-on s'en réjouir ? Lorsque l'instruction recule, c'est le populisme qui revient au galop, et donc l'autoritarisme, le totalitarisme. Qu'Harfang et Dragon se réjouissent : leurs voeux se concrétiseront bientôt, j'en suis convaincu ! La bête immonde est toujours sur son trône.
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Re: Le drapeau de la France réelle.

Message non lu par Dragon du Roy »

ti'hamo a écrit :
Mais quel prince ? Où est-il, que fait-il pour la France ? "Aux mains de ses ennemis", vraiment ? SOnt-ils présentement en train de le torturer, de l'affamer, de l'emprisonner ?
Il y a des gens qui continuent à porter des calomnies sur la Monarchie Française. Qui est incarnée aujourd'hui par le Prince Louis. Les laisser dire et faire, c'est abandonner le Prince à ces gens là, en leur donnant raison par notre silence.

C'est important de l'entourer et de l'aider à accomplir sa mission. Bien évidemment il ne souffre pas physiquement. Je vous assure que si le pays comptait demain ne serais-ce que 10 % de Légitimistes. Ceci commencerais à poser un vrai problème pour le système républicain. Lorsque vous avez compris cela, vous touchez du bout des doigts la vérité politique de notre pays (Sa tradition de toujours).
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Harfang a écrit : Louis de Bourdon, duc d'Anjou.

Bon, c'est sûr qu'entre Caracas et New-York Son Altesse Royale ne semble pas très concernée... Son mariage, sa fille, la naissance de ses jumeaux...etc. lui ont pris du temps, on peu le comprendre, mais maintenant il faut retourner en France ! Son "rival", Jean d'Orléans, est quand même plus actif.
Il serait temps de revenir sur le sol de son royaume quand même !
Il faut l'aider et lui donner confiance, c'est notre devoir de Catholique et de Français.
D'orléans peut toujours être actif, il n'est pas l'aîné des capétiens, et n'est donc pas celui qui est désigné par les lois fondamentales du Royaume.
Il n'appartient qu'aux orléans de mettre fin à la querelle dynastique, en reconnaissant tout simplement la place qui est la leur.

L'ideal serait que le Prince s'installe en Bretagne, qui est le bastion Légitimiste le plus solide de France, cette province a toujours manifesté d'ailleurs une résistance farouche au système républicain. De là pourrait bien partir la reconquête.
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Dragon du Roy
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Re: Le drapeau de la France réelle.

Message non lu par Dragon du Roy »

philémon.siclone a écrit : Liberté, Egalité, Fraternité, c'est fondamentalement chrétien : l'amour universel porté à tous les peuples indisctinctement.
Ce sont des dogmes maçonniques qui prennent le contrepied de notre religion. Ainsi la liberté serait la première des conditions pour rendre l'homme heureux ? Mais la liberté Monsieur, tout dépend de l'usage que vous allez en faire, elle peut être bonne si vous la mettez au service du bien, mais elle peut être mauvaise si vous la mettez au service du mal. La liberté doit donc être soumise à une morale qui lui est supérieure.

Que dit notre religion ?
La vérité vous rendra libre. La vérité en premier, nous permet d'accèder ensuite à la liberté. La vérité révélée puis enseignée par l'Eglise.
Nous voyons aujourd'hui combien nos compatriotes se sont éloignés de la vérité, pour sombrer dans l'ignorance et l'asservissement au matérialisme.
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