Re: Primauté de Pierre
Publié : jeu. 09 juil. 2009, 15:09
Merci beaucoup à tous, en particulier Mukassa pour ta très longue et très intéressante réponse ! Maintenant j'y vois plus clair ! Merci! 
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Tombé sur ce fil un peu par hasard je crois qu'on y évacue un peu vite les arguments évoqués et qu'on fait un peu rapidement table rase des pouvoirs pontificaux. Il suffit pour s'en rendre compte de relire le Code de Droit Canonique en vigueur et plus p.e encore celui qui avait cours après 1917 qui synthétissait toute les règles de l'église romaine. Ainsi que le Dezinger. On y voit très clairement affirmées les prétentions vaticanes même si le NCDC les a présentées de manière plus soft qu'en 1917.Pneumatis a écrit :Bonjour,
En fait, comme l'a dit Charles, le problème de ce site, c'est qu'ils prêtent aux pape des prétentions qu'il n'a pas, pour les réfuter ensuite. C'est absurde. Le pape est serviteur, il n'est pas un potentat tout puissant qui gouverne en Seigneur et maitre sur l'Eglise. Dans les conciles et les synodes il est l'égal de tous les autres évêques. En dernier lieu, la tradition des papes ne date pas d'aujourd'hui, et ce que ce site oublie de faire, quand il cite Saint Augustin et Saint Jérôme, c'est qu'il y avait déjà eu bien des papes, successeurs de Pierre, à leur époque et que nul n'a songé à remettre en cause leur légitimité. Pour ces protestants, tout est comme si la papauté était une invention du siècle dernier, alors qu'elle est manifeste depuis les premiers temps de l'Eglise.
Le titre de pape n'a aucune importance en lui-même. Ce qui compte, c'est que le pape est l'évêque de Rome, successeur de Pierre. L'autorité du pape, en tant que successeur de Pierre, remonte donc au Christ Lui-même et est attestée dès les débuts de l'Eglise.Emanuel a écrit :Si je ne me trompe pas (on me corrigera si nécessaire) le titre de pape (et ceux qui lui sont attachés) n'apparaissent qu'avec la fameuse donation de Constantin et la création des états pontificaux.
Les pouvoirs du pape sont ceux de saint Pierre : paître le troupeau du Christ qui est l'Eglise et affermir la foi des fidèles (notamment en protégeant l'Eglise de l'erreur en matière de foi et de morale).Emanuel a écrit :Ceci étant dans toute organisation il faut un patron. toute la question réside dans la définition de l'étendue juridique et géographique de ses pouvoirs.
Je ne vois pas où les évangiles parlent de Babylone. Ne confondez-vous pas avec l'Apocalypse ou la première lettre de Pierre ?Emanuel a écrit :Pardon de vous contredire mais la présence de Pierre à Rome n'est attestée que parce qu'on suppose que la Babylone des Evangiles est Rome. Si l'on est à peu près sûr, historiquement, de la présence et de la mort de Paul à Rome rien pour l'instant ne prouve de manière certaine celles de Pierre.
Non ce n'est pas surprenant puisque Luc, le rédacteur des Actes, était un disciple de Paul.Emanuel a écrit :De plus il est surprenant que le rédacteur des Actes soit extrêmement précis en ce qui concerne la mission et les voyages de Paul (à Rome notamment) tandis qu'il ne dit rien ou presque de ceux de Pierre.
Un petit texte de Saint Irénée :Emanuel a écrit :Rien non plus sur la fondation de l'église de Rome (même si l'on sait qu'il y avait une communauté chrétienne dans cette ville dont même Paul ignore à peu près tout). (cf : commentaire de la BJ).
On en revient à la tradition... Je comprends que ça ne vous parle pas beaucoup puisque vous n'êtes pas catholique, mais vous n'avez aucun élément concret pour la réfuter. S'il s'agit de douter pour douter alors je vous invite à aller au bout de votre démarche et à douter de votre propre doute.« Comme il serait trop long d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous parlerons de l'Église très grande, très ancienne et bien connue, celle que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome ; en montrant que la Tradition qu’elle tient des Apôtres et la foi qu’elle annonce aux hommes sont parvenues jusqu’à nous par des successions d’évêques, nous confondrons ceux qui, de quelques manière que ce soit, ou par infatuation ou par vaine gloire, ou par erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes : car c’est avec cette Église, à cause de l'excellence de son origine, que doit s'accorder toute Église et tout fidèle, où qu'il soit. En elle toujours, au bénéfice des gens de partout , a été conservée la Tradition qui vient des Apôtres. » Réfutation de la fausse gnose
Depuis le premier millenaire, un Concile n'est valable que s'il est ratifié par le Pape. Il y aura ainsi dans l'histoire du premier millenaire des conciles qui ne seront pas reconnus car non ratifiés par le Pape. Le Concile de Constance qui proclame la supériorité du Concile sur le Pape n'a pas été ratifié par le pape qui a été élu, il ne pouvait donc pas être valide et n'a donc pas été reconnu par l'Eglise.Gyom a écrit :
Comment reconnaître l'autorité d'un concile, et refuser les décrets qui proviennent de cette même autorité ?
N'y a-t-il pas une contradiction ?
La présence de Pierre à Rome est mentionné par le Pape Clément, 3eme successeur de Pierre dans sa lettre aux corinthiens en l'an 95 ou 97 lorsqu'il évoque le martyr de celui-ci et de Paul. Il faut rappeler que cette lettre était lu dans les Eglises aux même titre que les épîtres apostoliques jusqu'à la délimitation définitive des livres du nouveau testament par le Pape Damase en l'an 382 si je ne m'abuse. Voilà ce que dit l'extrait de la lettre de Clément aux Corinthiens, en rappel Clément écrit de Rome aux chrétiens de Corinthe :Emanuel a écrit :Pardon de vous contredire mais la présence de Pierre à Rome n'est attestée que parce qu'on suppose que la Babylone des Evangiles est Rome. Si l'on est à peu près sûr, historiquement, de la présence et de la mort de Paul à Rome rien pour l'instant ne prouve de manière certaine celles de Pierre.
De plus il est surprenant que le rédacteur des Actes soit extrêmement précis en ce qui concerne la mission et les voyages de Paul (à Rome notamment) tandis qu'il ne dit rien ou presque de ceux de Pierre. Rien non plus sur la fondation de l'église de Rome (même si l'on sait qu'il y avait une communauté chrétienne dans cette ville dont même Paul ignore à peu près tout). (cf : commentaire de la BJ).
Par ailleurs, il faut rappeler que les premiers siècles du christianisme sont une époque où les chrétiens sont friands de reliques et s'énorgueillissent d'avoir reçu tel ou tel apôtre ou personnes proches des apôtres. Or, en dehors de l'Eglise de Rome, aucune autre Eglise ne prétend que les apôtres Pierre et Paul ont subi le martyr chez eux. A une époque où les contestations étaient fréquentes, cet élément est plus que significatif.V, 1. Mais laissons les exemples des anciens, et passons aux héros qui nous touchent de tout près ; prenons les généreux exemples que nous ont donnés des hommes de notre génération. 2. C'est à cause de la jalousie et de l'envie que les plus grands et les plus justes d'entre eux, les colonnes, ont subi la persécution et combattu jusqu'à la mort.
3. Oui, regardons les saints Apôtres : 4. Pierre, victime d'une injuste jalousie subit non pas une ou deux, mais de nombreuses épreuves, et après avoir ainsi rendu son témoignage, il s'en est allé au séjour de la gloire, où l'avait conduit son mérite.
5. C est par suite de la jalousie et de la discorde que Paul a montré quel est le prix de la patience : 6. chargé sept fois de chaînes, exilé, lapidé, il devint héraut du Seigneur au levant et au couchant, et reçut pour prix de sa foi une gloire éclatante. 7. Après avoir enseigné la justice au monde entier, jusqu'aux bornes du couchant, il a rendu son témoignage devant les autorités et c'est ainsi qu'il a quitté ce monde pour gagner le lieu saint, demeurant pour tous un illustre modèle de patience.
Je ne vous donne pas des ordres comme Pierre et Paul ; ils étaient des apôtres, et moi, je ne suis qu'un condamné ; ils étaient libres, et moi, jusqu'à présent, je suis esclave ; mais si je souffre, je deviendrai un affranchi de Jésus-Christ en qui je ressusciterai libre ».
. Il faut rappeler qu'en effet la tombe de Pierre se trouve au Vatican bien avant cette époque et celle de Paul sur la route d'Ostie. Pourquoi Gaïus parle de trophées? ce terme vient du grec et signifie monument de victoire. Gaïus veut donc dire par là que le martyr des apôtres Pierre et Paul étaient une victoire comme le fût celui du Christ.« Mais moi, je puis te montrer les trophées des saints apôtres. En effet, si tu veux te rendre au Vatican ou sur la voie d'Ostie, tu trouveras les trophées de ceux qui ont fondé cette Église ».
Oui, sur terre et dans l'Eglise catholique, il n'y a aucuu pouvoir superieur à celui du Pape (voir Mt 16, 18). Mais ce pouvoir ne se veut en aucune façon arbitraire et se veut au service de toute l'Eglise. Par ailleurs en ce qui concerne le pouvoir temporel du Pape (Etats pontificaux hier et Cité du Vatican aujourd'hui), il est juste un moyen d'assurer l'indépendance du Pape à l'égards des princes, rois et empereurs hier, et aujourd'hui à l'égard des autres Etats. le pouvoir temporel du Pape n'est donc pas une fin en lui-même. D'ailleurs c'est cette indépendance du pape qui a permis à l'Eglise catholique de pouvoir garder une certaine indépendance dont n'ont pas bénéficier les patriarches des Eglises d'orient par rapport à l'empereur byzantin.Emanuel a écrit :Tombé sur ce fil un peu par hasard je crois qu'on y évacue un peu vite les arguments évoqués et qu'on fait un peu rapidement table rase des pouvoirs pontificaux. Il suffit pour s'en rendre compte de relire le Code de Droit Canonique en vigueur et plus p.e encore celui qui avait cours après 1917 qui synthétissait toute les règles de l'église romaine. Ainsi que le Dezinger. On y voit très clairement affirmées les prétentions vaticanes même si le NCDC les a présentées de manière plus soft qu'en 1917.Pneumatis a écrit :Bonjour,
En fait, comme l'a dit Charles, le problème de ce site, c'est qu'ils prêtent aux pape des prétentions qu'il n'a pas, pour les réfuter ensuite. C'est absurde. Le pape est serviteur, il n'est pas un potentat tout puissant qui gouverne en Seigneur et maitre sur l'Eglise. Dans les conciles et les synodes il est l'égal de tous les autres évêques. En dernier lieu, la tradition des papes ne date pas d'aujourd'hui, et ce que ce site oublie de faire, quand il cite Saint Augustin et Saint Jérôme, c'est qu'il y avait déjà eu bien des papes, successeurs de Pierre, à leur époque et que nul n'a songé à remettre en cause leur légitimité. Pour ces protestants, tout est comme si la papauté était une invention du siècle dernier, alors qu'elle est manifeste depuis les premiers temps de l'Eglise.
LIVRE II LE PEUPLE DE DIEU
DEUXIEME PARTIE LA CONSTITUTION HIÉRARCHIQUE DE L'ÉGLISE
SECTION I L'AUTORITÉ SUPRÊME DE L'ÉGLISE (Cann. 330 - 367)
CHAPITRE I LE PONTIFE ROMAIN ET LE COLLÈGE DES ÉVÊQUES
Art. 1 LE PONTIFE ROMAIN...
Selon le DC les sentences et arrêts du Pontife romain sont sans appel. De plus il suffisait que le Pontife romain décrète qu'une chose incertaine est certaine pour qu'elle le devienne. C'est bien là marques du pouvoir absolu que ne possède aucun autre évêque (y compris dans les autres églises).
Si je ne me trompe pas (on me corrigera si nécessaire) le titre de pape (et ceux qui lui sont attachés) n'apparaissent qu'avec la fameuse donation de Constantin et la création des états pontificaux.
Ceci étant dans toute organisation il faut un patron. toute la question réside dans la définition de l'étendue juridique et géographique de ses pouvoirs.
Merci beaucoup, Jean Baptiste !!Les protestants n'en sont pas à une contradiction près.
A ma connaissance, le « texte reçu » est une traduction protestante ancienne de la Septante. Certains chrétiens en font une fixation en disant que c’est la seule bonne source, et certains mêmes qu’elle est de nature divine ! Ils se trompent à mon avis. Cela dit le « texte reçu » est une version tout à fait valable, et la Vulgate n’est pas mal non plus.C'est comme le fameux Textus Receptus fondé sur le canon biblique... romain.
Je ne crois pas. Cela dit les protestants ont remis la Bible à l’honneur : on ne peut pas leur enlever cela.On peut résumer tout le problème protestant dans son rapport au canon.
Merci pour les poussées d’orgueil. C’est un défaut dont nous avons particulièrement à nous méfier, en regardant la poutre qui est dans notre œil. Le protestantisme ne croit pas en l’homme, qui est irrémédiablement pécheur et perdu aux yeux de Dieu, incapable de progrès, et qui n’a de salut qu’en la croix de Jésus Christ : ce devrait être la pensée et la part de tout chrétien. Enfin je ne pense pas qu’il y ait eu à l’époque des méthodes scientifiques d’analyse des textes ; ces « méthodes » sont venues bien après et ont fait beaucoup de mal.Le protestantisme est un courant né d'un groupe de personnes humanistes pour la plupart (qui ont donc des tendances aux poussées d'orgueil : l'homme est la mesure de toute chose etc.), à une période qui découvrait de nouvelles méthodes "scientifiques" d'analyse des textes, et connaissait les prémices de la révolution industrielle.
Simplement nous ne retenons pas la tradition et pensons que la Bible est une révélation complète et clôturée de la vérité. Cependant cela n’empêche pas l’exercice ultérieur des dons spirituels, des docteurs notamment, qui ont reçu le charisme d’exposer droitement les Ecritures, mais sans rien y ajouter.Quelques individus se croient plus intelligents que la Tradition.
Le raisonnement ne tient pas car l’imprimerie permettait aussi de multiplier les écrits post-bibliques, y compris les théories issues de la tradition.Obsédés par les miracles de la technique (imprimerie) ils croient que seul le texte compte, puisqu'il est accessible désormais à tous (Sola Scriptura).
Si ce sont les foutaises, vous n’y croyez donc pas : cela m’étonne. Par quoi les remplacez-vous ?C'est aujourd'hui cette même science et cette même technique (archéologie etc.) qui nous permettent de dire de façon certaine que "Textus Receptus" et "Sola Scriptura" sont des foutaises.
C’est bien vrai : ils auraient réagi, comme ils l’ont fait contre une religion catholique alors dévoyée.Luther et Calvin seraient tous les deux effrayés par le protestantisme libéral.
Cela n’est pas un fait mais un acte de foi, un dogme catholique et une mauvaise interprétation des Ecritures.Tout ça pour dire que les protestants devraient effectivement se rappeler que la primauté de Pierre remonte aux origines du christianisme (c'est un fait.
Ils ont retenu ce qui était valable dans le catholicisme, à la lumière de l’Ecriture.L'impression que me donne le protestantisme ? Un mouvement qui est né de quelques individus qui ont sélectionnés ce qui leur plaisait et ce qui ne leur plaisait pas dans le catholicisme
C’est le moins que l’on puisse dire.Certes, Luther et Calvin ont agi durant une période de crise dans l'Église.
Luther et Calvin auraient très bien pu se battre au sein de l'Église, ou la quitter.
La nuance est subtile ; je ne la comprends pas : sont-ils orgueilleux ou ne le sont-ils pas ?Orgueil, orgueil, orgueil. On ne comprend bien le protestantisme que lorsque l'on comprend qu'il est né de l'orgueil. Ce qui ne signifie pas que les protestants sont des gens orgueilleux, bien évidemment !
Ma phrase n'était pas claire. Ce que je voulais dire c'est que le rapport des protestants à la Bible est un lieu qui met à jour ce que je crois être des contradictions dans le protestantisme. Tout ne se rapporte pas à la Bible, mais le rapport à la Bible est significatif.Je ne crois pas. Cela dit les protestants ont remis la Bible à l’honneur : on ne peut pas leur enlever cela.Citer:
On peut résumer tout le problème protestant dans son rapport au canon.
Ce qui est précisément le rapport de l'Église à la Révélation, et donc aux Écritures. La Tradition "n'ajoute" rien aux Écritures, elle la prolonge, elle la pense etc.Simplement nous ne retenons pas la tradition et pensons que la Bible est une révélation complète et clôturée de la vérité. Cependant cela n’empêche pas l’exercice ultérieur des dons spirituels, des docteurs notamment, qui ont reçu le charisme d’exposer droitement les Ecritures, mais sans rien y ajouter.
De quoi parlez-vous ? Que voulez-vous que je "remplace" ? Je critique la notion de "Textus Receptus" comme vous-même le faite un peu plus haut : je critique l'idée d'une édition de la Bible perçue comme un texte descendu du ciel. Je critique la "sola scriptura" comme dogme selon lequel la Tradition ne vaut rien.Si ce sont les foutaises, vous n’y croyez donc pas : cela m’étonne. Par quoi les remplacez-vous ?
Non, c'est un fait historique. L'autorité de l'Église de Rome et de son évêque remonte aux tous premiers siècles de l'histoire du christianisme. Mais bon, vous pouvez très bien considérer que les premiers chrétiens se sont complètement fourvoyés. D'ailleurs, et c'est bien là le paradoxe du protestantisme, je me demande comment vous pouvez faire confiance à un canon qui a été validé par des chrétiens papolâtres...Cela n’est pas un fait mais un acte de foi, un dogme catholique et une mauvaise interprétation des Ecritures.
Oui, ça j'ai bien compris.Ils ont retenu ce qui était valable dans le catholicisme, à la lumière de l’Ecriture.
Non il ne le sont pas particulièrement. Ça n'est pas parce que le protestantisme est né sur un mouvement d'orgueil (entre autre choses) que tous les protestants sont nécessairement orgueilleux. Sachant de toute manière que l'orgueil est notre premier péché à tousLa nuance est subtile ; je ne la comprends pas : sont-ils orgueilleux ou ne le sont-ils pas ?
Car il suffit de rechercher dans les dictionnaires latins et grecs et même ancien français pour voir que le mot Kepha (Araméen) peut signifier bien d'autres choses que le prénom Pierre (Petrus (latin) Pétros (grec)). Ex : tête (en tant que "chef")= kepha ou kephale ce qui serait justifié par le fait que Pierre fut premier appelé; bourdon (ou frelon)= Kephen qui pourrait être justifié par le fait que le triple reniement va constituer un danger pour la ruche (ici la communauté chrétienne); homme frustre, rugueux... donc que cette phrase peut recevoir plusieurs interprétations. Sans compter que le mot "rocher peut s'écrire en hébreu de 4 ou 5 manières différentes. Sans compter aussi que seul le Christ (le mot christ étant lui même une forme de pierre) est qualifié de pierre (vivante, exilée, portée au faîte, de touche, d'angle, de fondation, qui a suée sang et eau...).Toujours sur le même principe on peut triturer les dates, les noms, les mots, éventuellement leur traduction dans d'autres langues, puis chercher des coïncidences avec d'autres noms, dates, versets, etc. À force de tester toutes les combinaisons possibles et imaginables sur un très grand nombre de données on finit par trouver des coïncidences "exploitables". L'imagination fait le reste.
Franchement Emmanuel, vous le cherchez. Comment pouvez-vous nous faire croire à votre bonne volonté ? Vous vous moquez de nous ? Reprendre un passage tout à fait juste du fil "Bible et nombres" pour nous faire croire que nous sommes en contradiction avec nous-même est mesquin.Relevé sur le fil "Bible et nombres" qui devrait nous inciter à la prudence quant à l'interprétation de la phrase "... Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirais mon Eglise..."

