Arnaud Dumouch a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 16:07
Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 15:20
Non, ils ne l’illustrent pas. Quand le Christ dit à sainte Faustine qu’il accompagne le plus souvent les âmes à l’agonie, i
l ne dit pas qu’il le fait toujours ; et surtout, cette action est avant la mort, au seuil de la mort, à l’article de la mort :
C'est en 1930 une avancée déjà énorme, qui a été reçue par une mise à l'Index avec le commentaire suivant : "Elle soutient cette élucubration d'une illumination finale". Pour saint Thomas d'Aquin et le cardinal Ottaviani, il n'y a pas d'illumination finale. Comparez avec le texte de Benoît XVI (2007) :
"Une rencontre lumineuse avec le Christ dans le passage". On est en train de voir l'Eglise, depuis le début du XX° s, poussée par l'Esprit Saint, qui sort peu à peu de la
théorie eschatologique scolastique qui avait pris trop de place.
1/ Je ne vous parle pas du cardinal Ottaviani mais de sainte Faustine. La révélation privée dont vous excipez affirme une action du Christ à l’article de la mort : « à l’agonie » :
AVANT la mort, pas pendant ! Bref, je vous fais remarquer que le texte de Faustine va dans un sens radicalement contraire à votre doctrine, et vous répondez par un hors-sujet, cherchant à faire diversion pour vous éviter de l’admettre.
Exemple typique d’un manque de probité intellectuelle …
2/ Quant à Benoit XVI, merci de donner la référence exacte, texte et numéro , qu’on puisse aller vérifier. En tout état de cause, votre citation ne figure pas dans Spe Salvi 46-47, qui traite du temps de passage du Purgatoire au Ciel, à preuve le feu qui brûle pour purifier les scories de l’âme en une action qui relève tant de la miséricorde que de la justice. Et d’ailleurs, quant à Benoit XVI, après avoir publié cette Encyclique (le 30 novembre 2007), il donnait un Discours (Angelus du 9 décembre 2007). Il y disait : « C’est aujourd’hui, dans le présent, que se joue notre destin ; c’est par notre comportement concret dans la vie quotidienne que nous décidons de notre sort éternel.
À la fin de notre vie terrestre, au moment de la mort, nous serons jugés en fonction de notre conformité ou non à l’Enfant qui doit naître dans la grotte de Bethléem, puisque c’est Lui l’unité de mesure que Dieu a donné à l’humanité, »
Bref, de la pure théologie tridentine.
Arnaud Dumouch a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 16:07
Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 15:201° Expliquez-nous comment
« aussitôt », « séance tenante », « à l’instant même », pourraient signifier ce laps de temps, suite d’instants ou de moments, que vous voudriez accorder aux âmes suite à leur trépas pour qu’elles puissent échapper au péché mortel ?
Le catéchisme du Concile de Trente (que vous citez ici) n'engage pas le Magistère infaillible.
Il est sur ce point, une synthèse scolastique. Et justement, si on me traite d'hérétique dans les milieux qui refusent Vatican II, c'est qu'
une partie des théologiens ont cru que la synthèse scolastique était infaillible. C'est une grande erreur. Le Docteur angélique est génial, sauf sur ce que le Seigneur l'a empêché d'écrire (mariage, ordre, Eglise et eschatologie).
3/ Vous admettez donc que vous vous écartez de l’enseignement du catéchisme tridentin, au motif qu’il n’engage pas l’infaillibilité. Certes, il ne l’engage pas. Mais vous oubliez de dire qu’il relève du magistère suprême simplement authentique, puisqu’il résulte d’une résolution des Pères du Concile Œcuménique de Trente, adoptée au cours de la dix-huitième session (26 février 1562), et qu’il fut publié sous l’autorité du Pape saint Pie V en 1566. De sorte que vous lui devez, sinon l’assentiment de foi, du moins l’assentiment religieux et prudent de l’intelligence et de la volonté. Vous lui devez l’assentiment, mais vous y dissentez publiquement.
4/ De surcroît, vient de vous être démontré que le Pape Benoît XVI réaffirme la doctrine du catéchisme tridentin. De sorte qu’à vous suivre dans votre délire herméneutique, faudrait-il conclure que le Pape Benoît XVI refuserait le Concile Œcuménique de Vatican II ?
5/ Qui d’ailleurs refuse les Conciles Œcuméniques de Florence et de Vatican II sinon vous ?
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Concile Œcuménique de Florence, Décret pour les Grecs : « Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état actuel de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en Enfer pour y être punies de peines cependant inégales »
Concile Œcuménique de Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 48 : « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour pouvoir, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre (cf. He 9, 27), être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu (cf. Mt 25, 31-46), au lieu d’être, comme les mauvais et les paresseux serviteurs (cf. Mt 25, 26) écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel (cf. Mt 25, 41), vers ces ténèbres du dehors où « seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 22, 13 ; 25, 30). »
Je note que, vous ayant opposé l’autorité de deux Conciles Œcuméniques, vous vous êtes soigneusement abstenu de répondre. Et pour cause : votre doctrine les contredit.
J’imagine que c’est là votre conception du respect dû au Magistère des origines au Pape François…
6/ Vous contredisez encore le Catéchisme de l’Eglise catholique.
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Catéchisme de l’Église catholique, n. 1013 : « La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. »
Là encore, vous n’avez pas répondu.
Au final votre doctrine hétérodoxe contrevient au Catéchisme du Concile de Trente, au Catéchisme de l’Église catholique, au Concile Œcuménique de Florence, au Concile Œcuménique de Vatican II
Arnaud Dumouch a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 16:07
Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 15:20Expliquez-nous encore comment le jugement particulier est « au moment où nous venons de quitter la vie », si après l’avoir quittée et avant d’être jugés nous jouissons encore d’un temps supplémentaire pour sortir de l’état de péché mortel et acquérir l’état de grâce ?
L'expression du dogme est précisément celle-ci : "(CITATION) Le jugement particulier est toujours "AUSSITÔT APRES LA MORT", sans délai (regardez la Constitution
Benedictus Deus qui est un texte dogmatique
impliquant l'infaillibilité des mots.
7/ La mort est au moment où l’âme est séparée du corps. Sitôt cette séparation effectuée, elles subissent le jugement : «
aussitôt » = « séance tenante », « à l’instant même ».
7a/ La seule exception est pour ceux que Dieu ressuscite pour les réexpédier dans notre monde, tel Lazare ; le temps de leur pèlerinage terrestre n’étant pas terminé.
7b/ Mais dès que ce pèlerinage
terrestre prend fin - et il prend fin dès que l’âme est séparée du corps pour ne le retrouver qu’à la résurrection finale - le temps de la conversion est terminé : «
La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. » (CEC, n. 1013).
7c/ On peut donc tout autant dire que le jugement particulier a lieu « après la mort » (= une fois que la séparation est faite), ou « à la mort » (cette séparation étant instantanée). L’équivalence des formules tient précisément au caractère instantané de la séparation de l’âme et du corps. Il y a ici consécution logique de deux aspects réellement simultanés : le jugement particulier est à la fois réellement simultané à la mort (« aussitôt », « séance tenante », « à l’instant même » ; de ce point de vue le jugement particulier est à la mort) et logiquement consécutif à la mort (il faut être mort pour subir le jugement particulier). Loin donc que les Catéchismes ou les Conciles déforment la doctrine de foi définie par Benoît XII, ils l’explicitent, tandis que vous la déformez…
7d/ En tout état de cause, la mort est à l’instant-même de cette séparation de l’âme et du corps, aussitôt suivie (« aussitôt après », dixit Benoît XII) du jugement.. Vous contredisez donc un dogme de foi, en niant que le jugement particulier ait lieu sitôt après la séparation de l’âme et du corps. Cependant, comme vous cherchez à vous concilier un enseignement qui vous condamne, vous introduisez votre abracadabra, en affirmant que la mort n’est pas à l’instant même de la séparation de l’âme et du corps, mais postérieurement à cette séparation, séparation qui n’est pour vous que le premier moment d’un temps, d’une suite d’instants, d’une séquence, qui est pour vous la « mort », et que vous affirmez s’achever au prononcé du jugement particulier. Bref, pour vous, la mort n’est pas effective au terme de notre pèlerinage terrestre, mais ultérieurement, puisque vous retardez le jugement, alors qu’il est rendu aussitôt après la mort. Disant cela vous vous opposez au Catéchisme du Concile de Trente, au Catéchisme de l’Église catholique, au Concile Œcuménique de Florence, au Concile Œcuménique de Vatican II, à Benoît XVI, et à bien d’autres. Vous affirmez donc qu’en chacun de ces documents l’Église a erré, en une lecture erronée du dogme proclamé par Benoît XII. Car il faut, pour que vous ayez raison, que l’Église ait eu tort. En vérité, votre explicitation du dogme est sa négation.
Votre hétérodoxie saute aux yeux
8/ Et pourquoi ? Pour rien. Car l’essentiel de ce que votre doctrine veut établir, la possibilité du salut pour tous, est suffisamment établie par d’autres voies. Bref, votre thèse n’est pas seulement hétérodoxe ; elle est de surcroît inutile.
En effet quant aux enfants morts sans baptême ou quant aux infidèles négatifs, païens ayant vécu une vie naturellement droite sans que leur infidélité résulte d’un refus de la foi chrétienne, le Christ peut, quant aux adultes, leur accorder des grâces de conversion
à l’article de la mort, de sorte qu’ils puissent ou y coopérer ou s’y refuser ; et quant aux enfants (ceux n’ayant pas l’âge de raison), les justifier extra-sacramentellement,
à l’article de la mort, sans dispositions préalables de leur part.
De sorte que pour l’adulte, c’est dans cette vie que tout se joue. S’il coopère aux premières motions de la grâce actuelle, il en recevra d’autres, jusqu’à recevoir, au cours de son existence ou à l’article de la mort, suffisamment pour poser les actes théologaux de foi, d’espérance et de charité, à condition qu’il accepte de les poser.
Quant aux enfants morts sans baptême, on ne peut ni écarter la possibilité que Dieu leur ait infusé extra-sacramentellement et sans dispositions préalables de leur part la grâce sanctifiante à l’article de la mort, ni écarter l’idée que la possibilité qu’ils soient associés au salut n’est qu’une potentialité, et qu’ils eussent pu être sauvés s’ils eussent vécu assez longtemps pour recevoir le baptême ou pour se disposer surnaturellement à une justification extra-sacramentelle t’elle qu’exposée ci-avant. Car la possibilité relève de la puissance, de la potentialité, non de l’actualité ; comme vous ne pouvez sérieusement l’ignorer. C’est pourquoi la possibilité est suffisamment constituée même dans la deuxième hypothèse envisagée ici.
Mon point de vue est que le Christ est enclin à sauver ceux des bambins morts sans baptême dont les parents sont des saints, en considération des mérites de ces derniers, et en appliquant rétroactivement leurs suffrages au bénéfice de leurs bambins à l’article de la mort. Quant aux autres je ne me prononce pas, n’ayant pas, contrairement à vous, l’impudence de présumer des décrets divins qui nous sont inconnus.
Arnaud Dumouch a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 16:07
Perlum Pimpum a écrit : ↑ven. 28 janv. 2022, 15:20Expliquez nous encore comment votre théorie n’est pas l’exacte négation de la parabole des vierges folles, vous dont la doctrine implique que les vierges folles,
Vous définissez la pointe de la parabole des vierges folles, par ce explication scolastique :
"Aussitôt l'arrêt du coeur, la miséricorde est finie : pas de pitié pour les personnes en état de faiblesse et de sommeil et qui ont manqué de prévoyance, damnation éternelle de ces personnes, par un époux impitoyable".
9/ Et par dessus tout, votre doctrine est extrêmement nuisible aux âmes.
Que venez vous me parler d’arrêt cardiaque ? M’avez-vous vu en parler ? Non ! Je vous dis seulement que la parabole des vierges folles est limpide.
Les vierges folles ont perdu leur huile (la grâce sanctifiante) avant le retour de l’Époux. Quand l’Époux arrive, les sages entrent, les portes se ferment, et les folles sont rejetées. Car c’est ici-bas que se joue le salut. Raison pourquoi le Christ nous avertît : veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
Dans votre votre pernicieuse doctrine, alors que déjà arrivé, l’Époux donne aux folles un dernier laps de temps pour se convertir, de sorte que certaines puissent se voir ouvrir les portes du Royaume. Ce n’est pas catholique.
Concile Œcuménique de Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 48 : « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour pouvoir,
quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre (cf. He 9, 27), être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu (cf. Mt 25, 31-46), au lieu d’être, comme les mauvais et les paresseux serviteurs (cf. Mt 25, 26) écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel (cf. Mt 25, 41), vers ces ténèbres du dehors où « seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 22, 13 ; 25, 30). »
Votre discours n’est pas donc seulement contraire à la foi catholique. Il est de surcroît extrêmement nuisible â ceux qui auraient la folie de vous croire, puisqu’à vous suivre, est possible de différer sa conversion jusqu’à après la séparation de l’âme et du corps, ce alors que le Christ et l’Église nous assurent du contraire.
Et pour finir, le Christ n´est pas impitoyable, loin de là, mais il est, comme juge, « un homme dur et sévère »… Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de penser qu’avec votre mentalité, l’existence d’un seul damné serait de soi la preuve d’un sadisme divin…