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Dimanche 16 Juin 2013

Publié : dim. 16 juin 2013, 16:10
par katolik
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Dimanche 16 Juin 2013
Disons oui à la vie et non à la mort
Cette fin de semaine, à Rome, est placée sous le signe de l’Evangile de la Vie. Dans le cadre des initiatives pour l’Année de la foi, le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation a convié des malades, des handicapés, personnels de santé, associations d’aide aux infirmes et mouvements pour la vie pour deux journées de prières, de réflexion et de témoignages sur le thème : "En croyant, nous avons la vie. "

Réunis autour du pape François, des catholiques venus du monde entier veulent insister sur la valeur sacrée de la vie : celle des personnes âgées, des malades, des mourants, des enfants à naître. L’objectif est aussi de rendre hommage et d’encourager tous ceux qui s’efforcent de venir en aide à ceux qui souffrent.
« Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » - affirme Jésus
dans l’Evangile de Jean.

Remercier le Seigneur pour le don de la Vie :

Ce dimanche le pape François a présidé une concélébration eucharistique sur la place Saint-Pierre. Cette célébration, a commencé le Pape François, à un très beau nom : "Evangelium Vitae", l’Évangile de la Vie. Avec cette Eucharistie en l’Année de la foi, nous voulons rendre grâce au Seigneur pour le don de la vie, dans toutes ses manifestations ; et en même temps, nous voulons annoncer l’Évangile de la Vie. "Evangelium Vitae" du nom d’une lettre encyclique de Jean Paul écrite en 1995 dans le contexte des progrès scientifiques et techniques. Il y a près de vingt ans comme aujourd’hui l’Eglise à travers le Pape François rappelle sa
volonté de promouvoir la dignité de la personne humaine. Cela passe dans la perspective catholique par une défense de la vie de sa conception à son terme naturelle. En clair opposition radicale à l’avortement et à l’euthanasie
Le Pape François a comme Jean Paul II dénoncé la culture de mort dans les société contemporaines qui veulent se passer de Dieu. C’est à dire qui érigent comme modèle une vision utilitariste du corps dictée par l’égoïsme, le profit ou le plaisir.

Ne pas céder aux fausses idoles du temps présent :

Le Pape a de nouveau insisté sur le refus des faux-semblants érigés en modèle de vie dans les sociétés contemporaines sécularisées. «
Dieu est le Vivant, Jésus nous porte la vie de Dieu, l’Esprit Saint nous introduit et nous maintient dans la relation vitale de vrais enfants de Dieu, a-t-il annoncé. Mais souvent l’homme ne choisit pas la vie, n’accueille pas l’"Évangile de la Vie", mais se laisse guider par des idéologies et des logiques qui mettent des obstacles à la vie, qui ne la respectent pas, parce qu’elles sont dictées par l’égoïsme, par l’intérêt, par le profit, par le pouvoir, par le plaisir et non par l’amour, par la recherche du bien de l’autre. C’est l’illusion constante de vouloir construire la cité de l’homme sans Dieu, sans la vie et l’amour de Dieu – une nouvelle Tour de Babel ; c’est penser que le refus de Dieu, du message du Christ, de l’Évangile de la vie conduit à la liberté, à la pleine réalisation de l’homme. Le résultat est qu’au Dieu vivant, on substitue des idoles humaines et passagères, qui offrent l’ivresse d’un moment de liberté, mais qui à la fin sont porteuses de nouveaux esclavages et de mort.

Un « oui » franc et massif à la Vie :

Chers frères et sœurs a lancé François, à la fin de son homélie, regardons Dieu comme le Dieu de la vie, regardons sa loi, le message de l’Évangile comme une voie de liberté et de vie. Le Dieu vivant nous rend libres !
Disons oui à l’amour et non à l’égoïsme, disons oui à la vie et non à la mort, disons oui à la liberté et non à l’esclavage de tant d’idoles de notre temps ; en un mot, disons oui à Dieu qui est amour, vie et liberté, et jamais ne déçoit
(cf. 1Jn 4,8 ; Jn 11,25 ; Jn 8,32). Seule la foi dans le Dieu Vivant nous sauve ; dans le Dieu qui en Jésus Christ nous a donné sa vie, et par le don de l’Esprit Saint nous fait vivre en vrais enfants de Dieu. Cette foi nous rend libres et heureux. Demandons à Marie, Mère de la Vie, qu’elle nous aide à accueillir et à témoigner toujours de l’"Évangile de la Vie".
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Homélie du pape François :
Chers frères et sœurs,
Cette célébration a un très beau nom : l’Évangile de la Vie. Avec cette Eucharistie en l’Année de la foi, nous voulons rendre grâce au Seigneur pour le don de la vie, dans toutes ses manifestations ; et en même temps, nous voulons annoncer l’Évangile de la Vie.
En partant de la Parole de Dieu que nous avons écoutée, je voudrais vous proposer trois points simples de méditation pour notre foi : d’abord, la Bible nous révèle le Dieu Vivant, le Dieu qui est Vie, et source de la vie ; en second lieu, Jésus-Christ donne la vie, et l’Esprit-Saint nous maintient dans la vie ; troisièmement, suivre le chemin de Dieu conduit à la vie, tandis que suivre les idoles conduit à la mort.
1. La première lecture, tirée du Second livre de Samuel, nous parle de vie et de mort. Le roi David veut cacher l’adultère commis avec la femme d’Urie le Hittite, un soldat de son armée, et pour faire cela, il ordonne de placer Urie en première ligne pour qu’il soit tué dans la bataille. La Bible nous montre le drame humain dans toute sa réalité, le bien et le mal, les passions, le péché et ses conséquences. Quand l’homme veut s’affirmer soi-même, s’enfermant dans son égoïsme et se mettant à la place de Dieu, il finit par semer la mort. L’adultère du roi David en est un exemple. Et l’égoïsme porte au mensonge, par lequel on cherche à tromper soi-même et le prochain. Mais Dieu, on ne peut le tromper, et nous avons entendu comment le prophète dit à David : tu as fait ce qui est mal aux yeux de Dieu (cf. 2S 12,9). Le roi est mis en face de ses œuvres de mort - en vérité ce qu’il a fait est une œuvre de mort, et non de vie -, il comprend et demande pardon : « J’ai péché contre le Seigneur ! » (v.13), et le Dieu miséricordieux qui veut la vie et qui toujours nous pardonne, lui pardonne, lui rend la vie ; le prophète lui dit : « Le Seigneur a pardonné ton péché : tu ne mourras pas ».

Quelle image avons-nous de Dieu ? Peut-être nous apparaît-il comme un juge sévère, comme quelqu’un qui limite notre liberté de vivre. Mais toute l’Écriture nous rappelle que Dieu est le Vivant, celui qui donne la vie et indique le chemin de la vie en plénitude. Je pense au début du Livre de la Genèse : Dieu modèle l’homme avec la poussière du sol, insuffle dans ses narines une haleine de vie et l’homme devient un être vivant (cf. 2,7). Dieu est la source de la vie ; c’est grâce à son souffle que l’homme a la vie, et c’est son souffle qui soutient le chemin de son existence terrestre. Je pense aussi à la vocation de Moïse, quand le Seigneur se présente comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, comme le Dieu des vivants ; et envoyant Moïse au pharaon pour libérer son peuple, il révèle son nom : « Je suis Celui qui est », le Dieu qui se rend présent dans l’histoire, qui libère de l’esclavage, de la mort, et porte la vie au peuple parce qu’il est le Vivant. Je pense aussi au don des Dix Commandements : une route que Dieu nous indique pour une vie vraiment libre, pour une vie pleine ; ils ne sont pas un hymne au « non » - tu ne dois pas faire ceci, tu ne dois pas faire cela, …. Non ! -. Ils sont un hymne au « oui » à Dieu, à l’Amour, à la vie. Chers amis, notre vie atteint sa plénitude seulement en Dieu, parce lui seul est le Vivant !

2. Le passage de l’évangile d’aujourd’hui nous fait faire un pas en avant. Jésus rencontre une femme pécheresse durant un repas dans la maison d’un pharisien, suscitant le scandale de ceux qui sont présents : Jésus se laisse approcher par une pécheresse et même lui remet les péchés, disant : « Si ses nombreux péchés sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre, montre peu d’amour » (Lc 7,47). Jésus est l’incarnation du Dieu vivant, Celui qui porte la vie face à tant d’œuvres de mort, face au péché, à l’égoïsme, à la fermeture sur soi-même. Jésus accueille, aime, soulage, encourage, pardonne et donne d’une façon nouvelle la force de marcher, redonne vie. Dans tout l’évangile, nous voyons comment Jésus, par les gestes et les paroles, porte la vie de Dieu qui transforme. C’est l’expérience de la femme qui oint avec du parfum les pieds du Seigneur : elle se sent comprise, aimée, et répond par un geste d’amour, se laisse toucher par la miséricorde de Dieu et obtient le pardon, elle commence une nouvelle vie. Dieu, le Vivant, est miséricordieux. Etes-vous d’accord ? Disons-le ensemble : Dieu, le Vivant, est miséricordieux ! Tous : Dieu, le Vivant, est miséricordieux ! Une nouvelle fois : Dieu, le Vivant, est miséricordieux !

Cela a été aussi l’expérience de l’apôtre Paul, comme nous avons entendu dans la seconde lecture : « Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi » (Ga 2,20). Quelle est cette vie ? C’est la vie-même de Dieu. Et qui nous introduit dans cette vie ? L’Esprit Saint, don du Christ ressuscité. C’est Lui qui nous introduit dans la vie divine comme vrais fils de Dieu, comme fils dans le Fils Premier-né, Jésus Christ. Nous, sommes-nous ouverts à l’Esprit Saint ? Nous laissons-nous guider par lui ? Le chrétien est un homme spirituel, et cela ne signifie pas qu’il soit une personne qui vit "dans les nuages", hors de la réalité (comme si elle était un fantasme). Non ! Le chrétien est une personne qui pense et agit dans la vie quotidienne selon Dieu, une personne qui laisse sa vie être animée, nourrie par l’Esprit Saint pour qu’elle soit remplie, en véritable enfant ; et cela signifie réalisme et fécondité. Celui qui se laisse conduire par l’Esprit Saint est réaliste, il sait évaluer et apprécier la réalité, et il est aussi fécond : sa vie génère la vie autour de lui.

3. Dieu est le Vivant, Il est le Miséricordieux ! Jésus nous porte la vie de Dieu, l’Esprit Saint nous introduit et nous maintient dans la relation vitale de vrais enfants de Dieu. Mais souvent - nous la savons par expérience - l’homme ne choisit pas la vie, n’accueille pas l’"Évangile de la Vie", mais se laisse guider par des idéologies et des logiques qui mettent des obstacles à la vie, qui ne la respectent pas, parce qu’elles sont dictées par l’égoïsme, par l’intérêt, par le profit, par le pouvoir, par le plaisir et elles ne sont pas dictées par l’amour, par la recherche du bien de l’autre. C’est l’illusion constante de vouloir construire la cité de l’homme sans Dieu, sans la vie et l’amour de Dieu – une nouvelle Tour de Babel ; c’est penser que le refus de Dieu, du message du Christ, de l’Évangile de la vie conduit à la liberté, à la pleine réalisation de l’homme. Le résultat est qu’au Dieu vivant, on substitue des idoles humaines et passagères, qui offrent l’ivresse d’un moment de liberté, mais qui à la fin sont porteuses de nouveaux esclavages et de mort. La sagesse du Psalmiste dit : « Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard » (Ps 19,9). Rappelons-nous : Dieu, le Vivant, est miséricordieux ! Le Seigneur est le Vivant, il est miséricordieux !

Chers frères et sœurs, regardons Dieu comme le Dieu de la vie, regardons sa loi, le message de l’Évangile comme une voie de liberté et de vie. Le Dieu vivant nous rend libres ! Disons oui à l’amour et non à l’égoïsme, disons oui à la vie et non à la mort, disons oui à la liberté et non à l’esclavage de tant d’idoles de notre temps ; en un mot, disons oui à Dieu qui est amour, vie et liberté, et jamais ne déçoit (cf. 1Jn 4,8 ; Jn 11,25 ; Jn 8,32), à Dieu qui est le Vivant et le Miséricordieux. Seule la foi dans le Dieu Vivant nous sauve ; dans le Dieu qui en Jésus Christ nous a donné sa vie, et par le don de l’Esprit Saint nous fait vivre en vrais enfants de Dieu. Cette foi nous rend libres et heureux.
Demandons à Marie, Mère de la Vie, qu’elle nous aide à accueillir et à témoigner toujours de l’"Évangile de la Vie". Qu’il en soit ainsi !
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : lun. 17 juin 2013, 14:14
par levergero78
Pape François ‏@Pontifex_fr 17 juin
Sommes-nous en colère contre quelqu'un ? Prions pour cette personne. Ceci est l’amour chrétien.

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : lun. 17 juin 2013, 20:35
par katolik
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Matin du Lundi 17 Juin 013
Faire le bon choix : tout ou rien ?
Le vrai chrétien sait « résoudre l’opposition bipolaire » entre le « rien » que sont les choses du monde et le « tout » que représente Jésus, a dit le pape François ce lundi 17 juin 2013.

Le pape a célébré sa messe du matin, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, en présence d’employés de l’Autorité d’information financière (AIF) et des Musées du Vatican.

Il a commenté l’Evangile, où le Christ enseigne : « Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre » (Mt 5,38-42).

« L’histoire de la gifle est devenu un classique pour rire des chrétiens », a-t-il fait observer. Dans la vie, la « logique normale » enseigne qu’il faut « lutter, défendre sa place » et si on reçoit une gifle, il faut « en donner deux, pour se défendre ».

« La justice qu’apporte Jésus est une autre justice totalement différente de l’œil pour œil, dent pour dent. C’est une autre justice ». Elle se comprend avec les paroles de saint Paul dans la deuxième lecture (2 Co 6,1-10) :
les chrétiens sont « des gens démunis de tout » qui pourtant « possèdent tout ».
La sécurité chrétienne réside en ce « tout » qui est Jésus : « Pour le chrétien, le ‘tout’ est Jésus. Les autres choses sont le ‘rien’ ». Et « pour l’esprit du monde le ‘tout’ sont les choses : les richesses, les vanités, les places au-dessus des autres », et « le ‘rien’ est Jésus ».

Si un chrétien peut faire deux-mille pas alors qu’on lui en demande mille, s’il peut « donner son manteau quand on lui demande sa tunique », c’est parce que « pour lui cela n’est ‘rien’ ». C’est le « secret de la magnanimité chrétienne, qui va toujours de pair avec la douceur ».
« Le chrétien est une personne qui élargit son cœur, qui vit avec cette magnanimité, car il a le ‘tout’, qui est Jésus-Christ. Les autres choses sont le ‘rien’ ». Si les autres choses « sont bonnes et utiles », au moment de la confrontation, le chrétien « choisit toujours le ‘tout’ », avec « douceur et magnanimité », signes des disciples de Jésus.
« Le vrai chrétien sait résoudre cette opposition bipolaire, cette tension entre le ‘tout’ et le ‘rien’, comme Jésus l’avait conseillé: ‘Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, le reste viendra » : « Le Règne de Dieu est le ‘tout’, le reste est secondaire, non pas principal. »

« Vivre ainsi n’est pas facile, parce qu’on se reçoit des gifles, hein ?, et sur les deux joues ! Mais le chrétien est doux, le chrétien est magnanime: il élargit son coeur. Les chrétiens avec le cœur réduit, avec le cœur rapetissé, … ce n’est pas le christianisme : c’est l’égoïsme, masqué par le christianisme ».

« Toutes les erreurs des chrétiens, toutes les erreurs de l’ Église, toutes les fautes naissent de là », c’est-à-dire du choix de mettre le ‘rien’ à la place du ‘tout’. Prendre « une option sur le ‘rien’ », c’est créer la base « des affrontements dans la famille, dans les amitiés, dans la société ». Ces affrontements « finissent par la guerre - pour le ‘rien’!... Le ‘rien’ est semence de guerres, toujours. Car il est semence d’égoïsmes ».
« Suivre Jésus n’est pas facile, ce n’est pas facile. Mais ce n’est pas non plus difficile, car sur la route de l’amour, le Seigneur fait les choses de façon à ce que l’on puisse avancer; le Seigneur élargit le cœur ».
« Devant ces propositions de la gifle, du manteau, des mille pas », le pape invite le chrétien à prier pour que le Seigneur « élargisse son cœur », afin qu’il devienne « magnanime, doux », et qu’il ne lutte pas « pour les petites choses, les ‘rien’ de chaque jour » mais qu’il ait le « tout » en Jésus.
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Mardi matin 18 Juin 2013

Publié : mar. 18 juin 2013, 18:22
par katolik
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Mardi matin 18 Juin 2013

Prier, pardonner et aimer nos ennemis
L' Évangile nous demande « d’aimer nos ennemis:
Jésus pardonne ses ennemis, fait tout pour les pardonner. Il nous invite à aimer ceux qui nous persécutent. Se venger par contre n’est pas chrétien.
Mais comment pourrait-on aimer ceux qui prennent la décision de bombarder et de tuer tant de gens ? Et encore, comment peut-on aimer ceux qui par amour de l’argent empêchent les médicaments d’arriver aux personnes âgées et les laissent mourir ? Ou ceux qui cherchent seulement leur propre intérêt, leur propre pouvoir et font tant de mal ? » Autant de questions posées par le Pape François mardi matin dans son homélie lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe.
« Nous pouvons certes penser : celui-là m’a causé du tort, ou ceux-là se sont comportés méchamment, et celui-là appauvrit les personnes, l’humanité ». « Mais avec ce type d’argument nous privilégions la vengeance, œil pour œil, dent pour dent, que l’Evangile condamne », a ajouté le Pape. « Cela semble donc difficile d’aimer son ennemi », a fait remarquer le Pape, mais Jésus nous le demande. « La liturgie de ces jours-ci, a rappelé le Pape, nous propose pourtant « cette mise à jour de la loi » par Jésus, « de la loi du Mont Sinaï à la loi du Mont des Béatitudes ».

Nous avons des ennemis, mais nous le sommes aussi pour les autres :
Le Pape a ensuite souligné que « tous nous avons des ennemis, mais que nous aussi nous pouvons devenir les ennemis d’autres personnes. »
« Nous aussi tant de fois nous devenons les ennemis des autres : nous ne voulons pas leur bien alors que Jésus nous dit que nous devons aimer nos ennemis ».
« Et ce n’est guère facile ». Le Pape a reconnu que parfois nous pouvons avoir « l’impression que Dieu nous demande trop ». Et de penser : « Laissons cela aux sœurs recluses dans leurs couvents, qui sont saintes ; laissons cela à quelque sainte personne, car pour la vie normale cela ne va pas ».
« Et pourtant, répétait le Pape François, cela doit se faire ! Jésus nous dit : « Non, nous devons le faire ! Parce que sinon vous êtes comme les publicains, comme les païens. Vous n’êtes pas chrétiens ». « L’Evangile, soulignait encore le Pape, nous dit deux choses à ce propos : tout d’abord regarder l’exemple du Père qui fait luire le soleil sur les mauvais et sur les bons et fait pleuvoir sur les justes et les injustes ». « En effet, Dieu a de l’amour pour tous ». Et Jésus nous demande « d’être parfaits comme est parfait le Père Céleste », « imiter le Père avec cette perfection d’amour .

Aimer nos ennemis, d'abord par la prière :
Mais comment peut-on réussir à aimer nos ennemis ? » « En priant », répondait le Pape à sa propre question.
«Quand quelqu’un prie pour celui qui le fait souffrir, c’est comme si le Seigneur venait avec l’huile et préparait nos cœurs à la paix ». « Prier, voilà ce que Jésus nous conseille.
Dire à Dieu : « transforme son cœur. Il a un cœur de pierre, mais change-le, donne lui un cœur de chair, qui sente et qui aime ». Le Pape a alors apostrophé son auditoire en demandant : « Prie-tu pour ton ennemi, pour ceux qui ne t’aiment pas ? » « Si c’est oui, nous sommes sur la bonne route. Si la réponse est non, le Seigneur nous dit : « Mon pauvre, toi aussi tu es ennemi des autres ! ».
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : jeu. 20 juin 2013, 8:21
par levergero78
Pape François ‏@Pontifex_fr 19 Juin
Le Chrétien est prêt à annoncer l’Évangile, car il ne peut pas garder pour lui-même la joie qui naît de la connaissance du Christ.

Mercredi 19 juin 2013 : Audience générale

Publié : jeu. 20 juin 2013, 21:23
par katolik
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Mercredi 19 juin 2013
AUDIENCE GÉNÉRALE Place Saint-Pierre
Alerte rouge ce mercredi Place Saint-Pierre, avec plus de 30 degrés à l’ombre dès l’avant-midi pour l’audience générale. Foule des grands jours et un Pape François qui s’est arrêté sur une autre expression avec laquelle le Concile Vatican II indique la nature de l’Eglise : celle du corps ; le Concile nous dit que l’Eglise est Corps du Christ.
« Cette image, a souligné le Pape, nous dit combien nous, les chrétiens, sommes unis au Christ lui-même, et combien nous devons le devenir de plus en plus. Le Corps de l’Eglise est une réalité vivante qui reçoit toute son existence de sa tête, Jésus-Christ, de laquelle elle ne peut absolument pas être séparée sans mourir. »
Et d’ajouter : « A travers ce Corps, la vie divine nous est communiquée par l’écoute de la Parole de Dieu, la réception des Sacrements, la prière quotidienne ; de la sorte, Jésus agit en nous, et nous permet d’aimer vraiment notre prochain. De même que tous les membres d’un corps sont différents mais demeurent reliés ensemble, de même il y a dans l’Eglise diversité de fonctions et de dons ; mais ceux-ci concourent cependant à l’édification d’un unique Corps vivant, profondément uni au Christ. Cette communion se réalise par l’union au Pape et aux Evêques qui en sont les instruments. »
Ne faisons pas souffrir l'Eglise par nos égoïsmes
Le Pape a souligné combien la communion est une grâce qui nous permet de nous comprendre et de dépasser les divisions, dans la richesse et la variété que chacun apporte. En saluant les pèlerins francophones, particulièrement les nombreux jeunes présents, venus de Suisse et de France, le Pape leur a demandé « d’être chaque jours plus unis à Jésus, et de prier le Seigneur de ne plus faire souffrir le Corps de son Eglise par nos égoïsmes, nos divisions et nos conflits. Pour que l’Esprit de communion soit toujours le plus fort ! »
« L’unité est supérieure aux conflits, toujours. Les conflits, s’ils ne sont pas correctement résolus, nous séparent de nous, nous séparent de Dieu. Le conflit peut nous aider à grandir, mais il peut aussi nous diviser. N’allons donc pas sur ce chemin des divisions, des luttes entre nous. Non. Mais soyons plutôt tous unis, avec nos différences, mais unis, toujours unis, c’est cela le chemin de Jésus !
Libérons-nous des tentations de la division, des luttres entres nous, des égoïsmes
L’unité est une grâce que nous devons demander au Seigneur pour qu’il nous libère des tentations de la division, des luttes entre nous, des égoïsmes, des ragots ! Comme les ragots font du mal, il ne faut jamais mal parler des autres ! Et quels dommages provoquent à l’Eglise les divisions entre les chrétiens, les clans, les intérêts mesquins ! Les divisions entre nous, mais aussi les divisions entre communautés : chrétiens évangéliques, chrétiens orthodoxes, chrétiens catholiques…mais pourquoi ces divisions ? Nous devons tenter de porter l’unité.
Et de raconter alors qu’avant l’audience générale, il a rencontré un pasteur évangélique durant une demie heure, et qu’ils ont prié ensemble, pour l’unité. « Mais nous aussi nous devons prier, entre nous, catholiques, tout d’abord et ensuite avec les chrétiens, prier pour que le Seigneur nous donne l’unité : l’unité entre nous !
Le Pape de s’interroger cependant sur les chances de l’unité entre les chrétiens dans la mesure où nous ne sommes même pas capables d’être unis entre nous catholiques, de vivre cette unité en famille lorsque l’on voit combien de familles sont dans le conflit et se divisent. « Cherchez l’unité, parce que c’est l’unité qui fait l’Eglise et l’unité vient de Jésus-Christ. C’est lui qui nous envoie l’Esprit Saint pour faire l’unité. »
Source
Intégralité de l’Audience Générale
Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, je m’arrête sur une autre expression par laquelle le Concile Vatican II indique la nature de l’Église : celle du corps ; le Concile dit que l’Église est le Corps du Christ (cf. Lumen gentium, n. 7).

Je voudrais partir d’un texte des Actes des Apôtres que nous connaissons bien : la conversion de Saul, qui s’appellera ensuite Paul, l’un des plus grands évangélisateurs (cf. Ac 9, 4-5). Saul est un persécuteur des chrétiens mais, alors qu’il parcourt la route qui conduit à la ville de Damas, une lumière soudaine l’enveloppe, il tombe à terre et entend une voix qui lui dit : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? ». Lui, il demande : « Qui es-tu, Seigneur ? », et cette voix répond : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes » (vv. 3-5). Cette expérience de saint Paul nous dit combien l’union entre nous chrétiens et le Christ lui-même est profonde. Lorsque Jésus est monté au ciel, il ne nous a pas laissés orphelins, mais avec le don du Saint-Esprit, l’union avec Lui est devenue encore plus intense. Le Concile Vatican II affirme que Jésus « en communiquant son Esprit à ses frères, qu’il rassemblait de toutes les nations, les a constitués, mystiquement, comme son corps » (Const. dogmatique Lumen gentium, n. 7).

L’image du corps nous aide à comprendre ce lien profond entre l’Église et le Christ, que saint Paul a développé de façon particulière dans la Première Lettre aux Corinthiens (cf. chap. 12). Avant tout, le corps nous rappelle à une réalité vivante. L’Église n’est pas une association d’assistance, culturelle ou politique, mais elle est un corps vivant, qui marche et agit dans l’histoire. Et ce corps a une tête, Jésus, qui le guide, le nourrit et le soutient. C’est un point que je voudrais souligner : si l’on sépare la tête du reste du corps, la personne tout entière ne peut survivre. Il en est de même dans l’Église : nous devons demeurer liés de façon toujours plus intense à Jésus. Mais pas seulement cela : de même que dans un corps, il est important que circule la sève vitale afin qu’il vive, ainsi, nous devons permettre que Jésus agisse en nous, que sa Parole nous guide, que sa présence eucharistique nous nourrisse, nous anime, que son amour nous donne la force d’aimer notre prochain. Et cela toujours ! Toujours, toujours ! Chers frères et sœurs, demeurons unis à Jésus, ayons confiance en Lui, orientons notre vie selon son Évangile, nourrissons-nous de la prière quotidienne, de l’écoute de la Parole de Dieu, de la participation aux Sacrements.

J’en arrive à présent à un deuxième aspect de l’Église comme Corps du Christ. Saint Paul affirme que de même que les membres du Corps humain, bien que différents et nombreux, forment un seul corps, ainsi, nous tous avons été baptisés à travers un seul Esprit dans un seul corps (cf. 1 Co 12, 12-13). Dans l’Église, il y a donc une variété, une diversité de devoirs et de fonctions ; il n’y a pas une plate uniformité, mais une richesse de dons que distribue le Saint-Esprit. Mais il y a la communion et l’unité : tous sont en relation les uns avec les autres et tous contribuent à former un unique corps vital, profondément lié au Christ. Rappelons-nous le bien: faire partie de l’Église signifie être unis au Christ et recevoir de Lui la vie divine qui nous fait vivre comme des chrétiens, cela signifie demeurer unis au Pape et aux évêques qui sont des instruments d’unité et de communion, et cela signifie également apprendre à surmonter les personnalismes et les divisions, à mieux se comprendre, à harmoniser les diversités et les richesses de chacun ; en un mot, à aimer davantage Dieu et les personnes qui sont proches de nous, dans la famille, la paroisse, dans les associations. Corps et membres pour vivre doivent être unis ! L’unité est supérieure aux conflits, toujours ! Si les conflits ne se résolvent pas bien, ils nous séparent les uns des autres, ils nous séparent de Dieu. Le conflit peut nous aider à croître, mais il peut aussi nous diviser. N’allons pas sur le chemin des divisions, de la lutte entre nous ! Tous unis, tous unis avec nos différences, mais unis, toujours : tel est le chemin de Jésus. L’unité est supérieure aux conflits. L’unité est une grâce que nous devons demander au Seigneur afin qu’il nous libère des tentations de la division, des combats qui nous opposent, des égoïsmes, des commérages. Combien de mal font les commérages, combien de mal ! Il ne faut jamais faire de commérages sur les autres, jamais ! Combien de dégâts provoquent dans l’Église les divisions entre les chrétiens, les positions partisanes, les intérêts mesquins !

Les divisions entre nous, mais également les divisions entre les communautés : chrétiens évangéliques, chrétiens orthodoxes, chrétiens catholiques, mais pourquoi divisés ? Nous devons chercher à apporter l’unité. Je vous raconte une chose : aujourd’hui, avant de sortir de chez moi, j’ai passé quarante minutes, plus ou moins une demi-heure, avec un pasteur évangélique et nous avons prié ensemble, et nous avons cherché l’unité. Mais nous devons prier entre nous catholiques et également avec les autres chrétiens, prier afin que le Seigneur nous donne l’unité, l’unité entre nous. Mais comment aurons-nous l’unité entre les chrétiens si nous ne sommes pas capables de l’avoir entre nous, catholiques ? De l’avoir au sein de la famille ? Combien de familles se battent et se divisent ! Recherchez l’unité, l’unité qui fait l’Église. L’unité vient de Jésus Christ. Il nous envoie le Saint-Esprit pour faire l’unité.

Chers frères et sœurs, demandons à Dieu : aide-nous à être des membres du Corps de l’Église toujours profondément unis au Christ ; aide-nous à ne pas faire souffrir le Corps de l’Église avec nos conflits, nos divisions, nos égoïsmes ; aide-nous à être des membres vivants liés les uns aux autres par une unique force, celle de l’amour, que le Saint-Esprit déverse dans nos cœurs (cf. Rm 5, 5).

Dimanche dernier, en l’Année de la foi, nous avons célébré Dieu qui est Vie et source de la vie, le Christ qui nous donne la vie divine, le Saint-Esprit qui nous maintient dans une relation vitale de véritables fils de Dieu. Je voudrais adresser une fois de plus à tous l’invitation à accueillir et à témoigner de l’«Evangile de la vie», à promouvoir et à défendre la vie dans toutes ses dimensions et à toutes ses étapes. Le chrétien est celui qui dit «oui» à la vie, qui dit «oui» à Dieu, le Vivant.

Je salue cordialement les pèlerins francophones, particulièrement les nombreux jeunes présents, venus de Suisse et de France. Chers frères et sœurs, devenons chaque jours plus unis à Jésus. Demandons cette grâce au Seigneur de ne plus faire souffrir le Corps de son Église par nos égoïsmes et nos divisions. Que l’Esprit de communion soit toujours le plus fort !



APPEL

Demain sera célébrée laJournée mondiale du réfugié. Cette année, nous sommes invités à considérer en particulier la situation des familles réfugiées, souvent contraintes à quitter en toute hâte leur maison et leur patrie et à perdre tout bien et toute sécurité pour fuir des situations de violence, de persécutions ou de graves discriminations en raison de la religion qu’elles professent, de leur appartenance à un groupe ethnique ou de leurs idées politiques.

Outre les dangers du voyage, souvent, ces familles courent le risque d’être désagrégées, et dans le pays qui les accueille, elles doivent se confronter à des cultures et à des sociétés différentes des leurs.

Nous ne pouvons pas être insensibles à l’égard des familles et de tous nos frères et sœurs réfugiés : nous sommes appelés à les aider, en nous ouvrant à la compréhension et à l’hospitalité.

Que ne manquent pas dans le monde entier des personnes et des institutions qui les assistent: sur leur visage se reflète le visage du Christ !
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : jeu. 20 juin 2013, 21:29
par katolik
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Jeudi Matin 20 Juin 2013
Prier le Notre-Père
Il n'y a pas besoin de tant de paroles pour prier: le Seigneur sait ce que nous voulons lui dire. L'important est que la première parole de notre prière soit « Père ».
C'est le conseil de Jésus aux apôtres qu'a reproposé le Pape François ce matin, jeudi 20 juin, au cours de la Messe présidée dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae, concélébrée entre autres par le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, qui accompagnait un groupe de collaborateurs du dicastère.

Le Pape a donc répété les recommandations de Jésus au moment où il a enseigné aux apôtres le Notre Père, selon le récit de l'évangéliste Matthieu (6, 7-15). Pour prier, a dit en substance le Pape, il n'est pas nécessaire de faire du bruit, ni de croire qu'il soit préférable de beaucoup parler. Il ne faut pas s'en remettre au bruit, au bruit de la mondanité identifié par Jésus dans le fait de «claironner » ou « se faire remarquer le jour du jeûne ».
Pour prier, a-t-il répété, le bruit de la vanité n'est pas nécessaire: Jésus a dit que c'est un comportement propre aux païens.
Le Pape François est allé également plus loin, en affirmant que la prière ne doit pas être considérée comme une formule magique: « La prière n'est pas une chose magique; on ne fait pas de magie avec la prière ». En racontant, comme il le fait souvent, son expérience personnelle, il a dit qu'il ne s'est jamais adressé à des sorciers qui promettent de la magie, mais qu'il a entendu parler de ce qui a lieu au cours des rencontres de ce type: on prononce beaucoup de paroles pour obtenir « parfois la guérison, parfois quelque chose d'autre » avec l'aide de la magie. Mais, a-t-il averti, « ce sont des pratiques païennes ».

Comment doit-on prier alors? C'est Jésus qui nous l'a enseigné: « Il dit que le Père qui est au ciel "sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous ne le lui demandiez". Que la première parole soit donc « "Père". Telle est la clé de la prière. Sans prononcer, sans entendre cette parole, on ne peut pas prier », a dit l'évêque de Rome.

Il faut en revanche « prier le Père », celui qui nous a engendrés. Mais pas seulement ; il faut prier « notre » Père, c’est-à-dire non le Père de « tous » , qui est trop anonyme et générique, mais celui « qui t’a engendré, qui t’a donné la vie, à toi, à moi », en tant que personne individuelle, a expliqué le Pape. C’est le Père « qui t’accompagne sur ton chemin », celui qui « connaît toute ta vie, toute » ; celui qui sait ce qui « est bon et qui est moins bon. Il connaît tout ». Mais cela ne suffit pas encore : « Si nous ne commençons pas la prière – a-t-il précisé – avec ces mots qui ne sont pas prononcés par les lèvres, mais par le cœur, nous ne pouvons pas prier comme des chrétiens ».

Mais – s’est encore demandé le Pape – est-ce « seulement mon père à moi ? ». Et il a répondu : « Non, c’est notre Père, parce que je ne suis pas fils unique. Aucun de nous ne l’est. Si je ne peux pas être un frère, je pourrais difficilement devenir le fils de ce Père, car c’est un Père qui est assurément le mien, mais aussi des autres, de mes frères ». De cela, a-t-il poursuivi, découle le fait que
« si je ne suis pas en paix avec mes frères, je ne peux pas l’appeler Père. Ainsi s’explique pourquoi Jésus, après nous avoir enseigné le Notre Père, dit immédiatement : « En effet, si vous pardonnez leurs fautes aux autres, votre Père qui est aux cieux vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas les autres, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos fautes ».
Le pardon entre donc en jeu. Mais « il est si difficile de pardonner les autres » a répété le Saint-Père : cela est vraiment difficile, car nous portons toujours en nous l’amertume pour ce qu’ils nous ont fait, pour le tort subi.
On ne peut pas prier en conservant dans son cœur de la rancœur pour ses ennemis.
« Cela – a souligné le Pape – est difficile. Oui, c’est difficile, ce n’est pas facile ». Mais, a-t-il conclu, « Jésus nous a promis l’Esprit Saint. C’est lui qui nous enseigne de l’intérieur, du cœur, à dire ‘Père’ et à dire ‘notre’ », et comment le dire : « en faisant la paix avec tous nos ennemis ».
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : ven. 21 juin 2013, 14:02
par levergero78
Pape François ‏@Pontifex_fr 21 Juin
N’oublions jamais que c’est le Seigneur qui guide l’Église. C’est lui qui rend fécond notre apostolat.

Vendredi matin 21 Juin 2013

Publié : sam. 22 juin 2013, 6:47
par katolik
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Vendredi matin 21 Juin 2013
Un cœur à la recherche du véritable trésor
" L’amour, la charité, le service, la patience, la bonté, la tendresse » sont les « très beaux trésors »
dont a parlé le Pape François ce matin, vendredi 21 juin, au cours de la Messe dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Comme à son habitude, le Pape a centré sa réflexion sur les lectures du jour, en trouvant en particulier dans le passage de l’Evangile de Matthieu (6, 19-23) un « fil conducteur » entre les termes « trésor, cœur et lumière » et en souhaitant que « le Seigneur change notre cœur pour chercher le véritable trésor et devenir ainsi des personnes lumineuses et non des ténèbres ».

La première chose à faire, a expliqué le Saint-Père est de se demander : « Quel est mon trésor ? ». Et cela ne peut assurément pas être les richesses, étant donné que le Seigneur dit : « N’accumulez pas pour vous des trésors sur la terre, car à la fin ils se perdent ». Du reste, a souligné le Pape, ce sont « des trésors risqués, qui se perdent » ; et ce sont aussi « des trésors que nous devons laisser, nous ne pouvons pas les emporter avec nous. Je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un enterrement », a-t-il commenté. Il s’est alors demandé
quel est le trésor que nous pouvons emporter avec nous à la fin de notre existence terrestre ? La réponse est simple : « Tu peux emporter ce que tu as donné, uniquement cela.
Mais ce que tu as économisé pour toi, ne peut pas être emporté ». Ce sont des choses qui peuvent être dérobées par des voleurs, ou bien des choses qui s’abîment, ou bien des choses qui seront prises par les héritiers. Alors que « ce trésor que nous avons donné aux autres » au cours de notre vie, nous l’emporterons avec nous après la mort « et celui-ci sera ‘notre mérite’ ; ou mieux, a-t-il précisé, « le mérite de Jésus Christ en nous ». Également parce qu’il s’agit de l’unique chose que le Seigneur nous laisse emporter ». Jésus lui-même l’a clairement dit aux docteurs de la loi qui se vantaient de la beauté du temple de Jérusalem : « Il ne restera pas pierre sur pierre ». Cela vaut également « avec nos trésors, ceux qui dépendent des richesses, du pouvoir humain ». Mais Jésus – a remarqué le Saint-Père – ne se limite pas à la critique ; il accomplit un pas en avant et il ajoute : « Là où se trouve ton trésor, se trouvera également ton cœur ».

La dernière partie de la réflexion de Jésus renvoie à l’expression : « la lampe du corps est l'œil », c’est-à-dire que « l'œil est l’intention du cœur ». En conséquence, pour le Pape, « si ton œil est simple, s’il vient d’un cœur qui aime, d’un cœur qui cherche le Seigneur, d’un cœur humble, tout ton corps sera lumineux. Mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera ténébreux ».

A ce propos, le Pape a demandé aux personnes présentes de s’interroger sur notre jugement sur les choses : « Lumineux ou ténébreux ? Nous sommes des personnes de lumière ou de ténèbres ? L’important est la manière dont nous jugeons les choses : avec la lumière qui vient du véritable trésor de notre cœur ? Ou avec les ténèbres d’un cœur de pierre ? ». Une réponse peut venir du témoignage de saint Louis de Gonzague, le jeune jésuite dont c’est précisément aujourd’hui la mémoire liturgique. « Nous pouvons demander la grâce d’un cœur nouveau – a invité le Pape – à ce garçon courageux », qui n’a jamais reculé devant « le service aux autres », au point de donner sa vie pour soigner les pestiférés. Le Saint-Père a alors exhorté à demander dans la prière « que le Seigneur change notre cœur. Et
que le Seigneur rende humains tous ces morceaux de cœur qui sont de pierre, avec cette anxiété positive d’aller de l’avant en le cherchant et en se laissant chercher par lui ».
Car, a-t-il conclu, seul le Seigneur peut nous sauver « des trésors qui ne peuvent pas nous aider dans la rencontre avec lui, dans le service aux autres ».
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Samedi Matin 22 Juin 2013

Publié : sam. 22 juin 2013, 16:08
par katolik
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Samedi Matin 22 Juin 2013
Les richesses et le souci du monde "étouffent la Parole de Dieu"
C’est ce qu’a affirmé le pape François lors de la messe ce samedi matin à la Maison Sainte Marthe.
Le pape a souligné que notre vie repose sur trois piliers: le choix, l'alliance et la promesse, ajoutant que nous devons faire confiance au Père pour vivre dans le présent, sans se soucier de ce qui se passera.
La messe était concélébrée entre autres par l'évêque de Santa Clara de Cuba, Mgr. Arturo González, venu avec un groupe d'employés des Musées du Vatican.

"Nul ne peut servir deux maîtres." Le Pape a composé son homélie à partir des paroles de Jésus dans l'Evangile de ce jour qui se concentre sur le thème de la richesse et des préoccupations. Jésus, a dit le Pape, a "une idée claire sur cette question": ce sont "les richesses et les soucis du monde" qui étouffent la Parole de Dieu, ce sont les épines qui étouffent la semence tombant à terre, dont il est question dans la parabole du semeur:

«Les richesses et le souci du monde – explique-t-il - étouffent la Parole de Dieu et ne la laisse pas grandir. Et le Verbe meurt, car il n'est pas protégé: il est étouffé. Dans ce cas, on est au service de la richesse ou des préoccupations, mais on est pas au service de la Parole de Dieu.
Les richesses et les préoccupations nous ôtent du temps. »
Toute notre vie, a souligné le Pape, repose sur trois piliers: un dans le passé, un dans le présent et un autre dans l'avenir. Le pilier du passé, a-t-il expliqué, "est celui du choix du Seigneur." Chacun de nous, en fait, peut dire que le Seigneur l'a choisi, et l’a aimé. « Il m’a dit Viens ! et par le baptême m'a choisi pour aller sur une voie, la voie chrétienne. » « L'avenir concerne la «marche vers une promesse », le Seigneur nous a fait une promesse. Le présent, enfin, est notre réponse à la bonté que Dieu m’a réservé en me choisissant. C’est là que réside notre alliance avec lui.
«Faire oublier le passé, ne pas accepter le présent, et défigurer l'avenir: voilà ce que font la richesse et les préoccupations. Le Seigneur nous dit: «Ne vous inquiétez pas! Cherchez le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste ira ».
Demandons au Seigneur la grâce de ne pas nous perdre dans les préoccupations, dans l'idolâtrie de la richesse et garder toujours en mémoire que nous avons un Père qui nous a choisis, qu’il nous promet une bonne chose : marcher vers sa promesse et avoir le courage de prendre le présent comme il vient.
Voilà la grâce que nous demandons au Seigneur! »
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : sam. 22 juin 2013, 18:35
par levergero78
Pape François ‏@Pontifex_fr 22 Juin
Si nous avons découvert le sens de la vie en Jésus, nous ne pouvons pas être indifférents devant quelqu’un qui souffre ou qui est triste.

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Publié : lun. 24 juin 2013, 13:02
par levergero78
Pape François ‏@Pontifex_fr 24 Juin
Sommes-nous prêts à nous engager en chrétiens cohérents, 24 heures sur 24, pour rendre témoignage par notre parole et par notre exemple ?

Dimanche matin 23 Juin 2013

Publié : lun. 24 juin 2013, 18:52
par katolik
Dimanche matin 23 Juin 2013
Ne pas avoir honte de soi-même
« Mais vous, qui dites-vous que je suis ? ». La question que Jésus adresse aux apôtres continue encore aujourd’hui à interpeller la conscience des chrétiens. Et elle exige d’eux une réponse non « aseptisée » ou intellectuelle, mais une réponse qui vient du « du cœur ».Tel a été le fil conducteur de l’homélie de la Messe présidée par le Pape François dimanche matin, 23 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae, et concélébrée par une cinquantaine de représentants pontificaux venus au Vatican pour participer à la Journée de prière et de réflexion à l’occasion de l’Année de la foi.

Comment répondre alors à cette question ? Le Saint- Père a suggéré de s’inspirer de la prière de la collecte récitée au cours de la Messe. Dans celle-ci, a t-il rappelé, « nous avons demandé une grâce, une grâce spéciale qui nous aidera à répondre : ‘Donne à ton peuple, Père, de vivre toujours dans la vénération et dans l’amour pour ton saint nom...’ ».
Ce n’est donc qu’à « Jésus que nous pouvons répondre avec la vénération et l’amour pour son saint nom. Notre cœur est-il un cœur qui vénère Jésus, un cœur qui aime aime Jésus ?
Ce n’est qu’à partir de là que nous pouvons répondre » ; tout autre solution devient une formule qui « ne nous interpelle pas, qui ne nous défie pas ».

Donc, quand Jésus « pose ces questions – ‘Qui suis-je pour toi ?’ – il faut penser à cela : je suis établi sur le roc de son amour. Il me guide. Je dois répondre fermement sur ce roc et sous sa direction ». Même si nous savons qu’en nous quelque chose « ne va pas bien », il faut fuir toute tentation d’avoir honte de soi-même, en répondant avec vérité suivant l’exemple de Pierre, qui « en vient à dire : ‘Seigneur, tu sais tout, tu sais que je veux vivre toujours dans la vénération et dans l’amour de ton saint nom. Tu sais tout. Tu es le monde pour moi’ ».
« Ne jamais avoir honte, ne pas cacher les péchés »
a répété l’Evêque de Rome, en ajoutant : « Il nous aime tant quand nous nous sentons pécheurs. Il nous aime tant, comme il a aimé Pierre », qui a été placé à la tête de l’Eglise malgré ses péchés. De la même manière, « avec nous aussi » le Seigneur « fera quelque chose de bon », car « il est le plus grand ».
Et si nous nous laissons guider par la vénération et par l’amour », en nous sentant solides comme sur le roc, « cela nous fera beaucoup de bien, nous fera aller de l’avant avec assurance en prenant la croix de chaque jour, qui est parfois lourde ».
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Dimanche matin 23 Juin 2013 : avant l'angélus

Publié : lun. 24 juin 2013, 18:56
par katolik
Dimanche matin 23 Juin 2013 : avant l'angélus

Le martyre de la vérité et de la conscience
Réfléchissant sur le martyre avant l'angélus de ce dimanche place Saint-Pierre, le pape a souligné trois formes de martyre: le martyre sanglant des chrétiens pour leur foi (et ils sont plus nombreux aujourd'hui qu'à l'aube du christianisme); le martyre quotidien de qui sacrifie sa vie pour le bien des autres (parents, prêtres et religieux, jeunes… ); et il y a le martyre qui n'est pas exclusivement chrétien, mais des coeurs droits, au service de la vérité et de la conscience.

Le pape a exhorté deux fois à avoir le courage d'aller à contre-courant et de ne pas accepter de fausses valeurs qui sont comme de la "nourriture avariée" et "rendent malade".

Nous mettons entre parenthèse les endroits où le pape a ajouté spontanément des exhortations.

Paroles du pape avant l'angélus
Chers frères et soeurs,

Dans l'Evangile de ce dimanche résonne une des paroles de Jésus les plus incisives: "Qui veut sauver sa vie la perdra, mai qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Lc 9,24).

Il y a là une synthèse du message du Christ et elle s'exprime par un paradoxe très efficace qui nous fait connaître sa façon de parler, nous fait quasi entendre sa voix… Mais que signifie "perdre la vie à cause de Jésus"? Cela peut arriver de deux façons: ou parce qu'ils confessent explicitement la foi, mais cela peut aussi signifier, de façon implicite, défendre la vérité. Les martyrs sont l'exemple par excellence de la perte de la vie pour le Christ.

En deux mille ans, il y a une foule immense d'hommes et de femmes qui ont sacrifié leur vie pour rester fidèles à Jésus-Christ et à son Evangile. Et aujourd'hui, dans de nombreuses régions du monde, il y a des martyrs: (…) des hommes et des femmes qui sont emprisonnés, tués pour le leur motif d'être chrétiens. Et ils sont plus nombreux qu'aux premiers siècles de l'Eglise.

Mais il y a aussi le martyre quotidien, qui ne comporte pas la mort mais c'est là aussi un "perdre sa vie" pour le Christ en accomplissant son devoir avec amour, selon la logique de Jésus, la logique du don, du sacrifice (…). Combien et papas et de mamans mettent chaque jour leur foi en pratique en offrant concrètement leur vie pour le bien de la famille! (…) Combien de prêtres, de frères, de soeurs, accomplissent leur service avec générosité, pour le Royaume de Dieu! Combien de jeunes renoncent à leur propres intérêts pour se dévouer aux enfants, aux personnes handicapées, aux personés âgées… (…).

Et puis il y a tant de personnes, chrétiens et non-chrétiens, qui "perdent leur vie" pour la vérité. Et le Christ a dit "je suis la vérité", donc, qui sert la vérité sert le Christ.

Une de ces personnes, qui a donné sa vie pour la vérité, est Jean Baptiste: demain justement, 24 juin, c'est sa grande fête, la solennité de sa naissance. Jean a été choisi par Dieu pour préparer la voie devant Jésus, et il l'a désigné au Peuple d'Israël comme le Messie, l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (cf. Jn 1,29).

Jean s'est consacré tout entier à Dieu et à son envoyé, Jésus. Mais à la fin (…), il est mort pour la cause de la vérité, lorsqu'il a dénoncé l'adultère du roi Hérode et d'Hérodiade. Combien de personnes payent cher leur engagement pour la vérité! Combien d'hommes droits préfèrent aller à contre-courant plutôt que de renier la voix de leur conscience, la voix de la vérité! (…)

Chers amis, accueillons avec joie cette parole de Jésus. C'est une règle de vie proposée à tous. Et que saint Jean Baptiste nous aide à la mettre en pratique.

Notre mère, la Très sainte Vierge Marie, nous précède sur ce chemin, comme toujours: elle a perdu sa vie pour Jésus, jusqu'à la Croix, et elle l'a reçue en plénitude, avec toute la lumière et la beauté de la Résurrection.

Que Marie nous aide à faire de plus en plus nôtre cette logique de l'Evangile.

[Angélus et bénédiction]

Après la bénédiction, le pape a redit son exhortation à aller avec courage à contre-courant, en refusant des valeurs qui sont comme de la nourriture avariée et qui font mal.
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Dimanche matin 23 Juin 2013 : l'angélus

Publié : lun. 24 juin 2013, 19:00
par katolik
Dimanche 23 juin 2013
Angélus : « Allez à contre-courant et soyez-en fiers ! »
Lors de la prière de l'Angélus place Saint-Pierre, dimanche 23 juin, le Pape s'est attardé sur une phrase de l’Evangile, quand le Christ dit : « Qui veut sauver sa vie, la perdra, mais celui qui perdra sa vie pour moi, la sauvera ». Pour le Pape, ce paradoxe est une synthèse du message du Christ. « Perdre la vie à cause de Jésus » signifie pour le Saint-Père confesser explicitement sa foi, mais aussi défendre la vérité, car le Christ a dit « Je suis la vérité ».
Le Pape a ensuite insisté sur la figure du martyr, « le meilleur exemple de ceux qui ont perdu leur vie pour rester fidèles au Christ et à l’Evangile ». Aujourd’hui encore, et plus encore que lors des premiers siècles de l'Eglise, il existe de nombreux martyrs a relevé le pape François, des hommes et des femmes qui sont emprisonnés ou tués pour le seul fait d’être chrétien.
Le don de soi est une façon de « perdre sa vie pour le Christ »
Mais pour le Saint-Père, il existe également un martyre quotidien, qui ne va pas jusqu’à la mort mais qui est aussi une manière de « perdre la vie » pour Jésus : c’est la logique du don, du sacrifice par amour.
« Tant de pères et de mères mettent quotidiennement en pratique leur foi en offrant leur vie pour le bien-être de la famille ! Tant de prêtres, de frères et de sœurs mettent généreusement leur vie au service du règne de Dieu ! Tant de jeunes renoncent à leurs propres intérêts pour consacrer leur vie aux enfants, aux handicapés, aux personnes âgées » s’est exclamé le Pape en les encourageant : « n'ayez pas peur d'aller à contre-courant, lorsque l'on vous propose des valeurs avariées, comme peuvent l'être des aliments, ayez cette fierté d'aller à contre-courant ».
« Allez à contre-courant »
Le pape François a alors pris en exemple la figure de Saint Jean-Baptiste, fêté lundi 24 juin, qui a donné sa vie pour la vérité. Il a été choisi pour préparer la venue de Jésus et l’a annoncé comme le Messie au peuple d’Israël, « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Saint Jean-Baptiste a consacré toute sa vie à Dieu mais il est mort à cause de la vérité, quand il a dénoncé l’adultère entre le roi Hérode et Hérodiade.
« Tant de personnes paient le prix fort leur engagement pour la vérité ! Tant d’hommes droits préfèrent aller à contre-courant, pour ne pas renier la voix de leur conscience, la voix de la Vérité ! N'ayez pas peur d'aller à contre-courant, soyez courageux et soyez-en fiers ! En avant ! » a conclu le Pape.
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