Charles a écrit :Métazét a écrit : Ce propos, si je le comprends bien, conteste le fait que j'adhère à l'éthique des vertus.
Non, je ne vous ai jamais contesté que vous adhériez à ceci ou cela (sauf quand vous vous contredites comme par exemple dans le cas de votre adhésion éphémère aux attributs de l'être selon Parménide)
Je ne vois pas pourquoi croire en un Être absolu, nécessaire, éternel, unique (or, en tant que catholique, vous croyez en un tel Être) devrait nécessairement m'entraîner à croire que le monde n'existe pas. En tout cas, je ne vois pas où est la contradiction (et s'il y en a une, alors en toute logique vous devez vous-même tomber dedans aussi puisque vous croyez à la fois en un Être absolu, etc. et en l'existence du monde).
Les propriétés du tout n'ont pas besoin d'être les propriétés des parties. Ex. : Je suis un homme n'implique pas que chacun de mes membres est un homme.
Or je vois le monde matériel comme existant et comme étant une partie de l'Être absolu, etc. Est-ce contradictoire ? Voyons : Comme les propriétés des parties n'ont pas besoin d'être les propriétés du tout, alors le monde matériel (sous l'hypothèse qu'il est une partie de l'Être absolu) n'a pas besoin d'avoir les propriétés de l'Être absolu. Donc le monde matériel n'a pas besoin d'être lui-même absolu, nécessaire, éternel, unique, etc. CQFD.
Il n'y a donc pas à choisir entre nier le monde ou l'absolutiser. On peut également en faire une réalité relative, partie d'une réalité absolue.
Charles a écrit :vous dites que vous parlez de "l'éthique des vertus" quand vous employez l'expression "développer le potentiel de chacun", je vous demande seulement de montrer comment vous liez vertus et développer le potentiel - je l'ai suffisamment répété pour qu'il n'y ait pas d'équivoque à ce sujet. Le problème est que vous n'êtes pas capable de justifier de cette interprétation particulière de votre "développer le potentiel". Quand vous dites "c'est de l'éthique des vertus que je voulais parler", il semble que pour vous parler tienne lieu de penser.
Si le bout en gras n'est pas une attaque à ma personne, il faudra m'expliquer ce que c'est.
Charles a écrit :Métazét a écrit : Au mieux, je veux bien vous concéder que je me suis mal fait comprendre et peut-être mal exprimé.
N'avez vous pas honte de tout ramener à une petite faiblesse rhétorique ?
Cela ne vous arrive jamais ?