Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Publié : mer. 27 avr. 2011, 19:25
Amfortas doit sauver Cracboum parce qu’il y a une possibilité de survie pour les deux et il n’y a pas de certitude de mort immédiate pour Amfortas
Maintenant, Cracboum et Amfortas se sont engagés comme mercenaires en Côte d’Ivoire. Dans une échauffourées avec les partisans de Pasbot Amfortas est mortellement touché. Les proPasbots avancent, ils torturent les blessés avant de les achever. De toute évidence Cracboum ne pourra pas traîner Amfortas avant qu’ils soient rejoins et zigouillés tous les deux. Amfortas crie : « Ne m’attendez pas Cracboum ! ».
Cracboum en déduit qu’il vaut mieux sauver une vie plutôt que d’en perdre deux à coup sûr.
Donc, si une femme horriblement violée va se suicider. Amfortas lui dit sans hésitation d’avorter car mieux vaut sauver une vie que d’en perdre deux.
Or une femme violée peut vraiment être incapable de faire face à la situation, de même qu’un malade en phase terminale peut vraiment être incapable de le supporter.
Et il n’est pas nécessaire d’aller chercher des cas si extrêmes ou les gens sont incapables de ne pas commettre des fautes objectivement graves. Le Magistère, c’est la théorie, la pratique est toute autre. Parce que les gens sont tout simplement in-ça-pables d’être des saints avant de l’être, et le législateur doit prendre en compte cette réalité-là, à la différence du Magistère.
La question à se poser serait d’ailleurs de savoir de quel côté est la charité : prendre en compte les gens tels qu’ils sont ou tels qu’ils devraient être.
Donc, Ti-Hamo, si l’on tient compte de la réalité des êtres humains tels qu’ils sont, le bien et le mal ne sont pas des absolus comme les définitions du Magistère, mais s’apprécient, en toute conscience, en fonction des situations. C’est dans l’ordre de la vie que la conscience est l’instance ultime, instance pour décider de l’action à entreprendre et de ce qui est le meilleurs ou le moins mal possible.
Il n’y a pas d’actes bons ou mauvais en soi, c’est-à-dire indépendants de quelque un pour les mettre en œuvre. Oui, l’instance ultime c’est Dieu, et la différence avec le Magistère saute aux yeux : le Magistère dit le droit, Dieu est plein de com-passion. Et donc le droit à la compassion l’emporte.
Au demeurant, même au niveau du droit, « Tu ne tueras pas », l’Eglise a bien légitimé les guerres justes, la peine de mort et la légitime défense que je sache, voire la torture en certaines circonstances… donc le bien et le mal en soi, ça vient, ça va. Et la conscience navigue comme elle peut, seule maîtresse à bord quand le bateau a quitté le port et ses administrations tatillonnes.
Raistlin, si vous comprenez qu’une femme violée ait recours à l’avortement dans un moment de détresse et d’angoisse, vous faites exactement comme moi : j’ai essayé de me mettre à la place d’une telle femme. Et que veut dire justifier ? Que l’avortement n’est pas le bien « en soi » ? Mais il ne s’agit pas du bien en soi, il s’agit d’une femme violée, ce qui est tout différent ! Le bien s'apprécie, se justifie, par rapport à des êtres vivants ! En tous cas, qu'est-ce qui fait la différence, pour vous, entre la compréhension d'un avortement et sa condamnation, toutes choses égales par ailleurs, c'est bien votre conscience, non ?
Maintenant, Cracboum et Amfortas se sont engagés comme mercenaires en Côte d’Ivoire. Dans une échauffourées avec les partisans de Pasbot Amfortas est mortellement touché. Les proPasbots avancent, ils torturent les blessés avant de les achever. De toute évidence Cracboum ne pourra pas traîner Amfortas avant qu’ils soient rejoins et zigouillés tous les deux. Amfortas crie : « Ne m’attendez pas Cracboum ! ».
Cracboum en déduit qu’il vaut mieux sauver une vie plutôt que d’en perdre deux à coup sûr.
Donc, si une femme horriblement violée va se suicider. Amfortas lui dit sans hésitation d’avorter car mieux vaut sauver une vie que d’en perdre deux.
Or une femme violée peut vraiment être incapable de faire face à la situation, de même qu’un malade en phase terminale peut vraiment être incapable de le supporter.
Et il n’est pas nécessaire d’aller chercher des cas si extrêmes ou les gens sont incapables de ne pas commettre des fautes objectivement graves. Le Magistère, c’est la théorie, la pratique est toute autre. Parce que les gens sont tout simplement in-ça-pables d’être des saints avant de l’être, et le législateur doit prendre en compte cette réalité-là, à la différence du Magistère.
La question à se poser serait d’ailleurs de savoir de quel côté est la charité : prendre en compte les gens tels qu’ils sont ou tels qu’ils devraient être.
Donc, Ti-Hamo, si l’on tient compte de la réalité des êtres humains tels qu’ils sont, le bien et le mal ne sont pas des absolus comme les définitions du Magistère, mais s’apprécient, en toute conscience, en fonction des situations. C’est dans l’ordre de la vie que la conscience est l’instance ultime, instance pour décider de l’action à entreprendre et de ce qui est le meilleurs ou le moins mal possible.
Il n’y a pas d’actes bons ou mauvais en soi, c’est-à-dire indépendants de quelque un pour les mettre en œuvre. Oui, l’instance ultime c’est Dieu, et la différence avec le Magistère saute aux yeux : le Magistère dit le droit, Dieu est plein de com-passion. Et donc le droit à la compassion l’emporte.
Au demeurant, même au niveau du droit, « Tu ne tueras pas », l’Eglise a bien légitimé les guerres justes, la peine de mort et la légitime défense que je sache, voire la torture en certaines circonstances… donc le bien et le mal en soi, ça vient, ça va. Et la conscience navigue comme elle peut, seule maîtresse à bord quand le bateau a quitté le port et ses administrations tatillonnes.
Raistlin, si vous comprenez qu’une femme violée ait recours à l’avortement dans un moment de détresse et d’angoisse, vous faites exactement comme moi : j’ai essayé de me mettre à la place d’une telle femme. Et que veut dire justifier ? Que l’avortement n’est pas le bien « en soi » ? Mais il ne s’agit pas du bien en soi, il s’agit d’une femme violée, ce qui est tout différent ! Le bien s'apprécie, se justifie, par rapport à des êtres vivants ! En tous cas, qu'est-ce qui fait la différence, pour vous, entre la compréhension d'un avortement et sa condamnation, toutes choses égales par ailleurs, c'est bien votre conscience, non ?