Je ne savais pas que vous étiez jésuite

Ou rabbin, au choix.
Moi, j'aime bien confronter à la réalité concrète, hein. Sorte de déformation professionnelle, j'imagine : quand on s'embarque trop longtemps dans des développements abstraits, ou de pures constructions de pensée, on risque de passer loin à côté de ce qui pourtant était évident en revenant au bête mode concret.
Ou bien esprit encore trop terre-à-terre, lourd et peu apte aux envolées dans les merveilles éthérées de la raison pure, aussi, peut-être.
Or, donc, je le redis : vous nous répétez encore que tout ça est flou, graduel, éthéré, soumis à la seule subjectivité,...
Et bien, soit, mais, encore une fois : si votre épouse vous surprend en train de rouler des pelles à la voisine en lui caressant l'entre-jambe (à la voisine), essayez de lui tenir (à votre épouse) un discours cohérent et convaincant sur le caractère flou et subjectif de nos classifications sociétales en termes de relations amicales...
Enfin, je suppose que si vous tombiez sur certains passages de St Paul, ça vous ferait bondir...
Ceci étant, dites :
vous vous rappelez tout ce que vous nous avez dit des principes que vous mettriez en œuvre dans de telles relations ?
Être clair d'emblée, car la maîtresse trompée serait objectivement blessée, alors que l'épouse trompée ne l'est pas, etc..
Vous posiez bien des principes comme s'il y avait là des principes objectifs bien établis (l'amitié suppose la franchise, la relation amoureuse n'est possible que si on ne ment pas, ne pas obtenir ce que l'on s'attendait est une blessure objective,...).
Or maintenant vous nous dites que tout cela est soumis à la subjectivité : et bien, soit, mais donc votre raisonnement précédent et vos belles explications s'écroulent : elles n'étaient fondées sur aucun principe objectif, mais n'étaient que l'expression de votre propre subjectivité, de même que, dans ce cas, ce que nous vous opposons est l'expression de notre subjectivité à nous. Donc vos objections n'en étaient pas.
C'était le sens de ma question répondant à votre question :
vous alternez entre le présupposé qu'il y a dans ces domaines des principes et des faits objectifs, valables pour tous, que vous utilisez pour construire vos justifications,
et l'affirmation que tout cela est flou, soumis à la subjectivité, et qu'on n'en peut dégager aucune définition, aucun principe objectif.
Autrement dit, vous alternez entre deux positions contradictoires... selon que vous voulez vous justifier, ou rejeter les objections.