Re: Disputatio autour de l'Être nécessaire
Publié : mer. 25 déc. 2013, 20:29
Bof ... je n'entend rien de votre discours, Peccator. Puis je vous trouve comme une sévérité mal placée.
A vous lire l'on croirait qu'il suffit d'être «bon chrétien» pour nager dans la béatitude. La responsabilité en incomberait maintenant au pauvre pékin (!) Job est une rognure de mauvais dévot sûrement, parce qu'il ne flotte pas sur un nuage en dépit de petites avanies de rien du tout. «Quel âne, ce Job ! S'il s'occupait de rechercher la joie du ciel au lieu de s'occuper de son ventre aussi !»
Par ailleurs, je ne sais pas ce qui vous autorise à penser que ceux «en difficulté avec des questions de foi» ne seraient reliés à rien cf tant que vous n'avez pas la foi vous n'êtes relié a rien, juste a des idées plus ou moins bien comprises. Voyons ... Encore une fois, moi j'ai l'impression que vous allez trop loin.
Les gens en difficultés sont similaires à vous. Je ne vois pas que les pauvres seraient davantage coupés du vrai (parce qu'ils pourraient souffrir, ne pas éprouver de joie, etc.), Dieu se devant alors d'être plus loin d'eux (!)
Ensuite
Non, moi le texte du pape François me laisse de glace. Franchement. Il ne me touche pas. J'ai l'impression d'y trouver un rabâchage quelque peu hermétique et où certains mots reviendront en boucle, mais sans que moi-même j'y puisse trouver un élément vraiment nourrisant; c'est comme ça.
J'ai assisté à une messe de minuit hier, pour vous dire, mais alors exécrable, interminable, comme morte, sans saveur, décevante ... ah là, là là ... avec une homélie qui ne m'a rien apporté, rien mais quand je dis rien ... moche, rabâchage de mots comme dans le texte de François, mots qui ne riment à rien, à dormir debout ... J'ai quitté avant la fin (chose que je fais pratiquement jamais). Mais, en sortant, voici que je croise une femme abandonnée là comme une pauvre chose, indigente, sale, clocharde, esseulée, affalée dans les marches, hors du temple, hors du cénacle des bons chrétiens que je venais de laisser à l'intérieur. Elle m'a regardée, fait un sourire et adressée une petite salutation de la main. Vraiment j'en avais le coeur serré : cette vision d'un instant valait plus que la totalité de ce à qui je venais d'assister.
Un simple mouvement amical de reconnaissance humaine (pas sûr que la foi devait entrer là-dedans; peu importe) était de plus grande portée évangélique que tout le discours de l'évêque, ronronant, somnifère, à se perdre ... Cette messe de minuit ratée (pour moi) avait le don de me rappeler les moins bons aspects de la religiosité communautaire, le genre d'aspect moins intéressant auquel je me heurte tout le temps sur ce forum aussi d'ailleurs, comme avec votre billet précédent cf vous ne recherchez pas les joies du ciel, etc.
A vous lire l'on croirait qu'il suffit d'être «bon chrétien» pour nager dans la béatitude. La responsabilité en incomberait maintenant au pauvre pékin (!) Job est une rognure de mauvais dévot sûrement, parce qu'il ne flotte pas sur un nuage en dépit de petites avanies de rien du tout. «Quel âne, ce Job ! S'il s'occupait de rechercher la joie du ciel au lieu de s'occuper de son ventre aussi !»
Par ailleurs, je ne sais pas ce qui vous autorise à penser que ceux «en difficulté avec des questions de foi» ne seraient reliés à rien cf tant que vous n'avez pas la foi vous n'êtes relié a rien, juste a des idées plus ou moins bien comprises. Voyons ... Encore une fois, moi j'ai l'impression que vous allez trop loin.
Les gens en difficultés sont similaires à vous. Je ne vois pas que les pauvres seraient davantage coupés du vrai (parce qu'ils pourraient souffrir, ne pas éprouver de joie, etc.), Dieu se devant alors d'être plus loin d'eux (!)
Ensuite
Non, moi le texte du pape François me laisse de glace. Franchement. Il ne me touche pas. J'ai l'impression d'y trouver un rabâchage quelque peu hermétique et où certains mots reviendront en boucle, mais sans que moi-même j'y puisse trouver un élément vraiment nourrisant; c'est comme ça.
J'ai assisté à une messe de minuit hier, pour vous dire, mais alors exécrable, interminable, comme morte, sans saveur, décevante ... ah là, là là ... avec une homélie qui ne m'a rien apporté, rien mais quand je dis rien ... moche, rabâchage de mots comme dans le texte de François, mots qui ne riment à rien, à dormir debout ... J'ai quitté avant la fin (chose que je fais pratiquement jamais). Mais, en sortant, voici que je croise une femme abandonnée là comme une pauvre chose, indigente, sale, clocharde, esseulée, affalée dans les marches, hors du temple, hors du cénacle des bons chrétiens que je venais de laisser à l'intérieur. Elle m'a regardée, fait un sourire et adressée une petite salutation de la main. Vraiment j'en avais le coeur serré : cette vision d'un instant valait plus que la totalité de ce à qui je venais d'assister.
Un simple mouvement amical de reconnaissance humaine (pas sûr que la foi devait entrer là-dedans; peu importe) était de plus grande portée évangélique que tout le discours de l'évêque, ronronant, somnifère, à se perdre ... Cette messe de minuit ratée (pour moi) avait le don de me rappeler les moins bons aspects de la religiosité communautaire, le genre d'aspect moins intéressant auquel je me heurte tout le temps sur ce forum aussi d'ailleurs, comme avec votre billet précédent cf vous ne recherchez pas les joies du ciel, etc.