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Hello Peccator, vous écrivez :
Le fait que la vérité soit une n'implique pas qu'il y ait une seule manière de la conceptualiser. Si je cherche à tracer une carte de l'Europe avec une projection de Lambert, et que vous utilisez une projection de Mercator, nous aurons tous deux une représentation différente de la même réalité (l'Europe). Et si quand j'essaie de vous expliquer la manière dont on trace la projection de Lambert et l'intérêt de le faire ainsi, vous passez votre temps à me dire que je place l'Islande au mauvais endroit, parce que sur votre carte à vous elle est ailleurs, on n'y arrivera jamais.
Ne sont-ce pas les catholiques qui sont les plus actifs pour souhaiter l’œcuménisme ? En cela ils se trompent même s’ils sont sincères. Mais je pense qu’il n’y a pas un aussi grand gap conceptuel que vous voulez bien le dire. Et nous sommes donc tous très capables de nous comprendre, mais le hic c’est que les pré-requis ne sont pas les mêmes.
Les sacrements ont été institués par Jésus pour nous apporter le salut
.
Non. Même si l’on cherche à le dire plus clairement.
Vous dites que c'est la conversion qui apporte le salut : il faudrait expliciter comment vous comprenez ce qu'est la conversion
Ce mot figure pratiquement dans ce passage de 1 Thessaloniciens 1, 9-10 : « vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient ». Ephésiens 2, 4-9 donne d’autres détails : « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés,) alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus, afin qu’il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le christ Jésus. Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi [ou : par le moyen de la foi], et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie ».
Voila la définition donnée par notre dictionnaire biblique :
CONVERSION (epistrophè ; litt. : action de se retourner, de se tourner vers)
Le substantif apparaît seulement dans Actes 15:3 au sujet de la conversion des nations. La conversion signifie un changement de direction, un arrêt sur le chemin de perdition et un retour vers le Dieu sauveur. Elle est nécessaire pour entrer dans le royaume des cieux (Matthieu 18:3) ; elle accompagne la repentance en vue du pardon des péchés (Actes 3:19). Paul avait prêché aux Juifs et aux nations de se repentir et de se tourner (litt. : se convertir) vers Dieu (Actes 26:20). Les Thessaloniciens s’étaient « tournés » des idoles vers Dieu (1 Thessaloniciens 1:9). Le surveillant ne doit pas être un nouveau converti (neophutos, en grec : nouvelle plante), de peur de s’enorgueillir de sa responsabilité (1 Timothée 3:6).
[D’après 1 Thessaloniciens 1:9 on peut dire que l’idée de « se tourner » (faire demi-tour) se trouve comprise dans ce mot. Jusque-là les Thessaloniciens avaient eu leur vie centrée sur les idoles. Maintenant ils s’étaient « tournés » : détournés des idoles et tournés vers Dieu. Des passages tels que Actes 2:37, 38 ; 17:30, 31 ; Apocalypse 9:20, 21 ; etc., font voir qu’à cette pensée est liée celle d’un jugement de soi-même, d’une condamnation de sa vie et de ses actes, et cela devant Dieu.
Nous pouvons dire que se convertir, c’est s’approcher de Dieu, pour se juger devant Lui, en confessant ne pas avoir vécu dans la soumission à Dieu, et avoir eu par là une vie mauvaise et coupable. Cela implique que nous en sommes affligés.
Si le mot « conversion » n’est pas facile à expliquer, il ne présente pourtant aucune difficulté pour celui qui est venu dans la lumière de Dieu et a reconnu ce qu’il est devant Dieu, et le jugement qu’il mérite. Dieu regarde au cœur, à la conscience et non pas à l’intelligence. Le publicain disait seulement : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » Mais Dieu qui sonde les cœurs et qui discerne les pensées et les intentions du cœur (Héb. 4:12) savait ce que renfermaient ces paroles.
Non, ce ne sont pas les mots prononcés, mais c’est l’état de cœur dans lequel nous venons à Dieu qui détermine s’il y a eu « conversion ». Et maintenant, je vous demande : êtes-vous converti ?
Le Saint Esprit vient de lui-même par les sacrements.
Non : il vient de lui-même de son propre chef et sans qu’une intervention humaine soit nécessaire. Et quand il est dans un croyant, il y reste.
Qu'est-ce qu'une personne divine pour vous ? (je ne pensais pas qu'on aurait aussi à parler de la Trinité...).
La même chose que pour vous. Une personne est un être vivant, conscient de son existence et qui pense, veut et agit consciemment.
Que dit la Parole du Saint Esprit ? Elle enseigne que :
Il a puissance et amour (Rom. 15:13, 30) ;
Il est un être qui pense et juge, qui aussi intercède pour nous (Rom. 8:26, 27) ;
Il sonde, connaît, enseigne et convainc (1 Cor. 2:10, 11 ; Néh. 9:20 ; Jean 16:8, 13) ;
Il a une volonté souveraine (1 Cor. 12:10, 11 ; Actes 13:2) ;
Il habite dans les croyants, individuellement (1 Cor. 6:19), et dans l’assemblée (1 Cor. 3:16 ; Éph. 2:22) ;
Il peut être contristé (Éph. 4:30 ; És. 63:10), attristé (Ephésiens 4, 30), outragé (Héb. 10:29), éteint (1 Thess. 5:19) ; on peut lui mentir (Actes 5:3).
Le Seigneur Jésus parle de lui comme d’une Personne (Jean 14:16, 17, 26). Et les Saintes Écritures nous disent dans les Actes des Apôtres 5:3, 4 que le Saint Esprit est Dieu, et dans plusieurs passages Il est intimement lié au Père et au Fils (par exemple Matt 28:19 ; 1 Cor. 12:4-6 ; 2 Cor. 13:13 ; Éph. 4:4-6).
Ainsi le Saint Esprit est une Personne, et une Personne divine. Il est Dieu le Saint Esprit !
Gérard : Simon était il sauvé de par son baptême ? Avait-il reçu le Saint Esprit ayant été baptisé ? Non.
Peccator : Oui, Simon a été sauvé par son baptême. Et oui, il a reçu le Saint Esprit.
Non sur les deux points. De plus nous pensons qu’il n’était pas converti.
Je suis gêné par votre formule "ni contristé, ni attristé, ni éteint". Que signifie "Eteindre l'Esprit" ? Si l'Esprit est Dieu, comment éteindre Dieu ?
Ces termes sont bibliques (voir plus haut). En 1 Thessaloniciens 5, 19, à l’égard de l’action publique de l’Esprit au milieu d’eux, les admonitions de l’apôtre étaient brèves pour ces simples et heureux chrétiens. Ils ne devaient pas empêcher l’action de l’Esprit au milieu d’eux (car c’est là la force de l’expression : «éteindre l’Esprit») ; [5:20] ni mépriser ce qu’il pouvait dire, même par la bouche du plus simple, si l’Esprit désirait l’employer ; [5:21] eux-mêmes spirituels, ils pouvaient juger de tout. Ils devaient ainsi, non pas recevoir tout ce qui se présentait, même sous le nom de l’Esprit, mais tout éprouver.
«N’éteignez pas l’Esprit». C’est une recommandation très importante, et souvent contredite dans la pratique. Il arrive dans les assemblées qu’un jeune frère, après avoir résisté longtemps à l’appel du Saint Esprit, après avoir fait preuve de mainte hésitation, est enfin contraint de rendre grâces. Il le fait peut-être d’une manière faible et incomplète, manquant encore de confiance en la direction du Saint Esprit, préoccupé de lui-même au lieu de penser au Seigneur. Nous qui assistons à cette victoire de l’Esprit, en lutte avec la chair, ne l’éteignons pas. Les forts ont à supporter l’infirmité des faibles et ainsi se produiront chez plusieurs dans l’assemblée des progrès qui peuvent conduire à l’exercice d’un don spirituel véritable.
Peccator : Est-ce que vous les baptisez à nouveau s'ils rejoignent votre groupe ? Ou est-ce que vous considérez qu'ils ont été baptisés une fois pour toute ?
Gérard : Nous considérons les baptêmes « catholiques » ou autres comme valides, car, comme je crois vous le dites vous-mêmes « il y a un seul baptême » (Ephésiens 4).
Peccator : Est-ce que vous faites ainsi parce que vous considérez que le baptême étant déjà reçu, il est n'est pas nécessaire de recommencer ? Ou, comme nous, parce que nous considérons qu'il est impossible de recommencer ?
Il est bien sur « techniquement » « possible » de recommencer, mais ce n’est ni pertinent, ni souhaitable, ni même convenable. Nous considérons en effet que le baptême étant déjà reçu, il est n'est pas nécessaire de recommencer.
Dans la Trinité, c'est le Père qui crée, par le Fils (le Verbe), dans l'Esprit.
Sauf erreur il n’est pas dit textuellement que le SE soit créateur. Cela est toutefois sous-entendu en Genèse 1, 1. Par contre que le Fils soit créateur (au même titre que le Père), cela est mentionné au moins deux fois, en Colossiens 1, 16-17 et en Hébreux 1, 2.
Affectueusement
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