Maintenant j'ai Dieu et Marie dans ma vie et je suis heureuse
Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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- Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Je suis nostalgique quand je pense aux grandes fêtes de famille où nous étions réunis chacun apportait sa joie de vivre, maintenant il ne me reste aucune famille à part mes trois filles qui m'apportent ce bonheur perdu.
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etienne lorant
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Ce matin, comme souvent, en sortant de la chapelle, j'étais déjà en train de "remuer en moi" les textes des lectures et l'homélie entendue. Parvenu au magasin, J'ai sorti tous mes présentoirs et je me suis aussitôt mis à écrire... Mais qui vois-je à ma porte ? Mon curé !... venu me rapporter ma veste que j'avais oubliée à la chapelle !!!
"Ah Monsieur l'Abbé, si vous saviez ! Mon père me disait parfois: "Toi, tu perdrais ta tête si elle n'était pas attachée à tes épaules !" Il a ri, puis je lui ai dit : les mots de votre homélie sont enracinement et déracinement. Mais il y a beaucoup à méditer et je suis souvent sur un nuage... Et il m'a répondu : "Ou dans la lune ! Mais c'est une bonne maladie, elle vous fait marcher beaucoup !
Bienheureux les miséricordieux...
"Ah Monsieur l'Abbé, si vous saviez ! Mon père me disait parfois: "Toi, tu perdrais ta tête si elle n'était pas attachée à tes épaules !" Il a ri, puis je lui ai dit : les mots de votre homélie sont enracinement et déracinement. Mais il y a beaucoup à méditer et je suis souvent sur un nuage... Et il m'a répondu : "Ou dans la lune ! Mais c'est une bonne maladie, elle vous fait marcher beaucoup !
Bienheureux les miséricordieux...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
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- Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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etienne lorant
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Dieu ne cesse de renouveler l'Histoire
Mardi de la 15e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Exode 2,1-15a.
En ces jours-là, un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu.
Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils. Voyant qu’il était beau, elle le cacha durant trois mois.
Lorsqu’il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de goudron. Elle y plaça l’enfant, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux.
La sœur de l’enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver.
La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre.
Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C’est un enfant des Hébreux. »
La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? »
La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.
Lorsque l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l’ai tiré des eaux. »
Or vint le jour où Moïse, qui avait grandi, se rendit auprès de ses frères et les vit accablés de corvées. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu, l’un de ses frères.
Regardant autour de lui et ne voyant personne, il frappa à mort l’Égyptien et l’enfouit dans le sable.
Le lendemain, il sortit de nouveau : voici que deux Hébreux se battaient. Il dit à l’agresseur : « Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? »
L’homme lui répliqua : « Qui t’a institué chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? » Moïse eut peur et se dit : « Pas de doute, la chose est connue. »
Pharaon en fut informé et chercha à faire tuer Moïse. Celui-ci s’enfuit loin de Pharaon et habita au pays de Madiane.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi.
Textes de l’Évangile au quotidien
Dans sa patience infinie, Dieu va recommencer l'histoire de sa relation avec les hommes. En une époque plus reculée, Il avait provoqué un déluge comme pour effacer les traces de sa première création. Cela m'a fait songer à ces brosses que nous appelions des frotteurs, à l'école et au collège, qui servaient chaque matin à effacer les leçons de la veille. Ici, le déluge se limite à un seul homme dans une arche minuscule, mais qui est constituée des mêmes éléments : c'est une arche en réduction qui va emporter Moïse (dont le nom signifie bien : "sauvé des eaux"), mais dans sa petitesse elle demeure constituée d'un végétal recouvert de goudron et de bitume; quant au nom de Moïse, qui signifie "sauvé des eaux", il fait bien référence également à l'épisode du déluge.
Dans la personne de Moïse, l'histoire sainte fait donc une boucle sur elle-même d'où ressortira le système de la loi et des prophètes, lequel sera accompli, à son tour, par l'incarnation du Verbe de Dieu en Jésus-Christ.
C'est bien ce temps que nous vivons. En dépit du sang versé par les martyrs - du commencement jusqu'à nos jours, l’Église continue de naviguer sur des flots tourmentés par la haine du diable. Les malheurs que nous connaissons en ce début d'une nouvelle ère sont liés tout autant au manque de foi des hommes qu'à la trop grande prudence des chrétiens et à leur résistance à l’œuvre de la grâce. Avec le Pape Jean-Paul II, nous avons pourtant vécu la fin du régime soviétique et le renouveau de la foi à l'Est, tandis que nos contrées connaissent l'irruption d'un nouveau paganisme. Et nous nous retrouvons une fois de plus sur les eaux: après l'arche du déluge, après Moïse sauvé des eaux, la barque de l’Église de nouveau prise dans la tempête. L’Évangile de ce jour, a conclu le prêtre, nous rend pourtant confiance, à la seule et unique condition de reconnaître nos manquements à l'Amour et à la pratique de la miséricorde. Il est important, en vue du "monde à venir"de vivre concrètement chaque jour de foi, d'espérance et de charité.
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Livre de l'Exode 2,1-15a.
En ces jours-là, un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu.
Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils. Voyant qu’il était beau, elle le cacha durant trois mois.
Lorsqu’il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de goudron. Elle y plaça l’enfant, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux.
La sœur de l’enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver.
La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s’y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre.
Elle l’ouvrit et elle vit l’enfant. C’était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C’est un enfant des Hébreux. »
La sœur de l’enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j’aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice qui, pour toi, nourrira l’enfant ? »
La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l’enfant.
La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l’enfant et le nourrit.
Lorsque l’enfant eut grandi, elle le ramena à la fille de Pharaon qui le traita comme son propre fils ; elle lui donna le nom de Moïse, en disant : « Je l’ai tiré des eaux. »
Or vint le jour où Moïse, qui avait grandi, se rendit auprès de ses frères et les vit accablés de corvées. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu, l’un de ses frères.
Regardant autour de lui et ne voyant personne, il frappa à mort l’Égyptien et l’enfouit dans le sable.
Le lendemain, il sortit de nouveau : voici que deux Hébreux se battaient. Il dit à l’agresseur : « Pourquoi frappes-tu ton compagnon ? »
L’homme lui répliqua : « Qui t’a institué chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer comme tu as tué l’Égyptien ? » Moïse eut peur et se dit : « Pas de doute, la chose est connue. »
Pharaon en fut informé et chercha à faire tuer Moïse. Celui-ci s’enfuit loin de Pharaon et habita au pays de Madiane.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.
En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi.
Textes de l’Évangile au quotidien
Dans sa patience infinie, Dieu va recommencer l'histoire de sa relation avec les hommes. En une époque plus reculée, Il avait provoqué un déluge comme pour effacer les traces de sa première création. Cela m'a fait songer à ces brosses que nous appelions des frotteurs, à l'école et au collège, qui servaient chaque matin à effacer les leçons de la veille. Ici, le déluge se limite à un seul homme dans une arche minuscule, mais qui est constituée des mêmes éléments : c'est une arche en réduction qui va emporter Moïse (dont le nom signifie bien : "sauvé des eaux"), mais dans sa petitesse elle demeure constituée d'un végétal recouvert de goudron et de bitume; quant au nom de Moïse, qui signifie "sauvé des eaux", il fait bien référence également à l'épisode du déluge.
Dans la personne de Moïse, l'histoire sainte fait donc une boucle sur elle-même d'où ressortira le système de la loi et des prophètes, lequel sera accompli, à son tour, par l'incarnation du Verbe de Dieu en Jésus-Christ.
C'est bien ce temps que nous vivons. En dépit du sang versé par les martyrs - du commencement jusqu'à nos jours, l’Église continue de naviguer sur des flots tourmentés par la haine du diable. Les malheurs que nous connaissons en ce début d'une nouvelle ère sont liés tout autant au manque de foi des hommes qu'à la trop grande prudence des chrétiens et à leur résistance à l’œuvre de la grâce. Avec le Pape Jean-Paul II, nous avons pourtant vécu la fin du régime soviétique et le renouveau de la foi à l'Est, tandis que nos contrées connaissent l'irruption d'un nouveau paganisme. Et nous nous retrouvons une fois de plus sur les eaux: après l'arche du déluge, après Moïse sauvé des eaux, la barque de l’Église de nouveau prise dans la tempête. L’Évangile de ce jour, a conclu le prêtre, nous rend pourtant confiance, à la seule et unique condition de reconnaître nos manquements à l'Amour et à la pratique de la miséricorde. Il est important, en vue du "monde à venir"de vivre concrètement chaque jour de foi, d'espérance et de charité.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Ceux à qui le Fils veut le révéler
Livre de l'Exode 3,1-6.9-12.
En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.
Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! »
Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Maintenant, le cri des fils d’Israël est parvenu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens.
Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël ? »
Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et tel est le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras fait sortir d’Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-27.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Textes de l’Évangile au quotidien
Aujourd'hui, ce qui établit le lien entre les deux textes est très simple à découvrir, car dans l'un et l'autre texte, dans la Bible comme dans l’Évangile, c'est de la révélation, de la rencontre personnelle avec Dieu qu'il s'agit. Et Dieu se révèle, mais tout en restant très discret.
De la sorte, il fallait bien la curiosité d'Abraham devant ce buisson qui brûlait sans se consumer pour que la rencontre ait lieu. Et par la suite, n'eût-on pas pu, très facilement, dire d'Abraham: "Cet homme est un rêveur, comment croire un homme qui voit une manifestation divine dans un buisson enflammé ?" C'est aussi peu crédible que de prétendre entendre des voix !
Et cependant, c'est ainsi. Je peux le dire, moi qui fus converti par la vision de Jésus sur un crucifix, mais dont la tête s'était soudainement redressée comme pour me signaler sa présence. Et je me souviens comme hier que je suis tombé de mon lit et que je me suis mis à pleurer, car ce que je voyais m'était expliqué : c’était Jésus donnant sa vie parce qu'Il me voyait malheureux et incrédule.
Par la suite, il faut bien dire que le regard posé sur moi par les prêtres, fut d'abord celui de la suspicion ! N'étais-je pas venu me moquer d'eux ? Car je leur disais : "A présent je comprends pourquoi vous êtes devenus prêtres ! " En effet, j'étais persuadé qu'ils avaient tous été les bénéficiaires d'une vision semblable à la mienne - ce qui ne faisait que renforcer leur méfiance..
La plupart des convertis passent donc une partie de leur vie à essayer de faire reconnaître la validité de leur témoignage et, chose extraordinaire, c'est en cherchant cette reconnaissance par autrui qu'ils finissent par "porter du fruit" autour d'eux.
Et l'Evangile du jour confirme tout à fait. Il suffit de lire :
"Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler."
Notez encore qu'après quatre ans d'une étude de la théologie de la Miséricorde divine, je n'ai pas été "établi" comme membre de la Congrégation Faustinum, même après y avoir fait entrer d'autres que moi... mais que l'on se rassure : ma Joie demeure et me pousse à chanter : "Déchiffrer ta Parole illumine et les simples comprennent !"
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En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.
Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! »
Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! »
Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.
Maintenant, le cri des fils d’Israël est parvenu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens.
Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël ? »
Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et tel est le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras fait sortir d’Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-27.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Textes de l’Évangile au quotidien
Aujourd'hui, ce qui établit le lien entre les deux textes est très simple à découvrir, car dans l'un et l'autre texte, dans la Bible comme dans l’Évangile, c'est de la révélation, de la rencontre personnelle avec Dieu qu'il s'agit. Et Dieu se révèle, mais tout en restant très discret.
De la sorte, il fallait bien la curiosité d'Abraham devant ce buisson qui brûlait sans se consumer pour que la rencontre ait lieu. Et par la suite, n'eût-on pas pu, très facilement, dire d'Abraham: "Cet homme est un rêveur, comment croire un homme qui voit une manifestation divine dans un buisson enflammé ?" C'est aussi peu crédible que de prétendre entendre des voix !
Et cependant, c'est ainsi. Je peux le dire, moi qui fus converti par la vision de Jésus sur un crucifix, mais dont la tête s'était soudainement redressée comme pour me signaler sa présence. Et je me souviens comme hier que je suis tombé de mon lit et que je me suis mis à pleurer, car ce que je voyais m'était expliqué : c’était Jésus donnant sa vie parce qu'Il me voyait malheureux et incrédule.
Par la suite, il faut bien dire que le regard posé sur moi par les prêtres, fut d'abord celui de la suspicion ! N'étais-je pas venu me moquer d'eux ? Car je leur disais : "A présent je comprends pourquoi vous êtes devenus prêtres ! " En effet, j'étais persuadé qu'ils avaient tous été les bénéficiaires d'une vision semblable à la mienne - ce qui ne faisait que renforcer leur méfiance..
La plupart des convertis passent donc une partie de leur vie à essayer de faire reconnaître la validité de leur témoignage et, chose extraordinaire, c'est en cherchant cette reconnaissance par autrui qu'ils finissent par "porter du fruit" autour d'eux.
Et l'Evangile du jour confirme tout à fait. Il suffit de lire :
"Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler."
Notez encore qu'après quatre ans d'une étude de la théologie de la Miséricorde divine, je n'ai pas été "établi" comme membre de la Congrégation Faustinum, même après y avoir fait entrer d'autres que moi... mais que l'on se rassure : ma Joie demeure et me pousse à chanter : "Déchiffrer ta Parole illumine et les simples comprennent !"
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Bouleversement de la relation à Dieu et au prochain
Jeudi de la 15e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Exode 3,13-20.
En ces jours-là, Moïse avait entendu la voix du Seigneur depuis le buisson. Il répondit à Dieu : : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge.
Va, rassemble les anciens d’Israël. Tu leur diras : “Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’est apparu. Il m’a dit : Je vous ai visités et ainsi j’ai vu comment on vous traite en Égypte.
J’ai dit : Je vous ferai monter de la misère qui vous accable en Égypte vers le pays du Cananéen, du Hittite, de l’Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du Jébuséen, le pays ruisselant de lait et de miel.”
Ils écouteront ta voix ; alors tu iras, avec les anciens d’Israël, auprès du roi d’Égypte, et vous lui direz : “Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Et maintenant, laisse-nous aller dans le désert, à trois jours de marche, pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu.”
Or, je sais, moi, que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir s’il n’y est pas forcé.
Aussi j’étendrai la main, je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges que j’accomplirai au milieu d’elle. Après cela, il vous permettra de partir.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Très simple homélie ce matin, fondée sur la mutation profonde des rapports de l'homme à Dieu d'où découleront les rapports des hommes entre eux. Il s'agit tout simplement de changer d'état d'esprit et de passer de la servitude au service.
Dans le rapport à Dieu, d'abord. Ce que Dieu demande à Moïse, ce n'est certes pas de lui bâtir un palais (pour Dieu, on dit: un temple), mais de se mettre en pèlerinage vers un lieu saint. C'est déjà une révolution extraordinaire dans les pratiques des religions de l’époque ! C'est à ce point novateur que les Égyptiens s'y opposeront de bout en bout jusqu'à la sortie du pays de tout le peuple juif.
C'est tout autant une révolution pour les juifs, car eux-mêmes, dans leur désir de surpasser tous les autres peuples, voudront leur propre capitale, avec des murs de défense et un temple au milieu, dont la construction leur coûtera soixante-trois ans de labeur. Dieu leur donnera des prophètes, puis des juges, mais ils réclameront un roi "pour être un peuple comme les autres" (c'est-à-dire : tout juste le contraire de ce que le Seigneur leur offrait). Ils se constitueront des armées qui s'épuiseront en guerres de conquêtes tout à fait inutiles - et qui les réduiront en esclavage en Perse. Etc.
Or, la liberté de relation à Dieu, détachée de toutes ces "représentations mentales" que se font les juifs de leur relation à Dieu, c'est encore et toujours ce à quoi Jésus les invite et nous invite, nous aussi.
Certes, j'assiste à une messe chaque jour, mais c'est moi qui en suis le bénéficiaire, moi tout "douché" de Joie pure lorsque j'en ressors ! Certes, nous sommes soumis à des sacrements - dont la confession, qui n'est pas simple, mais qui est un sacrement de délivrance. Ainsi, dans la relation à Dieu que le Christ est venu "accomplir" ("Je ne suis pas venu pour abolir, mais accomplir", dit encore Jésus), c'est tout le contraire d'un rapport de pouvoir qui nous est proposé, mais de participation intime au dessein de Dieu. Car Dieu est Amour, Dieu n'est qu'Amour et il nous invite à un repas de noces...
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Livre de l'Exode 3,13-20.
En ces jours-là, Moïse avait entendu la voix du Seigneur depuis le buisson. Il répondit à Dieu : : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge.
Va, rassemble les anciens d’Israël. Tu leur diras : “Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’est apparu. Il m’a dit : Je vous ai visités et ainsi j’ai vu comment on vous traite en Égypte.
J’ai dit : Je vous ferai monter de la misère qui vous accable en Égypte vers le pays du Cananéen, du Hittite, de l’Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du Jébuséen, le pays ruisselant de lait et de miel.”
Ils écouteront ta voix ; alors tu iras, avec les anciens d’Israël, auprès du roi d’Égypte, et vous lui direz : “Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Et maintenant, laisse-nous aller dans le désert, à trois jours de marche, pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu.”
Or, je sais, moi, que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir s’il n’y est pas forcé.
Aussi j’étendrai la main, je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges que j’accomplirai au milieu d’elle. Après cela, il vous permettra de partir.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Très simple homélie ce matin, fondée sur la mutation profonde des rapports de l'homme à Dieu d'où découleront les rapports des hommes entre eux. Il s'agit tout simplement de changer d'état d'esprit et de passer de la servitude au service.
Dans le rapport à Dieu, d'abord. Ce que Dieu demande à Moïse, ce n'est certes pas de lui bâtir un palais (pour Dieu, on dit: un temple), mais de se mettre en pèlerinage vers un lieu saint. C'est déjà une révolution extraordinaire dans les pratiques des religions de l’époque ! C'est à ce point novateur que les Égyptiens s'y opposeront de bout en bout jusqu'à la sortie du pays de tout le peuple juif.
C'est tout autant une révolution pour les juifs, car eux-mêmes, dans leur désir de surpasser tous les autres peuples, voudront leur propre capitale, avec des murs de défense et un temple au milieu, dont la construction leur coûtera soixante-trois ans de labeur. Dieu leur donnera des prophètes, puis des juges, mais ils réclameront un roi "pour être un peuple comme les autres" (c'est-à-dire : tout juste le contraire de ce que le Seigneur leur offrait). Ils se constitueront des armées qui s'épuiseront en guerres de conquêtes tout à fait inutiles - et qui les réduiront en esclavage en Perse. Etc.
Or, la liberté de relation à Dieu, détachée de toutes ces "représentations mentales" que se font les juifs de leur relation à Dieu, c'est encore et toujours ce à quoi Jésus les invite et nous invite, nous aussi.
Certes, j'assiste à une messe chaque jour, mais c'est moi qui en suis le bénéficiaire, moi tout "douché" de Joie pure lorsque j'en ressors ! Certes, nous sommes soumis à des sacrements - dont la confession, qui n'est pas simple, mais qui est un sacrement de délivrance. Ainsi, dans la relation à Dieu que le Christ est venu "accomplir" ("Je ne suis pas venu pour abolir, mais accomplir", dit encore Jésus), c'est tout le contraire d'un rapport de pouvoir qui nous est proposé, mais de participation intime au dessein de Dieu. Car Dieu est Amour, Dieu n'est qu'Amour et il nous invite à un repas de noces...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Etant en repos forcé je ne peux malheureusement assister à aucune messe et cela me manque.
C'est pourquoi, je viens sur ce fil m'inspirer de la bonne parole de Dieu.
Merci.
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
C'est gentil de me lire, mais généralement, je n'ai aucun mérite - mais une très bonne oreille pour écouter ! A nous de prier pour vous - je parierai bien que vous êtes de ces personnes qui ne connaissent guère le repos... il y en une chaque jour dans mon miroir, hélas ! A nous de prier pour vous !Marie du 65 a écrit :Etant en repos forcé je ne peux malheureusement assister à aucune messe et cela me manque.
C'est pourquoi, je viens sur ce fil m'inspirer de la bonne parole de Dieu.
Merci.
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Ce n'est pas grave j'ai un lumbago, pour le repos vous avez raison je ne sais pas m'arrêter, ma vie l'été c'est les sanctuaires et l'hiver les sans-abris.
Aujourd'hui, je suis clouée dans mon lit et je me sens impuissante face à mon état, les médicaments vont sûrement faire un miracle mais pour le miracle je préfère encore vos prières et je vous remercie infiniment.
Aujourd'hui, je suis clouée dans mon lit et je me sens impuissante face à mon état, les médicaments vont sûrement faire un miracle mais pour le miracle je préfère encore vos prières et je vous remercie infiniment.
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Ceci est une grâce encore, mais une de celles qu'il nous est difficile d'accepter comme telle. Cela me fait penser au mot de Bernanos que j’avais noté, mais sans pouvoir - du moins à l'époque, l'accepter comme tel. Mais j'ai vieilli depuis, je me suis parfois retrouvé seul dans un lit de malade, et cette impuissance fut vraiment une grâce encore :Marie du 65 a écrit :Aujourd'hui, je suis clouée dans mon lit et je me sens impuissante face à mon état
"La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même... comme n'importe lequel des membres souffrant de Jésus-Christ"
dAinsi, Dîtes-vous qu'aujourd'hui, encore, vous accompagnez les malades en demeurant clouée dans votre lit - vous les accompagnez en vivant ce qu'ils vivent.
Oh, oui, c'est une grâce : réjouissez-vous : je ressens que Jésus a beaucoup d'affection pour vous !
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Souvenir d'une nuit vécue dans la compassion
C'est une expérience que j'ai rapportée en son temps. Au cours de l'hiver 2009-2010, j'ai été très malade - la fièvre fut si forte que, pour pouvoir conduire ma voiture afin d'aller, en pleine nuit, trouver un pharmacien de garde, je dus prendre une douche chaude, tiède, puis presque froide: mon coeur a cessé de battre la chamade, j'ai pris ma voiture - il devait être trois heures du matin - et j'ai trouve la pharmacie de garde.Au cours du reste de cette nuit-là, épouvanté d'abord par un sentiment de solitude écrasante, je me suis mis à prier, mais pas tout à fait comme d'habitude: c'était beaucoup plus pressant, fort, cela sortait du fond du coeur. A un moment, une image intérieure s'est présentée à ma contemplation: c'était une toile que j'avais contemplée sur ce forum:
Je n'avais même pas sous les yeux une vulgaire photocopie de la toile (*), mais c'est comme si je m'étais retrouvé devant la toile, et quasiment comme "à l'intérieur" de la toile. Et au bout d'un moment, je me suis apaisé complètement. A partir de ce moment, j'ai été réconcilié (si l'on peut dire) avec la maladie. J'ai guéri. J'ai dû passer certains examens pénibles - avec quelques angoisses en arrière-plan (comme tout homme qui entre dans la cinquantaine par une prostatite...), mais j'étais réconcilié avec la vie. Ce moment de souffrance m'aura fait grandir à mes propres yeux - ou si l'on préfère: aura fait grandir ma foi. Ma souffrance ne fut certes pas inutile et j'aurais perdu beaucoup si quelqu'un m'en avait dés-approprié en me guérissant d'un seul coup !!
(*) Deutsch: Ecce Homo
English: Christ as the Man of Sorrows
Albrecht Dürer
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Vous avez certainement raison etienne en reprenant vos paroles et en y réfléchissant bien, tous ces malades que je côtoie chaque jours n'ont pas la chance de pouvoir marcher ou voir. 
J'espère que Jésus m'aime parfois il m'arrive de douter.
Pourquoi cette toile elle n'est pas très jolie et pourtant c'est elle qui vous a sauvé, parfois on se raccroche à quelque chose, une image, un signe....mais il faut comprendre que c'est Dieu qui est tout près et qui veut nous aider, je me dis parfois et bien si il m'arrivait quelque chose je suis seule...et juste après...ce sera la volonté de Dieu.
J'espère que Jésus m'aime parfois il m'arrive de douter.
Pourquoi cette toile elle n'est pas très jolie et pourtant c'est elle qui vous a sauvé, parfois on se raccroche à quelque chose, une image, un signe....mais il faut comprendre que c'est Dieu qui est tout près et qui veut nous aider, je me dis parfois et bien si il m'arrivait quelque chose je suis seule...et juste après...ce sera la volonté de Dieu.
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Le premier signe de l'Agneau
Livre de l'Exode 11,10.12,1-14.
En ces jours-là, Moïse et Aaron avaient accompli toutes sortes de prodiges devant Pharaon ; mais le Seigneur avait fait en sorte que Pharaon s’obstine ; et celui-ci ne laissa pas les fils d’Israël sortir de son pays.
Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
Vous n’en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit ou qui soit bouilli ; tout sera rôti au feu, y compris la tête, les jarrets et les entrailles.
Vous n’en garderez rien pour le lendemain ; ce qui resterait pour le lendemain, vous le détruirez en le brûlant.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.
Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Voici bien des textes, qu'il s'agisse de la première lecture ou de l’Évangile, que je n'aurais jamais pu vraiment comprendre et saisir en moi, sans cette soudaine conversion au pied de mon crucifix, il y aura trente ans ce dimanche. Si je le dis, c'est parce que c'est pour moi un signe: ce dimanche, s'achèvera la seconde partie de ma vie sur la terre.
Pour parvenir, ce matin, à me réjouir de ces textes comme au jour de ma conversion, il aura fallu que mon esprit s'ouvre à l'Amour par un secours de l'Esprit saint.
Dans la première lecture, lorsque Dieu ordonne ce curieux sacrifice d'un agneau "sans défaut", avec le sang duquel on marquera la porte de chaque maison - sur le linteau et les deux côtés, en haut, à gauche et à droite - pour figurer le premier signe de croix, c'est déjà l'institution de l'Eucharistie qui est envisagée.
Le signe de croix, qui passe du front (notre linteau), à la poitrine (le siège du cœur), pour s'achever sur les deux épaules (les deux montants de notre demeure intérieure), est bien un signe de protection contre le mal. Avez-vous déjà remarqué comment, encore de nos jours, devant un événement grave et soudain, les gens parmi les moins pratiquants se signent instinctivement ? Car pour eux comme pour nous, comme pour les juifs en Égypte, ce signe consiste d'abord à invoquer la protection divine.
Mais il y eut, dans toute l'histoire de l'humanité, une fois pour toutes, un homme qui fut véritablement l'Agneau de Dieu. Il vint et après avoir enseigné le peuple, il finit sur une croix. C'est de tout cela dont nous faisons mémoire par ce geste tout simple, dont la plupart méconnaissent l'origine, la signification et la portée.
Bref, lorsque les pharisiens, dans l’Évangile, reprochent aux disciples de Jésus de s'alimenter le jour du Sabbat, ils ne se rendent vraiment pas compte de ce qu'ils disent. Jésus est bien le maître du sabbat, puisque l'Agneau de Dieu, celui qu'ils vont mettre à mort sur la croix pour la Pâques, est bien présent, présent et vivant devant eux, dans un corps d'homme. Et non seulement, Jésus est l'agneau sans défaut, mais il est aussi le signe qui nous protège du malheur.
Quelle leçon d'histoire sainte - depuis l'exode jusqu'à ce jour, en passant par la crucifixion de Jésus et sa résurrection ! On en est tout exalté !
En ces jours-là, Moïse et Aaron avaient accompli toutes sortes de prodiges devant Pharaon ; mais le Seigneur avait fait en sorte que Pharaon s’obstine ; et celui-ci ne laissa pas les fils d’Israël sortir de son pays.
Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
Vous n’en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit ou qui soit bouilli ; tout sera rôti au feu, y compris la tête, les jarrets et les entrailles.
Vous n’en garderez rien pour le lendemain ; ce qui resterait pour le lendemain, vous le détruirez en le brûlant.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.
Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Voici bien des textes, qu'il s'agisse de la première lecture ou de l’Évangile, que je n'aurais jamais pu vraiment comprendre et saisir en moi, sans cette soudaine conversion au pied de mon crucifix, il y aura trente ans ce dimanche. Si je le dis, c'est parce que c'est pour moi un signe: ce dimanche, s'achèvera la seconde partie de ma vie sur la terre.
Pour parvenir, ce matin, à me réjouir de ces textes comme au jour de ma conversion, il aura fallu que mon esprit s'ouvre à l'Amour par un secours de l'Esprit saint.
Dans la première lecture, lorsque Dieu ordonne ce curieux sacrifice d'un agneau "sans défaut", avec le sang duquel on marquera la porte de chaque maison - sur le linteau et les deux côtés, en haut, à gauche et à droite - pour figurer le premier signe de croix, c'est déjà l'institution de l'Eucharistie qui est envisagée.
Le signe de croix, qui passe du front (notre linteau), à la poitrine (le siège du cœur), pour s'achever sur les deux épaules (les deux montants de notre demeure intérieure), est bien un signe de protection contre le mal. Avez-vous déjà remarqué comment, encore de nos jours, devant un événement grave et soudain, les gens parmi les moins pratiquants se signent instinctivement ? Car pour eux comme pour nous, comme pour les juifs en Égypte, ce signe consiste d'abord à invoquer la protection divine.
Mais il y eut, dans toute l'histoire de l'humanité, une fois pour toutes, un homme qui fut véritablement l'Agneau de Dieu. Il vint et après avoir enseigné le peuple, il finit sur une croix. C'est de tout cela dont nous faisons mémoire par ce geste tout simple, dont la plupart méconnaissent l'origine, la signification et la portée.
Bref, lorsque les pharisiens, dans l’Évangile, reprochent aux disciples de Jésus de s'alimenter le jour du Sabbat, ils ne se rendent vraiment pas compte de ce qu'ils disent. Jésus est bien le maître du sabbat, puisque l'Agneau de Dieu, celui qu'ils vont mettre à mort sur la croix pour la Pâques, est bien présent, présent et vivant devant eux, dans un corps d'homme. Et non seulement, Jésus est l'agneau sans défaut, mais il est aussi le signe qui nous protège du malheur.
Quelle leçon d'histoire sainte - depuis l'exode jusqu'à ce jour, en passant par la crucifixion de Jésus et sa résurrection ! On en est tout exalté !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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L'indispensable conversion du coeur de l'homme
Samedi de la 15e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Exode 12,37-42.
En ces jours-là, les fils d’Israël partirent de la ville de Ramsès en direction de Souccoth, au nombre d’environ six cent mille sans compter les enfants.
Une multitude disparate les accompagnait, ainsi qu’un immense troupeau de moutons et de bœufs.
Ils firent cuire des galettes sans levain avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte et qui n’avait pas levé ; en effet, ils avaient été chassés d’Égypte sans avoir eu le temps de faire des provisions.
Le séjour des fils d’Israël en Égypte avait duré quatre cent trente ans.
Et c’est au bout de quatre cent trente ans, c’est en ce jour même que toutes les armées du Seigneur sortirent du pays d’Égypte. Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur, quand il fit sortir d’Égypte les fils d’Israël ; ce doit être pour eux, de génération en génération, une nuit de veille en l’honneur du Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,14-21.
En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais il leur défendit vivement de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement.
Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
Les nations mettront en son nom leur espérance.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ainsi parle l'Ecclésiaste : "Il est un temps pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel". Le temps du séjour en Égypte est achevé, mais les juifs ne sont pas du tout prêts à prendre en main leur propre destinée.
Passer de l'esclavage à la liberté, c'est toute une entreprise ! Pour le comprendre, il suffit de se mettre dans la peau de n'importe quel prisonnier qu'on libère au bout de longues années, lorsque son temps achevé.
Durant le temps qu'aura duré son enfermement, il a vécu sans jamais avoir de choix à faire. Sans travailler, sans calculer, sans prévoir, sans plus avoir de décisions à prendre concernant l'avenir... La routine de sa vie, réduite à satisfaire les besoins primaires (se lever, se laver, manger, boire, se coucher, écrire une lettre (mais pour raconter quoi ?) -, tourner en rond à la promenade, obéir "au doigt et à l’œil", s'endormir sans avoir de rêves à concevoir... J'ai connu un homme qui ne s'est jamais remis de son séjour d'une année en prison (il avait déserté l'armée à l'époque où le "service militaire" était encore une obligation). Quand il est sorti, après seulement douze mois d'enfermement, il ui a fallu plus de six mois pour ne plus éprouver un vertige lorsqu'il sortait de chez lui. Tout simplement, son regard n'était plus adapté à l'espace : un ciel sans plafond, un chemin en pleine nature, un horizon ouvert sans "point de fuite" lui donnaient le vertige. Il lui a fallu trois mois avant qu'il cesse de traverser les rues en comptant chacun de ses pas !
De la même manière, le peuple qui sort d’Égypte est enivré de liberté, bien sûr, mais il va très tôt regretter les chefs de corvée... tout simplement parce que la notion de liberté est devenue trop vaste pour lui.
Sur un autre plan, dans l’Évangile, lorsque Jésus quitte le temple, c'est qu'il a fini d'annoncer aux prêtres du temple que le temps d'une religion réduite à des préceptes légaux est, lui aussi, achevé. Désormais, il faut aimer : la véritable dévotion consiste à aimer son prochain comme soi-même, puisque "la loi et les prophètes" sont accomplis par les deux principaux commandements qu'ils connaissent tous. Aimer Dieu de tout son coeur de toute son âme et de toutes ses forces - et son prochain comme soi-même. Certes, l'on peut admirer la très simple cohésion des préceptes, mais ce qui compte, c'est leur effective mise en œuvre.
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Livre de l'Exode 12,37-42.
En ces jours-là, les fils d’Israël partirent de la ville de Ramsès en direction de Souccoth, au nombre d’environ six cent mille sans compter les enfants.
Une multitude disparate les accompagnait, ainsi qu’un immense troupeau de moutons et de bœufs.
Ils firent cuire des galettes sans levain avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte et qui n’avait pas levé ; en effet, ils avaient été chassés d’Égypte sans avoir eu le temps de faire des provisions.
Le séjour des fils d’Israël en Égypte avait duré quatre cent trente ans.
Et c’est au bout de quatre cent trente ans, c’est en ce jour même que toutes les armées du Seigneur sortirent du pays d’Égypte. Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur, quand il fit sortir d’Égypte les fils d’Israël ; ce doit être pour eux, de génération en génération, une nuit de veille en l’honneur du Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,14-21.
En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais il leur défendit vivement de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement.
Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
Les nations mettront en son nom leur espérance.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ainsi parle l'Ecclésiaste : "Il est un temps pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel". Le temps du séjour en Égypte est achevé, mais les juifs ne sont pas du tout prêts à prendre en main leur propre destinée.
Passer de l'esclavage à la liberté, c'est toute une entreprise ! Pour le comprendre, il suffit de se mettre dans la peau de n'importe quel prisonnier qu'on libère au bout de longues années, lorsque son temps achevé.
Durant le temps qu'aura duré son enfermement, il a vécu sans jamais avoir de choix à faire. Sans travailler, sans calculer, sans prévoir, sans plus avoir de décisions à prendre concernant l'avenir... La routine de sa vie, réduite à satisfaire les besoins primaires (se lever, se laver, manger, boire, se coucher, écrire une lettre (mais pour raconter quoi ?) -, tourner en rond à la promenade, obéir "au doigt et à l’œil", s'endormir sans avoir de rêves à concevoir... J'ai connu un homme qui ne s'est jamais remis de son séjour d'une année en prison (il avait déserté l'armée à l'époque où le "service militaire" était encore une obligation). Quand il est sorti, après seulement douze mois d'enfermement, il ui a fallu plus de six mois pour ne plus éprouver un vertige lorsqu'il sortait de chez lui. Tout simplement, son regard n'était plus adapté à l'espace : un ciel sans plafond, un chemin en pleine nature, un horizon ouvert sans "point de fuite" lui donnaient le vertige. Il lui a fallu trois mois avant qu'il cesse de traverser les rues en comptant chacun de ses pas !
De la même manière, le peuple qui sort d’Égypte est enivré de liberté, bien sûr, mais il va très tôt regretter les chefs de corvée... tout simplement parce que la notion de liberté est devenue trop vaste pour lui.
Sur un autre plan, dans l’Évangile, lorsque Jésus quitte le temple, c'est qu'il a fini d'annoncer aux prêtres du temple que le temps d'une religion réduite à des préceptes légaux est, lui aussi, achevé. Désormais, il faut aimer : la véritable dévotion consiste à aimer son prochain comme soi-même, puisque "la loi et les prophètes" sont accomplis par les deux principaux commandements qu'ils connaissent tous. Aimer Dieu de tout son coeur de toute son âme et de toutes ses forces - et son prochain comme soi-même. Certes, l'on peut admirer la très simple cohésion des préceptes, mais ce qui compte, c'est leur effective mise en œuvre.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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