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Le lundi de la troisième semaine de Pâques
Publié : lun. 15 avr. 2013, 9:52
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, ils allèrent se saisir d'Étienne, et l'amenèrent devant le grand conseil. Ils présentèrent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse pas de parler contre le Lieu saint et contre la Loi.
Nous l'avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruira le Lieu saint et changera les lois que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au grand conseil avaient les yeux fixés sur Étienne, et son visage leur apparut comme celui d'un ange.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé.»
Travailler aux oeuvres de Dieu, c'est en tout premier lieu croire en Jésus-Christ, présent parmi nous, toujours à l'écoute et toujours à l'oeuvre. Ce n'est pas vraiment ce qu'espéraient ceux qui l'avaient recherché à cause de la multiplication des pains et des poissons ! Le bien de l'homme est-il d'avoir à sa disposition quelqu'un capable de subvenir chaque jour à ses besoins ? Idée intéressante mais limitée ! Croire en celui que Dieu a envoyé, voici qui est du domaine de la relation personnelle, individuelle, intime, avec Celui qui connaît tous nos besoins, qui peut y subvenir, et qui ne nous demande que de L'aimer en retour.
C'est ce qu'a bien saisi le diacre Etienne, non pas tant par l'intelligence ou le raisonnement, mais par le coeur. Or, dans ces textes, on ne quitte pas du tout le thème de la nourriture, car Etienne, on s'en souvient, était de ceux que les apôtres avaient choisis pour le service des repas (Actes 6, 1-7). Ce service des repas n'est pas, à ses yeux, une tâche ingrate - la répartition égale, entre tous les fidèles, des biens partagés par d'autres n'est-elle pas, aussi, une multiplication des pains ?
Son adhésion au Christ va l'entraîner jusqu'au témoignage par le martyre. Il est heureux pour nous que ce premier martyr ait été, non l'un des onze, mais un de ceux choisis par eux pour accomplir un service apparemment modeste. Ceci montre bien que l'Eglise, dès le commencement, n'attribue pas les rôles à la manière humaine. Pour devenir saint, il n'est pas du tout nécessaire de faire partie de la hiérarchie, de posséder des diplômes, d'avoir des connaissances étendues. Mais il suffit d'avoir rencontré le Seigneur et de l'avoir accueilli dans son coeur.
Le témoignage par la vie au quotidien
Publié : lun. 15 avr. 2013, 11:34
par etienne lorant
Lors de la messe qu’il a célébrée en fin d’après-midi, à Saint-Paul-hors-les-Murs, ce 14 avril, le pape a explicité ce message : « l’Évangile doit être annoncé et il doit être témoigné », a-t-il souligné, invitant chacun à se demander : « Comment moi, je témoigne du Christ par ma foi ? »
Et même si « le témoignage de la foi a plusieurs formes », où « toutes sont importantes », y compris « le témoignage caché de celui qui vit avec simplicité sa foi dans le quotidien des relations de famille, de travail, d’amitié », cependant « souvenons-nous en bien tous : on ne peut pas annoncer l’Évangile de Jésus sans le témoignage concret de la vie », a insisté le pape.
Il s’est arrêté sur les diverses formes de témoignage, tels « les saints de tous les jours, les saints « cachés », une sorte de « classe moyenne de la sainteté » dont nous pouvons tous faire partie », mais aussi « les personnes qui donnent leur vie pour rester fidèles au Christ par un témoignage marqué par le prix du sang ».
Toutes ces formes doivent voir pourtant un point commun, que le pape résume ainsi « qui nous écoute et nous voit doit pouvoir lire à travers nos actions ce qu’il écoute de notre bouche et rendre gloire à Dieu ».
(14 avril 2013) © Innovative Media Inc.
Mardi de la troisième semaine de Pâques
Publié : mar. 16 avr. 2013, 10:23
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
Étienne, devant le grand conseil, déclarait : " Hommes à la tête dure, votre cœur et vos oreilles ne veulent pas connaître l'Alliance : depuis toujours vous résistez à l'Esprit Saint; vous êtes bien comme vos pères! Y a-t-il un prophète que vos pères n'aient pas persécuté ? Ils ont même fait mourir ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, celui-là que vous venez de livrer et de mettre à mort. Vous qui aviez reçu la loi communiquée par les anges, vous ne l'avez pas observée. » En écoutant cela, ils s'exaspéraient contre lui, et grinçaient des dents. Mais Étienne, rempli de l'Esprit Saint, regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort. Quant à Saul, lui aussi approuvait ce meurtre. Ce jour-là, éclata une violente persécution contre l’Eglise de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,30-35.
Après la multiplication des pains, la foule dit à Jésus : " Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l'Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif
La discussion avec les juifs, ce sont désormais les premiers chrétiens, avec le secours de l'Esprit-Saint, qui vont la poursuivre. Débat toujours difficile, mais la patience de Dieu sera récompensée par de nombreuses conversions. A Jésus, ils ils posent la question à Jésus : "Quel signe vas-tu accomplir pour que ne puissions le voir et te croire ? " Le problème est qu'ils refusent de passer du plan matériel au plan spirituel. Or, les signes que donne Dieu manifestent clairement une réalité supérieure - mais ce que demandent les juifs après la multiplication des pains, c'est tout simplement que le Christ la reproduise chaque jour.
Cette réalité supérieure c'est l'amour infini de Dieu pour les hommes. Etienne l'a compris et sa mort n'a été, pour lui, qu'une sorte d'enlèvement au ciel. Ce que Jésus avait annoncé lors de son propre procès, devant le même grand conseil: "Désormais, vous verrez les cieux ouverts et le Fils de l'Homme debout à la droite de Dieu", voici qu'il l'accomplit en faveur de son témoin. Moi-même, je peux affirmer en toute vérité que le jour de ma conversion, j'ai éprouvé tant de joie spirituelle, à la vision du Christ, que j'ai désiré mourir dans l'instant. Si le diacre Etienne a obtenu cette faveur suprême, c'est que lui avait déjà témoigné de sa foi - tandis que moi... je dois m'y efforcer encore.
Re: Mardi de la troisième semaine de Pâques
Publié : mar. 16 avr. 2013, 10:55
par etienne lorant
Homélie du Pape
Rome, 15 avril 2013 (Zenit.org)
Pour le pape François, « le temps des martyrs n’est pas terminé » : c’est ce qu’il a déclaré ce 15 avril 2013, évoquant les chrétiens persécutés « en haine de la foi » : « aujourd’hui encore nous pouvons dire, en vérité, que l’Eglise a plus de martyrs qu’au temps des premiers siècles ». Evoquant les faux témoignages, le pape a insisté: « où il y a la calomnie, il y a Satan ».
Le pape a célébré sa messe quotidienne dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, à 7h, en présence des employés des services téléphoniques et Internet du gouvernorat de l’Etat de la cité du Vatican. L'Osservatore Romano rapporte des extraits de son homélie.
Hier, lors du Regina Coeli place Saint-Pierre, puis l’après-midi au cours de la messe à Saint-Paul-hors-les-Murs, le pape a déjà invité à prier pour les chrétiens persécutés, qui sont « tant et tant, dans tant de pays ».
A nouveau ce matin, sa pensée s’est tournée vers eux, en méditant sur la figure du diacre Etienne, dans la première lecture, le « premier d’une longue série de témoins sur le chemin de l’Eglise, non seulement par le passé, mais aussi aujourd’hui ».
Ce sont nos frères et sœurs qui souffrent
« Le temps des martyrs n’est pas fini : aujourd’hui encore nous pouvons dire, en vérité, que l’Eglise a plus de martyrs qu’au temps des premiers siècles », a-t-il affirmé.
Le pape a rendu hommage à « tant d’hommes et de femmes qui sont calomniés, qui sont persécutés, qui sont tués en haine de Jésus, en haine de la foi ». Certains sont tués parce qu’ils « enseignent le catéchisme », d’autres parce qu’ils « portent une croix ».
« Ce sont nos frères et soeurs qui souffrent aujourd’hui, en ce temps de martyrs. Nous devons penser à cela », a-t-il ajouté.
Une prière à Marie pour ce temps de martyrs
Mais le pape garde l’espérance : en ce sens, il a invité à méditer sur une icône médiévale de la Vierge, qui « couvre de son manteau le peuple de Dieu » : « en ces temps de turbulence spirituelle, le lieu le plus sûr est sous le manteau de la Vierge », a-t-il expliqué.
« Elle est la mère qui prend soin de l’Eglise. Et en ces temps de martyrs, elle est un peu la protagoniste de la protection : elle est la maman », a-t-il ajouté.
C'est pourquoi il a encouragé à redire la prière « Sous l’abri de ta miséricorde » (Sub Tuum Praesidium).
C’est le démon qui sème la haine
Pour le pape, « c’est le démon qui sème la haine en ceux qui accomplissent les persécutions ».
Et, a-t-il fait observer, comme pour Etienne dans les Actes des Apôtres, c’est la calomnie qui est utilisée pour faire du mal : quand on ne peut obtenir quelque chose « par une voie juste, une voie sainte », on utilise la calomnie, qui « détruit ».
Le pape a insisté sur la gravité de la calomnie : « nous sommes tous pécheurs, tous. Nous avons péché. Mais la calomnie est autre chose ».
C’est certes un péché, mais c’est aussi quelque chose de plus car elle « veut détruire l’œuvre de Dieu et elle naît de la haine. Et celui qui sème la haine est Satan » : « où il y a la calomnie, il y a Satan », a insisté le pape.
Il a estimé que le Psaume 118 illustre l’état d’âme du juste calomnié : « Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres. Je trouve mon plaisir en tes exigences ».
(15 avril 2013) © Innovative Media Inc.
Mercredi de la troisième semaine de Pâques
Publié : mer. 17 avr. 2013, 10:53
par etienne lorant
Lecture du livre des Actes des Apôtres
Le jour de la mort d'Étienne, éclata une violente persécution contre l'Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l'exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et firent sur lui une grande lamentation. Quant à Saul, il cherchait à détruire l'Église, il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes, et les mettait en prison.
Ceux qui s'étaient dispersés allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de la Parole. C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d'un seul cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule des Juifs : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Mais je vous l'ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé.Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
C'est la nouvelle de la résurrection du Christ - qui a suivi la résurrection de Lazare, mais aussi celle du fils de la veuve que l'on transportait à sa sa dernière demeure, et encore: celle de la fille de Jaïre, c'est bien cette nouvelle qui va entraîner le bouleversement complet de la vie des convertis. En effet, à partir de la venue du Messie, la résurrection qui n'a plus lieu "à la fin des temps" comme l'enseignaient les juifs *, mais elle est immédiate. C'est cette nouvelle qui va ouvrir le coeur des hommes et des femmes qui jusque là, était enfermé, retenu prisonnier de la condition de "mort en sursis". Je pourrais d'ailleurs en témoigner moi-même, puisque, le matin de ma conversion, c'est cette certitude qui m'a libéré de toute l'idéologie de la réussite humaine, nécessaire et obligatoire, la seule possible - à défaut d'adopter une vie de plaisirs et de débauche.
Il faudrait se mettre à la place de ces Samaritains dont l'esprit s'ouvre tout d'un coup. N'est-ce pas ce que Jésus avait annoncé à l'une des leurs ? "Mais l'heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père."(Jn 4) Désormais, le monde est ouvert, les hommes ne sont plus liés par la nécessité,mais ils sont investis d'une mission sublime : répandre autour d'eux de la joie de la vie. Les convertis d'alors, je peux en témoigner moi-même, ne sont pas différents de ceux de notre temps. Oui, les cieux sont ouverts, non il n'y a plus de condamnation à la réussite matérielle obligée, mais tout peut être librement partagé.
En ce qui me concerne, dès le premier instant après la conversion, il n'est rien resté des querelles d'idées qui m'avaient séparé d'autrui. Table rase et vie nouvelle: quel évènement ! Et il dure encore.
Certes, les actualités ne cessent de nous montrer que le paradis sur terre n'est pas pour demain - et j'en conviens tout à fait. Mais ma vie - et tout de ma vie - est remplie du soleil de Dieu.
*
http://www.interbible.org/interBible/de ... 80328.html
Re: Mercredi de la troisième semaine de Pâques
Publié : mer. 17 avr. 2013, 11:21
par etienne lorant
La découverte a été faite par la mission archéologique italienne qui travaille depuis 1957 et qui est aujourd’hui composée d’une équipe internationale dirigée depuis 2000 par Francesco d’Andria, professeur à l’université de Salento. L’Osservatore Romano explique qu’en 2008, l’équipe avait retrouvé le chemin que les pèlerins parcouraient en procession pour rejoindre le lieu de sépulture de l’apôtre.
Le directeur de la mission explique la découverte : « Près du Martyrium (édifice de culte octogonal construit sur le lieu où fut martyrisé saint Philippe), nous avons trouvé une basilique du Vème siècle à trois nefs. Cette église a été construite autour d’une tombe romaine du 1er siècle qui, de toute évidence, était tenue en grande considération », a-t-il précisé. « Il s’agit d’une tombe non pas à fosse mais à sacellum, avec un fronton et une chambre funéraire », a-t-il ajouté.
En reliant ces éléments et beaucoup d’autres, « nous sommes parvenus à la certitude d’avoir trouvé le tombeau de l’apôtre Philippe situé au centre de tout le système de pèlerinage qui lui était associé », a affirmé Francesco d’Andria. Pour le moment, seules la structure et les inscriptions semblent indiquer que le tombeau est bien celui de Saint Philippe. Il faudra attendre la datation des ossements au carbone 14 pour savoir s’il ne s’agit pas d’une «fausse tombe». S’il était avéré qu’il s’agit bien de celle de Philippe, l’apôtre du Christ, cette découverte pourrait ajouter à la crédibilité historique des Evangiles et devenir une destination majeure de pèlerinage pour les chrétiens.
http://www.chretiensdelamediterranee.co ... retrouvee/
Jeudi de la troisième semaine de Pâques
Publié : jeu. 18 avr. 2013, 9:52
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque. Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Rome, 17 avril 2013 (Zenit.org)
Pour évangéliser, le baptême suffit, rappelle le pape qui exhorte les chrétiens laïcs à annoncer le Christ, car s’ils n’évangélisent pas, l’Eglise devient « une baby-sitter » et non plus une « mère ».
C’est ce qu’a affirmé le pape François lors de la messe qu’il a présidée ce matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, en présence d’un groupe d’employés de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR).
L’exemple des premiers chrétiens
Selon Radio Vatican, l’homélie du pape François s’est inspirée du passage des Actes des apôtres du jour, après le martyre d’Etienne, (Ac 8, 1-8), où la première communauté chrétienne de Jérusalem, qui était auparavant « tranquille, en paix, vivant la charité mutuelle », subit « une violente persécution ».
« C’est un peu le style de vie de l’Église, a fait observer le pape : entre la paix de la charité et la persécution ». A cause de cette persécution, a-t-il poursuivi, les chrétiens fuient en Judée et en Samarie, hormis les apôtres qui restent à Jérusalem pour « faire un peu de résistance ».
Mais même « seuls, sans prêtres, sans évêques », les premiers chrétiens évangélisent, a fait observer le pape : « ils allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de la Parole » (Ac 8,4).
Ainsi, « ils ont laissé leur maison, ils n’ont peut-être emporté que peu d’affaires ; ils n’avaient pas de sécurité, mais ils sont allés d’un lieu à l’autre annoncer la Parole. Ils emportaient avec eux la richesse qu’ils avaient : leur foi. Cette richesse que le Seigneur leur avait donnée. Il étaient de simples fidèles, baptisés depuis à peine un an ou un peu plus, peut-être. Mais ils avaient le courage d’aller annoncer. Et on les croyait ! Et ils faisaient des miracles ! »
Pour évangéliser, le baptême suffit
Ces premiers chrétiens, a souligné le pape, avaient seulement « la force du baptême » qui « leur donnait ce courage apostolique, la force de l’Esprit ».
D’où une prise de conscience pour aujourd’hui : « Je pense à nous, qui sommes baptisés. Je me demande si nous avons cette force : Croyons-nous que le baptême suffit, qu’il est suffisant pour évangéliser ? Ou bien est-ce que nous « espérons » que le prêtre parlera…, que l’évêque parlera… Et nous ? »
Trop souvent, a déploré le pape, « la grâce du baptême est un peu enfermée, et nous, nous sommes reclus dans nos pensées, dans nos affaires. Ou parfois, nous pensons : “j’ai reçu le baptême, j’ai fait ma confirmation, ma première communion… ma carte d’identité est à jourˮ. Et maintenant, dors tranquillement : tu es chrétien. Mais où est cette force de l’Esprit qui te fait aller de l’avant ? »
(17 avril 2013) © Innovative Media Inc.
Le vendredi de la troisième semaine de Pâques
Publié : ven. 19 avr. 2013, 9:54
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
Saul était toujours animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin de faire prisonniers et de ramener à Jérusalem tous les adeptes de la Voie de Jésus, hommes et femmes, qu'il découvrirait. Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? - Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme appelé Saul, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem. S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'Israël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d'Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême. Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.
Dès le commencement de sa mission, lorsqu'il s'est établi à Capharnaüm, Jésus s'est mis à parler ouvertement de l'Eucharistie, qu'Il n'instituerait que lors du dernier repas avec les disciples, lesquels dûrent croire - au départ - à une mise en forme solennelle de son adieu. Quant aux juifs de la synagogue de Capharnaüm, l'important n'était pas qu'ils comprennent, mais qu'ils s'en souviennent.
Il en va de même dans l'épisode de la conversion de Saül : lui n'a pas persécuté Jésus personnellement, mais ceux et celles qui adhéraient à son enseignement. Mais le Seigneur ne lui explique rien, mais Il l'envoie, aveugle et faible comme un enfant, à la rencontre d'Ananie, lequel - lui aussi - doit obéir sans comprendre ce qu'il en résultera.
"Les voies du Seigneur sont impénétrables". Sans doute, elles le sont. Mais elles doivent être l'objet de notre foi. Une foi exercée, une foi entraînée et assouplie, une foi docile qui ne s'étonne pas. L'avons-nous, la foi ? Nous l'affirmons souvent, mais aurions-nous autant d'assurance une fois devenu aveugle après une chute ?
Je peux témoigner que c'est seulement après une chute - qui m'a bloqué sur un lit durant trois semaines, que j'ai pris le temps de méditer pour finalement adhérer au message de la Miséricorde divine; et quant à la blessure, elle n'a laissé aucune trace.
Cette leçon d'aujourd'hui est intéressante et je le dis surtout en raison des des temps difficiles que nous avons à vivre, que ce soit sur le plan individuel, que dans nos professions et toutes nos situations particulières: il faut avancer. Il n'est pas conseillé de guetter des signes favorables, il faut avoir la foi, tout simplement. Le Seigneur a dit, le Seigneur tiendra. Nous ne comprenons pas, mais nous comprendrons. Est-la foi du charbonnier ? En tout cas, c'est la foi de celui qui "va au charbon" !
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Re: Le vendredi de la troisième semaine de Pâques
Publié : ven. 19 avr. 2013, 10:40
par Teano
A 11 h, je serai à la messe : j'ai faim de ce Pain de Vie !
In Christo
Teano
Samedi de la troisième semaine de Pâques
Publié : sam. 20 avr. 2013, 10:44
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 9,31-42.
L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint. Or, il arriva que Pierre, parcourant tout le pays, descendit jusqu'à Lod et visita les fidèles de cette ville.
Il y trouva un certain Énéas alité depuis huit ans parce qu'il était paralysé.
Pierre lui dit : « Énéas, Jésus Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit toi-même. » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lod et de la plaine de Saron purent voir cet homme, et ils se convertirent au Seigneur.
Il y avait aussi à Jaffa une femme disciple du Seigneur, appelée Tabitha (ce nom veut dire : Gazelle). Toute sa vie se passait en bonnes actions et en aumônes.
Or, il arriva en ces jours-là qu'elle tomba malade et qu'elle mourut. Après la toilette funèbre, on la déposa dans la chambre du haut. Comme Lod est près de Jaffa, les disciples, apprenant que Pierre s'y trouvait, lui envoyèrent deux hommes avec cet appel : « Viens chez nous sans tarder. » Pierre se mit en route avec eux. A son arrivée on le fit monter à la chambre du haut, où il trouva toutes les veuves en larmes : elles lui montraient les tuniques et les manteaux que Tabitha faisait quand elle était avec elles. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria, puis il se tourna vers le corps, et il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle se redressa et s'assit.
Pierre, lui donnant la main, la fit lever. Puis il appela les fidèles et les veuves et la leur présenta vivante. Toute la ville de Jaffa en fut informée, et beaucoup crurent au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent : « Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter ! » Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant ?. . .
C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »
L'objection principale qu'a rencontré Jésus au cours de sa vie publique vient d'abord de la conception humaine de l'histoire, mais aussi de la vie de l'homme, de chaque individu. C'est pour cela que Jésus dit à Nicodème: " En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau." (Jean, 3) C'est par le baptême que l'on entre dans la vraie vie, celle qui demeure et ne passe pas, et qui ne dépend pas non plus des besoins de la chair.
Pour comprendre, il suffit de découvrir les faits et gestes, les signes que multiplient désormais les apôtres et comment l'Esprit les conduit. Il n'y a pas d'ordre apparent, pas de stratégie à la manière humaine. Ils vont de-ci de-là, ils voient et font ce que le Seigneur leur inspire.
Une vie nouvelle est désormais comme superposée à celle du corps ou imbriquée en elle. C'est beaucoup plus qu'une motivation à pratiquer le bien. Une motivation à pratiquer le bien serait bien trop pauvre pour rendre compte de l'oeuvre de l'Esprit chez celui qui croit. Quiconque est né de nouveau, dans l'Esprit Saint, peut bien demeurer pécheur, faillible et mortel, pourtant il accomplira, parfois sans même s'en rendre compte, toutes sortes d'actions dont il ne s'était jamais cru capable et auxquelles il n'aurait jamais songé.
Aujourd'hui, je pense particulièrement à sainte Bernadette, toute petite et malade, mais qui, de bout en bout de sa courte vie, n'a jamais laissé de prise à ce que le monde aurait pu faire d'elle. Ainsi sont les témoins du Seigneur : ils marchent mais leurs pas sur la terre ne laissent que très peu de traces.
Quatrième dimanche de Pâques
Publié : sam. 20 avr. 2013, 16:03
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 13,14.43-52.
Paul et Barnabé étaient arrivés à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue. Quand l'assemblée se sépara, beaucoup de Juifs et de convertis au judaïsme les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. C'est le commandement que le Seigneur nous a donné : J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint.
Livre de l'Apocalypse 7,9.14b-17.
Moi, Jean, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. C'est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui siège sur le Trône habitera parmi eux. Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la brûlure du soleil ne les accablera plus, puisque l'Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire vers les eaux de la source de vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,27-30.
Jésus avait dit aux Juifs : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger). » Il leur dit encore : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
Les lectures de ce dimanche me confortent dans l'idée que, pour chacun de ceux qui ont mis leur foi dans le Christ, tout s'accomplit naturellement, en dépit même des épreuves et des obstacles. C'est ainsi qu'à Antioche, toute la synagogue est remplie pour écouter prêcher Paul et Barnabé. Dès leur première exhortation, l'assemblée se divise et beaucoup adhèrent à la foi. Mais au sabbat suivant, la fureur des juifs - qui prétendent maintenir intégralement leur tradition, n'a pour autre résultat qu'accentuer chez les païens le désir d'adhérer à cette doctrine nouvelle qui, d'emblée, s'adresse à tous sans distinction aucune d'origine, de race, de langue, d'âge ou de sexe. Cette universalité fait craindre une remise en question de la société. Or, la manière dont Paul et Barnabé sont expulsés de la ville, révèle bien le rôle que jouent les pouvoirs en place pour écarter une menace potentielle contre l'ordre établi. Il en sera de même à Rome, lorsque commenceront les persécutions de Néron.
Il y aura donc confrontation, épreuve, sang versé - mais du point de vue des âmes, la victoire est acquise dès l'adhésion à la foi. Ah, s'il s'agissait d'une conviction philosophique ou politique, elle ne supporterait pas sans dommage la contradiction ! Mais le fait est que le Seigneur est vraiment présent, que son témoignage se poursuit indéfiniment et qu'il s'adresse à chacun en particulier. La doctrine n'est pas destinée à renverser les sociétés, mais de convertir le coeur des hommes. Même l'ennemi est un prochain qu'il convient d'aimer ! Ainsi, moi-même, toute petite individualité dans l'immense masse humaine - qui s'étend sur toutes les générations, je ne suis pas perdu, noyé, je ne suis pas comme un infime grain de poussière emporté par le vent. Mais j'ai la certitude de l'Amour du Christ et je sais que je ne serai pas confondu.
C'est bien ce que dit Jésus dans l'Evangile : "Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main." Cependant, lorsqu'on adhère à l'Evangile, ce n'est pas dans le but de s'assurer cette "sécurité suprême", mais c'est par pur amour de la vérité - un amour rempli de joie et d'allégresse. C'est bien ce qu'éprouvent ces disciples, qui quittent Antioche et prennent la route d'Iconium. Ne sommes-nous pas, nous aussi, avec eux, sur le chemin ?
Re: Quatrième dimanche de Pâques
Publié : sam. 20 avr. 2013, 16:15
par etienne lorant
L´amour des ennemis et la liberté de se donner, fruits de la conversion, a expliqué en substance le cardinal Francis Eugene George, archevêque de Chicago, dans sa prédication au pape et à la curie romaine sur la "liberté", hier, mardi 6 mars.
Le prédicateur est parti de deux exemples évangéliques de la liberté: Zachée (Luc 19) et la Vierge Marie, la liberté qui naît du repentir, et la liberté qui naît du pardon des ennemis. Zachée, le collecteur d´impôts, fait l´expérience du pardon de ses péchés et entend l´appel du Christ à la conversion. Il y répond généreusement par une volonté de réparation: "je donnerai", "je restituerai". Rencontrer le Christ, soulignait le prédicateur, signifie donc aussi "mettre de l´ordre dans les priorités de la vie et faire des actions concrètes".
Le cardinal George disait en italien (noue reprenons Radio Vatican): "le processus de conversion implique une liberté de donner, une capacité retrouvée de donner et de donner généreusement. Cette liberté de donner, fruit de la conversion du cœur, est en nette opposition avec le besoin d´attachement aux choses".
Le cardinal continuait sa méditation en contemplant la Vierge des Douleurs telle qu´elle est représentée par la "Pietà" de Michel-Ange en la basilique Saint-Pierre. Elle fait comprendre, disait-il, combien il peut être difficile de perdre un fils, et d´autant plus lorsque c´est de façon violente.
L´archevêque de Chicago évoque le drame survenu en 1996 près de Chicago: Mario Ramos avait tué l´un de ses compagnons, Andrew, qui, selon des témoins s´était moqué de lui. Le curé et toute la communauté paroissiale se mirent à prier intensément pour qu´une réconciliation puisse avoir lieu entre la famille du jeune qui avait été tué et son agresseur. C´est ainsi, explique le cardinal George, que la "chaîne de la haine" a été brisée. Deux lettres, celle de Mario Ramos, depuis la prison, et celle de la maman d´Andrew, scellèrent le repentir de l´un et le pardon de l´autre. Et de conclure: "Seule la grâce de Dieu peut casser le cycle de la violence", quelque chose que vient d´au-delà de l´homme et de ses catégories, le cri du Christ, innocent, qui pardonne sur la croix à qui le tue.
"Si nous percevons les choses seulement à partir de catégories humaines, expliquait le cardinal George, proclamer les paroles de Jésus sur l´amour des ennemis est inutile et vain. Nous ne proclamons pas la sagesse de ce monde, ni celle des gouvernants de ce monde, qui sont caduques. Au contraire, nous proclamons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée. Nous conservons la mémoire vive des grâces du passé - "Père pardonne leur" - et d´une nouvelle possibilité pour l´avenir - "Aimez vos ennemis". Pour nous, au service de l´Eglise, cela signifie que nous devons maintenir notre fidélité à la fin même de l´évangélisation, comme la décrit "Ecclesia in Africa": elle consiste à transformer et à renouveler le cœur de l´humanité".
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Le lundi de la quatrième semaine de Pâques
Publié : lun. 22 avr. 2013, 9:36
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
Les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations païennes elles aussi avaient reçu la parole de Dieu.
Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui venaient du judaïsme se mirent à discuter avec lui : « Tu es entré chez des hommes qui n'ont pas la circoncision, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l'affaire depuis le début et leur exposa tout en détail : « J'étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j'ai eue dans une extase : c'était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile ; venant du ciel jusqu'à moi, elle se posait par les quatre coins. Fixant les yeux sur elle, je l'examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
J'entendis une voix qui me disait : 'Allons, Pierre, immole ces bêtes et mange-les ! ' Je répondis : 'Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n'est entré dans ma bouche. ' Une deuxième fois, du haut du ciel la voix reprit : 'Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit. '
Cela recommença une troisième fois, puis tout fut remonté au ciel.
Et voilà qu'à l'instant même, devant la maison où j'étais, survinrent trois hommes qui m'étaient envoyés de Césarée. L'Esprit me dit d'aller avec eux sans me faire de scrupule. Les six frères qui sont ici m'ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange qui venait lui dire : 'Envoie quelqu'un à Jaffa pour convoquer Simon surnommé Pierre. Il t'adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. ' Au moment où je prenais la parole, l'Esprit Saint s'empara de ceux qui étaient là, comme il l'avait fait au commencement pour nous. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : 'Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés. 'S'ils ont reçu de Dieu le même don que nous, en croyant au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l'action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Voici que les païens eux-mêmes ont reçu de Dieu la conversion qui fait entrer dans la vie. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.
Jésus parlait ainsi aux pharisiens : " Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. » Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire.
C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance.
Au cours de la semaine dernière, le récit des actes des apôtres, ont montré comment à partir du témoignage des apôtres, de nombreux juifs se sont convertis; mais ce fut pour devoir fuir les premières persécussions, et le mouvement d'ouverture de la religion juive n'a fait que s'accélérer. Ainsi, contraints de fuir, les disciples quittent Jérusalem et vont prêcher la bonne nouvelle dans d'autres synagogues d'autres pays. La vision qu'eût Pierre de cette toile descendant du ciel va faire sauter le verrou qui retenait encore les païens d'entrer dans l'Eglise.
Le verrou, comme la serrure, comme la caméra de surveillance, c'est ce qui retient la porte de s'ouvrir. L'image est belle. Elle rappelle ce que disait Jésus aux pauvres du pays l: « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Matt 11, 28)
Mais désormais, le Christ est lui-même la porte et si l'on entre par lui, on trouve le salut et la vie en abondance.
Pensons-nous avoir déjà la vie en abondance ? Par l'Esprit-Saint, oui, nos yeux intérieurs se sont ouverts, sa lumière à percé nos ténèbres, c'est une pleine, douce et vivifiante lumière qui envahit le coeur et le fait exulter.
Lorsque Jésus dit : "Je suis la porte des brebis", cette parole signifie encore: "je suis le chemin, la vérité, la vie." et encore: "Je suis né et venu dans le monde pour témoigner de la vérité. Quiconque cherche la vérité entend ma voix."
La conversion est un don de l'amour de Dieu miséricordieux, et ce don est pour tous les hommes qui sont sur la terre, pour toutes les générations. C'est une merveille pour tous ceux et toutes celles qui l'ont découverte, car ils n'avancent plus comme autrefois dans les ténèbres: ils sont libres.
Re: Quatrième dimanche de Pâques
Publié : lun. 22 avr. 2013, 9:44
par etienne lorant
Le message de miséricorde du Pape ce dimanche
« Au nom du Christ et de l'Eglise, ne vous lassez pas d'être miséricordieux », a exhorté le pape François avant de souligner qu’une vocation s’enracine dans la prière et dans la foi que quelqu’un qui l'a précédée en disant : « Souvenez vous de vos mères, de vos grands mères, de ceux qui vous ont transmis la foi ».
Puis il a rappelé des fondamentaux : « vous n'êtes pas propriétaires de la Parole de Dieu » ; « soyez conscients de ce que vous faites, soyez à l'image de ce que vous professez » ; « n'ayez pas honte d'avoir de la tendresse pour les personnes âgées ».
Il a affirmé l’identité spécifique du prêtre en disant : « Vous êtes des pasteurs, pas des fonctionnaires, des médiateurs, pas des intermédiaires. »
Il a rappelé la vocation du pasteur à susciter l’unité : « Cherchez à unir les fidèles dans une unique famille pour les conduire à Dieu. »
Et voilà le modèle à incarner : « Ayez toujours sous les yeux l'image du Bon Pasteur, pas venu pour être servi mais pour servir et chercher ce qui était perdu. »
(21 avril 2013) © Innovative Media In
Le mardi de la quatrième semaine de Pâques
Publié : mar. 23 avr. 2013, 9:37
par etienne lorant
Livre des Actes des Apôtres 11,19-26.
Le violent mouvement soulevé contre Étienne avait provoqué la dispersion des frères. Ils allèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la Parole exclusivement aux Juifs. Et pourtant, il y avait parmi eux des hommes, originaires de Chypre et de Cyrénaïque, qui, en arrivant à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs pour leur annoncer cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La puissance du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche. A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche. Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le-nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Le thème qui unit les deux textes, c'est la reconnaissance du Christ comme Messie, envoyé de Dieu, lui qui est UN avec Dieu. Rejeté par les uns, accueilli par les autres. Mais, comme on peut le lire dans les Actes, le salut des païens vient vraiment - très concrètement - des juifs. Car les apôtres, lorsqu'ils abordent une nouvelle contrée, s'adressent directement aux juifs dans les synagogues : ils en convertissent un grand nombre et par leur intermédiaire, les païens y adhèrent aussi.
Jean a placé la proclamation du Christ, Messie de Dieu et uni à lui, au coeur de son Evangile, tandis que les autres associent ce dévoilement au mystère pascal. Mais Jean n'est-il pas tout particulier, lui qui fait débuter son écrit tout simplement dans l'éternité ? Son prologue dévoile un temps divin qui semble s'enrouler sur lui-même pour mieux se dérouler sur les plages de l'histoire humaine.
C'est la pensée qui m'a envahi ce matin: nous étudions une histoire qui se découpe toujours entre passé et avenir, que nous considérons depuis notre présent. Or, ce présent est lui-même constamment dépassé et la réflexion sur le passé aboutit aussitôt sur l'avenir. Si je dis cela, c'est que, par deux fois, à cause de Jésus, j'ai éprouvé cette étrangeté... nos vies passent, mais Dieu demeure. Nous changeons mais Dieu est toujours "Je Suis". Après avoir communié, je suis reparti avec un fragment d'éternité dans l'âme et je me suis souvenu de l'Ecclésiaste qui dit:
14 Je sais que tout ce que Dieu fait demeurera toujours: il n'y a rien à y ajouter, et rien à en retrancher. Et Dieu l'a fait ainsi pour qu'on le révère.
15 Ce qui est aujourd'hui, a déjà été dans le passé, et ce qui sera dans l'avenir a déjà été, et Dieu fait revenir ce qui a disparu. (Ecclésiaste, 3)