Re: Appel pour dire Non ! à l'intervention occidentale en Sy
Publié : jeu. 29 août 2013, 12:18
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Mais ce n'était pas le cas en Syrie avant la guerre! Vraiment, les minorités vivaient plutôt bien, les chrétiens pouvaient pratiquer leur religion, faire des processions. Pareil pour les alaouites...Suliko, car vous trouvez que quand ils doivent vivre dans des ghettos et avoir peur de tout le monde, ils sont mieux?
Bonjour Suliko,Suliko a écrit : Et puis, vous ne m'avez pas répondu : où donc vivraient les chrétiens? Expliquez-moi comment vous répartiriez la population et quelle région serait attribuée à qui...
C'est bien ce que sous-entend françois67.Je ne crois pas qu'il soit question de créer des nouveaux états. Cela sera artificiel.
Ne nous méprenons pas sur les termes. En Syrie, il ne s'agit pas de multiculturalisme, car la très grande majorité des habitants sont arabes et leurs ancêtres aussi. Ils parlent arabe, mangent la même cuisine, se rencontrent bien souvent dans les lieux publics, à l'école, etc...Les différences sont confessionnelles, mais on ne peut pas comparer avec la France, où les minorités religieuses sont aussi au départ des immigrés, avec une culture propre et bien différente de la française...Néanmoins, il est évident que le multiculturalisme est un échec.
Et bien justement, qu'on leur laisse un état fort!Et lors que tout cela semble fonctionner, c'est qu'il y a un état fort qui met tout le monde d'accord, comme c'était le cas en Syrie, et en Irak par exemple.
La religion est une grande part de la culture, tout de même. La charia qui fait partie de la vie des musulman doit être contenue pour ne empièter sur celle des non musulmans.Suliko a écrit : Ne nous méprenons pas sur les termes. En Syrie, il ne s'agit pas de multiculturalisme, car la très grande majorité des habitants sont arabes et leurs ancêtres aussi. Ils parlent arabe, mangent la même cuisine, se rencontrent bien souvent dans les lieux publics, à l'école, etc...Les différences sont confessionnelles, mais on ne peut pas comparer avec la France, où les minorités religieuses sont aussi au départ des immigrés, avec une culture propre et bien différente de la française...
A la limite, seuls les Kurdes pourraient correspondre à vos propos...
Je crois que nous en avons tous conscience ici.Et bien justement, qu'on leur laisse un état fort!
Vouloir introduire la démocratie libérale dans ce pays est un doux songe qui se transformera en cauchemar....
Tyrannie, je ne sais pas...Régime autoritaire, cela est certain.Il n'y a rien d'utopique! Bien au contraire; croire à l'illusion de paix sociale et religieuse qui régnait en Syrie et que vous encensez alors qu'elle ne tenait que grâce à la tyrannie
C'est dû à l'histoire des Alaouites, qui étaient parfois très durement persécutés par les sunnites et se sont donc réfugiés dans le djebel alaouite (la montagne alaouite). Pareil pour d'autres minorités, comme les chrétiens et les druzes, qui se sont aussi installés dans les montagnes, plus difficilement attaquables. Quant aux Kurdes, ils sont effectivement assez bien localisés. Mais la carte ne doit pas vous induire en erreur, car elle met sur un pied d'égalité des régions peu peuplées et de grandes villes, comme Damas ou Alep, dans lesquelles vivent aussi bien des sunnites, des chiites, des chrétiens, des alaouites, des druzes...Regardez, cela n'est pas bien compliqué: il y a des régions avec de très fortes dominances de telle ou telle communauté: je ne suis pas expert pour la Syrie, mais du côté de Lataquié, les alaouites sont majoritaires, ce qui n'est pas le cas du côté de Homs ou encore moins de Deraa, coins hyper-sunnites.
C'est vrai, ils sont plus tolérants que les sunnites. (Bien que la femme du président soit sunnite et tolérante et qu'une partie de la bourgeoisie dont elle est issue soutienne le régime).Je crois que ces communautés s'intégreraient mieux parmis les alaouites, qui ont montré qu'ils étaient plus tolérants.
Les Assad sont connus pour être parmis les pires dictateurs du monde, leur régime est stalinien, il a survécu grâce à une police secrète de type KGB, Stasi ou STB. D'ailleurs, savez-vous comment la révolte a commencé en 2011? Comme les printemps arabes avaient bien commencé, le régime était sur les dents et à l'affût de toute déviance: ainsi, à Deraa des enfants d'une dizaine d'années ayant tagé un mur en demandant à Assad de partir, la police secrète les tortura à mort et pendit leurs corps il me semble en lieu public pour signifier ce qu'il en coûte de se rebeller. Le résultat fut la révolte de toute la ville, avec la suite qu'on connaît. Non, ne vous méprenez-pas, ce régime est comparable à ceux des démocraties populaires d'Europe de l'Est des années 50.Tyrannie, je ne sais pas...Régime autoritaire, cela est certain.
La Paix soit sur vous.Bonjour,
Etant donnée la complexité extrême de cette situation, l'inexistence claire et nette d'un côté clairement bon et d'un côté clairement mauvais, contrairement au manichéisme de la position occidentale, je ne vois aucune bonne raison d'aller risquer des vies supplémentaires pour un résultat qui risque d'être dangereux. Le régime d'Assad à ses tares évidentes, mais la nébuleuse sunnite radicale qui est loin de combattre béatement et angéliquement pour l'état de droit et la démocratie est un allié potentiellement très dangereux, incertain, qui pourrait se retourner contre nous à l'avenir. Des crimes terribles, il y en a de la même façon des deux côtés, donc je ne crois pas, pour faire un parralèle avec le vingtième siècle, qu'il faille pour lutter contre le communisme s'allier au fascisme et vis versa. Plutôt que de jouer un rôle si partial, la France ferait mieux de se montrer au-dessus de la mêlée pour pouvoir éventuellement servir d'arbitre, de réfèrence, de conciliateur. Car de fait, même Assad représente toujours une meilleure alternative pour une minorité importante des Syriens: les Alaouites, la bourgeoisie sunnite, les chrétiens, les chiites...
Enfin, vouloir répéter une guerre éclair à la Lybienne ou Malienne serait une illusion, puisque la Syrie est bien loin d'être aussi désorganisée et mal gouvernée que ces deux exemples; la Syrie est puissante et bien mieux entraînée: les périls pour la France n'en sont que plus élevés.
M. Hollande, l'intégrité intellectuelle paye rarement à court terme, toujours à long terme.
En tout cas, ce n'est ni aux américains, ni aux arabes, ni au Qatar, ni à Israël, ni aux combattants étrangers islamistes de décider de l'avenir de la Syrie.françois67 a écrit : P.S.: comment imaginez-vous la solution? Un état qui utiliserait des moyens drastiques pour réprimer les tensions? Mais cela ne finirait-il pas de nouveau ainsi, comme lorsque la vapeur contenue sous le couvercle de la casserole ne peut plus être retenue? Vous savez, même lorsque ces idées sont mauvaises, on ne peut réprimer artificiellement à l'infini une volonté populaire, serait-elle même islamiste. C'est pourquoi je crois toujours comme disait Churchill que loin d'être bonne, la démocratie d'état de droit reste néanmoins le moins mauvais système puisqu'il laisse moins de place à l'arbitraire et à la violence.
Du Forum Catholique :Revers pour David Cameron sur la Syrie
Au Parlement, réuni en session extraordinaire, hier, le parti travailliste s'est opposé à une intervention en Syrie. A 285 voix contre 272, le Parlement britannique a rejeté la motion de Cameron sur une action militaire, infligeant un camouflet au premier ministre, qui s'est engagé à ne pas passer outre l'avis du Parlement.
Un nouveau vote décisif sera organisé la semaine prochaine, après examen des résultats de l'enquête des inspecteurs de l'ONU.
On sait, par ailleurs, que les Etats Unis ont bien du mal à former la moindre coalition crédible.Voici un court résumé de ce que j'ai entendu à la radio il y a quelques minutes :
"Alors qu'on croyait avoir complètement isolé la Russie au sujet de la Syrie, c'est la Chine qui a tapé du poing sur la table au Conseil de sécurité de l'ONU. Les diplomates occidentaux commencent à avouer qu'ils n'ont pas de preuves. Plusieurs voix s'élèvent contre une intervention militaire dont celles des chrétiens d'Orient."
Est-ce que vous savez si les chinois ont bel et bien tapé du poing sur la table pour s'opposer à l'intervention en Syrie ?jean_droit a écrit :Cette fois-ci il semble que les soutiens à l'intervention occidentale soient on ne peut plus réduits.
Moi aussi, c'est une manière de parler.jean_droit a écrit :J'ai pris cela au figuré.
Je ne vois pas un chinois taper du poing sur une table ... même au figuré.
La Russie semblait être de plus en plus isolée mais à mon avis l'appui des chinois peut être décisif, surtout lorsque les américains veulent passer outre l'ONU.Ce qui est certain c'est que Russes et Chinois ne veulent pas de cette intervention.
C'est pourquoi l'Occident, ici les américains, se passe de l'accord de l'ONU.
Ce n'est vraiment pas la première fois.
Cette attitude décridibilise encore plus le "machin" et montre bien que le droit international n'est évoqué que quand cela arrange.