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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : sam. 18 juil. 2015, 12:16
par Marie du 65
"Aimer son prochain comme soit même", n'est pas ce que Dieu demande à chaque chrétien.
Et pourtant de nos jours, il y a encore des chrétiens qui ne respectent pas leur prochain. :(
C'est pourtant la base de la religion!!!!

Que vaut notre foi ?

Publié : lun. 20 juil. 2015, 11:07
par etienne lorant
Lundi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Exode 14,5-18.
En ces jours-là, on annonça au roi d’Égypte, que le peuple d’Israël s’était enfui. Alors Pharaon et ses serviteurs changèrent de sentiment envers ce peuple. Ils dirent : « Qu’avons-nous fait en laissant partir Israël : il ne sera plus à notre service ! »
Pharaon fit atteler son char et rassembler ses troupes ;
il prit six cents chars d’élite et tous les chars de l’Égypte, chacun avec son équipage.
Le Seigneur fit en sorte que s’obstine Pharaon, roi d’Égypte, qui se lança à la poursuite des fils d’Israël, tandis que ceux-ci avançaient librement.
Les Égyptiens, tous les chevaux, les chars de Pharaon, ses guerriers et son armée, les poursuivirent et les rejoignirent alors qu’ils campaient au bord de la mer, près de Pi-Hahiroth, en face de Baal-Sefone.
Comme Pharaon approchait, les fils d’Israël regardèrent et, voyant les Égyptiens lancés à leur poursuite, ils eurent très peur, et ils crièrent vers le Seigneur.
Ils dirent à Moïse : « L’Égypte manquait-elle de tombeaux, pour que tu nous aies emmenés mourir dans le désert ? Quel mauvais service tu nous as rendu en nous faisant sortir d’Égypte !
C’est bien là ce que nous te disions en Égypte : “Ne t’occupe pas de nous, laisse-nous servir les Égyptiens. Il vaut mieux les servir que de mourir dans le désert !” »
Moïse répondit au peuple : « N’ayez pas peur ! Tenez bon ! Vous allez voir aujourd’hui ce que le Seigneur va faire pour vous sauver ! Car, ces Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais.
Le Seigneur combattra pour vous, et vous, vous n’aurez rien à faire. »
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,38-42.
En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon
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Textes de l’Évangile au quotidien

Si l'on considère avec attention ces textes proposés par la Liturgie, on découvre que plusieurs interprétations sont possibles selon la lecture qu'on a faite; celle-ci repose sur nos dispositions intérieures, mais aussi : sur ce que le Seigneur veut révéler - à chacun de nous en particulier.

De la sorte, tandis que notre prêtre nous a entretenu de la perte de cohésion de masses de sable qui les rend « mouvants" ... pour ma part, peu intéressé par ces hypothèses, le sens que j'ai perçu, né de la rencontre des des deux textes, est bien sûr tout différent...

Ce qui m'a touché, c'est ce que déclare Jésus dans l’Évangile : "Cette génération mauvaise demande un signe !". On demande à Jésus d'accomplir un signe tel que tout le monde, aussitôt, le reconnaîtrait comme étant bien le Messie promis. Pour moi, c'est bien une "foi stérile" qui est dénoncée aussi bien dans la bible que dans l'évangile.

Une autre leçon reçue - et qui tient aussi à quelques expériences vécues, c'est que certaines situations que nous avions jugées "inextricables" se sont finalement résolues très simplement. Mais nous croyons-nous vraiment aimés de Dieu?

"Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, dit encore Jésus, vous diriez à ce sycomore: Déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait. »

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : lun. 20 juil. 2015, 13:19
par Marie du 65
Il faut garder toute confiance en Dieu, lui seul nous sauvera.
Merci.

Tempête des sentiments, terre ferme de l'amour

Publié : mar. 21 juil. 2015, 10:10
par etienne lorant
Livre de l'Exode 14,21-41.15,1.
En ces jours-là, Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,46-50.
En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »



Textes de l’Évangile au quotidien

Très souvent, dans la Bible, tout comme dans l’Évangile, l'élément liquide est considéré comme imprévisible et potentiellement dangereux. Et c'est encore le cas de notre temps. Et lorsque le peuple d'Israël traverse la mer à pieds secs, c'est véritablement du fait d'une puissance supérieure. Sur un autre plan, les eaux peuvent être considérés comme tout ce qui est instable dans le cœur des hommes.

Le cœur de l'homme, c'est le siège des sentiments et des émotions, lesquels peuvent aller du meilleur au pire, de la lumière aux ténèbres et contenir, paradoxalement, l'amour comme la haine, la joie et la tristesse, la confiance et la méfiance, etc. Selon les sentiments des uns et des autres, un discours peut être bien reçu ou rejeté en bloc.

Lors de cet épisode de l’Évangile qui montre les proches de Jésus venir à lui, il faut bien noter que ni les uns ni les autres ne sont sur le même plan, par rapport à Jésus. Tenir un discours à une foule, c'est tout autre chose que de parler à des familiers. Jésus va pourtant saisir cette occasion pour nous révéler, que nous pouvons, nous aussi, dans la foi, devenir des membres de propre famille.

Cela ne se saisit pas de suite. Il faut que nous y appliquions notre volonté; il faut que nous acceptions de ne pas toujours être les premiers à bénéficier de la grâce. Il nous faut faire provision d'humilité et d'abandon de confiance. Pour le dire autrement encore : il nous faut remettre à leur place les émotions, ainsi que les sentiments qui sont capables de nous faire passer d'un moment à l'autre de la joie à la tristesse. Pour ma part, ayant eu la chance d'avoir des parents sincèrement religieux, je comprends leur attitude réservée. Ils savaient tout autant faire preuve de tendresse que de sévérité. Je ne me tiendrais pas debout au réveil chaque jour s'ils n'avaient pas eux-mêmes été éduqués dans l'amour du Seigneur.

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La manne et l'intime cohésion des textes saints

Publié : mer. 22 juil. 2015, 14:45
par etienne lorant
La manne ou l'intime cohésion des textes saints

Lecture du livre de l’Exode

Dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël récriminait contre Moïse et son frère Aaron.
Les fils d’Israël leur dirent : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d’Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété !
Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve :je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi. Mais, le sixième jour, quand ils feront le compte de leur récolte, ils trouveront le double de la ration quotidienne. » Moïse dit ensuite à Aaron : « Ordonne à toute la communauté des fils d’Israël : “Présentez-vous devant le Seigneur, car il a entendu vos récriminations.” »
Aaron parla à toute la communauté des fils d’Israël ; puis ils se tournèrent du côté du désert,
et voici que la gloire du Seigneur apparut dans la nuée. Le Seigneur dit alors à Moïse :
« J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël. Tu leur diras : “Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété.
Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.” »
Le soir même, surgit un vol de cailles qui recouvrirent le camp ; et, le lendemain matin, il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée s’évapora, il y avait, à la surface du désert, une fine croûte, quelque chose de fin comme du givre, sur le sol. Quand ils virent cela, les fils d’Israël se dirent l’un à l’autre : « Mann hou ? » (ce qui veut dire : Qu’est-ce que c’est ?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11.
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.


Cy Aelf, Paris

N'importe quel texte tiré de l’Évangile peut correspondre à la première lecture, nous a dit le prêtre. Il a choisi ce passage de saint Luc, car il lui semblait correspondre le mieux au passage tiré de l'Exode, mais il a ajouté que les versets concernant la rencontre de Jésus ressuscité par Marie-Madeleine (dont c'est la fête aujourd'hui) pouvaient également être choisis.

En effet, ce qu'annonce le don de la manne au peuple de l'exode, c'est déjà la venue du Christ, et « le double de la ration » du sixième jour nous rappelle évidemment l'institution de l'Eucharistie.
Du reste, puisque tous les textes s'accordent entre eux sur ce thème bien précis, le plus clair d'entre eux est celui-ci, tiré de l'Evangile selon saint Jean :

Après la multiplication des pains, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l'Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. »



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Dieu est au-delà des considérations humaines

Publié : jeu. 23 juil. 2015, 10:01
par etienne lorant
Lecture du livre de l’Exode

Le troisième mois qui suivit la sortie d’Égypte, jour pour jour, les fils d’Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï. C’est en partant de Rephidim qu’ils arrivèrent dans ce désert, et ils y établirent leur camp juste en face de la montagne. Le Seigneur dit à Moïse : « Je vais venir vers toi dans l’épaisseur de la nuée, pour que le peuple, qui m’entendra te parler,mette sa foi en toi, pour toujours. »
Puis Moïse transmit au Seigneur les paroles du peuple. Le Seigneur dit encore à Moïse :« Va vers le peuple ; sanctifie-le, aujourd’hui et demain ; qu’ils lavent leurs vêtements, pour être prêts le troisième jour ; car, ce troisième jour, en présence de tout le peuple, le Seigneur descendra sur la montagne du Sinaï. »
Le troisième jour, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs,une lourde nuée sur la montagne, et une puissante sonnerie de cor ; dans le camp, tout le peuple trembla. Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu, et ils restèrent debout au pied de la montagne.
La montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. La sonnerie du cor était de plus en plus puissante. Moïse parlait, et la voix de Dieu lui répondait. Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï, il appela Moïse sur le sommet de la montagne.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas.
Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille,ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent,
que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez,
et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »


Cy Aelf, Paris

Pour nous, les hommes, créatures de Dieu, comme il nous est difficile de nous représenter le créateur !
C'est ainsi qu'après le prodige de la traversée de la mer à pieds secs, pour les juifs qui en ont été témoins, Dieu ne peut être qu'un dieu de puissance, de feu, de grands vacarmes, mais encore : un dieu toujours prêt à châtier même le peuple qu'Il s'est choisi ! De sorte que le peuple juif, sorti d’Égypte, n'est pas capable d'imaginer autre chose qu'un Dieu de la toute-puissance, qui fait jaillir les flammes et la fumée sur des montagnes.

Mais Dieu est bien loin de ces images de cinéma ! Notre prêtre nous a rappelé brièvement ce qu'il advint pour Élie, lorsque celui-ci désira "voir passer Dieu" :
"Elie entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » A l'approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan; et après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre; et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n'était pas dans ce feu; et après ce feu, le murmure d'une brise légère. Aussitôt qu'il l'entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie? » ( 1 Rois 19, 9a, 11-13a)

Il faudra du beaucoup de temps avant que la religion (qui se définit comme "lien à Dieu") franchisse le cap du Dieu de la toute-puissance - ce qu'Il demeure aussi, pour parvenir à concevoir un Dieu qui est amour, qui a un dessein de bonheur parfait pour l'homme, qui rejette la violence et qui n'hésitera pas à ce manifester en Jésus. Encore aura-t-il fallu que Dieu en Jésus-Christ subisse un pouvoir injuste, connaisse la mort et ressuscite ... afin que le cœur des hommes s'ouvre enfin à l'Amour qui anime l'esprit et suscite dans le cœur des hommes un véritable lien à Dieu.

C'est de tout cela qu'il est question dans la liturgie de ce jour. Que Jésus rencontre des résistances, notamment de la part de ceux qui désirent - encore - des manifestations de puissance, cela n'a rien d'étonnant. Du reste, le diable aussi est à l’œuvre pour que l’Évangile n'aboutisse pas, afin qu'il n'entre pas dans le cœur des hommes, lesquels se mettraient à aimer comme Dieu aime...

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : jeu. 23 juil. 2015, 12:07
par Marie du 65
Merci pour cet évangile, je dois l'avouer en ce moment je ne suis pas très assidue au sein de l'église. :oops:

Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : jeu. 23 juil. 2015, 17:37
par etienne lorant
Marie du 65 a écrit :Merci pour cet évangile, je dois l'avouer en ce moment je ne suis pas très assidue au sein de l'église. :oops:
Ah, c'est la journée de tous les étonnements ! Car c'est tout à fait ce que j'avoue contre moi-même. Et moi, je n'ai pas tout quitté pour aller servir à Lourdes ... Il en faut, de la foi, pour effectuer un "saut" pareil ! Bon, j'arrête de vous envoyer des fleurs, ou bien vous finirez par me renvoyer le pot !

Ben çà, oui, M'dame ! :oui:

Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : jeu. 23 juil. 2015, 17:46
par Marie du 65
Pour mon arrivée à Lourdes c'est une promesse faites à ma maman avant qu'elle ne s'éteigne!!! :( :)

Oui, vous avez raison etienne il ne faut pas m'envoyer de fleurs, sinon, je vais m'y habituer :oui:
Je vous remercie sincèrement de votre réponse cela me met du baume au coeur :)

Le don de la Loi et son accomplissement - 30 ans bientôt !

Publié : ven. 24 juil. 2015, 15:11
par etienne lorant
Vendredi de la 16e semaine du temps ordinaire Livre de l'Exode 20,1-17.

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici :
« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.
Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.
Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;
mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.
Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,18-23.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à
raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »


Textes de l'Evangile au quotidien

Les lois prescrites par Dieu au mont Sinaï, sont données au peuple juif d'abord afin qu'il apprenne à vivre en société et à organiser la vie communautaire. Les règles et les obligations, les choses permises et celles qui sont interdites et la loi toute entière... étaient indispensables pour que cette foule d'esclaves, arrachés soudainement à sa servitude en Égypte... ne sombre pas d'un seul coup dans l'anarchie la plus complète.

Le caractère précieux de la Loi divine, les juifs s'en ont si bien emparé... qu'ils n'ont pas tardé de s'en servir afin de contraindre Dieu - si c'est possible - de leur donner puissance et pouvoir à l'encontre des autres peuples. De cette dérive aussi, il faut se souvenir.

Cependant, lorsque Jésus paraît dans le monde, il dira lui-même qu'il n'est pas venu pour abolir, mais pour accomplir la Loi, c'est-à-dire: la rendre vivante dans le cœur des hommes. Et chacun d'entre nous pourrait témoigner du bouleversement complet que la Miséricorde divine peut accomplir dans une vie. Pour ma part, je témoigne de la joie acquise, en même temps comme une force et comme une source de Joie. Les deux sont présentes et agissantes dans mon cœur le sont depuis trente ans. Ce sera d'ailleurs une fête d'anniversaire pour moi, le troisième dimanche d'août de cette année - c'est-à-dire à l"Assomption. (Je viens de découvrir ce "détail"... je vous laisse imaginer l'impression que cette découverte me cause !)

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : ven. 24 juil. 2015, 16:27
par Marie du 65
Merci pour ces textes ainsi que de votre beau témoignage, lorsque Dieu entre dans notre vie c'est une joie indéfinissable et lorsque nous sommes guéris par Marie nous pouvons dire que nous sommes aimés. :)

L'apôtre est un homme saisi par l'amour de Dieu

Publié : sam. 25 juil. 2015, 9:53
par etienne lorant
Fête de saint Jacques (le majeur), apôtre

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15.
Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que la puissance extraordinaire que nous avons ne vient pas de nous mais de Dieu.
En toute circonstance, nous sommes dans la détresse, mais sans être angoissés ; nous sommes déconcertés, mais non désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.
En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre condition charnelle vouée à la mort.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
L’Écriture dit : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi, nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout cela, c’est pour vous, afin que la grâce, plus largement répandue dans un plus grand nombre, fasse abonder l’action de grâce pour la gloire de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.
La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


Textes de l’évangile au quotidien

La demande faite par la mère de Jacques et Jean, de siéger à la droite et à la gauche de Jésus, manifeste, une fois de plus, la distance qui demeure entre les desseins de Dieu et la compréhension humaine.

Dans le contexte, Jésus a déjà annoncé qu'il serait mis à mort par les chefs des prêtres. Mais il avait aussi annoncé sa résurrection le troisième jour et il était tout à fait logique pour la mère de Jacques et Jean, de songer que la Parousie était toute proche. En même temps, son "ambition politique" fait sourire. Sa demande, pour ses deux fils, manifeste combien l'homme demeure prisonnier de sa logique humaine, de ses raisonnements, de ses calculs.

Comme l'on fait grand cas de la philosophie dans les milieux athées ! La philosophie, amour de la sagesse ? Moi qui ai fait de la philo, je peux témoigner que j'ai gagné une grande distinction rien qu'en démontrant (un peu frauduleusement) qu'entre un carré et un cercle, il n'y avait fondamentalement qu'une différence de langage !

De nos jours aussi, on annonce la fin du monde... mais ce qui compte en réalité, c'est uniquement le jour qui passe. Je suis parfaitement convaincu que tous les apôtres, à partir de la Pentecôte, n'ont eu qu'une et et une seule préoccupation : manifester l'amour de Dieu avec le secours de l'Esprit Saint.

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Réussite humaine, accomplisement en Dieu

Publié : lun. 27 juil. 2015, 10:37
par etienne lorant
Lundi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Exode 32,15-24.30-34.
En ces jours-là, Moïse redescendit de la montagne. Il portait les deux tables du Témoignage ; ces tables étaient écrites sur les deux faces ; elles étaient l’œuvre de Dieu, et l’écriture, c’était l’écriture de Dieu, gravée sur ces tables.
Josué entendit le bruit et le tumulte du peuple et dit à Moïse : « Bruit de bataille dans le camp. »
Moïse répliqua : « Ces bruits, ce ne sont pas des chants de victoire ni de défaite ; ce que j’entends, ce sont des cantiques qui se répondent. »
Comme il approchait du camp, il aperçut le veau et les danses. Il s’enflamma de colère, il jeta les tables qu’il portait, et les brisa au bas de la montagne.
Il se saisit du veau qu’ils avaient fait, le brûla, le réduisit en poussière, qu’il répandit à la surface de l’eau. Et cette eau, il la fit boire aux fils d’Israël.
Moïse dit à Aaron : « Qu’est-ce que ce peuple t’avait donc fait, pour que tu l’aies entraîné dans un si grand péché ? »
Aaron répondit : « Que mon seigneur ne s’enflamme pas de colère ! Tu sais bien que ce peuple est porté au mal !
C’est eux qui m’ont dit : “Fais-nous des dieux qui marchent devant nous. Car ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.”
Je leur ai dit : “Ceux d’entre vous qui ont de l’or, qu’ils s’en dépouillent.” Ils me l’ont donné, je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau. »
Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un grand péché. Maintenant, je vais monter vers le Seigneur. Peut-être obtiendrai-je la rémission de votre péché. »
Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit : « Hélas ! Ce peuple a commis un grand péché : ils se sont fait des dieux en or.
Ah, si tu voulais enlever leur péché ! Ou alors, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit. »
Le Seigneur répondit à Moïse : « Celui que j’effacerai de mon livre, c’est celui qui a péché contre moi.
Va donc, conduis le peuple vers le lieu que je t’ai indiqué, et mon ange ira devant toi. Le jour où j’interviendrai, je les punirai de leur péché. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,31-35.
En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.



La tentation qui a saisi le peuple au pieds du mont Sinaï est, en définitive, très répandue. Les peuples adoraient des idoles comme cette représentation d'un veau en or fondu. Que pouvaient-il y voir ? Sans doute leurs désirs de richesse et de puissance, car un veau devient taureau - et que serait-ce d'un taureau en or ! Le dictionnaire dit encore : l'idolâtrie est l'adoration d'une image, d'un astre, d'une idée ou d'un objet. Ne serait-ce pas également une tentative de connaître l'univers, de le comprendre et de le posséder ?

Le prêtre nous a donc invités à nous poser cette question : quelle idole fut la nôtre avant de rencontrer le Christ ?
Il nous a dit que lui-même avait éprouvé cette sorte de sentiments au cours de ses études de médecine - car il existe une part non négligeable "d'amour" de la médecine pour elle-même - laquelle a produit de grands médecins. De même pour les mathématiques, qui finissent par devenir un langage entre initiés. Une autre forme d'idolâtrie consiste en l'athéisme, par lequel certains vont jusqu'à "l'adoration du néant", laquelle aboutirait à annihilation de toutes formes de souffrance, etc.

Comme il nous a suggéré de nous sonder nous-mêmes à ce sujet, je me suis tout de suite souvenu que, durant ma période loin de l’Église, je n'envisageais de réussite de vie qu'en fonction de connaissances intellectuelles qui me permettraient de faire partie d'une élite. Il existe toutes sortes d'idolâtries ! L'homme est donc très souvent partagé et tiraillé en lui-même. Notre ennemi, l'Adversaire, voit ce manque de cohésion - et c'est par là qu'il nous assiège...

Pour échapper à tous les pièges, l'âme est donc appelée à chercher Dieu dans la patience et l'humilité, par la reconnaissance de sa faiblesse, de sa finitude, de son besoin de reconnaissance et d'amour. L’Évangile nous rejoint ici en nous incitant à l'attitude de la confiance en Dieu, à la prière, à l'espérance, à la miséricorde envers autrui. C'est surtout cette dernière, l'attitude de miséricorde envers le prochain, nous a-t-il confié, qui permet, en nous, la croissance du Royaume en nous... comme la toute petite graine de moutarde qui va lever en un grand arbre - et comme la pincée de levain qui fait lever toute la pâte.

Pour ma part, je voudrais évoquer ici le nombre de mes anciennes relations qui, ayant découvert ma conversion, se sont mis à critiquer "l'incohérence" des textes religieux ... tout en se montrant quelque peu agressif... Je n'ai pas tardé à perdre mes amis, car rien qu'en parlant de ma conversion, je les avais déstabilisés. Puisse néanmoins le Seigneur toucher l'âme de celles et ceux que j'ai perdus comme amies et amis. Beaucoup ont "fait leur vie" avant de la défaire aussi, car sans la reconnaissance de nos faiblesses, il n'y a pas non plus d'accomplissement de l'être, il n'y a pas de sérénité possible.

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Publié : lun. 27 juil. 2015, 15:45
par Marie du 65
Pour ma part je citerais l'indulgence envers mon prochain, ce que je "supporte" le moins est la jalousie des êtres humains.
Pourquoi cette jalousie incompréhensive ? Combien de fois me suis-je posée la question "mais pourquoi cette personne est d'une jalousie maladive ? Je viens à la conclusion que tout être humain ne doit pas envier son prochain, je prie aujourd'hui pour ces personnes envieuses, que le Seigneur leur montre le chemin de l'humilité!!!

Entre justice et miséricorde

Publié : mar. 28 juil. 2015, 11:03
par etienne lorant
Mardi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Exode 33,7-11.34,5b-9.28.
En ces jours-là, à chaque étape, pendant la marche au désert, Moïse prenait la Tente et la plantait hors du camp, à bonne distance. On l’appelait : tente de la Rencontre, et quiconque voulait consulter le Seigneur devait sortir hors du camp pour gagner la tente de la Rencontre.
Quand Moïse sortait pour aller à la Tente, tout le peuple se levait. Chacun se tenait à l’entrée de sa tente et suivait Moïse du regard jusqu’à ce qu’il soit entré. Au moment où Moïse entrait dans la Tente, la colonne de nuée descendait, se tenait à l’entrée de la Tente, et Dieu parlait avec Moïse.
Tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l’entrée de la Tente, tous se levaient et se prosternaient, chacun devant sa tente.
Le Seigneur parlait avec Moïse face à face, comme on parle d’homme à homme. Puis Moïse retournait dans le camp, mais son auxiliaire, le jeune Josué, fils de Noun, ne quittait pas l’intérieur de la Tente.

Le Seigneur proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération, supporte faute, transgression et péché, mais ne laisse rien passer, car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération. »

Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.

Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. »
Moïse demeura sur le Sinaï avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau. Sur les tables de pierre, il écrivit les paroles de l’Alliance, les Dix Paroles.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,36-43.
En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !



Textes de l’Évangile au quotidien

Il y a deux temps dans les déclarations que fait Dieu à Moïse. A la retranscription, j'ai employé les caractères en italique pour indiquer ce passage dans lequel la Justice divine semble entrer en conflit avec la Miséricorde : d'un côté, Dieu se déclare tendre et miséricordieux, lent à la colère... mais il ajoute qu'il ne laisse rien passer, car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération.

De sorte que Dieu semble se contredire. Et c'est encore un de ces passages de la Bible qui paraissent incompréhensibles et poussent nombre de lecteurs à déclarer que la bible en son entièreté ne cesse de se contredire elle-même et qu'en définitive, il n'y a que la sagesse humaine à pouvoir rendre l'homme sage...

Cependant, quiconque applique sincèrement son attention et est capable de se remettre en question, trouve la solution et la résolution du problème posé... tout comme l'on fait en résolvant une équation. Dans le langage, il existe un mouvement, une dynamique, qui permet à des contraires de se rencontrer sans s’annihiler pour autant.

Ainsi, l'homme est mauvais, mais il ne l'est pas totalement, puisqu'il est également capable d'amour et d'altruisme, capable de s'oublier lui-même - jusqu'au sacrifice - afin de préserver son semblable devant le malheur.
Et il en est ainsi depuis l'entrée du Christ dans l'histoire humaine. Jésus est mort sur la croix en pardonnant à ses persécuteurs - et cet exemple, de multiples saints l'ont reproduit. Et nous aussi, chacune et chacun d'entre nous sommes invités à renoncer à la justice en choisissant la Miséricorde.

La résolution du problème, c'est donc Jésus qui l'apporte en donnant librement sa vie sur la croix en faveur des pécheurs. Et en donnant sa vie, Jésus a répandu la miséricorde dans le cœur des hommes, en sorte que la justice divine s'en retrouve en quelque sorte gênée et comme "entravée".

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