Foxy a écrit : ↑mer. 25 mars 2026, 16:36
car je suppose qu’ils savent que vous n’êtes pas baptisé ?
Oui, bien sûr. L’un d’eux me prépare au baptême ; d’ailleurs, demain matin, nous avons notre rendez-vous mensuel.
Personnellement, je ne trouve pas que deux ans soient de trop pour se préparer au baptême.
Quand on ne connaît rien à l’église catholique, comme moi au départ, il y a tant de choses à découvrir… Se précipiter ne sert à rien. Il faut du temps pour changer, pour faire un véritable examen de conscience qui conduit à une transformation intérieure.
La messe quotidienne a lieu du mardi au vendredi dans notre paroisse.
Quatre fois par semaine, dans le petit oratoire, car nous sommes rarement plus d’une dizaine, je prépare la messe pour le prêtre.
J’arrive toujours une demi-heure avant le début, après être allé chercher Arlette. J’ouvre d’abord la première porte, qui donne sur un vestibule où des livres sont mis à disposition, notamment le jeudi.
Puis je compose le code de la seconde porte menant à l’oratoire. Elle est un peu capricieuse : il faut avoir le coup de main pour l’ouvrir.
Je laisse entrer Arlette, qui va s’asseoir, j’allume les lumières et le chauffage. Je fais quelques pas, m’agenouille et me signe devant le Seigneur.
J’ouvre ensuite le lectionnaire à la bonne page, en prenant soin de vérifier sur le site web de l’AELF pour éviter toute erreur. J’en profite pour contrôler la couleur liturgique du jour et, si nécessaire, changer le tissu du pupitre.
Je note également l’antienne du psaume au tableau, afin que chacun puisse la lire facilement pendant la liturgie de la Parole.
Je commence alors la préparation de l’oratoire : j’allume la première bougie devant la Vierge Marie, je m’incline en passant devant le tabernacle, puis j’allume la seconde bougie sur l’autel et la troisième devant la statue de saint Joseph. J’allume enfin les autres lumières.
J’ouvre le placard sous la statue de saint Joseph et j’en sors le calice ainsi que tout le nécessaire pour la communion : patène, corporal, coupelle…
La suite dépend du prêtre qui célèbre, car le père Gérard et le père Dominique n’ont pas les mêmes habitudes.
Mais, en général, je vérifie qu’il y a suffisamment d’hosties dans le ciboire et j’en ajoute si besoin. Je verse le vin dans le calice et dépose une grande hostie dans la coupelle.
J’aime prendre mon temps et accomplir chacun de ces gestes avec soin, amour et respect.
Lorsque tout est prêt, je distribue les livres de chant. Et revient alors, invariablement, la même question :
qu’est-ce qu’on chante ?
Le dimanche, la préparation est plus conséquente , il y a beaucoup plus de monde, mais cela reste du même ordre.
Et, il y a ce moment particulier uniquement le dimanche où je sers : j’ai la grâce de tenir le ciboire contenant les hosties consacrées pour les déposer dans la réserve eucharistique le matin, puis dans le tabernacle de la sacristie après la communion.
Voilà dans les grandes lignes.
Il y’a aussi un peu de maintenance et de nettoyage
