jeanbaptiste a écrit :L'analyse de Jull fut faite à partir d'un fil prélevé au même endroit
Oui.
jeanbaptiste a écrit :
N'y-a-t-il pas eu une analyse faite par le STURP en 1982 sur un autre échantillon aboutissant des résultats incohérents ? Un bout de l'échantillon daterait de 200 ap JC et l'autre de 1000.
Oui, Rogers, qui a utilisé une technique (la vanilline) pas du tout reconnue comme fiable, et avec un écart encore plus important que le C14 ?
jeanbaptiste a écrit :
Et que faire des miniatures reproduisant des particularités du linceul datant de 1190/1195 insérés dans le Codex de Pray conservé à la Bibliothèque nationale de Budapest ?
Des miniatures ? On parle bien des petits dessins imprécis, sur lesquels, par exemple, il n'y a pas de blessure aux mains, et où on voit la blessure du flanc inversée par rapport au linceul, où il n'y a aucune marque de brûlure... ?
jeanbaptiste a écrit :
En plus des autres éléments (pollens, type de crucifixion).
... Qui ont été déjà abordés plus en haut... Et qui, au pire, n'aboutisent sur rien, si ce n'est sur des vagues présomptions sont l'incompétence des laboratoires...
jeanbaptiste a écrit :
Un certains nombre d'éléments permettent de dire que la datation est à prendre avec des pincettes.
Eléments dont j'ai déjà discuté plus avant. Par exemple, Raistlin supposait un morceau de lin minuscule accroché à l'échantillon, ayant déformé la datation.
Or, c'est supposé que les types qui s'occupent de ce travail se serait contenté de jeter l'échantillon au feu sans le nettoyer correctement.
Etes vous sûr de vouloir soutenir le fait qu'ils n'aient pas fait le travail correctement, devant trois laboratoires aussi réputés ?
JeanBaptiste a écrit :
Certes, seulement on n'a pas le "positif" en ce qui concerne le linceul.
Ce qui est dessiné sur le linceul est le "positif".
jeanbaptiste a écrit :
Ce qui extraordinaire c'est qu'un peintre arrive à produire une peinture sans "coup de pinceau" (ou autre instrument).
D'où l'hypothèse du "frotti", hypothèse démontrée de visu par Blanrue - même si il n'a pas reproduit exactement au millimètre près le linceul tel que le souhaitaient les tenants de son authenticité
jeanbaptiste a écrit :
Autres éléments intéressants : le suaire d'Oviedo et la tunique d'Argenteuil.
En plus de multiplier les pains, il a multiplié les linceuls/suaires. Manque le Mandylion, c'est injuste pour ce dernier de ne pas le citer, tout de même.
On a jamais autant couvert un mort, vous ne trouvez pas ?
jeanbaptiste a écrit :
On a des traces de l'existence du suaire dès 570, et de la tunique dès le IXe siècle. Or, le sang présent sur les deux objets est de groupe sanguin AB.
Avec des références vérifiées dignes de ce nom, j'espère.
jeanbaptiste a écrit :
Il semble qu'il faille peut-être envisager de revoir ce chiffre à la baisse.
Sur quel élément devrait-on "abaisser ce chiffre" ?
jeanbaptiste a écrit :
En tout cas il n'est pas impossible que l'argument du groupe sanguin soit lui-même insuffisant.
Ah ok
Je peux aussi tout affirmer/réfuter en utilisant exactement la même rhétorique.
jeanbaptiste a écrit :
Là où je veux en venir c'est que
1) la datation au C14 et le groupe sanguin ne sont pas suffisants.
2) l'argument d'une peinture du moyen-âge est extrêmement difficile à tenir.
Pour vous oui.
jeanbaptiste a écrit :
Reste comme hypothèse probables (en l'état actuel des recherches) :
1) le linceul d'un vrai crucifié de l'époque du Christ.
2) un faux produit par des malades ayant crucifié un type pour faire croire qu'il s'agissait du Christ.
La position des sceptiques, et en l'état actuel des recherches, est que c'est un faux fabriqué au moyen âge.
Au fait, vous n'avez pas vraiment répondu: alors, ce lien avec la Bible ? Même si vous vous raccrochez à l'improbable test sanguin et d'avec tous les linceuls, suaires, tuniques (il était bien habillé au moins) et ainsi de suite, qu'est ce qui vous permet de faire le lien avec Jésus ?