Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Vivre dans l'humilité c'est ce que Dieu veut de nous, j'entends encore trop souvent "le moi je...." ne pas s'écouter parler, répondre aux attentes de son prochain c'est ce que Dieu nous demande!!
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même
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etienne lorant
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Du temps de la colère au temps de la réconciliation globale
Mercredi de la 19e semaine du temps ordinaire
Livre du Deutéronome 34,1-12.
En ces jours-là, Moïse monta des steppes de Moab au mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. Le Seigneur lui fit voir tout le pays : Galaad jusqu’à Dane,
tout Nephtali, le pays d’Éphraïm et de Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la Méditerranée,
le Néguev, la région du Jourdain, la vallée de Jéricho ville des Palmiers, jusqu’à Soar.
Le Seigneur lui dit : « Ce pays que tu vois, j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob de le donner à leur descendance. Je te le fais voir, mais tu n’y entreras pas. »
Moïse, le serviteur du Seigneur, mourut là, au pays de Moab, selon la parole du Seigneur.
On l’enterra dans la vallée qui est en face de Beth-Péor, au pays de Moab. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait où se trouve son tombeau.
Moïse avait cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’avait pas baissé, sa vitalité n’avait pas diminué.
Les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les steppes de Moab, pendant trente jours. C’est alors que s’achevèrent les jours du deuil de Moïse.
Josué, fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains. Les fils d’Israël lui obéirent, ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse.
Il ne s’est plus levé en Israël un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur rencontrait face à face.
Que de signes et de prodiges le Seigneur l’avait envoyé accomplir en Égypte, devant Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays ! Avec quelle main puissante, quel pouvoir redoutable, Moïse avait agi aux yeux de tout Israël !
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Avec la mort de Moïse, et la disparition même de sa tombe, c'est la fin de la colère de Dieu, nous a dit le prêtre. Ce qui permet de dire cela, ce n'est pas seulement la vue de la terre promise, c'est la réconciliation finale qui s'accomplira par la venue, l'enseignement, la mort et la résurrection de Jésus. L’Église et l'institution des sacrements - dont celui de la confession ou réconciliation, qui est évoqué dans l’Évangile. En effet, tout ce qui sera lié ou délié par par les apôtres sur la terre, sera aussi lié ou délié dans les cieux.
Jésus va donner sa vie sur la croix non pas seulement en faveur de celles et ceux qui placeront en lui leur confiance, mais aussi en faveur de ce peuple "à la tête dure" qui est de la descendance d'Abraham - car les hommes renient leurs paroles, mais Dieu jamais. Donc, d'une façon mystérieuse, à la fin des temps, les juifs eux aussi bénéficieront de la Miséricorde divine.
Nombreux sont les catholiques qui doutent de cette "réconciliation totale et finale", a ajouté notre prêtre, et ce doute pourra aussi leur être reproché lors du jugement dernier.
Je ne m'attendais guère à cette déclaration mais notre prêtre a insisté en mentionnant cette prophétie de saint Paul dont je n'avais pas gardé le souvenir et qui figure pourtant bien dans l'épître aux romains chapitre 11, versets 15 à 22 (je dois reconnaître que j'avais complètement oublié ce teste). Saint Paul dit en effet :
"Si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une résurrection d'entre les morts?
Si les prémices sont saintes, la masses l'est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.
Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui n'étais qu'un olivier sauvage, tu as été enté à leur place et rendu participant de la racine et de la sève de l'olivier,
ne te glorifie pas à l'encontre des branches. Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc: Ces branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté.
Cela est vrai; ils on été retranchés à cause de leur incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi; grade-toi de pensées orgueilleuses, mais crains.
Car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, crains qu'il ne t'épargne pas non plus.
Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sa sévérité envers ceux qui sont tombés, et sa bonté envers toi, si tu te maintiens dans cette bonté; autrement toi aussi tu seras retranché toi aussi ."
Il m'a fallu relire une grande partie de l'épître pour retrouver ce passage, pour lequel je crois utile de fournir le lien.
http://bible.catholique.org/epitre-de-s ... hapitre-11
.
Livre du Deutéronome 34,1-12.
En ces jours-là, Moïse monta des steppes de Moab au mont Nébo, au sommet du Pisga, qui est en face de Jéricho. Le Seigneur lui fit voir tout le pays : Galaad jusqu’à Dane,
tout Nephtali, le pays d’Éphraïm et de Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la Méditerranée,
le Néguev, la région du Jourdain, la vallée de Jéricho ville des Palmiers, jusqu’à Soar.
Le Seigneur lui dit : « Ce pays que tu vois, j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob de le donner à leur descendance. Je te le fais voir, mais tu n’y entreras pas. »
Moïse, le serviteur du Seigneur, mourut là, au pays de Moab, selon la parole du Seigneur.
On l’enterra dans la vallée qui est en face de Beth-Péor, au pays de Moab. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait où se trouve son tombeau.
Moïse avait cent vingt ans quand il mourut ; sa vue n’avait pas baissé, sa vitalité n’avait pas diminué.
Les fils d’Israël pleurèrent Moïse dans les steppes de Moab, pendant trente jours. C’est alors que s’achevèrent les jours du deuil de Moïse.
Josué, fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains. Les fils d’Israël lui obéirent, ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse.
Il ne s’est plus levé en Israël un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur rencontrait face à face.
Que de signes et de prodiges le Seigneur l’avait envoyé accomplir en Égypte, devant Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays ! Avec quelle main puissante, quel pouvoir redoutable, Moïse avait agi aux yeux de tout Israël !
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Avec la mort de Moïse, et la disparition même de sa tombe, c'est la fin de la colère de Dieu, nous a dit le prêtre. Ce qui permet de dire cela, ce n'est pas seulement la vue de la terre promise, c'est la réconciliation finale qui s'accomplira par la venue, l'enseignement, la mort et la résurrection de Jésus. L’Église et l'institution des sacrements - dont celui de la confession ou réconciliation, qui est évoqué dans l’Évangile. En effet, tout ce qui sera lié ou délié par par les apôtres sur la terre, sera aussi lié ou délié dans les cieux.
Jésus va donner sa vie sur la croix non pas seulement en faveur de celles et ceux qui placeront en lui leur confiance, mais aussi en faveur de ce peuple "à la tête dure" qui est de la descendance d'Abraham - car les hommes renient leurs paroles, mais Dieu jamais. Donc, d'une façon mystérieuse, à la fin des temps, les juifs eux aussi bénéficieront de la Miséricorde divine.
Nombreux sont les catholiques qui doutent de cette "réconciliation totale et finale", a ajouté notre prêtre, et ce doute pourra aussi leur être reproché lors du jugement dernier.
Je ne m'attendais guère à cette déclaration mais notre prêtre a insisté en mentionnant cette prophétie de saint Paul dont je n'avais pas gardé le souvenir et qui figure pourtant bien dans l'épître aux romains chapitre 11, versets 15 à 22 (je dois reconnaître que j'avais complètement oublié ce teste). Saint Paul dit en effet :
"Si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une résurrection d'entre les morts?
Si les prémices sont saintes, la masses l'est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.
Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui n'étais qu'un olivier sauvage, tu as été enté à leur place et rendu participant de la racine et de la sève de l'olivier,
ne te glorifie pas à l'encontre des branches. Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc: Ces branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté.
Cela est vrai; ils on été retranchés à cause de leur incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi; grade-toi de pensées orgueilleuses, mais crains.
Car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, crains qu'il ne t'épargne pas non plus.
Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sa sévérité envers ceux qui sont tombés, et sa bonté envers toi, si tu te maintiens dans cette bonté; autrement toi aussi tu seras retranché toi aussi ."
Il m'a fallu relire une grande partie de l'épître pour retrouver ce passage, pour lequel je crois utile de fournir le lien.
http://bible.catholique.org/epitre-de-s ... hapitre-11
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Merci pour cet Evangile, ce matin à la Messe dans Les Sanctuaires nous avons eu la même homélie.
Un chapelain que j'estime énormément et qui est mon Père Spirituel!!!
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La traversée du Jourdain et la remise des dettes
Jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire
Livre de Josué 3,7-10a.11.13-17.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, je vais commencer à te grandir devant tout Israël, pour qu’il sache que je suis avec toi comme j’ai été avec Moïse.
Toi, tu donneras cet ordre aux prêtres qui portent l’arche d’Alliance : “Lorsque vous serez arrivés au bord du Jourdain, vous vous arrêterez dans le lit du fleuve.” »
Josué dit ensuite aux fils d’Israël : « Approchez, écoutez les paroles du Seigneur votre Dieu.
À ceci, vous reconnaîtrez que le Dieu vivant est au milieu de vous, et qu’il vous mettra en possession du pays des Cananéens, des Hittites, des Hivvites, des Perizzites, des Guirgashites, des Amorites et des Jébuséens :
voici que l’arche de l’Alliance du Seigneur de toute la terre va passer le Jourdain devant vous.
Aussitôt que les prêtres qui portent l’arche du Seigneur de toute la terre auront posé la plante de leurs pieds dans les eaux du Jourdain, les eaux qui sont en amont seront coupées, et elles s’arrêteront en formant une seule masse. »
Quand le peuple leva le camp pour passer le Jourdain, les prêtres portaient l’arche d’Alliance en tête du peuple.
Or, le Jourdain coule à pleins bords pendant toute la saison des moissons. Dès que les prêtres qui portaient l’arche furent arrivés au Jourdain, et que leurs pieds touchèrent l’eau,
les eaux s’arrêtèrent en amont et se dressèrent comme une seule masse sur une grande distance, à partir d’Adame, ville voisine de Sartane ; et en aval, les eaux achevèrent de s’écouler vers la mer de la Araba, la mer Morte. Le peuple traversa à la hauteur de Jéricho.
Les prêtres qui portaient l’arche de l’Alliance du Seigneur restèrent immobiles, sur la terre sèche, au milieu du Jourdain. Alors tout Israël traversa à pied sec, jusqu’à ce que toute la nation eût fini de passer le Jourdain.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.
Textes de l'Evangile au quotidien
Le miracle de la traversée du Nil à pieds secs, lors de la fuite d’Égypte, se reproduit lors de la traversée du Jourdain. Mais cette fois, il ne s'agit plus d'une fuite, de la fin d'un esclavage, mais de l'entrée dans une vie nouvelle. Ce n'est plus un peuple qui fuit la tyrannie, mais qui va prendre possession d'une terre et s'en rendre maître.
Le mode paraît le même, mais le sens est renouvelé. C'est véritablement une nouvelle vie qui commence pour les anciens esclaves, car ils seront propriétaires de leur sol, ils constitueront une nation parmi toutes les autres.
Mais traverser le Jourdain, c'est aussi recevoir un baptême pour l'enlèvement des péchés et commencer une vie toute neuve.
Et toutes ces considérations se retrouvent dans l'enseignement que donne Jésus dans l’Évangile concernant la remise des dettes. Il ne s'agit certes pas de dettes pécuniaires qu'envisage Jésus, mais des dettes beaucoup plus importantes que constituent nos "rebellions" à l’œuvre de la grâce en nous. Certains hommes et certaines femmes ont accumulé devant Dieu de telles dettes de patience et de miséricorde, qu'elles dépassent largement tout ce que les pays pauvres doivent aux pays riches ! La comparaison qu'établit Jésus est tout à fait judicieuse !
Nous sommes appelés à faire preuve de courage, pour renoncer à nos péchés, à nos jugements faciles, à nos comparaisons avec autrui, à nos sentiments de supériorité. Car si nous n'acquérons pas un cœur prompt à la miséricorde, comment espérer que Dieu ne tardera pas à nous délivrer de nos fautes ? Dans la parabole, comment l'homme livré aux bourreaux pour ces dettes pourrait-il rembourser ? C'est une allusion directe au purgatoire. Le prêtre nous a incité à prier pour les âmes du purgatoire à l'occasion de la fête de l'Assomption.
.
Livre de Josué 3,7-10a.11.13-17.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, je vais commencer à te grandir devant tout Israël, pour qu’il sache que je suis avec toi comme j’ai été avec Moïse.
Toi, tu donneras cet ordre aux prêtres qui portent l’arche d’Alliance : “Lorsque vous serez arrivés au bord du Jourdain, vous vous arrêterez dans le lit du fleuve.” »
Josué dit ensuite aux fils d’Israël : « Approchez, écoutez les paroles du Seigneur votre Dieu.
À ceci, vous reconnaîtrez que le Dieu vivant est au milieu de vous, et qu’il vous mettra en possession du pays des Cananéens, des Hittites, des Hivvites, des Perizzites, des Guirgashites, des Amorites et des Jébuséens :
voici que l’arche de l’Alliance du Seigneur de toute la terre va passer le Jourdain devant vous.
Aussitôt que les prêtres qui portent l’arche du Seigneur de toute la terre auront posé la plante de leurs pieds dans les eaux du Jourdain, les eaux qui sont en amont seront coupées, et elles s’arrêteront en formant une seule masse. »
Quand le peuple leva le camp pour passer le Jourdain, les prêtres portaient l’arche d’Alliance en tête du peuple.
Or, le Jourdain coule à pleins bords pendant toute la saison des moissons. Dès que les prêtres qui portaient l’arche furent arrivés au Jourdain, et que leurs pieds touchèrent l’eau,
les eaux s’arrêtèrent en amont et se dressèrent comme une seule masse sur une grande distance, à partir d’Adame, ville voisine de Sartane ; et en aval, les eaux achevèrent de s’écouler vers la mer de la Araba, la mer Morte. Le peuple traversa à la hauteur de Jéricho.
Les prêtres qui portaient l’arche de l’Alliance du Seigneur restèrent immobiles, sur la terre sèche, au milieu du Jourdain. Alors tout Israël traversa à pied sec, jusqu’à ce que toute la nation eût fini de passer le Jourdain.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.
Textes de l'Evangile au quotidien
Le miracle de la traversée du Nil à pieds secs, lors de la fuite d’Égypte, se reproduit lors de la traversée du Jourdain. Mais cette fois, il ne s'agit plus d'une fuite, de la fin d'un esclavage, mais de l'entrée dans une vie nouvelle. Ce n'est plus un peuple qui fuit la tyrannie, mais qui va prendre possession d'une terre et s'en rendre maître.
Le mode paraît le même, mais le sens est renouvelé. C'est véritablement une nouvelle vie qui commence pour les anciens esclaves, car ils seront propriétaires de leur sol, ils constitueront une nation parmi toutes les autres.
Mais traverser le Jourdain, c'est aussi recevoir un baptême pour l'enlèvement des péchés et commencer une vie toute neuve.
Et toutes ces considérations se retrouvent dans l'enseignement que donne Jésus dans l’Évangile concernant la remise des dettes. Il ne s'agit certes pas de dettes pécuniaires qu'envisage Jésus, mais des dettes beaucoup plus importantes que constituent nos "rebellions" à l’œuvre de la grâce en nous. Certains hommes et certaines femmes ont accumulé devant Dieu de telles dettes de patience et de miséricorde, qu'elles dépassent largement tout ce que les pays pauvres doivent aux pays riches ! La comparaison qu'établit Jésus est tout à fait judicieuse !
Nous sommes appelés à faire preuve de courage, pour renoncer à nos péchés, à nos jugements faciles, à nos comparaisons avec autrui, à nos sentiments de supériorité. Car si nous n'acquérons pas un cœur prompt à la miséricorde, comment espérer que Dieu ne tardera pas à nous délivrer de nos fautes ? Dans la parabole, comment l'homme livré aux bourreaux pour ces dettes pourrait-il rembourser ? C'est une allusion directe au purgatoire. Le prêtre nous a incité à prier pour les âmes du purgatoire à l'occasion de la fête de l'Assomption.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Nos jugements faciles......sentiments de supériorité.... et j'en passe....
Comment voulez-vous que Dieu accorde son Ciel si nous ne faisons pas preuve d'humilité, jugez autrui n'est pas ce que Dieu demande, non, Dieu est Grand et Nous nous sommes petits!!!
Et que dire du sentiment de supériorité et bien tout simplement que Dieu nous a donné des sentiments non pas pour "se montrer" oh non, Dieu n'aime pas cela, pour moi l'être supérieur n'existe pas.
Dieu seul est juge et je m'en remet à Lui!!!
Marie
Comment voulez-vous que Dieu accorde son Ciel si nous ne faisons pas preuve d'humilité, jugez autrui n'est pas ce que Dieu demande, non, Dieu est Grand et Nous nous sommes petits!!!
Et que dire du sentiment de supériorité et bien tout simplement que Dieu nous a donné des sentiments non pas pour "se montrer" oh non, Dieu n'aime pas cela, pour moi l'être supérieur n'existe pas.
Dieu seul est juge et je m'en remet à Lui!!!
Marie
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L'amour de Dieu, le seul trésor qui demeure
Lundi de la 20e semaine du temps ordinaire
Livre des Juges 2,11-19.
En ces jours-là, les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et ils servirent les Baals.
Ils abandonnèrent le Seigneur, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Égypte, et ils suivirent d’autres dieux parmi ceux des peuples d’alentour. Ils se prosternèrent devant eux, et ils irritèrent le Seigneur.
Ils abandonnèrent le Seigneur pour servir Baal et Astarté.
Alors la colère du Seigneur s’enflamma contre Israël. Il les livra aux mains des pillards, les abandonna aux ennemis qui les entouraient, et ils furent incapables de leur résister.
Dans toutes leurs expéditions, la main du Seigneur était contre eux, pour leur malheur, comme il le leur avait dit, comme il en avait fait serment. Ils furent dans une très grande détresse.
Alors le Seigneur suscita des juges pour les sauver de la main des pillards.
Mais ils n’obéissaient pas non plus à leurs juges. Ils se prostituèrent en suivant d’autres dieux, ils se prosternèrent devant eux. Ils ne tardèrent pas à se détourner du chemin où leurs pères avaient marché en obéissant aux commandements du Seigneur ; ils n’agirent pas comme eux.
Lorsque le Seigneur suscitait pour eux un juge, le Seigneur était avec le juge, et il les sauvait de la main de leurs ennemis aussi longtemps que le juge était en vie ; car le Seigneur se laissait émouvoir quand ils gémissaient sous la violence de leurs oppresseurs.
Mais quand le juge était mort, ils recommençaient et poussaient la corruption plus loin que leurs pères : ils suivaient d’autres dieux, les servaient et se prosternaient devant eux ; ils ne renonçaient en rien à leurs pratiques ni à leur conduite obstinée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,16-22.
En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Textes de l’Évangile au quotidien
Après avoir tourné en rond dans le désert durant quarante années, les juifs entrent dans la terre promise. Ils la trouvent évidemment déjà peuplée, car qui choisirait de vivre dans un désert quand il a sous les yeux une vallée où coulent des rivières, où poussent des arbres fruitiers dans une terre riche , où le gibier est abondant, avec un grand lac poissonneux et un bon climat ! Les fils d'Israël, plutôt que de chasser devant eux les peuplades qui y séjournaient, vont rapidement dédaigner les consignes des Juges pour s'insérer dans les peuplades déjà installées.
Les juifs n'ont pas vraiment conscience de l'extraordinaire destinée que le Seigneur a conçue pour eux. Et notre prêtre d'ajouter : "Mais nous, en avons-nous vraiment conscience ou bien nous contentons-nous des règles du catéchisme ?"C'est avec son âme bien catéchisée - et même vertueuse - que le jeune homme riche vient au Seigneur. Jésus. C'est en toute bonne foi qu'il vient se présenter à Jésus ! Il désire réellement la perfection !
Mais il ne se doute pas qu'il a des chaînes à ses pieds, de lourdes chaînes constituées d'hectares de bonne terre, de vignobles, de pièces d'or, de richesses de toutes sortes, de familles entières qui vivent à son service. Et d'un seul coup, Jésus lui ouvre les yeux : abandonner tout cela, le peux-tu ? Certes, les disciples ont laissé derrière eux leur barque et leur filet, mais on peut se demander: si c'était toute une flottille de bateaux de pèche qu'il avait fallu démanteler, n'y auraient-ils pas réfléchi à deux fois ?
Ce dilemme, chacun d'entre nous le connaît tôt ou tard. Il suffit pourtant d'un peu d'introspection pour le résoudre. Car nous aussi, nous avons devant nous la terre promise qu'est le Royaume des Cieux. Mais nous n'y pénétrerons pas avec nos bagages, ni notre bonne conscience. Seul l'Amour nous en ouvrira les portes.
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Livre des Juges 2,11-19.
En ces jours-là, les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et ils servirent les Baals.
Ils abandonnèrent le Seigneur, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Égypte, et ils suivirent d’autres dieux parmi ceux des peuples d’alentour. Ils se prosternèrent devant eux, et ils irritèrent le Seigneur.
Ils abandonnèrent le Seigneur pour servir Baal et Astarté.
Alors la colère du Seigneur s’enflamma contre Israël. Il les livra aux mains des pillards, les abandonna aux ennemis qui les entouraient, et ils furent incapables de leur résister.
Dans toutes leurs expéditions, la main du Seigneur était contre eux, pour leur malheur, comme il le leur avait dit, comme il en avait fait serment. Ils furent dans une très grande détresse.
Alors le Seigneur suscita des juges pour les sauver de la main des pillards.
Mais ils n’obéissaient pas non plus à leurs juges. Ils se prostituèrent en suivant d’autres dieux, ils se prosternèrent devant eux. Ils ne tardèrent pas à se détourner du chemin où leurs pères avaient marché en obéissant aux commandements du Seigneur ; ils n’agirent pas comme eux.
Lorsque le Seigneur suscitait pour eux un juge, le Seigneur était avec le juge, et il les sauvait de la main de leurs ennemis aussi longtemps que le juge était en vie ; car le Seigneur se laissait émouvoir quand ils gémissaient sous la violence de leurs oppresseurs.
Mais quand le juge était mort, ils recommençaient et poussaient la corruption plus loin que leurs pères : ils suivaient d’autres dieux, les servaient et se prosternaient devant eux ; ils ne renonçaient en rien à leurs pratiques ni à leur conduite obstinée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,16-22.
En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Textes de l’Évangile au quotidien
Après avoir tourné en rond dans le désert durant quarante années, les juifs entrent dans la terre promise. Ils la trouvent évidemment déjà peuplée, car qui choisirait de vivre dans un désert quand il a sous les yeux une vallée où coulent des rivières, où poussent des arbres fruitiers dans une terre riche , où le gibier est abondant, avec un grand lac poissonneux et un bon climat ! Les fils d'Israël, plutôt que de chasser devant eux les peuplades qui y séjournaient, vont rapidement dédaigner les consignes des Juges pour s'insérer dans les peuplades déjà installées.
Les juifs n'ont pas vraiment conscience de l'extraordinaire destinée que le Seigneur a conçue pour eux. Et notre prêtre d'ajouter : "Mais nous, en avons-nous vraiment conscience ou bien nous contentons-nous des règles du catéchisme ?"C'est avec son âme bien catéchisée - et même vertueuse - que le jeune homme riche vient au Seigneur. Jésus. C'est en toute bonne foi qu'il vient se présenter à Jésus ! Il désire réellement la perfection !
Mais il ne se doute pas qu'il a des chaînes à ses pieds, de lourdes chaînes constituées d'hectares de bonne terre, de vignobles, de pièces d'or, de richesses de toutes sortes, de familles entières qui vivent à son service. Et d'un seul coup, Jésus lui ouvre les yeux : abandonner tout cela, le peux-tu ? Certes, les disciples ont laissé derrière eux leur barque et leur filet, mais on peut se demander: si c'était toute une flottille de bateaux de pèche qu'il avait fallu démanteler, n'y auraient-ils pas réfléchi à deux fois ?
Ce dilemme, chacun d'entre nous le connaît tôt ou tard. Il suffit pourtant d'un peu d'introspection pour le résoudre. Car nous aussi, nous avons devant nous la terre promise qu'est le Royaume des Cieux. Mais nous n'y pénétrerons pas avec nos bagages, ni notre bonne conscience. Seul l'Amour nous en ouvrira les portes.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Abandonnez nos biens et les donner aux pauvres, oui, nous n'en aurons pas besoin lorsque Dieu nous appellera!!!
Je suis tout à fait d'accord avec ces paroles!!!
Marie
Je suis tout à fait d'accord avec ces paroles!!!
Marie
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même
Près de Notre Saint Père
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etienne lorant
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Nous reconnaître tels que nous sommes devant Dieu
Mardi de la 20e semaine du temps ordinaire
Livre des Juges 6,11-24a.
En ces jours-là, l’ange du Seigneur vint s’asseoir sous le térébinthe d’Ofra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir, pour le soustraire au pillage des Madianites.
L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! »
Gédéon lui répondit : « Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ? Que sont devenus tous ces prodiges que nous ont racontés nos pères ? Ils nous disaient : “Est-ce que le Seigneur ne nous a pas fait monter d’Égypte ?” Mais aujourd’hui le Seigneur nous a abandonnés, en nous livrant au pouvoir de Madiane… »
Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit : « Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madiane. N’est-ce pas moi qui t’envoie ? »
Gédéon reprit : « Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ? Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père ! »
Le Seigneur lui répondit : « Je serai avec toi, et tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
Gédéon lui dit : « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c’est bien toi qui me parles.
Ne t’éloigne pas d’ici avant que je revienne vers toi. Je vais chercher mon offrande et je la placerai devant toi. » Le Seigneur répondit : « Je resterai jusqu’à ton retour. »
Gédéon s’en alla, il prépara un chevreau, et avec une mesure de farine il fit des pains sans levain. Il mit la viande dans une corbeille, et le jus dans un pot, puis il apporta tout cela sous le térébinthe et le lui présenta.
L’ange de Dieu lui dit : « Prends la viande et les pains sans levain, pose-les sur ce rocher et répands le jus. » Gédéon obéit.
Alors l’ange du Seigneur étendit le bâton qu’il tenait à la main, et il toucha la viande et les pains sans levain. Le feu jaillit de la roche, consuma la viande et les pains sans levain, et l’ange du Seigneur disparut.
Alors Gédéon comprit que c’était l’ange du Seigneur, et il dit : « Malheur à moi, Seigneur mon Dieu ! Pourquoi donc ai-je vu l’ange du Seigneur face à face ? »
Le Seigneur lui répondit : « Que la paix soit avec toi ! Sois sans crainte ; tu ne mourras pas. »
À cet endroit, Gédéon bâtit un autel au Seigneur sous le vocable de Seigneur-de-la-paix.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,23-30.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
Textes de l’Évangile au quotidien
L'attitude qui préside à la juste, bonne et profitable relation à Dieu est décrite dans les deux lectures. Bien évidemment, Gédéon ne comprend pas bien comment à lui seul - et même avec le secours de ses proches, il pourra venir a bout de la tâche - dangereuse s'il en est, qui lui est confiée. C'est une attitude de véritable humilité: celle qui consiste à se mesurer soi-même, de pouvoir s'estimer capable ou incapable d’accomplir telle et telle tâches. Mais dans cette balance entre chose possible ou chose impossible, la foi intervient aussi.
Dans l’Évangile, Jésus enseigne que toutes sortes de déclarations de foi comme de témoignages sont possibles et bien agréés par Dieu. Abandonner ce dont on est riche, nous a dit le prêtre, présuppose encore que l'on se considère soi-même avec un regard clair. Et si l'on veut aller au fond des choses, ce qu'il convient de quitter sans se retourner, c'est ce que nous avons été jusqu'au moment de la rencontre avec le Seigneur. Et il nous a cité le cas de Charles 1er, empereur d'Autriche, béatifié par le Pape Jean-Paul II, le 3 octobre 2004.
Les raisons de cette béatification tiennent à la fois aux tentatives que Charles fit pour trouver les voies de la paix en 1917, tant par la médiation de ses beaux-frères les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, que par son soutien apporté à la médiation du pape Benoît XV, et à ses vertus chrétiennes. Il est fêté non pas le jour anniversaire de sa mort, comme il est usuel pour les fêtes des saints, mais le jour anniversaire de son mariage, choisi par le pape Jean-Paul II pour signifier que le mariage est l'une des voies principales de la sanctification.
De quels poids sommes-nous encombrés pour vivre pleinement notre foi ? A nous de chercher, à nous de nous percevoir tels que nous sommes, a conclu notre prêtre. C'est le plus grand des pas à franchir.
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Livre des Juges 6,11-24a.
En ces jours-là, l’ange du Seigneur vint s’asseoir sous le térébinthe d’Ofra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir, pour le soustraire au pillage des Madianites.
L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! »
Gédéon lui répondit : « Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ? Que sont devenus tous ces prodiges que nous ont racontés nos pères ? Ils nous disaient : “Est-ce que le Seigneur ne nous a pas fait monter d’Égypte ?” Mais aujourd’hui le Seigneur nous a abandonnés, en nous livrant au pouvoir de Madiane… »
Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit : « Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madiane. N’est-ce pas moi qui t’envoie ? »
Gédéon reprit : « Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ? Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père ! »
Le Seigneur lui répondit : « Je serai avec toi, et tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
Gédéon lui dit : « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c’est bien toi qui me parles.
Ne t’éloigne pas d’ici avant que je revienne vers toi. Je vais chercher mon offrande et je la placerai devant toi. » Le Seigneur répondit : « Je resterai jusqu’à ton retour. »
Gédéon s’en alla, il prépara un chevreau, et avec une mesure de farine il fit des pains sans levain. Il mit la viande dans une corbeille, et le jus dans un pot, puis il apporta tout cela sous le térébinthe et le lui présenta.
L’ange de Dieu lui dit : « Prends la viande et les pains sans levain, pose-les sur ce rocher et répands le jus. » Gédéon obéit.
Alors l’ange du Seigneur étendit le bâton qu’il tenait à la main, et il toucha la viande et les pains sans levain. Le feu jaillit de la roche, consuma la viande et les pains sans levain, et l’ange du Seigneur disparut.
Alors Gédéon comprit que c’était l’ange du Seigneur, et il dit : « Malheur à moi, Seigneur mon Dieu ! Pourquoi donc ai-je vu l’ange du Seigneur face à face ? »
Le Seigneur lui répondit : « Que la paix soit avec toi ! Sois sans crainte ; tu ne mourras pas. »
À cet endroit, Gédéon bâtit un autel au Seigneur sous le vocable de Seigneur-de-la-paix.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,23-30.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
Textes de l’Évangile au quotidien
L'attitude qui préside à la juste, bonne et profitable relation à Dieu est décrite dans les deux lectures. Bien évidemment, Gédéon ne comprend pas bien comment à lui seul - et même avec le secours de ses proches, il pourra venir a bout de la tâche - dangereuse s'il en est, qui lui est confiée. C'est une attitude de véritable humilité: celle qui consiste à se mesurer soi-même, de pouvoir s'estimer capable ou incapable d’accomplir telle et telle tâches. Mais dans cette balance entre chose possible ou chose impossible, la foi intervient aussi.
Dans l’Évangile, Jésus enseigne que toutes sortes de déclarations de foi comme de témoignages sont possibles et bien agréés par Dieu. Abandonner ce dont on est riche, nous a dit le prêtre, présuppose encore que l'on se considère soi-même avec un regard clair. Et si l'on veut aller au fond des choses, ce qu'il convient de quitter sans se retourner, c'est ce que nous avons été jusqu'au moment de la rencontre avec le Seigneur. Et il nous a cité le cas de Charles 1er, empereur d'Autriche, béatifié par le Pape Jean-Paul II, le 3 octobre 2004.
Les raisons de cette béatification tiennent à la fois aux tentatives que Charles fit pour trouver les voies de la paix en 1917, tant par la médiation de ses beaux-frères les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, que par son soutien apporté à la médiation du pape Benoît XV, et à ses vertus chrétiennes. Il est fêté non pas le jour anniversaire de sa mort, comme il est usuel pour les fêtes des saints, mais le jour anniversaire de son mariage, choisi par le pape Jean-Paul II pour signifier que le mariage est l'une des voies principales de la sanctification.
De quels poids sommes-nous encombrés pour vivre pleinement notre foi ? A nous de chercher, à nous de nous percevoir tels que nous sommes, a conclu notre prêtre. C'est le plus grand des pas à franchir.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Précarité des jugements humains
Mercredi de la 20e semaine du temps ordinaire
Livre des Juges 9,6-15.
En ces jours-là, tous les notables de Sichem et ceux de la maison du Terre-Plein se réunirent et vinrent proclamer roi Abimélek, près du chêne de la Pierre-Dressée qui est à Sichem.
On l’annonça à Yotam. Celui-ci vint se poster sur le sommet du mont Garizim et il cria de toutes ses forces : « Écoutez-moi, notables de Sichem, et Dieu vous écoutera !
Un jour, les arbres se mirent en campagne pour se donner un roi et le consacrer par l’onction. Ils dirent à l’olivier : “Sois notre roi !”
L’olivier leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à mon huile, qui sert à honorer Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
Alors les arbres dirent au figuier : “Viens, toi, sois notre roi !”
Le figuier leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à la douceur et à la saveur de mes fruits, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
Les arbres dirent alors à la vigne : “Viens, toi, sois notre roi !”
La vigne leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
Alors tous les arbres dirent au buisson d’épines : “Viens, toi, sois notre roi !”
Et le buisson d’épines répondit aux arbres : “Si c’est de bonne foi que vous me consacrez par l’onction pour être votre roi, venez vous abriter sous mon ombre ; sinon, qu’un feu sorte du buisson d’épines et dévore jusqu’aux cèdres du Liban !” »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,1-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”
Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
“Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?”
C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Le choix des textes de ce jour attire notre attention sur le fait que nous estimons et jugeons autrui bien plus sur des apparences et en nous fondant sur nos considérations, qu'en examinant réellement ce qui est juste et bon.
Abimelek paraît au peuple comme un homme fort, capable d'assurer la défense du pays et de les conduire de victoire en victoire. Mais en réalité, prévient le prophète Yotam, celui qu'ils ont choisi n'est qu'un homme violent qui ne cherchera qu'à dominer sur eux comme un tyran.
Quant à l’Évangile du jour, il remet également en question notre capacité de jugement. La finale du texte met en avant la justice divine qui est en même temps parfaitement équitable (la somme promise pour la journée de travail est effectivement la somme payée), mais elle glorifie la miséricorde, puisque les travailleurs de la dernière heure (outre qu'ils reçoivent le même salaire que les ouvriers de la première heure), se retrouvent au premier rang au moment de la paye.
Mais il y a autre chose encore, un point de vue rarement considéré lors de l'analyse de la parabole : les ouvriers de la dernière heure ne sont pas forcément ceux qui méritaient le plus. Certes, ils ont supporté l'attente, l'inquiétude et la chaleur du jour. Mais la réponse qu'ils donnent au maître pour justifier leur embauche tardive... révèle qu'ils n'ont guère cherché l'embauche ! "Personne ne nous a embauchés", disent-ils. Cette justification est un peu faible, car elle signifie aussi qu'aucun d'entre eux ne s'est présenté au contremaître pour savoir s'il y avait de l'embauche !
Notre prêtre a conclu : n'essayons pas d'être meilleurs que les uns ou les autres, car nos jugements sur ce qui est bon ou mauvais resteront toujours un peu liés à des opinions fragile et des préjugés. Mais il faut se confier à Dieu sans réserve.
.
Livre des Juges 9,6-15.
En ces jours-là, tous les notables de Sichem et ceux de la maison du Terre-Plein se réunirent et vinrent proclamer roi Abimélek, près du chêne de la Pierre-Dressée qui est à Sichem.
On l’annonça à Yotam. Celui-ci vint se poster sur le sommet du mont Garizim et il cria de toutes ses forces : « Écoutez-moi, notables de Sichem, et Dieu vous écoutera !
Un jour, les arbres se mirent en campagne pour se donner un roi et le consacrer par l’onction. Ils dirent à l’olivier : “Sois notre roi !”
L’olivier leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à mon huile, qui sert à honorer Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
Alors les arbres dirent au figuier : “Viens, toi, sois notre roi !”
Le figuier leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à la douceur et à la saveur de mes fruits, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
Les arbres dirent alors à la vigne : “Viens, toi, sois notre roi !”
La vigne leur répondit : “Faudra-t-il que je renonce à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des autres arbres ?”
Alors tous les arbres dirent au buisson d’épines : “Viens, toi, sois notre roi !”
Et le buisson d’épines répondit aux arbres : “Si c’est de bonne foi que vous me consacrez par l’onction pour être votre roi, venez vous abriter sous mon ombre ; sinon, qu’un feu sorte du buisson d’épines et dévore jusqu’aux cèdres du Liban !” »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,1-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”
Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
“Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?”
C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Le choix des textes de ce jour attire notre attention sur le fait que nous estimons et jugeons autrui bien plus sur des apparences et en nous fondant sur nos considérations, qu'en examinant réellement ce qui est juste et bon.
Abimelek paraît au peuple comme un homme fort, capable d'assurer la défense du pays et de les conduire de victoire en victoire. Mais en réalité, prévient le prophète Yotam, celui qu'ils ont choisi n'est qu'un homme violent qui ne cherchera qu'à dominer sur eux comme un tyran.
Quant à l’Évangile du jour, il remet également en question notre capacité de jugement. La finale du texte met en avant la justice divine qui est en même temps parfaitement équitable (la somme promise pour la journée de travail est effectivement la somme payée), mais elle glorifie la miséricorde, puisque les travailleurs de la dernière heure (outre qu'ils reçoivent le même salaire que les ouvriers de la première heure), se retrouvent au premier rang au moment de la paye.
Mais il y a autre chose encore, un point de vue rarement considéré lors de l'analyse de la parabole : les ouvriers de la dernière heure ne sont pas forcément ceux qui méritaient le plus. Certes, ils ont supporté l'attente, l'inquiétude et la chaleur du jour. Mais la réponse qu'ils donnent au maître pour justifier leur embauche tardive... révèle qu'ils n'ont guère cherché l'embauche ! "Personne ne nous a embauchés", disent-ils. Cette justification est un peu faible, car elle signifie aussi qu'aucun d'entre eux ne s'est présenté au contremaître pour savoir s'il y avait de l'embauche !
Notre prêtre a conclu : n'essayons pas d'être meilleurs que les uns ou les autres, car nos jugements sur ce qui est bon ou mauvais resteront toujours un peu liés à des opinions fragile et des préjugés. Mais il faut se confier à Dieu sans réserve.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Précarité des jugements humains
En bavardant avec Christophe ( l'homme qui est - de nouveau - menacé de devoir retrouver du travail ... en dépit même des certificats médicaux qui lui laissent un peu moins d'un an à vivre) ... j'ai découvert encore à quel point la parabole des ouvriers de la dernière heure demeure aussi "fraîche" que le jour où elle a été dite pour la toute première fois.etienne lorant a écrit :
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,1-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”
Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?”
C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
.
Christophe m'a non seulement parlé du chômage de longue durée, mais aussi aussi des organismes de prêts qui se font concurrence pour avancer de l'argent à des personnes sans revenus. Si ces organismes gagnent tout de même, c'est bien sûr à cause des taux d'intérêts très élevés - et du nombre de petits clients qui les supportent. (Mais le copain Christophe, encore plus malin, a commencé par rembourser rapidement ses premiers emprunts. - Il n'était pas du tout contraint de faire, mais ces remboursements rapides... lui ont permis de souscrire d'autres emprunts avec des montants toujours plus élevés...et d'après les papiers qu'il m'a montrés, il est toujours noté comme "très bon client". Mais il a joué carrément sur sa durée de vie qu'il savait menacée à brève échéance. Intelligent et malin comme il est, Christophe aurait pu travailler pour les mêmes compagnies de prêts afin de repérer les "tricheurs" du système.
Bref, c'est Christophe, ce matin, qui a loué devant moi la finesse et surtout la justesse du maître de la vigne. Le fait est que ces ouvriers de la dernière heure ne s'imaginaient pas du tout pouvoir encore travailler - ce n'est pas à 17h qu'un ouvrier au chômage s'imagine pouvoir tout de même travailler encore. Mais il va plutôt chercher quelqu'un qui lui offre un verre de bière...
Tout à la fin, avant de repartir, Christophe, qui est athée, m'a dit encore : "Ah, tricher avec Jésus, çà ne doit pas être facile ! Il est fin !"
Merci de dire une petite prière pour 'tof, l'homme rejeté par sa mère dès sa naissance...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Merci etienne pour cet évangile du jour
Je prie pour votre ami "tof"!!!
Marie
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Marie
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même
Près de Notre Saint Père
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etienne lorant
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Les sacrifices et le banquet de l'Agneau
Jeudi de la 20e semaine du temps ordinaire
Livre des Juges 11,29-39a.
En ces jours-là, Jephté était un vaillant guerrier. L’esprit du Seigneur s’empara de lui, et il traversa les pays de Galaad et Manassé, et Mispa de Galaad. De là il passa la frontière des fils d’Ammone.
Jephté fit alors ce vœu au Seigneur : « Si tu livres les fils d’Ammone entre mes mains,
la première personne qui sortira de ma maison pour venir à ma rencontre quand je reviendrai victorieux appartiendra au Seigneur, et je l’offrirai en sacrifice d’holocauste. »
Jephté passa chez les fils d’Ammone pour les attaquer, et le Seigneur les livra entre ses mains.
Il les battit depuis Aroër jusqu’à proximité de Minnith et jusqu’à Abel-Keramim, soit le territoire de vingt villes. Ce fut une très grande défaite, et les fils d’Ammone durent se soumettre aux fils d’Israël.
Lorsque Jephté revint à Mispa, comme il arrivait à sa maison, voici que sa fille sortit à sa rencontre en dansant au son des tambourins. C’était son unique enfant ; en dehors d’elle, il n’avait ni fils ni fille.
Dès qu’il l’aperçut, il déchira ses vêtements et s’écria : « Hélas, ma fille, tu m’accables ! C’est toi qui fais mon malheur ! J’ai parlé trop vite devant le Seigneur, et je ne peux pas reprendre ma parole. »
Elle lui répondit : « Mon père, tu as parlé trop vite devant le Seigneur, traite-moi donc selon ta parole, puisque maintenant le Seigneur t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammone. »
Et elle ajouta : « Je ne te demande qu’une chose : laisse-moi un répit de deux mois. J’irai dans les montagnes pour pleurer ma virginité avec mes amies. »
Il lui dit : « Va ! » Et il la laissa partir pour deux mois. Elle s’en alla donc, avec ses amies, dans la montagne, et pleura sa virginité.
Les deux mois écoulés, elle revint vers son père, et il accomplit à son égard le vœu qu’il avait prononcé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Pourquoi les sacrifices humains dans les rapports à Dieu - mais encore : pourquoi les sacrifices d'animaux ? A cause d'une relation d'échange, telle que les hommes se la représentaient. En effet, que peut offrir l'homme à Dieu en échange de ses bienfaits - et dans le cas précis: une victoire dans un combat ? Dieu n'avait-il pas exigé d'Abraham qu'il Lui sacrifie son fils Isaac ? Quand bien-même Dieu a arrêté le bras d'Abraham, l'exigence avait été formulée. Ces sacrifices humains n'étaient certes pas la particularité du peuple juif. De l'autre côté de la planète, les incas offraient à leurs dieux les cœurs de leurs enfants. Cependant, dans la relation à Dieu, il n'y a rien à offrir pour obtenir. Déjà dans le premier chapitre d'Isaïe, le Seigneur s'exclame : "Que m'importent vos innombrables sacrifices, dit le Seigneur. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; au sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je ne prends pas plaisir.
La seule chose que l'homme peut offrir à Dieu, c'est en définitive de changer son cœur.
C'est ici que l'on rejoint l’Évangile du banquet des noces, un banquet où l'on n'a pas à venir avec ses plus beaux vêtements, puisque le seul qui vaille, c'est celui du cœur et de l'âme. Il est certainement blanc, c'est-à-dire : dépouillé de toutes les poussières et les souillures de la marche pour arriver à la salle de noces. Ce sont bien de nos péchés, des souillures de nos péchés et de nos égoïsmes, qu'il faut se défaire. "Et c'est ce qui explique la confession et aussi le purgatoire" a dit encore notre prêtre.
Mais pourquoi y aura-t-il des pleurs et des grincements de dents ? Car du purgatoire et de l'enfer, les damnés contemplent la félicité parfaite des saints et de la multitude des fidèles défunts. "Attention, a conclu le prêtre, que même la crainte de Dieu peut se changer en des scrupules qui sont autant de manque de foi !"
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Livre des Juges 11,29-39a.
En ces jours-là, Jephté était un vaillant guerrier. L’esprit du Seigneur s’empara de lui, et il traversa les pays de Galaad et Manassé, et Mispa de Galaad. De là il passa la frontière des fils d’Ammone.
Jephté fit alors ce vœu au Seigneur : « Si tu livres les fils d’Ammone entre mes mains,
la première personne qui sortira de ma maison pour venir à ma rencontre quand je reviendrai victorieux appartiendra au Seigneur, et je l’offrirai en sacrifice d’holocauste. »
Jephté passa chez les fils d’Ammone pour les attaquer, et le Seigneur les livra entre ses mains.
Il les battit depuis Aroër jusqu’à proximité de Minnith et jusqu’à Abel-Keramim, soit le territoire de vingt villes. Ce fut une très grande défaite, et les fils d’Ammone durent se soumettre aux fils d’Israël.
Lorsque Jephté revint à Mispa, comme il arrivait à sa maison, voici que sa fille sortit à sa rencontre en dansant au son des tambourins. C’était son unique enfant ; en dehors d’elle, il n’avait ni fils ni fille.
Dès qu’il l’aperçut, il déchira ses vêtements et s’écria : « Hélas, ma fille, tu m’accables ! C’est toi qui fais mon malheur ! J’ai parlé trop vite devant le Seigneur, et je ne peux pas reprendre ma parole. »
Elle lui répondit : « Mon père, tu as parlé trop vite devant le Seigneur, traite-moi donc selon ta parole, puisque maintenant le Seigneur t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammone. »
Et elle ajouta : « Je ne te demande qu’une chose : laisse-moi un répit de deux mois. J’irai dans les montagnes pour pleurer ma virginité avec mes amies. »
Il lui dit : « Va ! » Et il la laissa partir pour deux mois. Elle s’en alla donc, avec ses amies, dans la montagne, et pleura sa virginité.
Les deux mois écoulés, elle revint vers son père, et il accomplit à son égard le vœu qu’il avait prononcé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Pourquoi les sacrifices humains dans les rapports à Dieu - mais encore : pourquoi les sacrifices d'animaux ? A cause d'une relation d'échange, telle que les hommes se la représentaient. En effet, que peut offrir l'homme à Dieu en échange de ses bienfaits - et dans le cas précis: une victoire dans un combat ? Dieu n'avait-il pas exigé d'Abraham qu'il Lui sacrifie son fils Isaac ? Quand bien-même Dieu a arrêté le bras d'Abraham, l'exigence avait été formulée. Ces sacrifices humains n'étaient certes pas la particularité du peuple juif. De l'autre côté de la planète, les incas offraient à leurs dieux les cœurs de leurs enfants. Cependant, dans la relation à Dieu, il n'y a rien à offrir pour obtenir. Déjà dans le premier chapitre d'Isaïe, le Seigneur s'exclame : "Que m'importent vos innombrables sacrifices, dit le Seigneur. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; au sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je ne prends pas plaisir.
La seule chose que l'homme peut offrir à Dieu, c'est en définitive de changer son cœur.
C'est ici que l'on rejoint l’Évangile du banquet des noces, un banquet où l'on n'a pas à venir avec ses plus beaux vêtements, puisque le seul qui vaille, c'est celui du cœur et de l'âme. Il est certainement blanc, c'est-à-dire : dépouillé de toutes les poussières et les souillures de la marche pour arriver à la salle de noces. Ce sont bien de nos péchés, des souillures de nos péchés et de nos égoïsmes, qu'il faut se défaire. "Et c'est ce qui explique la confession et aussi le purgatoire" a dit encore notre prêtre.
Mais pourquoi y aura-t-il des pleurs et des grincements de dents ? Car du purgatoire et de l'enfer, les damnés contemplent la félicité parfaite des saints et de la multitude des fidèles défunts. "Attention, a conclu le prêtre, que même la crainte de Dieu peut se changer en des scrupules qui sont autant de manque de foi !"
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Merci mon Ami etienne
Nous devons apprendre à changer nos cœurs, se libérer de notre égoïsme et surtout faire plaisir à Dieu!!
Marie
Nous devons apprendre à changer nos cœurs, se libérer de notre égoïsme et surtout faire plaisir à Dieu!!
Marie
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même
Près de Notre Saint Père
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etienne lorant
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Toute la Loi est déjà présente dans le coeur des hommes
Vendredi de la 20e semaine du temps ordinaire
Livre de Ruth 1,1.3-6.14b-16.22.
À l’époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda émigra avec sa femme et ses deux fils pour s’établir dans la région appelée Champs-de-Moab. Élimélek, le mari de Noémie, mourut, et Noémie resta seule avec ses deux fils.
Ceux-ci épousèrent deux Moabites ; l’une s’appelait Orpa (c’est-à-dire : Volte-face) et l’autre, Ruth (c’est-à-dire : Compagne). Ils demeurèrent là une dizaine d’années.
Mahlone et Kilyone moururent à leur tour, et Noémie resta privée de ses deux fils et de son mari. Alors, avec ses belles-filles, elle se prépara à quitter les Champs-de-Moab et à retourner chez elle, car elle avait appris que le Seigneur avait visité son peuple et lui donnait du pain.
En cours de route, Orpa embrassa sa belle-mère et la quitta, mais Ruth restait attachée à ses pas.
Noémie lui dit : « Tu vois, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux. Retourne, toi aussi, comme ta belle-sœur. »
Ruth lui répondit : « Ne me force pas à t’abandonner et à m’éloigner de toi, car où tu iras, j’irai ; où tu t’arrêteras, je m’arrêterai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Noémie revint donc des Champs-de-Moab avec sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson de l’orge.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-40.
En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Textes de l'Evangile au quotidien
La moabite Ruth, dont le nom signifie compagne, ne va renoncer ni à son nom ni à sa maîtresse Noémie, qu'elle a accompagnée jusqu'alors.
Peu lui importe le jugement des uns et des autres ! Elle a suivi Ruth, elle continuera de la suivre, au point que le Dieu de Noémie deviendra le sien. Bien évidemment, au moment de faire ce choix, elle ne connaît pas le Dieu de sa maîtresse, mais ce qui lui tient au cœur, c'est de montrer à celle-ci qu'elle ne l'abandonnera pas dans son deuil au jour du malheur - car Noémie a tout perdu.
C'est un très beau témoignage de miséricorde qu'elle donne ainsi a sa maitresse, car ce n'est pas rien de quitter les siens, ainsi que son pays, afin de demeurer fidèle à une personne dans le deuil et dans la pauvreté. Quiconque connaît le triste sort des veuves sans enfants en Israël sait bien que leur survie est difficile.
Sans pouvoir s'en rendre compte (si ce n'est dans le mouvement de son cœur), en choisissant le Dieu d'Israël comme étant le sien, mais également en faisant preuve d'un dévouement totalement désintéressé envers sa maîtresse, Ruth accomplit tout à fait, au cœur de sa vie, la réponse que Jésus, dans l’Évangile, donne à ceux qui l'interrogent à propos des commandements fondateurs de la religion juive.
On ne peut que se réjouir et exalter le nom du Seigneur lorsque l'on voit que tout ce qui est écrit dans la loi juive peut se connaître très simplement et se pratiquer lorsqu'on écoute son cœur... ainsi que fit Noémie !
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Livre de Ruth 1,1.3-6.14b-16.22.
À l’époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda émigra avec sa femme et ses deux fils pour s’établir dans la région appelée Champs-de-Moab. Élimélek, le mari de Noémie, mourut, et Noémie resta seule avec ses deux fils.
Ceux-ci épousèrent deux Moabites ; l’une s’appelait Orpa (c’est-à-dire : Volte-face) et l’autre, Ruth (c’est-à-dire : Compagne). Ils demeurèrent là une dizaine d’années.
Mahlone et Kilyone moururent à leur tour, et Noémie resta privée de ses deux fils et de son mari. Alors, avec ses belles-filles, elle se prépara à quitter les Champs-de-Moab et à retourner chez elle, car elle avait appris que le Seigneur avait visité son peuple et lui donnait du pain.
En cours de route, Orpa embrassa sa belle-mère et la quitta, mais Ruth restait attachée à ses pas.
Noémie lui dit : « Tu vois, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux. Retourne, toi aussi, comme ta belle-sœur. »
Ruth lui répondit : « Ne me force pas à t’abandonner et à m’éloigner de toi, car où tu iras, j’irai ; où tu t’arrêteras, je m’arrêterai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Noémie revint donc des Champs-de-Moab avec sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléem au début de la moisson de l’orge.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-40.
En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Textes de l'Evangile au quotidien
La moabite Ruth, dont le nom signifie compagne, ne va renoncer ni à son nom ni à sa maîtresse Noémie, qu'elle a accompagnée jusqu'alors.
Peu lui importe le jugement des uns et des autres ! Elle a suivi Ruth, elle continuera de la suivre, au point que le Dieu de Noémie deviendra le sien. Bien évidemment, au moment de faire ce choix, elle ne connaît pas le Dieu de sa maîtresse, mais ce qui lui tient au cœur, c'est de montrer à celle-ci qu'elle ne l'abandonnera pas dans son deuil au jour du malheur - car Noémie a tout perdu.
C'est un très beau témoignage de miséricorde qu'elle donne ainsi a sa maitresse, car ce n'est pas rien de quitter les siens, ainsi que son pays, afin de demeurer fidèle à une personne dans le deuil et dans la pauvreté. Quiconque connaît le triste sort des veuves sans enfants en Israël sait bien que leur survie est difficile.
Sans pouvoir s'en rendre compte (si ce n'est dans le mouvement de son cœur), en choisissant le Dieu d'Israël comme étant le sien, mais également en faisant preuve d'un dévouement totalement désintéressé envers sa maîtresse, Ruth accomplit tout à fait, au cœur de sa vie, la réponse que Jésus, dans l’Évangile, donne à ceux qui l'interrogent à propos des commandements fondateurs de la religion juive.
On ne peut que se réjouir et exalter le nom du Seigneur lorsque l'on voit que tout ce qui est écrit dans la loi juive peut se connaître très simplement et se pratiquer lorsqu'on écoute son cœur... ainsi que fit Noémie !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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Marie
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