Re: Les cheveux chez l'homme et la femme
Publié : jeu. 14 janv. 2010, 13:23
Avé
Sur cette question, je crois qu'il faut être nominaliste.
- on peut voir la question en termes de don de soi ou de sacrifice : par exemple, pour une femme qui a les cheveux splendides, ne pas en faire étalage - à l'église par exemple - pour ne pas déconcentrer les hommes, ils sont si faibles. Ou à l'inverse, pour un homme, ne pas perdre son temps dans du bichonnage vaniteux, ce qui va souvent avec des cheveux longs (je sais de quoi je parle...
).
Mais dans tous les cas, ne rien imposer ! Ces dimensions doivent avant tout être vécues de façon personnelle, et il est stupide d'expliquer à quelqu'un ce que "signifie" prétendument la longueur de ses cheveux.
- on peut voir la question en termes d'époquye et de contexte. Pour faire simple, à l'époque : femme découverte = femme légère, et homme aux cheveux longs = jeune débauché. Ajoutez à cela une dimension sociale : la morale du temps n'est pas universelle, on n'a pas les mêmes exigences pour les libres, les esclaves, les puissants, les humbles. Chez St Paul, tout le monde est logé à la même enseigne ! C'est une manière de délivrer les humbles et de les mettre sur le même rang que leurs supérieurs.
Mais sinon, je trouve ridicule d'ériger ces préceptes précis en termes absolus. Sinon, faudra-t-il expliquer théologiquement comment ajuster sa chlamyde ou sa dalmatique ? Franchement, ça fait musulman.
- S'agissant de ce que nous nous disons en termes pratiques. Il est que pour un homme d'aspect viril, les cheveux longs n'enlèvent rien, bien au contraire. Et à l'inverse, il existe un modèle de présentation de soi, chez nombre de personnes habituées à fréquenter les bars du Marais à Paris, qui consiste à apparaître sobre, un peu crevette, et avec les cheveux courts ; le tout - quand on le connaît, c'est reconnaissable à 300 m - trahit une légère tendance à l'effémination, indépendamment des moeurs qui vont souvent avec.
A l'inverse, je trouve qu'une femme d'âge mûr perd beaucoup à montrer des cheveux courts, car elle trahit justement son nouveau statut. C'est le "j'ai-50-ans-donc-je-me- fais-un-casque". Je n'aime pas du tout reconnaître d'un coup d'oeil le statut des gens ; à l'inverse, il y a une réelle beauté, une réelle noblesse, à les garder longs malgré le gris ou le blanc : c'est, pourquoi pas, une manière modeste de reconnaître son humilité malgré le temps qui passe. Et des cheveux vieillis peuvent être beaux à leur manière !
Mais là encore, tout cela est personnel...
Amicalement
MB
Sur cette question, je crois qu'il faut être nominaliste.
- on peut voir la question en termes de don de soi ou de sacrifice : par exemple, pour une femme qui a les cheveux splendides, ne pas en faire étalage - à l'église par exemple - pour ne pas déconcentrer les hommes, ils sont si faibles. Ou à l'inverse, pour un homme, ne pas perdre son temps dans du bichonnage vaniteux, ce qui va souvent avec des cheveux longs (je sais de quoi je parle...
Mais dans tous les cas, ne rien imposer ! Ces dimensions doivent avant tout être vécues de façon personnelle, et il est stupide d'expliquer à quelqu'un ce que "signifie" prétendument la longueur de ses cheveux.
- on peut voir la question en termes d'époquye et de contexte. Pour faire simple, à l'époque : femme découverte = femme légère, et homme aux cheveux longs = jeune débauché. Ajoutez à cela une dimension sociale : la morale du temps n'est pas universelle, on n'a pas les mêmes exigences pour les libres, les esclaves, les puissants, les humbles. Chez St Paul, tout le monde est logé à la même enseigne ! C'est une manière de délivrer les humbles et de les mettre sur le même rang que leurs supérieurs.
Mais sinon, je trouve ridicule d'ériger ces préceptes précis en termes absolus. Sinon, faudra-t-il expliquer théologiquement comment ajuster sa chlamyde ou sa dalmatique ? Franchement, ça fait musulman.
- S'agissant de ce que nous nous disons en termes pratiques. Il est que pour un homme d'aspect viril, les cheveux longs n'enlèvent rien, bien au contraire. Et à l'inverse, il existe un modèle de présentation de soi, chez nombre de personnes habituées à fréquenter les bars du Marais à Paris, qui consiste à apparaître sobre, un peu crevette, et avec les cheveux courts ; le tout - quand on le connaît, c'est reconnaissable à 300 m - trahit une légère tendance à l'effémination, indépendamment des moeurs qui vont souvent avec.
A l'inverse, je trouve qu'une femme d'âge mûr perd beaucoup à montrer des cheveux courts, car elle trahit justement son nouveau statut. C'est le "j'ai-50-ans-donc-je-me- fais-un-casque". Je n'aime pas du tout reconnaître d'un coup d'oeil le statut des gens ; à l'inverse, il y a une réelle beauté, une réelle noblesse, à les garder longs malgré le gris ou le blanc : c'est, pourquoi pas, une manière modeste de reconnaître son humilité malgré le temps qui passe. Et des cheveux vieillis peuvent être beaux à leur manière !
Mais là encore, tout cela est personnel...
Amicalement
MB