Ma remarque visait certains athées, en général, pas vous particulièrement.touriste a écrit :Raistlin, vous dites :
Il ne s'agit pas d'une "caricature" mais de ce que doit faire tout catholique :touriste a écrit:
la Foi est confortable :
le croyant a les réponses à toutes ses questions (apportées par des "directeurs de conscience" : Messie, prophètes, saints, docteurs de l'Eglise, écclésiastiques ...) et n'a plus qu'à appliquer les règles qu'on lui impose, sans avoir besoin de réfléchir.
Voilà une vision bien étrange de la foi. En tout cas, en tant que catholique, je ne me reconnais pas dans cette caricature qui doit être bien confortable pour un athée (c'est toujours plus facile de se faire une idée toute faite d'un sujet que de se documenter sérieusement sur la question).
croire en l'enseignement du Christ, en celui de St Pierre et par conséquent en celui de ses successeurs ...
(Je vous signale que je ne suis pas athée et que votre remarque ne me concerne donc pas ...)
Quand je disais que je ne me reconnais pas dans votre remarque, c'est que vous semblez croire que le fidèle catholique ne se pose pas de questions. Ces propos ambigus sont non seulement contraires à la doctrine de l'Église mais aussi à ce que j'expérimente personnellement. Si la foi doit être accueillie avec confiance et obéissance (c'est le but même de la foi), la raison ne doit pas être négligée. Depuis que je suis converti (cela fera 4 ans cette année), je n'ai eu de cesse de comparer la foi catholique à d'autres fois, d'essayer de comprendre certains points de foi et de doctrine, de vérifier la fiabilité des témoignages évangéliques, etc. Ce n'est pas pour rien que la section "Apologétique" est celle où je poste le plus.
Bref, je ne cesse de me poser des questions depuis ma conversion. Mais tout comme ma foi ne doit pas occulter ma raison, ma raison ne doit pas occulter ma foi : ma démarche n'est donc pas rationnaliste (excluant la foi) mais rationnelle. Et si j'avais découvert une réelle absurdité rationnelle dans les vérités de foi, croyez bien que je n'y aurais pas adhéré. (Dieu merci, ça n'est pas arrivé, ce qui ne signifie pas que j'ai tout compris : le Mystère demeure dans certains cas, et le paradoxe dans d'autres. Mais il n'y a aucune absurdité.)
Quant à l'histoire de l'Église, elle montre tout le contraire de ce que vous écrivez. La fécondité de la philosophie et de la théologie chrétiennes au cours des deux derniers millénaires sont la preuve la plus éclatante que le fidéisme n'est pas chrétien au contraire, par exemple, de l'islam dont la pensée philosophique s'est tarie rapidement.
Cordialement,





